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Les oubliés : le monde agricole…Et ceux qui les ont toujours défendus !

Posté par jacques LAUPIES le 28 février 2017

L’électorat paysan n’est dit on pas nécessairement favorable au vote communiste. On prétend même  qu’il boude la gauche et se sent de plus en plus attiré par le vote FN, à défaut de soutenir majoritairement la droite.

Il en a pas toujours ainsi ! Faut-il rappeler que les communistes français se sont toujours préoccupé du monde agricole ont bien fait la différence entre petite et moyenne paysannerie et les grands hobereaux placé en situation d’exploiteur. Dès après la guerre et en accord avec les orientations du Conseil National de la Résistance, les ministres communistes ont  été à l’origine du statut du fermage et du métayage.

Leur rôle comme cela fut le cas de la mise en place de la Sécurité Sociale est occulté par nombre de chroniqueur, journalistes  quand ce n’est pas par les historiens.

On peut aisément trouver des écrits qui attestent d’un combat permanent pour défendre les petites exploitations qui ont succédé à l’adoption des lois imposées après la guerre sous l’impulsion de Maurice Thorez, Ministre d’Etat.

Ce combat nous le poursuivons dans le cadre des profondes transformations qui donnent aujourd’hui un autre visage au monde et à la production agricole mais il est toujours victime des politiques menées nationalement et sur le plan européen qui visent à l’assujettir tant pour se moderniser que pour vendre sa production.

 

Relevé sur le net

1946 : la loi sur le fermage et le métayage

Le programme du Conseil national de la résistance du 15 mars 1943 inscrivait l’institution d’un statut du fermage et du métayage dans une politique agricole modernisatrice favorable aux travailleurs et leurs familles : il prônait « l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance contre les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ».

La loi de 1946 est de ce fait bien accueillie, ses dispositions améliorant aussi le statut du métayer : tout bail de métayage peut être converti en bail de fermage si le bailleur ou le métayer le demande ; la part du bailleur ne peut être supérieure au tiers du produit de la terre. Les métayers vont s’emparer de la première disposition de la loi : en 1980, il ne restera plus que 0,8 % de la surface agricole utile (SAU) en métayage. Le fermage, quant à lui, va prospérer et atteint 75 % de la SAU aujourd’hui. Protecteur, le statut 1946 ne s’inscrivait pas moins dans un processus modernisateur qui condamnait les petites exploitations familiales. Mais c’est une autre histoire…

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Pierre Laurent : « La porte des discussions est ouverte pour un pacte de majorité »

Posté par jacques LAUPIES le 27 février 2017

 

Entretien réalisé par Aurélien Soucheyre et Maud Vergnol
Lundi, 27 Février, 2017
L’Humanité

Le secrétaire national du PCF revient sur la situation à gauche, où la volonté populaire rejoint le travail patient des communistes pour un rassemblement à gauche. Pierre Laurent appelle, notamment, à un projet beaucoup plus ambitieux et transparent face à la droite et au FN.

Alors que la plupart des journaux titraient il y a encore une semaine sur l’enterrement du rassemblement à gauche, un climat nouveau s’est créé depuis ce week-end. Les électeurs écologistes ont approuvé hier à une très large majorité l’accord conclu entre Yannick Jadot et Benoît Hamon, alors que celui-ci a rencontré Jean-Luc Mélenchon vendredi soir. Dès le début de la semaine dernière, le PCF, avec son adresse au peuple de France, avait rappelé l’enjeu d’un tel rassemblement face aux dangers de la droite et du FN, en posant ses exigences pour « un pacte de majorité » qui garantisse le changement. Entretien.

L’accord conclu jeudi entre le candidat socialiste et EELV représente-t-il une première étape du rassemblement de la gauche que vous appelez de vos vœux ?

Pierre Laurent Une chose est sûre, et je m’en félicite, un climat nouveau s’est créé à gauche ces dernières semaines. Cela a été rendu possible par la poussée de la volonté d’unité chez les électeurs de gauche autour de programmes de rupture avec les politiques conduites par François Hollande. C’est heureux, parce que les menaces sont très graves. L’initiative qu’a prise le PCF en début de semaine dernière avec son adresse au peuple de France, au moment où les journaux titraient sur l’enterrement du rassemblement à gauche, a joué un rôle extrêmement positif. Les discussions doivent s’élargir pour passer d’un accord PS-EELV, avec ses acquis et ses limites, à un pacte de majorité de toute la gauche qui permettra de gouverner.

Certains points de cet accord vont dans le bon sens, notamment sur la VIe République. D’autres méritent d’être discutés, sur le modèle de développement énergétique et économique. La question de la transition écologique doit être mieux traitée en lien avec celle d’une nouvelle industrialisation du pays. Et surtout, d’autres sont trop faibles. Un pacte de majorité à gauche doit afficher une tout autre ambition de progrès social, avec deux piliers : celui d’une sécurité d’emploi et de formation à la place de la loi El Khomri, et celui d’un plan de relance fort de la Sécurité sociale, en matière de santé, de petite enfance et d’autonomie des personnes âgées. Il faut aussi aborder avec bien plus d’audace la question des services publics et la de lutte contre la finance et l’évasion fiscale, avec la réforme de la fiscalité, l’imposition du capital et la maîtrise publique des banques. Nous avons des propositions pour qu’avancent au plus vite de nouvelles discussions.

Vous travaillez depuis un an à rassembler la gauche alternative. Le PCF s’est mis à la disposition de ce rassemblement en appelant à voter Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Vous l’avez rencontré vendredi. Où en est-on aujourd’hui ?

Pierre Laurent Nous avons réaffirmé ensemble que la porte des discussions est ouverte. J’agis pour qu’elles portent sur un pacte de majorité, solide, qui se donne les moyens du changement et qui permettra, de ce fait, une mobilisation des électeurs suffisamment forte pour remporter la victoire. Le PCF y est prêt. Soyons clairs : nous ne demandons pas un marchandage électoral, mais bien un pacte solide pour cette fois réussir le changement. Nous souhaitons que ces discussions se mènent de manière publique et transparente. C’est dans cet esprit que nous avons invité l’ensemble des forces de gauche à une rencontre publique sur le thème « L’ennemi, c’est toujours la finance » (lire encadré), qui est un point majeur de l’échec du quinquennat Hollande. Je me réjouis que l’ensemble des forces de gauche ait accepté d’y participer.

Le danger d’un second tour entre Fillon ou Macron et Le Pen justifie-t-il à lui seul la nécessité d’un rassemblement à gauche ?

Pierre Laurent Conjurer ce danger, c’est justement construire un projet solide qui change réellement la vie des gens. C’est la condition d’une mobilisation citoyenne victorieuse car n’oublions pas que la défiance est massive. Fillon propose la destruction de la Sécurité sociale, Macron celle du contrat de travail et avec le FN, ce serait carrément la constitutionnalisation de la préférence nationale qui saperait les fondements républicains de l’égalité. Le danger est sérieux, il ne faut pas le minimiser, et lui opposer un projet mobilisateur, ambitieux et crédible, clair et transparent. C’est la condition de la réussite.

Quelle est concrètement la prochaine étape ?

Pierre Laurent Je suis d’accord pour une rencontre à quatre : Hamon, Mélenchon, Jadot et moi-même. Jean-Luc Mélenchon a dit qu’il était ouvert. Le candidat socialiste a affirmé, de son côté, qu’il était favorable à ce principe. Je souhaite, pour ma part, qu’une rencontre ait lieu cette semaine.

Vous avez appelé à conclure « un pacte de majorité » en détaillant les points non négociables, dont l’augmentation des salaires, des minima sociaux, ou la réorientation totale des politiques européennes… Estimez-vous ces exigences compatibles avec le programme de Benoît Hamon ?

Pierre Laurent Je crois en effet qu’il faut être clair sur ces points qui sont au cœur des inquiétudes des Français. La gauche ne peut gagner que si elle oppose aux projets libéraux la promotion des droits sociaux dans la cité et dans l’entreprise, et à l’ubérisation de la société une nouvelle conception du travail avec un haut niveau de sécurité d’emploi et de formation. La société française est à un carrefour de civilisation. Le modèle de la mondialisation libérale est à bout de souffle. La gauche doit proposer un nouveau modèle tout autant social et écologique, qui a vocation à devenir européen. C’est incompatible avec la logique libérale actuelle des traités. La France doit engager ce combat pour le gagner.

Jusqu’où doit-elle aller dans cette rupture avec le quinquennat Hollande ? Le soutien de Benoît Hamon aux candidatures symboliques de Myriam El Khomri ou Manuel Valls serait-il rédhibitoire ?

Pierre Laurent Personne à gauche ne pense qu’on pourra conduire le changement avec des députés qui continueront de défendre bec et ongles le bilan du quinquennat. Si Myriam El Khomri veut se présenter devant les électeurs, nous la battrons en faisant élire dans sa circonscription une véritable candidature de gauche. La question sera réglée par l’élection. L’enjeu pour moi n’est pas de rentrer dans ce type de discussion. La seule question qui compte en ce moment, c’est le pacte politique avec des engagements qui correspondent aux grandes attentes populaires. Sur la loi El Khomri, l’important c’est de se mettre d’accord sur ce qui la remplacera. Les députés communistes ont déposé, il y a quelques jours à l’Assemblée, une proposition de loi alternative sur la sécurité de l’emploi et la formation. Engageons-nous ensemble à l’inscrire à l’ordre du jour de la prochaine législature.

Ce pacte majoritaire concerne aussi les élections législatives. La situation est déjà compliquée avec la France insoumise, qui compte présenter des candidats dans toutes les circonscriptions, y compris face à des députés communistes sortants. Êtes-vous parvenu à un accord avec Jean-Luc Mélenchon ?

Pierre Laurent Pour moi, le pacte c’est une discussion sur un socle programmatique pour gouverner la France, pas un marchandage électoral. Quant à la question des législatives, ce n’est pas une question d’échanges de circonscriptions. Si nous voulons la victoire de la gauche, il faudra élire un président, puis une majorité parlementaire, qui devra nécessairement être constituée des différentes familles de la gauche. Elles doivent toutes pouvoir se présenter devant les électeurs avec leurs projets et leurs qualités propres. C’est ce que nous avons l’intention de faire. Nous considérons qu’une majorité parlementaire ne pourra être vraiment de gauche que si elle compte plus de députés communistes et du Front de gauche qu’elle n’en avait en 2012. Ces députés peuvent être fiers de leur bilan. Ils sont les seuls à avoir respecté en tous points pendant cinq ans les engagements pris devant les électeurs. Des députés de cette trempe-là, il en faut le plus possible ! Concernant les forces issues de la construction commune du Front de gauche, nous soutenons le même candidat Jean-Luc Mélenchon, nous allons marcher ensemble le 18 mars, nous pensons qu’il serait dans cette situation inconséquent que nos forces soient en concurrence, singulièrement dans les circonscriptions de députés sortants, ou dans celles en position de reconquête. Nous continuerons donc de faire valoir cette exigence de bon sens auprès de la France insoumise.

Concrètement, Jean-Luc Mélenchon a-t-il commencé à faire des gestes en ce sens ?

Pierre Laurent Cette discussion a commencé à avancer, il était temps, mais seulement un peu la semaine dernière. Il faut maintenant aller plus vite pour résoudre des problèmes qui sinon continueront à perturber la mobilisation dans la campagne. Les choses commencent à bouger, mais encore trop timidement.

Le PCF a choisi de mener une campagne politique autonome, quels sont les grands thèmes et les propositions que vous souhaitez défendre pendant cette année électorale ?

Pierre Laurent J’ai parlé de notre ambition de progrès social et de mobilisation contre la finance. Je mettrais aussi en tête de nos priorités un plan d’action global et cohérent pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse, et pour l’égalité femmes-hommes. J’ai aussi évoqué la question européenne pour laquelle une France de gauche devrait porter haut un nouveau projet social et solidaire. De même dans le monde, forte de son rôle dans le Conseil de sécurité de l’ONU, elle doit prendre la tête de la reconstruction de politiques de paix, de désarmement et de coopération pour tous les peuples. Sur tous ces sujets, nous sommes engagés au service de la campagne de Jean-Luc Mélenchon et au service du débat public sur un pacte de majorité. Nous tenons de nombreuses rencontres nationales, comme celle de Port-de-Bouc sur le progrès social, sur la finance demain à La Bellevilloise, sur l’Europe le 17 mars à Villerupt, sur la nouvelle industrialisation de la France dans la région grenobloise le 29 mars. Sur la VIe République, nous préparons activement la journée du 18 mars, qui sera un moment marquant de la campagne à un mois du premier tour.

Mais je veux envoyer un message aux militants. Au-delà de grands événements indispensables, les deux mois qui viennent doivent être utiles pour enraciner le débat public sur le terrain. Il existe un risque majeur que des millions de citoyens qui ont intérêt au changement restent à l’écart des deux grandes consultations électorales qui s’annoncent. Les candidats que nous désignons pour les élections législatives peuvent jouer un rôle majeur pour faire reculer ce risque. Jean-Luc Mélenchon a choisi une nouvelle forme de campagne en ligne qui a ses qualités, qui innove du point de vue des formes, mais qui ne peut en aucun cas remplacer la campagne de terrain que les communistes sont en mesure d’animer. Sans cette mobilisation essentielle, je ne crois pas qu’un résultat à la hauteur de la situation pourrait être remporté.

La candidate d’extrême droite est donnée largement en tête au premier tour de l’élection présidentielle. Vous sortez le 9 mars un ouvrage pour dévoiler l’imposture du programme du FN et les dangers de celui de la droite. Estimez-vous qu’il existe un réel risque d’une victoire de Marine Le Pen ?

Pierre Laurent Il grandit et je suis extrêmement inquiet et parfois effaré de la complaisance dont peut bénéficier la candidate de l’extrême droite. J’entends beaucoup de commentaires affolés sur Donald Trump, son comportement, la nomination des responsables de l’administration américaine et les premières mesures prises, mais personne ne semble s’inquiéter que Marine Le Pen se revendique haut et fort de ce modèle. Elle s’apprête elle aussi à mettre en pratique des politiques d’une gravité extrême, à commencer par la constitutionnalisation de la préférence nationale dont les conséquences seraient dramatiques. Des millions de citoyens de notre pays seraient impactés par cette discrimination constitutionnelle. Donc j’ai décidé de publier un ouvrage (1) pour démasquer l’imposture du programme de Marine Le Pen et les dangers de celui de François Fillon.

Du renoncement de François Hollande à se représenter, en passant par le « Penelope gate » ou encore la victoire surprise de Benoît Hamon à la primaire PS, cette année électorale semble imprévisible. À quoi peut mener ce climat politique ?

Pierre Laurent Il peut créer beaucoup de surprises. Tous ceux qui cherchent à imposer coûte que coûte la poursuite des politiques libérales se heurteront à des réactions de plus en plus brutales et violentes des peuples. Cela peut avoir des conséquences politiques très contradictoires. Il existe ceux qui cherchent à donner un nouveau visage de modernité aux mêmes réponses, comme Macron et Matteo Renzi hier en Italie. Il y a ceux qui cherchent à imposer des réponses sur un mode raciste, xénophobe, ultranationaliste, comme Trump, Theresa May et Marine Le Pen. Et puis, il existe cette recherche, à gauche, forte, qui commence à secouer la social-démocratie dans toute l’Europe, et a déjà conduit à des surprises dans le paysage politique. Donc, cette situation peut nous réserver beaucoup de surprises, des mauvaises comme des bonnes. C’est l’enjeu actuel. Nous sommes au cœur de cet affrontement politique et la responsabilité qui est la nôtre consiste à nous unir non pas pour colmater les brèches ou rafistoler des politiques qui ont échoué, mais bien pour ouvrir la voie à des solutions nouvelles et audacieuses. On me dit parfois qu’il est trop tard, mais ce n’est pas parce que ce nouvel espoir se fraie un chemin difficile dans les décombres créés par la politique de Hollande qu’il ne faut pas le poursuivre avec obstination.

(1) Front national, l’imposture. Droite, le danger. 20 répliques à leurs programmes, de Pierre Laurent, Alain Hayot, Marc Brynhole, Éditions de l’Atelier, sortie le 9 mars.
Soirée « l’ennemi, c’est toujours la finance », mardi à Paris

Le PCF organise mardi, à La Bellevilloise à Paris, à 18 h 30, une rencontre nationale ouverte à toutes les forces de gauche sur le thème : « L’ennemi, c’est toujours la finance ». Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, sera présent, en compagnie d’un représentant de la France insoumise, du député PS Pascal Cherki et de la députée EELV Eva Sas. Une table ronde « Prenons le pouvoir sur les banques » est prévue, alors que l’évasion fiscale en France est estimée à 70 milliards d’euros par an et que les entreprises bénéficient chaque année de 220 milliards d’euros d’exonérations fiscales et sociales. L’économiste Frédéric Boccara, la sénatrice PCF Marie-France Beaufils, la réalisatrice Françoise Davisse et l’économiste « atterré » François Morin sont invités.

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Les communistes doivent aller au devant des électeurs…

Posté par jacques LAUPIES le 27 février 2017

Si j’en crois les informations diffusées ce dimanche soir la possibilité d’une entente à gauche serait bloquée.

Cela signifie que les forces en présence sont incapables de trouver un compromis ! Dès lors s’ouvre devant l’opinion et plus particulièrement celle qui émane de l’électorat de gauche l’obligation de juger de la prise de responsabilité de chacun.

En gros deux candidats de la « gauche authentique » :

D’une part Benoit Hamon censé représenter une gauche du PS dont l’émergence résulte d’un démarquage, plus ou moins tardif de la politique sociale libérale de Hollande et Valls, rayés des cadres, mais dont évidemment le poids demeure au travers d’élus, de ministres, de dirigeants qui les ont soutenus et ne veulent pas se plier au choix fait lors de la primaire.

Ces forces, comme cela se pratique souvent au sein du PS, font plier Hamon et le ramènent à un bercail qu’il n’a pas les moyens de transformer. Jadot fidèle en cela à ce qu’il représente de flottement de catégories sociales plus sensible à une vague et insuffisante réponse écologique à la crise qu’à une réponse prenant appui sur les méfaits généralisés du système. Loin du concept de lutte de classe dont se réclame un PCF pas toujours apte globalement à se faire entendre, et toujours objectivement boycotté par les médias !

D’autre part Jean Luc Mélenchon (soutenu par le PCF) que bien entendu à tort les mêmes médias tendront à rendre responsable de la division, a au moins le mérite depuis 2011 de la cohérence et d’un démarquage clair à l’égard de la politique gouvernementale  soutenue globalement par l’appareil socialiste dont une partie, comme chez les verts, s’est tardivement dissociée.

Il appartient aux électeurs de se faire une opinion sur les responsabilités de chacun.

Quant aux communistes il leur appartient de rappeler leurs propositions et de les accompagner en proposant des candidatures aux législatives pour les appuyer et les défendre. Ce en quoi s’inscrivent les communistes de Tarascon… En appelant au renforcement du PCF !

 

 

 

 

Patrick Le Hyaric. « Face au danger, sursaut collectif ! »

Dimanche, 26 Février, 2017
Humanité Dimanche
L’éditorial de Patrick Le Hyaric dans l’Humanité Dimanche. Nous avons ici trop souvent alerté sur les dangers de la montée continue de l’extrême droite pour, à presque soixante jours du scrutin présidentiel, sonner le tocsin. En effet, de partout nous parviennent des témoignages du danger qui se présente, mesuré par toutes les enquêtes d’opinion, plaçant la candidate de l’extrême droite en tête du premier tour.
Des forces importantes se sont agitées depuis des années afin qu’elle devienne un pivot de la vie politique, un repoussoir qui pousse nos concitoyens à toujours choisir un prétendu moindre mal qui n’est rien d’autre que l’acceptation des canons de l’orthodoxie économique et budgétaire, doublée de reculs sociaux. La promotion de M. Macron est l’autre versant du piège
tendu. Et, depuis des semaines déjà, le ronron médiatique susurre qu’il ne resterait plus qu’une question pour l’élection présidentielle. Qui de M. Macron ou de M. Fillon affrontera la cheffe de l’extrême droite au second tour ? Les candidats de gauche sont mis hors jeu d’office.
La France n’a besoin ni du sosie féminin de Trump en pire, ni du liquidateur de la Sécurité sociale, ni de l’ultralibéral ubérisateur.
 
Autrement dit, l’élection présidentielle serait prise en otage ! Et l’immense majorité de nos concitoyens qui, de manière diverse, souhaitent des changements susceptibles d’améliorer leur vie, de faire reculer le chômage, de réindustrialiser le pays, de conjurer le réchauffement climatique, de revitaliser nos campagnes ou encore de changer ce système politique moribond, n’auraient plus de véritable candidat pour le dire dans les urnes. Il est vrai que le total des voix de la gauche reste trop faible. C’est aussi le résultat inquiétant de ce quinquennat qui a renié les valeurs progressistes en mettant en oeuvre une politique à l’opposé des engagements pris en 2012. Une des conséquences de ces abandons a précisément été la montée de Mme Le Pen. Et ceux qui portent une part de responsabilité dans cette situation voudraient en faire le point de départ de toutes les réflexions d’avant vote !
Si des choses ont bougé positivement avec la victoire de Benoît Hamon lors des primaires socialistes, il n’en reste pourtant pas moins que le candidat socialiste est loin de rassembler l’électorat qui s’était retrouvé sur François Hollande il y a cinq ans. Nombre de ces électeurs lui préférant M. Macron ou l’abstention. Curieusement, personne n’évoque cette division de l’électorat socialiste. C’est pourtant elle qui handicape la gauche tout entière. Cela ne peut être résolu par quelque accord de coin de table. Que la direction du Parti socialiste pense pouvoir dépasser le problème en siphonnant des électeurs de Jean-Luc Mélenchon n’est pas le meilleur choix pour garantir une rupture avec la politique menée depuis cinq ans.
Le problème n’est pas d’organiser des vases communicants à gauche mais de gagner au vote des électrices et des électeurs qui, pour l’instant, ont l’intention de s’abstenir. Leur abstention donne automatiquement de la force à l’extrême droite. L’un des moyens de libérer le pays de l’angoisse de ce second tour annoncé serait de créer les conditions de la mobilisation de celles et ceux qui attendent des propositions audacieuses pour un changement de gauche. Cela implique d’impulser, d’organiser le débat à gauche pour un projet transformateur.
Les citoyens doivent redevenir maîtres du jeu et se faire entendre. Leur désir d’union est très important. Le Parti communiste l’a pris en compte très tôt en choisissant de ne pas ajouter une candidature issue de ses rangs à celles déjà annoncées. Ses adhérents ont fait le choix de soutenir Jean-Luc Mélenchon avec l’ambition de contribuer à faire évoluer le rapport de forces du côté du monde du travail, de la création, de l’écologie politique dans une démarche qui favorise le rassemblement là où, aujourd’hui, dominent les divisions. Le faire avec audace, créativité et détermination nous semble être le chemin le plus efficace et utile pour que l’emportent de nouvelles majorités présidentielle et législative, par addition de leurs diverses composantes et non par leur soustraction.
La France n’a besoin ni du sosie féminin de Trump en pire, ni du liquidateur de la Sécurité sociale, ni de l’ultralibéral ubérisateur qui veut supprimer toute règle du travail et détruire les services publics. Notre pays et l’Union européenne réclament une nouvelle ère du progressisme, inséparable d’un élan démocratique à nul autre pareil. Les élections présidentielle et législatives doivent d’urgence impulser un vaste débat public, associant le plus grand nombre de citoyens possible, dans la perspective d’un pacte de progrès social, démocratique, écologique, féministe, antiraciste, feuille de route démocratiquement rédigée pour une nouvelle majorité de gauche authentique à l’Assemblée nationale.
Il s’agit bien de créer une dynamique qui additionne des forces plus importantes pour chacune des composantes, capables d’y parvenir parce qu’associant différences et volonté unitaire, à l’image des femmes et des hommes qu’il s’agit de rassembler pour l’emporter et ensuite réussir.
Cela implique un réveil démocratique collectif et beaucoup de discussions partout, du plus petit village à l’usine, au bureau, à l’école, dans le quartier, pour tracer ensemble les chemins capables de mobiliser et de ressusciter l’espoir.
Directeur de l’Humanité

« Il y a une exigence d’unité et une exigence d’engagements »

Vendredi, 24 Février, 2017
Humanite.fr

Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon ont exposé ensemble, vendredi leur « bonne volonté » et leur « forte exigence » à gauche.

Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent apparaissent côte à côte devant la presse, vendredi 24 février après avoir déjeuner ensemble. A quelques pas de la gare de l’Est, à Paris, le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle et le secrétaire national du PCF font le point sur la campagne et la situation à gauche, au lendemain de l’accord entre Europe Ecologie Les Verts et le Parti socialiste, Yannick Jadot se retirant au profit de Benoît Hamon.

La marche du 18 mars pour une VIe République, événement majeur de la campagne

Pierre Laurent commence par rappeler leur volonté commune de faire « de la grande marche du 18 mars pour une VIe République un événement majeur de la campagne présidentielle ». Très vite, les deux responsables politiques sont interrogés sur une possible entente de la gauche pour 2017. « Jean-Luc Mélenchon a écrit à Benoît Hamon. J’ai publié une adresse qui rappelle notre exigence de garanties fortes pour une véritable politique de changement », expose Pierre Laurent. « Je m’adresse à Hamon avec bonne volonté. Nous voulons parler, mais nous voulons des garanties. Les gens ont besoin de comprendre », poursuit Jean-Luc Mélenchon, avant d’ajouter : « la meilleure garantie pour que le programme soit appliqué, c’est moi. » « Il y a une exigence d’unité et une exigence d’engagements clairs. Nous ne cessons de multiplier les gestes de bonne volonté, enchaîne Pierre Laurent. Mais le ralliement ne fait pas partie de la culture des communistes. D’ailleurs, nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, sans l’avoir rallié, car nous avons des objectifs communs pour ce pays. La question d’un marchandage pour la présidentielle et les législatives, nous ne la posons pas comme les Verts et le PS. C’est le programme qui m’intéresse et des engagements clairs qui m’intéressent par dessus tout ».

Pierre Laurent : « s’il y a un rencontre à gauche bien sûr que le PCF sera à la table »

Encore « sous le choc de l’Emission politique d’hier soir », dont Jean-Luc Mélenchon était le grand invité, sur France 2, et « soufflé » par l’accord entre Hamon et Jadot, car le texte final « n’a pas été vu », le candidat de la France insoumise rappelle sa disponibilité pour échanger sereinement avec les socialistes et les écologistes. Après cet échange et un au revoir, Pierre Laurent est de nouveau interrogé par la presse. « Il y a un an, je me battais pour que les choses avancent à gauche et tout le monde tournait le dos. Mais je suis tenace. On avance pas à pas. Il y a un an, j’ai demandé que l’on commence avec le programme au lieu de commencer par les candidatures. Mais si on peut tomber d’accord sur contrat politique aujourd’hui, tant mieux. C’est la seule chose qui compte. S’il y a un rencontre à gauche bien sûr que le PCF sera à la table. Mais il faut des garanties. Les Français ont un doute et ils ont raison. François Hollande déjà avait promis le changement et dès le lendemain de son élection il a fait machine arrière. Peut-on mener une politique de gauche demain sans reprendre le pouvoir sur les banques ? Non. Un accord suppose donc des garanties fortes. »

Journaliste

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Petit à propos sur la culture

Posté par jacques LAUPIES le 26 février 2017

La France demeure une terre de culture, au double sens du terme !

Il existe cependant des groupes sociaux qui n’ont pas accès à la culture pour divers motifs soit, comme le considèrent certains  en raison d’un milieu familial qui ne fait que reproduire son inculture, soit pour d’autres,  parce que trop de pressions (dans le domaine de l’information et  de la formation) les en éloigne. Les milieux les plus pauvres étant particulièrement frappés,  ce qui ne veut pas dire que dans les catégories aisées ou même privilégiés la vraie culture soit présente.

Aragon, autant que je me souvienne, définissait la culture comme « la connaissance de l’ensemble des activités humaines ». Vaste programme qui est peu réalisable tant ces activités sont multiples et diverses. Il est cependant utile à chaque individu de faire un effort dans ce sens.

Ce qui suppose évidemment de lire, de sélectionner tout ce que l’audio visuel peut apporter d’enrichissant. Mais peut – être avec un peu de recul, sans préjugés (exercice difficile) sans trop de naïveté, sans trop de rancœur, essayer de comprendre le pourquoi de ce qui nous heurte, nous oppose et le  pourquoi de ce qui nous émeut et nous passionne en observant autour de soi. En un mot ce que la vie nous offre comme expérience et possibilité de raisonner.

Et surtout ne pas considérer que l’inculture peut être absolue. Et enfin se garder de porter des jugements hâtifs trop souvent provoqués par nos aprioris !

Connaître les sciences n’est pas à la portée de tous et si une montagne de savoirs cumulée par un individu, dont on peut dire qu’il est cultivé, suffisait pour en faire un humaniste cela se saurait. « Même si le lecteur de la rue ne sait pas qui est Hegel, toute sa vie n’en est pas moins influencée par la dialectique » cette phrase attribuée à Philippe Sollers dans une interview au Monde en 1974, relativise la portée de l’accumulation de connaissance et réhabilite la culture propre à chacun de nous.

En définitive ce qui manque le plus c’est d’avoir des réponses aux grandes questions relatives à nos origines, aux aspects déterminants de notre évolution qui trouvent réponse dans la connaissance de l’économie, des sciences et des technologies, de l’histoire, de la philosophie, de la psychologie et de la psychanalyse, tout autant que ce qui finalement forge nos personnalités : notre relation à la nature, au travail, la connaissance et le fondement des rapports sociaux existants et donc de nos rapports aux autres !

Incontestablement l’école doit de ce point de vue répondre à ces besoins !

Les pratiques artistiques contribuent sans nul doute à cela mais ne peuvent suffire hors de ces connaissances de base ! En témoigne l’égarement de certains artistes plongés dans l’univers de la culture et parfois si éloignés de la simple vie !

 

« Elle » et Isabelle Huppert couronnés aux César, en attendant les Oscars
avec AFP
Samedi, 25 Février, 2017
Humanite.fr
Le film « Elle » du Néerlandais Paul Verhoeven et son actrice Isabelle Huppert ont été sacrés vendredi soir aux César lors d’une soirée qui a aussi fait une large place au film « Divines ».
La cérémonie qui s’est déroulée Salle Pleyel, a également pris une tournure politique avec un appel à la défense de la liberté dans l’Amérique de Trump de la star George Clooney, et un autre à voter à gauche du réalisateur britannique Ken Loach.
Grand favori avec onze nominations, « Elle » a remporté le César du meilleur film. Très bien accueillie au dernier Festival de Cannes, cette histoire d’une femme violée qui se met à traquer son agresseur avait déjà obtenu le Golden Globe du meilleur film étranger.  »Isabelle Huppert, tu as ajouté un niveau supérieur à ce film, et c’est quelque chose que je n’avais pas à l’esprit quand j’ai commencé. C’est quelque chose qui s’est passé avec toi », a déclaré Paul Verhoeven en recevant son prix. Déjà récompensée par un Golden Globe de la meilleure actrice dans ce rôle et en lice pour les Oscars décernés dimanche, Isabelle Huppert a remporté le César de la meilleure actrice.
« Je remercie Paul Verhoeven, qui a mis en scène ce film si intelligemment, si audacieusement, si malicieusement », a dit l’actrice rousse, vêtue d’une robe verte. Treize fois nommée dans cette catégorie, Isabelle Huppert n’avait été récompensée qu’une seule fois, pour « La Cérémonie » en 1996. Le cinéaste canadien Xavier Dolan (27 ans) a quant à lui reçu le prix du meilleur réalisateur pour le huis clos familial « Juste la fin du monde », récompensé par trois prix.
Son acteur principal, Gaspard Ulliel, a raflé le César du meilleur acteur pour son rôle de fils qui retrouve sa famille pour lui annoncer sa mort prochaine. Nommé sept fois, « Divines », film explosif de la jeune réalisatrice Houda Benyamina, sur l’épopée de deux gamines de banlieue, a également été mis à l’honneur avec trois récompenses, dont le César du meilleur premier film. Son actrice principale Oulaya Amamra, soeur de la réalisatrice, a obtenu celui du meilleur espoir féminin et Déborah Lukumuena celui du meilleur second rôle.
 

George Clooney reçoit le César d’honneur, et il… par CinemaCanalPlus

 
Moment politique, l’acteur américain George Clooney, venu aux côtés de sa femme Amal, enceinte, pour recevoir un César d’honneur, a fait de nombreuses allusions à la présidence de Donald Trump, soulignant que « le monde traverse des changements importants, pas tous dans le bon sens ». 
« Nous nous décrivons comme les défenseurs de la liberté … mais nous ne pouvons pas défendre la liberté à l’étranger si nous l’oublions chez nous », a-t-il lancé. 
Le réalisateur britannique Ken Loach, récompensé par le César du meilleur film étranger pour « Moi, Daniel Blake », Palme d’or à Cannes, a pour sa part appelé les Français à voter à gauche, dans un message lu sur scène en son absence.  »L’extrême droite réussit lorsque les gens se sentent désespérés », a-t-il dit. « A présent c’est à vous Français de faire un choix.
Nous, qui sommes vos amis depuis tant d’années, espérons que dans l’élection à venir vous pourrez rejeter l’amertume de la droite et voter en faveur de l’espoir suscité par la gauche ».
Les César, qui ont souvent mis à l’honneur ces dernières années des films engagés, ont aussi sacré le documentaire « Merci Patron! » de François Ruffin, qui égratigne avec dérision le géant du luxe LVMH et son PDG Bernard Arnault. Son réalisateur, cofondateur du mouvement « Nuit Debout », en a profité pour alerter sur les délocalisations, évoquant le sort d’une usine de sèche-linge Whirlpool à Amiens promise à la fermeture.
La cérémonie a également rendu un hommage chaleureux à l’acteur français Jean-Paul Belmondo, présent pour la première fois à la grand-messe du cinéma français en dépit d’une carrière éclatante.  »Ma vie de courgette » du Suisse Claude Barras, conte délicat sur la tolérance qui a rencontré le succès auprès du public, a obtenu deux César, dont celui du meilleur film d’animation.
  »Frantz » de François Ozon, nommé onze fois comme « Elle », n’a remporté qu’une seule récompense, celle de la meilleure photo.  »La Cérémonie des César démontre chaque année la richesse et la force du cinéma français, son exceptionnelle diversité de tons, de sensibilités, de genres et sa faculté à offrir d’autres regards », s’est réjouie la ministre de la Culture Audrey Azoulay, dans un communiqué.

 

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Avec Macron, le capital peut dormir tranquille (Olivier Dartigolles)

Posté par jacques LAUPIES le 25 février 2017

Avec Macron, le capital peut dormir tranquille (Olivier Dartigolles)

Le programme économique d’Emmanuel Macron, présenté ce jour, en dit long sur la détermination du candidat des puissances de l’argent – sur ce point, François Bayrou avait vu juste – à dépecer l’Etat social et les politiques publiques de solidarité. De quoi Macron est-il le nom ? D’un vieux projet porté par les forces patronales les plus réactionnaires du pays dont l’objectif est de mettre la main sur le pouvoir politique et la puissance publique pour des intérêts privés.

 

Après avoir annoncé il y a quelques jours la suppression des actifs financiers du calcul de l’assiette de l’ISF, Emmanuel Macron se montre encore plus obséquieux que Fillon vis-à-vis des marchés financiers et de l’Allemagne de Merkel et Schaüble. Il faut dire qu’il les connaît bien. Comme secrétaire général adjoint de l’Elysée au début du quinquennat Hollande, c’est lui qui conduisait la délégation française pour ne pas renégocier le Traité budgétaire européen. Il s’applique donc aujourd’hui, avec le respect des 3 % de déficit, les 120.000 postes de suppressions de fonctionnaires et 60 milliards de baisse dans la dépense publique, à envoyer le message d’une France acceptant une austérité toujours plus aggravée.

 

Avec Macron, le capital peut dormir tranquille et même faire de très beaux rêves. Le bon élève coche toutes les cases les unes après les autres : la flexibilisation du marché du travail, la baisse des cotisations patronales de 6 points financée en partie par une hausse de la CSG, une pression autoritaire exercée sur les demandeurs d’emploi. Par contre, on ne trouve absolument rien pour changer le comportement des banques et la politique monétaire.

 

Le meilleur chemin à prendre pour ne pas avoir Macron/Bayrou face à Marine Le Pen est un rassemblement des forces de gauche et écologistes sur des solutions fortes, dont la mise en œuvre dès le début d’une prochaine mandature permettrait un vrai changement. C’est pourquoi le PCF propose d’en discuter le 28 février lors d’une rencontre publique dont le thème sera : « l’ennemi , c’est toujours la finance, prenons le pouvoir sur les banques » ;

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

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Il s’agit de donner aux électeurs de gauche un espoir…

Posté par jacques LAUPIES le 24 février 2017

 

 

Après le « ralliement » de Jadot qui peut-être interprété comme confortant la position de Hamon se pose évidemment la question du rapprochement entre ce dernier et Jean Luc Mélenchon. Mais ce dernier à juste titre en fait plus une affaire de projet à respecter que de choix inspiré par la peur de l’extrême droite et de la droite..

Orienté en cela par les médias, à défaut d’aborder le fond, nombre de personnes soucieuses de voir se dégager une candidature unique spéculent sur la personnalité de l’un ou de l’autre, parfois inconsciemment prédéterminé en fonction de leur engagement traditionnel.

L’ancien électeur socialiste, comme celui que j’ai rencontré ce jeudi avant le débat s’en tient à l’image donnée à Mélenchon (jugé trop radical voire brutal) pour considérer qu’il doit s’effacer face à Hamon. Cet électeur ne s’interroge guère sur le rôle des élus et dirigeants socialistes qui ont soutenu Hollande, à la fois en récupérant le soutien de la gauche de ce parti et en tentant de maintenir  un cap social libéral. Ce qui place Hamon devant un choix qu’il n’est pas enclin à faire tant la pression interne doit être  grande pour le  dissuader de dialoguer.

Mélenchon a ce soir fait preuve d’ouverture ! Sera – t – il entendu ! Il doit s’entretenir avec Pierre Laurent qui inlassablement travaille à la réalisation d’une plate forme commune et l’union. Espérons que les uns et les autres trouveront le moyen de répondre à ce qui est une aspiration très forte au sein des électeurs de gauche qui selon un sondage soutiennent majoritairement JLM.

Jean-Luc Mélenchon. « Je suis prêt à aller parler avec Hamon »

Jeudi, 23 Février, 2017
Humanite.fr
Dans l’émission politique sur France 2, Jean-Luc Mélenchon a voulu sortir du piège du retrait forcé, à l’heure où Yannick Jadot renonçait au profit de Benoît Hamon. 
A Yannick Jadot tout frais rallié à Benoît Hamon, qui lui demande « créons cette grande espérance », Jean-Luc Mélenchon répond « je ne  prendrai pas le problème comme il le fait ». Devant  
« l’onde de guerre généralisée, la violence sociale qui traverse le vieux continent », cette «extrême gravité », « ma réponse n’est pas à l’ancienne, le cartel de partis, les accords d’appareil. Mon pari est le vote d’adhésion ». L’erreur, rajoute le candidat, « c’est 5 ans de quinquennat, le candidat PS est aujourd’hui à la moitié du niveau du candidat de 2012. Il faut convaincre et entrainer, ce n’est pas une affaire de partis ».  
 
Placé sur le grill sur le plateau, ce qui conduisit le candidat à une bévue sur l’opposant à Poutine Boris Nemtsov mort assassiné, pour tenter de le dépeindre en poutinolâtre (cet opposant politique fut beaucoup plus gênant mort que vivant pour Vladimir Poutine) Jean-Luc Mélenchon dût se défendre des« similitudes » avec le programme de Marine Le Pen, idée défendue par le journaliste François Lenglet. « Je propose un protectionisme solidaire, je suis patriote, pas nationaliste, elle est contre une hausse du SMIC et la retraite à 60 ans», opposa le candidat de la France insoumise.  
Sur le nucléaire, « si je suis élu, l’ensemble des postes du secteur du nucléaire seront réemployés pour le démantèlement et les nouvelles énergies renouvelables », appuya le candidat. 
 
Face à l’acteur PhillipeTorreton (soutien jusqu’ici de Jadot), « l’invité mystère » de l’émission formatée pour relancer l’attention du téléspectateur,  Jean-Luc Mélenchon exprima sa préoccupation écologiste, « concept nouveau dans la pensée progressiste ».  En plateau, David Pujadas et Léa Salamé furent sans doute déçus que Philippe Torreton  n’interpelle pas comme prévu le candidat sur son retrait. “Je ne veux pas brader”, “je ne veux pas gâcher pour des circonscriptions le soutien des dizaines de milliers de gens qui sont avec moi”, opposa Jean-Luc Mélenchon, dans une rare fenêtre de politique de fond permise par l’émission.
rubrique politique

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Ce soir…

Posté par jacques LAUPIES le 23 février 2017

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Comment expliquer le quart d’exprimés qui voterait FN ?

Posté par jacques LAUPIES le 23 février 2017

L’interview ci dessous m’incite à aller voir le film.

Comment expliquer la poussée du Front National ? Et surtout comment peut on expliquer que  ce parti réussisse à se doter d’un appareil militant qu’il ne faut certes pas surestimer, mais dont la composition est tout de même préoccupante en ce sens qu’elle comprend des hommes et des femmes souvent formés aux principes républicains, démocratiques et laïques. Imprégnés également par les combats sociaux, les idées de partage et de justice.

Comment expliquer leur adhésion à ce parti sinon par un besoin de reconnaissance que notre société est incapable de satisfaire à de nombreux niveaux de formation, de qualification et qui d’une certaine manière  les marginalise, les éloigne du groupe social auquel ils appartiennent. Cela vaut pour des ouvriers, des employés, des cadres, des enseignants des étudiants peu ou prou sous influence de concepts religieux intégriste, de visions politiques passéistes et droitières dont il est naïf de croire qu’elles peuvent avoir disparu de la mémoire des populations.

Certes l’acceptation du discours frontiste ne peut se comprendre sans qu’il soit pris en compte la démarche extrémiste de droite, présente avec son visage acceptable qui dissimule tous  les dangers que représente la contagion de ceux qui entrent dans le jeu d’un pseudo combat politique qui aurait un caractère de classe. Ainsi nait en eux l’esprit partisan qui réduit la réflexion à un déterminisme aliénant. Mais sont-ils seuls à tomber dans ce piège ?

Sauf qu’ils se trompent et croyant défendre la cause des exploités ils font le jeu des exploiteurs mais il n’y aura que l’expérience pour qu’ils en aient conscience. Et encore ! L’autocritique n’est pas la qualité première de notre espèce pensante !

Comment expliquer autrement qu’en prenant pour base les injustices sociales issues d’un système qu’il est urgent de dépasser et qui est l’aliment premier de la dérive droitière. Autrement que par le comportement de ceux qui maintiennent ces injustices et refusent le partage des richesses. Choisir demain entre ces derniers est un scénario inenvisageable !

Le compromis va s’imposer entre les différentes forces progressistes mais pour qu’il soit un bon compromis il faut que le « peuple de gauche » et d’autres encore, parlent plus fort !

 

Lucas Belvaux : « Le Front national aime une France morte »

 

Entretien réalisé par Dominique Widemann
Mercredi, 22 Février, 2017
L’Humanité

Chez nous sort sur les écrans aujourd’hui. Le film raconte l’itinéraire de Pauline (Émilie Dequenne), infirmière dans le nord de la France, propulsée candidate pour le Bloc patriotique, le parti de l’extrême droite. Le cinéaste sonne l’alarme…

Vos films précédents restituent tous un point de vue sur la société actuelle par des approches plus ou moins obliques. Dans Chez nous, elle est frontale. Était-ce un parti pris de départ indispensable à ce film militant ?

Lucas BelvauxActeur et réalisateurLucas Belvaux Plutôt que militant, je préfère utiliser le terme engagé. Je ne dis pas pour qui il faut voter. De surcroît, le portrait que je dresse du Bloc, le parti d’extrême droite dans lequel on reconnaît bien sûr le Front national, est un portrait objectif. La frontalité s’est imposée dès l’écriture. Il ne faut plus tourner autour du pot. On a intégré le discours que cette extrême droite adresse aux cinéastes et plus largement aux milieux culturels en nous déniant le droit de parler du peuple au prétexte que nous en serions tellement éloignés. Cela participe des attaques contre la culture. Faute de la conquérir, droite et extrême droite tiennent ce discours idéologique qui vise à la marginaliser. Depuis la gauche au pouvoir dans les années 1980, la chute du mur de Berlin et ce que certains ont nommé la fin des idéologies, tout se délite. On voit des luttes fortes mais souvent éparses comme au printemps dernier contre la loi travail. J’ai réalisé Chez nous dans ce cadre.

Pensez-vous que le Front national prospère sur un échec de la gauche, du moins ceux de ses représentants qui détiennent des pouvoirs ?

Lucas Belvaux Oui on peut dire ça. Le film repose sur deux axes. D’une part, il s’agissait de dessiner le portrait le plus objectif possible du parti d’extrême droite, de ses méthodes, de son fonctionnement. D’autre part, il fallait montrer des gens qui peuvent faire partie de son électorat mouvant. Comme tous mes films, celui-ci est ancré dans un territoire et une histoire, celle d’une région traversée par deux guerres mondiales, des révolutions industrielles. Les habitants ont connu la dureté du travail, les stigmatisations. Leur histoire est celle du mouvement ouvrier depuis quelque cent cinquante ans. Le Front national a en face de lui dans ces régions du Nord une opposition de gauche divisée. Le vote FN me semble reposer sur cet échec et sur un discours raciste.

Le racisme est au cœur du film. Vous en montrez diverses expressions. Comment le voyez-vous ?

Lucas Belvaux C’est un néoracisme que le Front national a « modernisé ». Un racisme politique et culturel au sens où certaines « cultures » ne seraient pas compatibles avec la République. Et bien sûr il vient s’appuyer sur la misère sociale. Je ne voulais pas filmer la misère absolue. On voit aujourd’hui des enseignants, des policiers, des gens dans la peur du déclassement se rapprocher du Front national à partir de toutes sortes de questionnements. Et s’ils entrent dans le parti, alors intervient un véritable enfermement.

En quoi Pauline est-elle une proie idéale pour le parti d’extrême droite ?

Lucas Belvaux Cela tient à son histoire personnelle. On suppose qu’elle est née en 1982-83. La gauche est alors au pouvoir. Il va y avoir une déception et, me semble-t-il, une démission. La transmission ne s’est pas faite. Elle balance à son père communiste « vous avez gagné quoi ? ». Or, les organisations syndicales et politiques ouvrières ont gagné énormément de choses au cours des cent cinquante ans d’histoire que j’évoquais. Pauline ne met rien en perspective. Elle est infirmière, ce qui la confronte au quotidien à la souffrance d’autrui. Elle élève seule ses deux enfants. C’est un personnage qui sait créer une empathie. La fiction permet d’établir ces connexions entre l’intime, le familial et le social. Pauline est dans un flou politique. Elle fait partie de ces gens que leur métier place en première ligne. Ils s’usent aussi à force d’impuissance, à force de ne délivrer que des petits réconforts individuels. Les temps ne sont pas les mêmes du temps long du politique au temps très court de celui qui a faim.

Quelle est votre visée ?

Lucas Belvaux Le regard bienveillant que je porte, c’est le droit au respect de tout personnage. D’autres sont moins bien traités, mais je n’éprouve pas de haine. Il faut se montrer combatif et ne rien laisser passer. Le Front national est une formation raciste, antisémite. C’est un parti qui se dit patriote mais qui déteste la France telle qu’elle est, avec ses identités multiples. Ce qu’ils aiment, c’est une France morte. On peut évaluer à un tiers de leurs électeurs ceux que j’appelle « les électeurs de bonne foi ». C’est avec eux qu’il faut travailler. J’ai envie de leur dire « même si vous avez envie de “renverser la table”, voilà ce que vous cautionnez ». Ce n’est pas une question morale mais politique. Dans les salles où le film a déjà été projeté en avant-première, les « convaincus » forment certainement 80 % du public. Mais la contamination idéologique du FN est telle qu’elle pénètre toutes les couches de la société. Donc toutes sortes de gens connaissent quelqu’un dans leur entourage auprès de qui faire valoir des arguments et faire prendre connaissance de cette nébuleuse d’extrême droite, que beaucoup ignorent.

Vous rendez présent le programme du Front national par son absence. Comment cette prise de conscience contribue-t-elle à ce que Pauline revienne en arrière ?

Lucas Belvaux Elle se rend compte en effet qu’en réalité elle n’a aucune prise sur la politique qu’elle serait amenée à mener si elle était élue. Son mentor lui dit bien de ne pas s’en préoccuper puisque ce programme est le même partout. Pauline a une personnalité suffisamment forte pour en être énervée. D’autres arguments politiques, qu’ils viennent de son père ou de l’une de ses amies, avaient glissé sur elle parce qu’ils remettaient en cause son engagement personnel. Elle revient en arrière pour des raisons intimes. Cette mise en perspective qu’elle n’opérait pas au départ peut lui venir plus tard parce qu’elle est intelligente.

Vous représentez peu la dirigeante du Bloc, Agnès Dorgelle/Marine Le Pen. À certains moments, Catherine Jacob lui confère une artificialité de robot. Pourquoi ce choix ?

Lucas Belvaux Ce que l’on voit publiquement de Marine Le Pen est une fabrication. C’est d’ailleurs sa limite. On doit la fabriquer de toutes pièces avec de faibles nuances. J’ai travaillé sur cette image insincère. J’ai regardé d’autres dirigeants d’extrême droite en Europe. Ils sortent du même moule. Le récit national du FN est également une fiction. Le roman de la démocratie est forcément plus complexe. Nous avons besoin de vrais débats sur la nation. C’est une erreur politique et stratégique d’avoir trop souvent laissé cette question aux droites et extrêmes droites.

Dans vos films précédents, quelles que soient les situations que traversent les personnages, il y a des moments cocasses, des appels d’air… Ici, pas de marges ?

Lucas Belvaux S’agissant de l’extrême droite, rien ne me fait rire. Je n’ai pas envie de participer à sa banalisation. Le Bloc/FN n’est pas drôle. Peut-être vote-t-on pour eux parce qu’on rit moins ?

Journaliste rubrique Culture, Cinéma

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Union et action ou action et union

Posté par jacques LAUPIES le 22 février 2017

 

Quand on parle union politique en France, comme ailleurs, on ne peut pas dissocier celle-ci des intérêts de classes qui s’affrontent. Essentiellement celles qui disposent du capital et celle qui produit par son travail. Ces forces sont constituées en catégories aux intérêts plus complémentaires qu’opposés mais cela suffit pour tenter de les diviser entre elles et tirer parti de cette division. Il suffit d’y mettre le prix et les  capitalistes savent faire. Depuis des siècles ils exercent la pression sur les pouvoirs politiques que subit ou choisit le peuple.

Il suffit d’observer l’histoire pour constater qu’elle s’est faite à partir d’une lutte de classes qui se sont affrontées en tentant de réunir autour d’elles les différentes composantes susceptibles de s’identifier à elles et dont la conscience n’est souvent pas assez élevées pour discerner quel est le meilleur allié pour s’émanciper,

Le travail de réflexion n’est pas fondé que sur l’intérêt économique.. Il dépend de la tradition avec les idées reçues, de la nature des rapports sociaux établis, de l’éducation dispensée, de l’information, du poids des apparences, de la manipulation et de l’instrumentalisation des idéologies, des religions, etc.

 

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ça va bourgeonner

 

 

Et si le rassemblement qu’exige la défense des intérêts économiques de chaque classe sont indispensables,  tous ces facteurs peuvent le contrarier. En l’état de notre société il devrait y avoir les neuf dixième unis contre un dixième qui possède les richesses produites, crée l’anarchie dans la production, le chaos dans les relations nationales et internationales, et peut nous conduire à la guerre !

Quel intérêt représente pour le peuple ceux qui tentent de diviser comme le fait le FN, d’exiger plus de sacrifices comme le fait Fillon ? Aucun mais objectivement ils se rapprochent et préparent le pouvoir dont la grande bourgeoisie aura peut-être besoin demain !

Ce temps la n’étant pas venu la tentation  de l’union du  réformisme de droite et de gauche demeure avec ses variantes (Macron, Bayrou, Valls) Hamon se laissera- t-il entrainer dans cette galère ? La base de la gauche authentique forte d’un tiers d’influence électorale observe et sa composante la plus influente constitué par le soutien à Jean Luc Mélenchon est appelée à jouer un rôle déterminant.

Hamon et ses soutiens a, comme Mélenchon et les siens, un rendez-vous avec l’histoire car il peut conforter cette union populaire en marche, la vraie celle qui représente comme le soulignent certains sondages les forces vives de la nation. Mais Hamon, pas plus que Mélenchon ne peuvent prétendre jouer une rôle déterminant pour l’avenir sans que se mette en mouvement les travailleurs de ce pays ! Premier mouvement : le vote, deuxième : l’action !

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  Pour le changement, un pacte pour une nouvelle majorité de gauche

Posté par jacques LAUPIES le 21 février 2017

 

Adresse du Parti communiste au peuple de France

 

Vous êtes des millions à vouloir tourner la page d’un système politique réduit à l’impuissance et rongé par les forces de l’argent. Vous êtes des millions à être en colère contre des politiques dures pour les faibles et faibles contre les puissants, contre toutes les discriminations, contre une finance qui détruit tout dans notre pays, de l’emploi aux relations humains les plus précieuses.

 

Vous voulez pouvoir intervenir et décider sur tout ce qui concerne votre vie, votre travail. Une victoire de la droite ou de l’extrême droite aux élections de 2017 précipiterait le pays vers plus de misère, d’arbitraire et de division. Marine Le Pen veut faire régresser la France en l’entraînant dans le sillage du sinistre Donald Trump. François Fillon veut liquider la Sécurité sociale et tous nos services publics. Emmanuel Macron veut étendre la logique de l’ubérisation libérale à tous les domaines de la vie et du travail. Nous ne voulons pas de ces années noires pour notre pays.

 

C’est pour éviter ce désastre que nous les communistes, nous voulons lors des élections présidentielle et législatives de mai et juin prochains, faire gagner la gauche : une gauche qui reconstruise une grande politique de justice, d’égalité et de paix. Une gauche qui engage une politique de lutte efficace contre le chômage, les inégalités et la pauvreté, de sécurisation de nos vies, de droits nouveaux pour les salariés et les citoyens.

 

Nous ne voulons pas la politique qui nous a tourné le dos ces cinq dernières années en emboîtant le pas aux forces libérales. La gauche que nous voulons, c’est celle qui s’est battue contre la loi Travail, contre le projet de déchéance de nationalité, qui se bat pour l’avenir des services publics, qui peut ouvrir un nouvel avenir de progrès à la jeunesse.

 

Il y a quelques mois, cela paraissait irréaliste. Aujourd’hui, la présence au second tour de l’élection présidentielle d’une candidature porteuse de ces combats et la constitution en juin d’une majorité de gauche et écologiste paraissent à nouveau possibles. C’est ce pourquoi nous nous battons depuis un an : nous n’avons pas présenté de candidat communiste à l’élection présidentielle pour le permettre. Nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, dont le programme est le plus proche du nôtre, avec cet objectif.

 

Ce qui doit être au cœur de tout, c’est un pacte de majorité, clair et transparent qui se donne les moyens du changement.

 

Voilà pourquoi nous appelons les candidats et les forces de gauche à intensifier leurs discussions jusqu’à conclure ensemble un pacte de majorité pour gouverner la France.

Nous voulons élire en mai un président de gauche, en juin une majorité de députés de gauche à l’Assemblée nationale, qui appliquera une politique de rupture avec l’austérité. Au sein de cette majorité, élire des députés communistes et du Front de gauche bien plus nombreux qu’en 2012. Et surtout, il faudra rester mobilisés et vigilants avant, pendant et après les élections, comme lors du Front populaire face au grand patronat, à la droite et à l’extrême droite.

 

Nous communistes, nous proposons que ce pacte comporte :

 

une 6e République qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la proportionnelle à toutes les élections et un statut de l’élu-e, des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France, le récépissé contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à l’avortement.

 

un programme de relance sociale avec l’abrogation de la loi El Khomri et son remplacement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation, l’augmentation des salaires, des minimas sociaux et des pensions, la diminution du temps de travail, la retraite à 60 ans, une nouvelle ambition pour la Sécurité sociale, avec un retour progressif vers un remboursement de tous les soins à 100 %.

 

un plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines : petite enfance, éducation, culture, sports, santé, logement, emploi.

 

la création d’un ministère de plein droit pour l’égalité femmes-hommes et le renforcement des dispositifs contraignants pour l’égalité salariale et professionnelle.

 

la lutte contre toutes les discriminations, qu’elles soient liées à l’origine, à la confession, à l’orientation ou l’identité sexuelle, la maladie ou le handicap.

 

la lutte contre la finance avec un plan d’action contre l’évasion fiscale, une COP fiscale mondiale, la création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit, avec la nationalisation de BNP-Paribas et de la Société générale.

 

un plan de bataille pour la France en Europe avec la remise en cause du traité budgétaire européen et un plan d’investissement financé par la BCE. Il servirait en France à la lutte contre l’exclusion et la pauvreté, à l’investissement massif pour les services publics, au logement pour tous et aux collectivités locales.

 

un plan cohérent de nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans toutes les filières utiles au développement humain s’appuyant sur un effort recherche développement conséquent, de transition écologique avec un mix énergétique renouvelables-nucléaire sous contrôle public, de développement d’un nouveau modèle agricole.

 

Nous proposons à tous les candidats et toutes les forces de gauche de discuter ces propositions. Le Parti communiste demande pour cela à les rencontrer.

 

Dans le même mouvement, nous vous proposons donc à tous, sans attendre le jour ultime du vote, de multiplier les luttes sociales, les rencontres publiques de terrain, les débats sur les réseaux sociaux, de lever un immense forum citoyen pour faire entendre de toutes les manières possibles cette exigence d’union et d’engagement autour d’un pacte capable de changer vraiment la vie.

 

Nous ouvrirons à toutes les forces de gauche notre prochaine rencontre nationale le 28 février à la Bellevilloise à Paris sur le thème : « L’ennemi, c’est toujours la finance ».

 

Nous proposons que se tienne dans les plus brefs délais une grande rencontre de débat public pour un pacte de majorité à gauche avec les candidats et les forces qui les soutiennent. De nombreux citoyens le souhaitent. Pour notre part nous y sommes prêts.

 

À l’heure du dépôt des parrainages pour l’élection présidentielle, il faut avancer vite. Nous appelons également tous nos concitoyens à se mêler sans attendre des élections législatives. L’heure est à la mobilisation partout. Là aussi, les communistes et leurs candidats appellent au rassemblement pour ga
rantir les moyens du changement espéré par nos concitoyens.

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