Pierre Laurent : «La présidentielle n’est pas jouée, nous serons tenaces jusqu’au dernier moment »

Posté par jacques LAUPIES le 31 mars 2017

 

Entretien réalisé par et Cédric Clérin, Diego Chauvet et Stéphane Sahuc
Vendredi, 31 Mars, 2017
Humanité Dimanche

Entretien. Alors que la campagne présidentielle entre dans la dernière ligne droite mais toujours sur fond d’affaires, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, appelle à se saisir du vote Mélenchon pour exiger un changement radical. Selon lui, rien n’est joué pour ce premier tour et il invite les électeurs à ne pas se laisser voler leur vote et à ne pas tomber dans le «piège» Macron face au réel danger FN.

Humanité Dimanche. Pour des millions de Français, la peur de Le Pen fait du vote Macron un vote utile. Que leur dire ?

Pierre Laurent. Cela fait un an que l’on construit un piège politique pour empêcher les Français de choisir une véritable politique de gauche. Le choix se réduirait à Mme Le Pen ou une version ou une autre des mêmes politiques libérales – soit la version ultraréactionnaire de Fillon, soit une version prétendument modernisée avec Macron. Mais nous avons déjà vu Macron à l’œuvre. Il a été l’inspirateur de la politique économique de François Hollande. Et aujourd’hui il veut poursuivre avec 60 milliards de dépenses publiques et 120 000 fonctionnaires en moins… Sa première visite internationale a été pour Angela Merkel pour l’assurer que la France, avec lui, poursuivrait dans la même voie. L’idée qu’on sera en meilleure position pour battre Mme Le Pen si le vote Macron est très élevé, quitte à faire descendre les votes de gauche, est une idée extrêmement dangereuse. Ne nous trompons pas d’adversaire. Pour porter le plus haut possible le vote Mélenchon, le danger, c’est le vote Macron, pas le vote pour Benoît Hamon, qui est d’ailleurs combattu par les tenants de la ligne sociale-libérale. Nous aurons demain à reconstruire avec tous les électeurs de gauche.

Humanité Dimanche. Alors, comment contrer le danger FN ?

Pierre Laurent. D’abord en combattant ses idées. J’ai publié un livre pour démonter l’imposture de son programme car j’en ai assez de la complaisance qui entoure le discours du FN. J’ai conscience que, pour combattre cette banalisation, il faut le faire avec des arguments précis, en démontant un discours qui s’emploie à maquiller ses véritables intentions. Prenons l’idée centrale du FN : il prétend qu’il créera un bouclier protecteur pour les travailleurs en constitutionnalisant la préférence nationale. Si cela arrivait, ce serait en vérité la fin du principe central d’égalité dans notre République, et son remplacement par un principe officiel de discrimination. Ce ne serait donc pas une protection mais une attaque contre tous les principes fondamentaux d’égalité. C’est l’ensemble des droits des travailleurs qui serait fragilisé. En créant des catégories de salariés sans droits, sans accès à la protection sociale, le FN institutionnaliserait sur le sol national le dumping social entre salariés aux droits différents. En vérité, Mme Le Pen passe son temps à diviser les Français en exonérant de toutes responsabilités la concentration des richesses financières dans les mains de quelques-uns.

 

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A la dérive

Posté par jacques LAUPIES le 31 mars 2017

J’ai regardé avec intérêt  la fiction diffusée ce jeudi sur France 3 : « A la dérive »

Malgré quelques maladresses, comme le souligne la critique de l’Huma, ce film est extrêmement proche de la réalité. Evidemment tout le monde peut reconnaître,  au travers des personnages du parti nationaliste placé au cœur du scénario, un certain FN.

CE qui m’a paru le plus intéressant c’est la description du glissement progressif vers un parti xénophobe et raciste, du syndicaliste licencié et qui vit très mal sa situation de chômeur, personnage interprété par Bastien Bouillon.

Non moins intéressants les personnages incarnant le Maire d’extrême droite et les militants de ce parti qui, malgré leurs efforts de dédiabolisation, restent totalement fidèles à des pratiques douteuses en matière financière et d’instrumentalisation de ses propres militants. Jusqu’au jour où…

A regarder sur pluzz fr3 (si ce n’est déjà fait)

 

Antoine Duléry (Brice Leroy) dans le téléfilm A la dérive, où il incarne un leader de parti d'Extrême-droite.

Jeudi, 30 Mars, 2017
Humanite.frAu Havre, Jean-Luc Mélenchon soutient les travailleurs…

Dans la ville portuaire, le candidat a notamment proposé d’obliger les entreprises à déclarer leurs bénéfices là où ils les produisent.

Dans « la capitale de la résistance contre la loi travail », Jean-Luc Mélenchon a fait une nouvelle fois salle comble. Devant près de 5 000 personnes venus l’écouter aux Docks Océane, le candidat de la France insoumise, soutenu par le PCF, a commencé sa réunion publique en saluant avec gravité les salariés qui souffrent et meurent au travail. « Tous les ans, ce sont 550 personnes qui meurent sur leur poste de travail », précise le député européen, alors que la veille, Emmanuel Macron s’exprimant devant le Medef avait été jusqu’à vouloir supprimer le mot « pénibilité » pour caractériser le compte du même nom au motif qu’ « il induit que le travail est une douleur ».

Au Havre, à quelques pas du quartier de l’Eure où une stèle est érigée en souvenir des dockers victimes de l’amiante, Jean-Luc Mélenchon a dédié cette soirée « à ceux des nôtres partis trop tôt et qui savaient si bien faire ». C’est donc bien pour ne plus perdre sa vie à la gagner que le député européen a déroulé ses propositions dont le fond porte sur « les rapports sociaux des échanges », non sans avoir auparavant rejeter une nouvelle fois un ralliement à Benoit Hamon auquel ce dernier avait appelé dans la journée. « Je ne vais pas commencer aujourd’hui à faire le contraire ou à m’engager dans je ne sais quel arrangement qu’on me suggère de faire », a-t-il déclaré en assurant ne pas être en compétition avec Benoit Hamon, et en souhaitant « rattraper Fillon, et une fois qu’on l’aura fait, rattraper le suivant ». Quant au soutien que Manuel Valls a préféré donner au candidat d’En marche ! plutôt qu’au gagnant de la primaire du PS, Jean-Luc Mélenchon estime que c’est le signe de l’éclatement du PS. « Le PS est réduit à l’emballage contenant des matériaux confus et finalement assez explosifs quand on les rapproche », a-t-il poursuivi. Il a d’ailleurs justifié son départ du parti dans lequel il est resté près de trente ans par le fait que le PS ne voulait pas « mener le combat contre le capitalisme financier transnational ».

La victoire, les communistes y travaillent aussi

Ce capitalisme « qui taxe et qui rançonne », le candidat souhaite s’y attaquer en changeant le rôle des banques, notamment de celles qui servent de passerelles pour les paradis fiscaux. « Parmi celles-là, il y en a six françaises. On les avait nationalisées fut un temps. Il faudra peut-être recommencer », annonce-t-il sous les applaudissements. En cas de victoire, Jean-Luc Mélenchon prévoit aussi d’imposer que les entreprises déclarent leurs bénéfices là où elles les produisent ». La victoire, les communistes y travaillent aussi. Auprès du camion surmonté de drapeaux rouges accueillant les participants au meeting, Baptiste Bauza, secrétaire de la section PCF du Havre, se dit « pleinement engagé dans la campagne pour faire de Jean-Luc Mélenchon notre président et de Jean-Paul Lecoq notre député (sur la 8ème circonscription de Seine-Maritime -NDLR). « Dans cette ville où les combats ouvriers sont soutenus par les communistes depuis des années, je suis heureux que Jean-Luc Mélenchon vienne nous rejoindre dans la lutte », ajoute-t-il.

Ce n’est d’ailleurs sans doute pas pour rien si le candidat à la présidentielle a choisi le Havre pour réaffirmer sa volonté d’augmenter les salaires et de les limiter à un écart de 1 à 20 par entreprise, tout comme celle de ramener la retraite à 60 ans. Pas non plus un hasard s’il a prévenu que la mise en œuvre du canal Seine-Nord n’était pas une urgence et qu’il fallait lui préférer la construction de l’écluse dans le port du Havre, où il s’est rendu le matin même en compagnie des dockers et des candidats PCF aux législatives. Cette écluse, que les portuaires appellent « chatière », permettrait de « faire passer le maximum de marchandises de la mer à la Seine ».

Dans ce port où les mouettes disputent l’azur aux portiques des docks, c’est par le poème L’Albatros de Charles Baudelaire, que Jean-Luc Mélenchon a terminé sa réunion publique, comme un encouragement à dépasser les horizons.

Lire aussi :

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L’effet locomotive fonctionne

Posté par jacques LAUPIES le 30 mars 2017

Quoiqu’on en dise ou en pense, Jean Luc Mélenchon est la locomotive de ce train qui poursuit son chemin doté d’une force d’inertie qu’il a su préserver au fil du temps malgré les obstacles mais aussi grâce à une astucieuse utilisation de ses soutiens.

Sera-t-il capable de tirer parti de sa poussée et de dépasser le convoi affrété à la va vite par la locomotive Macron qui mise avec tous ceux qui l’empruntent pour la qualité de son carburant médiatique patronal et étatique (je vous expliquerai pourquoi si vous ne l’avez déjà vous même constaté) 

Par contre Il est un train qui risque de rester à la traine faute d’appuis suffisants. C’est celui de la machine Hamon en perte de vitesse et  n’a d’autre recours qu’un accrochage au train Mélenchon.

Mis ça c’est une autre histoire et j’ai sommeil…

 

Sondages. Mélenchon gagne en popularité

Aurélien Soucheyre
Mercredi, 29 Mars, 2017
L’Humanité

L’image du candidat, donné quatrième, est en nette progression.

Actuellement estimé à 14 % d’intention de vote par la plupart des instituts de sondage, et donné systématiquement devant Benoît Hamon au premier tour, Jean-Luc Mélenchon bénéficie d’une image de plus en plus appréciée, selon une étude Odoxa.

Depuis un débat où il a marqué les esprits, le candidat de la France insoumise soutenu par le PCF a vu sa cote de confiance monter à 40 % , ce qui le place pour la première fois à la deuxième place du classement, derrière Emmanuel Macron. 38 % des sondés s’estiment surpris « en bien » par Mélenchon, qui, non content d’être le candidat de gauche le mieux placé, gagne aussi 12 points chez les sympathisants de droite, 9 points chez ceux du FN et 8 points chez les « sans proximité partisane ». Placé devant Fillon en termes de confiance et de sympathie, Mélenchon ne l’a toutefois pas encore doublé au niveau des intentions de vote. Il est également donné par Odoxa comme étant celui qui réussit la plus belle campagne, juste derrière Emmanuel Macron, toujours favori.

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Agir pour l’Union…

Posté par jacques LAUPIES le 29 mars 2017

Pas plus tard que ce matin, et depuis plusieurs jour  je m’efforce modestement de « rappeler à l’ordre » pour l’Union des forces  progressistes et en particulier sur la base de ce qui rassemble ou peut rassembler les soutiens à Hamon et Mélenchon.

Les évènements de ce jour (ralliement de Valls à Macron) confirme ce qui était déjà une forte tendance, le rassemblement disparate autour de Macron dans le seul but de prolonger les politiques désastreuse d’austérité qui risque de jeter les français une fois de plus sous la tutelle des forces économiques et financières qui dominent le monde ! Sans compter le retour possible d’une nouvelle droite autour de Marine Le Pen et Fillon !

Je n’aurais pas l’outrecuidance de jouer, dans mon coin, au petit prophète comme il y en tant ! Non tout simplement, à la vitesse ou vont les évènements je me positionne comme un simple militant qui dit ce qu’il ressent, au risque de mal le faire et même de se tromper.

J’ai le devoir de dire aux centaines de lecteurs de ce blog ce que peut-être beaucoup n’entendront pas, ni à la télé, ni sur les sites qu’ils fréquentent, de rappeler les positions de mon parti et de mon journal l’Humanité avec le plus d’esprit critique possible autant que généralement de soutien !

Et pourquoi pas d’avancer des points de vue qui prennent source dans mes contacts quotidiens autant que dans les expressions politiques au plus haut niveau.

Je pense personnellement qu’il y a un lien dialectique très fort entre les objectifs que l’on se fixe et la stratégie pour les atteindre. Si le fond pose problème, il n’est pas impossible de le surmonter, quant à la stratégie qui le rejoint (c’est une lapalissade) elle doit s’adapter ! Ce que des millions de français espèrent.

Voila ou nous en sommes !

Continuons à exiger un rassemblement avec la forme de représentation la plus appropriée, y compris pour les législatives ! C’est ce que veulent des millions de gens.

Hamon et les « coups de couteau » venus de son camp : même pas mal

Audrey Loussouarn et Lionel Venturini
Mercredi, 29 Mars, 2017
L’Humanité

Le candidat PS croit à la mobilisation de terrain pour dynamiser une campagne torpillée, entre autres, par les ralliements à Emmanuel Macron.

Redynamisée par son meeting du 19 mars à Bercy, la campagne de Benoît Hamon semble être retombée comme un soufflé. Dès le lendemain, au débat de cinq candidats sur TF1, sa ­prestation n’a pas été très saluée. Après cela, c’est le sondage BVA Salesforce qui le place derrière Jean-Luc Mélenchon (14 %, contre 11,5 %). Sa campagne patine. Mais côté staff, on l’assure : « Elle se ­déploie tous azimuts avec l’objectif d’occuper le terrain », souligne ­Jérôme Guedj avant de dérouler le rendez-vous d’hier à Berlin, le meeting de ce soir à Lille, aux côtés de Martine Aubry, et le déplacement, avec un meeting à Saint-Joseph, ce week-end, à La Réunion.

La « règle de base » dévoyée

C’est que Benoît Hamon n’est pas aidé par son propre camp. Si Jérôme Guedj insiste sur le soutien d’une « écrasante majorité des parlementaires qu’on ne voit pas assez », depuis sa victoire à la primaire, les ralliements successifs de ministres, élus et figures du Parti socialiste (PS) à Emmanuel Macron feuilletonnent la campagne du candidat. Et le font ­déchanter : « Je ne m’attendais pas à autant de trahisons », a-t-il confié, parlant plus tard « de couteaux dans le dos » de ses anciens camarades. Jusqu’à cette rumeur d’un ralliement de son ex-concurrent à la primaire, Manuel Valls. Ceux-ci, comme Bertrand ­Delanoë, ont « normalement une responsabilité », celle d’être « sur le champ de bataille » et non pas d’être des « commentateurs », lâche le ­député PS et responsable thématique dans la campagne du candidat PS, Daniel Goldberg, ajoutant qu’il existe une « règle de base », avancée pourtant par Jean-Christophe Cambadélis : « Si on ne soutient pas le candidat de son parti, on n’a rien à faire au PS. L’UDI a exclu ses membres qui se ralliaient à Macron. Nous ne sommes pas capables de le faire… Pour la question du non-parrainage, les élus ont reçu une lettre. Pour les soutiens, que va-t-il se passer ? »

Comment relancer la campagne du candidat qui flirte dangereusement, dans les sondages, avec la barre des 10 % ? « On ne fera pas un Bercy bis », concède un proche du candidat. Et puis, « sur le terrain, personne à gauche n’est dur avec Benoît », souligne Thierry Marchal-Beck, de l’équipe de campagne. Soit, en d’autres termes, le candidat n’a pas à traîner le quinquennat comme un boulet.

« La volatilité des opinions »

Tandis que la campagne du candidat socialiste cible discrètement sur les réseaux sociaux les positions de Jean-Luc Mélenchon sur la ­Russie, semblant rompre le pacte de non-agression, « si cible il y a, ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon, soyons clairs, il y a plus de voix à prendre chez les abstentionnistes de gauche, objecte Thierry Marchal-Beck. C’est d’une gauche nouvelle dont on parle. J’en veux pour preuve que la “génération CPE”, les jeunes socialistes, écologistes et communistes, n’ont jamais cessé de dialoguer ».

Du côté de Daniel Goldberg, on mise sur « la volatilité des opinions », y compris du côté de l’électorat d’Emmanuel Macron, pour faire pencher la ­balance en faveur du socialiste. Le tout pour l’équipe de campagne est de « démonter » la théorie du vote utile, estime-t-elle, et de mettre en avant le « caractère attrape-tout » de la candidature de l’ex-banquier d’En marche ! Pierre Cohen, l’ancien maire de Toulouse, avance, lui, la « fenêtre historique » qui s’ouvre, et compare le traité de transition énergétique du candidat Hamon à l’équivalent de ce que fut le traité du charbon et de l’acier (Ceca) pour la construction européenne. Soit un autre désaccord avec Jean-Luc Mélenchon, aussi.

Audrey Loussouarn et Lionel Venturini

 

Je demande une rencontre entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Yannick Jadot et moi-même pour créer les conditions de la victoire

 

La conversion de Manuel Valls à la candidature d’Emmanuel Macron clarifie le sens de cette candidature. Celle-ci devient le point de ralliement de tous les libéraux et socio- libéraux.  Ce choix sonne le regroupement de tous les responsables des renoncements du quinquennat et de la division de la gauche, autour d’une candidature dont les orientations de droite sont désormais clairement affichées. 

 

Dans cette situation, face à une menace de droite et d’extrême droite qui s’aggrave encore, il est urgent que toutes les forces de gauche engagées dans la campagne des présidentielles  se rassemblent autour d’un projet profondément ancré  à gauche, d’une campagne et d’une candidature commune. 

 

Engagé dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, je demande une rencontre dans les tous prochains jours entre  Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon,  Yannick Jadot et moi-même pour créer les conditions de la victoire.

C’est plus que jamais nécessaire et, désormais, possible dans la clarté.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

Paris, le 29 mars

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Les tricheurs

Posté par jacques LAUPIES le 29 mars 2017

Le « bon sens » populaire conduit à considérer que si l’union des forces de gauche « authentique » ne se fait pas c’est une affaire d’égo.

Cette idée est évidemment entretenue et confortée par les médias qui se complaisent à mettre en avant les conflits de personne, ou de catégorie, au sein d’une même organisation, d’un parti, etc.

Et il n’est pas  étonnant que cela fasse oublier les enjeux réels car qui n’est pas concerné par les jeux de pouvoir, même au plus bas niveau de l’organisation sociale, de la famille.

Les affaires dont on nous rabat les oreilles actuellement relèvent de la même logique car ils existe dans la société nombre de personnes qui sont prêtes à transgresser les règles et les lois pour améliorer leur statut donc leur  pouvoir sur autrui.

Encore là, qu’il s’agisse de groupes sociaux ou de simples familles, cette forme de tricherie existe. Et bien malin qui peut déceler les « vicieux » des « vertueux ».

Les personnes les plus en responsabilité, dont la fonction consiste à diriger les autres, sont naturellement plus exposées à la concurrence, à la compétition pour le leadership et seront en conséquence, encore plus indulgentes à l’égard des fraudeurs de tout poil, des menteurs. Tout simplement que leur centre d’intérêt, ou leur positionnement hiérarchique, les conduit à exercer leur pouvoir parmi d’autres convoitises de pouvoir et que le pouvoir dans un domaine donné lié à la fonction ne se partage pas.

Dans le cas des hommes politiques, et dans un cadre démocratique,  c’est le peuple qui choisit aux différents niveaux (de la nation et des différentes institutions ou collectivités) tout comme un groupe d’adhérent (ou d’électeurs) choisit dans l’organisation politique, le groupe de pression.

Donc soyons clair il va falloir, au prétendant au pouvoir convoité, entrer dans un processus de recherche de stratégie qui va l’éloigner de plus en plus de son discours de recherche de l’intérêt général (ou de la mission qui lui a été confiée) qu’il risque peu à peu confondre avec son propre intérêt.De ce fait de l’éloigner de ses engagements avec ceux qui l’ont mandaté, fut ce d’une décision récente ou acquise de longue date !

Sommes nous confrontés avec Mélenchon et Hamon d’une part, Macron et Valls d’autre part, et pourquoi pas Le Pen et Fillon, à des concurrences de même type. Sans doute oui sur la forme mais le fond est bien différent car,  pour les deux premiers ils ont deux volontés populaires relativement semblables en soutien; quant aux autres je suis personnellement convaincus malgré des volontés populaires exprimées qu’ils ont à faire avec des oligarchie des groupes d’intérêt réduits, à ceux des puissances d’argent, capable le moment venu de régler les concurrences qui se manifestent.

Ce que devrait pouvoir faire l’immense majorité populaire – ou les plus conscients parmi elle – pour CONTRAINDRE les deux candidats de gauche à s’entendre. Ma seule contrainte sera de leur dire : je ne vous pardonnerai jamais votre inconséquence !

On s’en fout pourront-ils me répondre ? Autre inconséquence car je ne suis pas seul…

(à suivre « patriarcat horizontal » ou « patriarcat vertical » : N’y a t il que cela à offrir ?)

Livre. Jean-Luc Mélenchon fait de la vertu une réponse à la crise

Julia Hamlaoui
Mardi, 28 Mars, 2017
L’Humanité
De la vertu, de Jean-Luc Mélenchon avec Cécile Amar. Face à la défiance ambiante, le candidat décline dans son nouvel ouvrage un « principe d’action » guidé par l’intérêt général.
Au cœur d’une campagne marquée par les affaires impliquant les candidats de droite et d’extrême droite, celui de la France insoumise soutenu par le PCF publie un nouvel ouvrage : De la vertu. Une référence au « grand mot de la Ire République » revendiquée par Jean-Luc Mélenchon qui explique, de nouveau, en vouloir une VIe pour « réécrire la règle du jeu » mise à mal par « l’argent roi » qui « travaille de fond en comble tous les rouages de la décision dans le pays ».

Agir en conformité avec ce qui est « bon pour tous »

Après un volume biographique avec Marc Endeweld, le Choix de l’insoumission, centré sur son parcours politique, en septembre dernier, c’est à quelques semaines du premier tour que Jean-Luc Mélenchon a choisi de sortir ce nouvel entretien réalisé, cette fois-ci, avec le concours de Cécile Amar. Une collaboration pour laquelle cette journaliste de l’Obs, auteure notamment avec Cécile Duflot de De l’intérieur : voyage au pays de la désillusion, en 2014, se serait vu sanctionnée par le magazine, rapporte Mediapart. Fil conducteur de l’ouvrage, la vertu est, pour Jean-Luc Mélenchon, « un principe d’action gouvernant la vie en société ». Il s’agit, alors que « le grand nombre n’a plus confiance en rien ni en personne », d’agir en conformité avec ce qui est « bon pour tous », déroule le député européen. Un principe à rebours de la « compétition de chacun contre tous » qu’organise le « capitalisme financiarisé » fustigé par le candidat. Cette éthique politique, fondée à la fois sur le fait que nous sommes tous semblables (une vérité à ses yeux devenue d’autant plus incontestable avec la crise écologique) et sur la réciprocité, ne se confond pas avec la morale mais s’y articule. « De la même manière que l’État n’a pas à s’en occuper, ceux qui mettent en œuvre une morale personnelle n’ont pas à chercher à l’imposer aux autres », estime-t-il. C’est aussi une série de mesures, contenues dans son programme « l’Avenir en commun », que le candidat donne à voir comme autant de possibilités de faire des trois mots de notre devise républicaine, dont « notre société s’éloigne toujours », une réalité. Ils forment autant de chapitres de l’ouvrage : Liberté, Égalité, Fraternité.

 
Un camion pour sillonner le pays et convaincre

Pour les quatre dernières semaines avant le premier tour, l’équipe de Jean-Luc Mélenchon a annoncé, en plus de l’accélération des meetings, un nouveau dispositif de campagne : un camion, paré des couleurs de la France insoumise et du slogan « La force du peuple », parcourra la France dans le mois à venir en s’arrêtant dans 27 villes, comme aujourd’hui à Dieppe ou mercredi au Havre, où Jean-Luc Mélenchon sera en meeting le soir. « Nous vous dévoilons le camion-podium insoumis, la première des initiatives que nous lançons à un mois du premier tour de la présidentielle pour convaincre les 50 % de Français qui n’ont pas encore fait leur choix », a lancé le directeur de campagne, Manuel Bompard, ce week-end à Rennes. D’ici deux semaines, sept « caravanes » devraient, elles, faire étape dans les quartiers populaires.

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