Pierre Laurent : «La présidentielle n’est pas jouée, nous serons tenaces jusqu’au dernier moment »

Posté par jacques LAUPIES le 31 mars 2017

 

Entretien réalisé par et Cédric Clérin, Diego Chauvet et Stéphane Sahuc
Vendredi, 31 Mars, 2017
Humanité Dimanche

Entretien. Alors que la campagne présidentielle entre dans la dernière ligne droite mais toujours sur fond d’affaires, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, appelle à se saisir du vote Mélenchon pour exiger un changement radical. Selon lui, rien n’est joué pour ce premier tour et il invite les électeurs à ne pas se laisser voler leur vote et à ne pas tomber dans le «piège» Macron face au réel danger FN.

Humanité Dimanche. Pour des millions de Français, la peur de Le Pen fait du vote Macron un vote utile. Que leur dire ?

Pierre Laurent. Cela fait un an que l’on construit un piège politique pour empêcher les Français de choisir une véritable politique de gauche. Le choix se réduirait à Mme Le Pen ou une version ou une autre des mêmes politiques libérales – soit la version ultraréactionnaire de Fillon, soit une version prétendument modernisée avec Macron. Mais nous avons déjà vu Macron à l’œuvre. Il a été l’inspirateur de la politique économique de François Hollande. Et aujourd’hui il veut poursuivre avec 60 milliards de dépenses publiques et 120 000 fonctionnaires en moins… Sa première visite internationale a été pour Angela Merkel pour l’assurer que la France, avec lui, poursuivrait dans la même voie. L’idée qu’on sera en meilleure position pour battre Mme Le Pen si le vote Macron est très élevé, quitte à faire descendre les votes de gauche, est une idée extrêmement dangereuse. Ne nous trompons pas d’adversaire. Pour porter le plus haut possible le vote Mélenchon, le danger, c’est le vote Macron, pas le vote pour Benoît Hamon, qui est d’ailleurs combattu par les tenants de la ligne sociale-libérale. Nous aurons demain à reconstruire avec tous les électeurs de gauche.

Humanité Dimanche. Alors, comment contrer le danger FN ?

Pierre Laurent. D’abord en combattant ses idées. J’ai publié un livre pour démonter l’imposture de son programme car j’en ai assez de la complaisance qui entoure le discours du FN. J’ai conscience que, pour combattre cette banalisation, il faut le faire avec des arguments précis, en démontant un discours qui s’emploie à maquiller ses véritables intentions. Prenons l’idée centrale du FN : il prétend qu’il créera un bouclier protecteur pour les travailleurs en constitutionnalisant la préférence nationale. Si cela arrivait, ce serait en vérité la fin du principe central d’égalité dans notre République, et son remplacement par un principe officiel de discrimination. Ce ne serait donc pas une protection mais une attaque contre tous les principes fondamentaux d’égalité. C’est l’ensemble des droits des travailleurs qui serait fragilisé. En créant des catégories de salariés sans droits, sans accès à la protection sociale, le FN institutionnaliserait sur le sol national le dumping social entre salariés aux droits différents. En vérité, Mme Le Pen passe son temps à diviser les Français en exonérant de toutes responsabilités la concentration des richesses financières dans les mains de quelques-uns.

 

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A la dérive

Posté par jacques LAUPIES le 31 mars 2017

J’ai regardé avec intérêt  la fiction diffusée ce jeudi sur France 3 : « A la dérive »

Malgré quelques maladresses, comme le souligne la critique de l’Huma, ce film est extrêmement proche de la réalité. Evidemment tout le monde peut reconnaître,  au travers des personnages du parti nationaliste placé au cœur du scénario, un certain FN.

CE qui m’a paru le plus intéressant c’est la description du glissement progressif vers un parti xénophobe et raciste, du syndicaliste licencié et qui vit très mal sa situation de chômeur, personnage interprété par Bastien Bouillon.

Non moins intéressants les personnages incarnant le Maire d’extrême droite et les militants de ce parti qui, malgré leurs efforts de dédiabolisation, restent totalement fidèles à des pratiques douteuses en matière financière et d’instrumentalisation de ses propres militants. Jusqu’au jour où…

A regarder sur pluzz fr3 (si ce n’est déjà fait)

 

Antoine Duléry (Brice Leroy) dans le téléfilm A la dérive, où il incarne un leader de parti d'Extrême-droite.

Jeudi, 30 Mars, 2017
Humanite.frAu Havre, Jean-Luc Mélenchon soutient les travailleurs…

Dans la ville portuaire, le candidat a notamment proposé d’obliger les entreprises à déclarer leurs bénéfices là où ils les produisent.

Dans « la capitale de la résistance contre la loi travail », Jean-Luc Mélenchon a fait une nouvelle fois salle comble. Devant près de 5 000 personnes venus l’écouter aux Docks Océane, le candidat de la France insoumise, soutenu par le PCF, a commencé sa réunion publique en saluant avec gravité les salariés qui souffrent et meurent au travail. « Tous les ans, ce sont 550 personnes qui meurent sur leur poste de travail », précise le député européen, alors que la veille, Emmanuel Macron s’exprimant devant le Medef avait été jusqu’à vouloir supprimer le mot « pénibilité » pour caractériser le compte du même nom au motif qu’ « il induit que le travail est une douleur ».

Au Havre, à quelques pas du quartier de l’Eure où une stèle est érigée en souvenir des dockers victimes de l’amiante, Jean-Luc Mélenchon a dédié cette soirée « à ceux des nôtres partis trop tôt et qui savaient si bien faire ». C’est donc bien pour ne plus perdre sa vie à la gagner que le député européen a déroulé ses propositions dont le fond porte sur « les rapports sociaux des échanges », non sans avoir auparavant rejeter une nouvelle fois un ralliement à Benoit Hamon auquel ce dernier avait appelé dans la journée. « Je ne vais pas commencer aujourd’hui à faire le contraire ou à m’engager dans je ne sais quel arrangement qu’on me suggère de faire », a-t-il déclaré en assurant ne pas être en compétition avec Benoit Hamon, et en souhaitant « rattraper Fillon, et une fois qu’on l’aura fait, rattraper le suivant ». Quant au soutien que Manuel Valls a préféré donner au candidat d’En marche ! plutôt qu’au gagnant de la primaire du PS, Jean-Luc Mélenchon estime que c’est le signe de l’éclatement du PS. « Le PS est réduit à l’emballage contenant des matériaux confus et finalement assez explosifs quand on les rapproche », a-t-il poursuivi. Il a d’ailleurs justifié son départ du parti dans lequel il est resté près de trente ans par le fait que le PS ne voulait pas « mener le combat contre le capitalisme financier transnational ».

La victoire, les communistes y travaillent aussi

Ce capitalisme « qui taxe et qui rançonne », le candidat souhaite s’y attaquer en changeant le rôle des banques, notamment de celles qui servent de passerelles pour les paradis fiscaux. « Parmi celles-là, il y en a six françaises. On les avait nationalisées fut un temps. Il faudra peut-être recommencer », annonce-t-il sous les applaudissements. En cas de victoire, Jean-Luc Mélenchon prévoit aussi d’imposer que les entreprises déclarent leurs bénéfices là où elles les produisent ». La victoire, les communistes y travaillent aussi. Auprès du camion surmonté de drapeaux rouges accueillant les participants au meeting, Baptiste Bauza, secrétaire de la section PCF du Havre, se dit « pleinement engagé dans la campagne pour faire de Jean-Luc Mélenchon notre président et de Jean-Paul Lecoq notre député (sur la 8ème circonscription de Seine-Maritime -NDLR). « Dans cette ville où les combats ouvriers sont soutenus par les communistes depuis des années, je suis heureux que Jean-Luc Mélenchon vienne nous rejoindre dans la lutte », ajoute-t-il.

Ce n’est d’ailleurs sans doute pas pour rien si le candidat à la présidentielle a choisi le Havre pour réaffirmer sa volonté d’augmenter les salaires et de les limiter à un écart de 1 à 20 par entreprise, tout comme celle de ramener la retraite à 60 ans. Pas non plus un hasard s’il a prévenu que la mise en œuvre du canal Seine-Nord n’était pas une urgence et qu’il fallait lui préférer la construction de l’écluse dans le port du Havre, où il s’est rendu le matin même en compagnie des dockers et des candidats PCF aux législatives. Cette écluse, que les portuaires appellent « chatière », permettrait de « faire passer le maximum de marchandises de la mer à la Seine ».

Dans ce port où les mouettes disputent l’azur aux portiques des docks, c’est par le poème L’Albatros de Charles Baudelaire, que Jean-Luc Mélenchon a terminé sa réunion publique, comme un encouragement à dépasser les horizons.

Lire aussi :

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L’effet locomotive fonctionne

Posté par jacques LAUPIES le 30 mars 2017

Quoiqu’on en dise ou en pense, Jean Luc Mélenchon est la locomotive de ce train qui poursuit son chemin doté d’une force d’inertie qu’il a su préserver au fil du temps malgré les obstacles mais aussi grâce à une astucieuse utilisation de ses soutiens.

Sera-t-il capable de tirer parti de sa poussée et de dépasser le convoi affrété à la va vite par la locomotive Macron qui mise avec tous ceux qui l’empruntent pour la qualité de son carburant médiatique patronal et étatique (je vous expliquerai pourquoi si vous ne l’avez déjà vous même constaté) 

Par contre Il est un train qui risque de rester à la traine faute d’appuis suffisants. C’est celui de la machine Hamon en perte de vitesse et  n’a d’autre recours qu’un accrochage au train Mélenchon.

Mis ça c’est une autre histoire et j’ai sommeil…

 

Sondages. Mélenchon gagne en popularité

Aurélien Soucheyre
Mercredi, 29 Mars, 2017
L’Humanité

L’image du candidat, donné quatrième, est en nette progression.

Actuellement estimé à 14 % d’intention de vote par la plupart des instituts de sondage, et donné systématiquement devant Benoît Hamon au premier tour, Jean-Luc Mélenchon bénéficie d’une image de plus en plus appréciée, selon une étude Odoxa.

Depuis un débat où il a marqué les esprits, le candidat de la France insoumise soutenu par le PCF a vu sa cote de confiance monter à 40 % , ce qui le place pour la première fois à la deuxième place du classement, derrière Emmanuel Macron. 38 % des sondés s’estiment surpris « en bien » par Mélenchon, qui, non content d’être le candidat de gauche le mieux placé, gagne aussi 12 points chez les sympathisants de droite, 9 points chez ceux du FN et 8 points chez les « sans proximité partisane ». Placé devant Fillon en termes de confiance et de sympathie, Mélenchon ne l’a toutefois pas encore doublé au niveau des intentions de vote. Il est également donné par Odoxa comme étant celui qui réussit la plus belle campagne, juste derrière Emmanuel Macron, toujours favori.

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Agir pour l’Union…

Posté par jacques LAUPIES le 29 mars 2017

Pas plus tard que ce matin, et depuis plusieurs jour  je m’efforce modestement de « rappeler à l’ordre » pour l’Union des forces  progressistes et en particulier sur la base de ce qui rassemble ou peut rassembler les soutiens à Hamon et Mélenchon.

Les évènements de ce jour (ralliement de Valls à Macron) confirme ce qui était déjà une forte tendance, le rassemblement disparate autour de Macron dans le seul but de prolonger les politiques désastreuse d’austérité qui risque de jeter les français une fois de plus sous la tutelle des forces économiques et financières qui dominent le monde ! Sans compter le retour possible d’une nouvelle droite autour de Marine Le Pen et Fillon !

Je n’aurais pas l’outrecuidance de jouer, dans mon coin, au petit prophète comme il y en tant ! Non tout simplement, à la vitesse ou vont les évènements je me positionne comme un simple militant qui dit ce qu’il ressent, au risque de mal le faire et même de se tromper.

J’ai le devoir de dire aux centaines de lecteurs de ce blog ce que peut-être beaucoup n’entendront pas, ni à la télé, ni sur les sites qu’ils fréquentent, de rappeler les positions de mon parti et de mon journal l’Humanité avec le plus d’esprit critique possible autant que généralement de soutien !

Et pourquoi pas d’avancer des points de vue qui prennent source dans mes contacts quotidiens autant que dans les expressions politiques au plus haut niveau.

Je pense personnellement qu’il y a un lien dialectique très fort entre les objectifs que l’on se fixe et la stratégie pour les atteindre. Si le fond pose problème, il n’est pas impossible de le surmonter, quant à la stratégie qui le rejoint (c’est une lapalissade) elle doit s’adapter ! Ce que des millions de français espèrent.

Voila ou nous en sommes !

Continuons à exiger un rassemblement avec la forme de représentation la plus appropriée, y compris pour les législatives ! C’est ce que veulent des millions de gens.

Hamon et les « coups de couteau » venus de son camp : même pas mal

Audrey Loussouarn et Lionel Venturini
Mercredi, 29 Mars, 2017
L’Humanité

Le candidat PS croit à la mobilisation de terrain pour dynamiser une campagne torpillée, entre autres, par les ralliements à Emmanuel Macron.

Redynamisée par son meeting du 19 mars à Bercy, la campagne de Benoît Hamon semble être retombée comme un soufflé. Dès le lendemain, au débat de cinq candidats sur TF1, sa ­prestation n’a pas été très saluée. Après cela, c’est le sondage BVA Salesforce qui le place derrière Jean-Luc Mélenchon (14 %, contre 11,5 %). Sa campagne patine. Mais côté staff, on l’assure : « Elle se ­déploie tous azimuts avec l’objectif d’occuper le terrain », souligne ­Jérôme Guedj avant de dérouler le rendez-vous d’hier à Berlin, le meeting de ce soir à Lille, aux côtés de Martine Aubry, et le déplacement, avec un meeting à Saint-Joseph, ce week-end, à La Réunion.

La « règle de base » dévoyée

C’est que Benoît Hamon n’est pas aidé par son propre camp. Si Jérôme Guedj insiste sur le soutien d’une « écrasante majorité des parlementaires qu’on ne voit pas assez », depuis sa victoire à la primaire, les ralliements successifs de ministres, élus et figures du Parti socialiste (PS) à Emmanuel Macron feuilletonnent la campagne du candidat. Et le font ­déchanter : « Je ne m’attendais pas à autant de trahisons », a-t-il confié, parlant plus tard « de couteaux dans le dos » de ses anciens camarades. Jusqu’à cette rumeur d’un ralliement de son ex-concurrent à la primaire, Manuel Valls. Ceux-ci, comme Bertrand ­Delanoë, ont « normalement une responsabilité », celle d’être « sur le champ de bataille » et non pas d’être des « commentateurs », lâche le ­député PS et responsable thématique dans la campagne du candidat PS, Daniel Goldberg, ajoutant qu’il existe une « règle de base », avancée pourtant par Jean-Christophe Cambadélis : « Si on ne soutient pas le candidat de son parti, on n’a rien à faire au PS. L’UDI a exclu ses membres qui se ralliaient à Macron. Nous ne sommes pas capables de le faire… Pour la question du non-parrainage, les élus ont reçu une lettre. Pour les soutiens, que va-t-il se passer ? »

Comment relancer la campagne du candidat qui flirte dangereusement, dans les sondages, avec la barre des 10 % ? « On ne fera pas un Bercy bis », concède un proche du candidat. Et puis, « sur le terrain, personne à gauche n’est dur avec Benoît », souligne Thierry Marchal-Beck, de l’équipe de campagne. Soit, en d’autres termes, le candidat n’a pas à traîner le quinquennat comme un boulet.

« La volatilité des opinions »

Tandis que la campagne du candidat socialiste cible discrètement sur les réseaux sociaux les positions de Jean-Luc Mélenchon sur la ­Russie, semblant rompre le pacte de non-agression, « si cible il y a, ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon, soyons clairs, il y a plus de voix à prendre chez les abstentionnistes de gauche, objecte Thierry Marchal-Beck. C’est d’une gauche nouvelle dont on parle. J’en veux pour preuve que la “génération CPE”, les jeunes socialistes, écologistes et communistes, n’ont jamais cessé de dialoguer ».

Du côté de Daniel Goldberg, on mise sur « la volatilité des opinions », y compris du côté de l’électorat d’Emmanuel Macron, pour faire pencher la ­balance en faveur du socialiste. Le tout pour l’équipe de campagne est de « démonter » la théorie du vote utile, estime-t-elle, et de mettre en avant le « caractère attrape-tout » de la candidature de l’ex-banquier d’En marche ! Pierre Cohen, l’ancien maire de Toulouse, avance, lui, la « fenêtre historique » qui s’ouvre, et compare le traité de transition énergétique du candidat Hamon à l’équivalent de ce que fut le traité du charbon et de l’acier (Ceca) pour la construction européenne. Soit un autre désaccord avec Jean-Luc Mélenchon, aussi.

Audrey Loussouarn et Lionel Venturini

 

Je demande une rencontre entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Yannick Jadot et moi-même pour créer les conditions de la victoire

 

La conversion de Manuel Valls à la candidature d’Emmanuel Macron clarifie le sens de cette candidature. Celle-ci devient le point de ralliement de tous les libéraux et socio- libéraux.  Ce choix sonne le regroupement de tous les responsables des renoncements du quinquennat et de la division de la gauche, autour d’une candidature dont les orientations de droite sont désormais clairement affichées. 

 

Dans cette situation, face à une menace de droite et d’extrême droite qui s’aggrave encore, il est urgent que toutes les forces de gauche engagées dans la campagne des présidentielles  se rassemblent autour d’un projet profondément ancré  à gauche, d’une campagne et d’une candidature commune. 

 

Engagé dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, je demande une rencontre dans les tous prochains jours entre  Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon,  Yannick Jadot et moi-même pour créer les conditions de la victoire.

C’est plus que jamais nécessaire et, désormais, possible dans la clarté.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

Paris, le 29 mars

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Les tricheurs

Posté par jacques LAUPIES le 29 mars 2017

Le « bon sens » populaire conduit à considérer que si l’union des forces de gauche « authentique » ne se fait pas c’est une affaire d’égo.

Cette idée est évidemment entretenue et confortée par les médias qui se complaisent à mettre en avant les conflits de personne, ou de catégorie, au sein d’une même organisation, d’un parti, etc.

Et il n’est pas  étonnant que cela fasse oublier les enjeux réels car qui n’est pas concerné par les jeux de pouvoir, même au plus bas niveau de l’organisation sociale, de la famille.

Les affaires dont on nous rabat les oreilles actuellement relèvent de la même logique car ils existe dans la société nombre de personnes qui sont prêtes à transgresser les règles et les lois pour améliorer leur statut donc leur  pouvoir sur autrui.

Encore là, qu’il s’agisse de groupes sociaux ou de simples familles, cette forme de tricherie existe. Et bien malin qui peut déceler les « vicieux » des « vertueux ».

Les personnes les plus en responsabilité, dont la fonction consiste à diriger les autres, sont naturellement plus exposées à la concurrence, à la compétition pour le leadership et seront en conséquence, encore plus indulgentes à l’égard des fraudeurs de tout poil, des menteurs. Tout simplement que leur centre d’intérêt, ou leur positionnement hiérarchique, les conduit à exercer leur pouvoir parmi d’autres convoitises de pouvoir et que le pouvoir dans un domaine donné lié à la fonction ne se partage pas.

Dans le cas des hommes politiques, et dans un cadre démocratique,  c’est le peuple qui choisit aux différents niveaux (de la nation et des différentes institutions ou collectivités) tout comme un groupe d’adhérent (ou d’électeurs) choisit dans l’organisation politique, le groupe de pression.

Donc soyons clair il va falloir, au prétendant au pouvoir convoité, entrer dans un processus de recherche de stratégie qui va l’éloigner de plus en plus de son discours de recherche de l’intérêt général (ou de la mission qui lui a été confiée) qu’il risque peu à peu confondre avec son propre intérêt.De ce fait de l’éloigner de ses engagements avec ceux qui l’ont mandaté, fut ce d’une décision récente ou acquise de longue date !

Sommes nous confrontés avec Mélenchon et Hamon d’une part, Macron et Valls d’autre part, et pourquoi pas Le Pen et Fillon, à des concurrences de même type. Sans doute oui sur la forme mais le fond est bien différent car,  pour les deux premiers ils ont deux volontés populaires relativement semblables en soutien; quant aux autres je suis personnellement convaincus malgré des volontés populaires exprimées qu’ils ont à faire avec des oligarchie des groupes d’intérêt réduits, à ceux des puissances d’argent, capable le moment venu de régler les concurrences qui se manifestent.

Ce que devrait pouvoir faire l’immense majorité populaire – ou les plus conscients parmi elle – pour CONTRAINDRE les deux candidats de gauche à s’entendre. Ma seule contrainte sera de leur dire : je ne vous pardonnerai jamais votre inconséquence !

On s’en fout pourront-ils me répondre ? Autre inconséquence car je ne suis pas seul…

(à suivre « patriarcat horizontal » ou « patriarcat vertical » : N’y a t il que cela à offrir ?)

Livre. Jean-Luc Mélenchon fait de la vertu une réponse à la crise

Julia Hamlaoui
Mardi, 28 Mars, 2017
L’Humanité
De la vertu, de Jean-Luc Mélenchon avec Cécile Amar. Face à la défiance ambiante, le candidat décline dans son nouvel ouvrage un « principe d’action » guidé par l’intérêt général.
Au cœur d’une campagne marquée par les affaires impliquant les candidats de droite et d’extrême droite, celui de la France insoumise soutenu par le PCF publie un nouvel ouvrage : De la vertu. Une référence au « grand mot de la Ire République » revendiquée par Jean-Luc Mélenchon qui explique, de nouveau, en vouloir une VIe pour « réécrire la règle du jeu » mise à mal par « l’argent roi » qui « travaille de fond en comble tous les rouages de la décision dans le pays ».

Agir en conformité avec ce qui est « bon pour tous »

Après un volume biographique avec Marc Endeweld, le Choix de l’insoumission, centré sur son parcours politique, en septembre dernier, c’est à quelques semaines du premier tour que Jean-Luc Mélenchon a choisi de sortir ce nouvel entretien réalisé, cette fois-ci, avec le concours de Cécile Amar. Une collaboration pour laquelle cette journaliste de l’Obs, auteure notamment avec Cécile Duflot de De l’intérieur : voyage au pays de la désillusion, en 2014, se serait vu sanctionnée par le magazine, rapporte Mediapart. Fil conducteur de l’ouvrage, la vertu est, pour Jean-Luc Mélenchon, « un principe d’action gouvernant la vie en société ». Il s’agit, alors que « le grand nombre n’a plus confiance en rien ni en personne », d’agir en conformité avec ce qui est « bon pour tous », déroule le député européen. Un principe à rebours de la « compétition de chacun contre tous » qu’organise le « capitalisme financiarisé » fustigé par le candidat. Cette éthique politique, fondée à la fois sur le fait que nous sommes tous semblables (une vérité à ses yeux devenue d’autant plus incontestable avec la crise écologique) et sur la réciprocité, ne se confond pas avec la morale mais s’y articule. « De la même manière que l’État n’a pas à s’en occuper, ceux qui mettent en œuvre une morale personnelle n’ont pas à chercher à l’imposer aux autres », estime-t-il. C’est aussi une série de mesures, contenues dans son programme « l’Avenir en commun », que le candidat donne à voir comme autant de possibilités de faire des trois mots de notre devise républicaine, dont « notre société s’éloigne toujours », une réalité. Ils forment autant de chapitres de l’ouvrage : Liberté, Égalité, Fraternité.

 
Un camion pour sillonner le pays et convaincre

Pour les quatre dernières semaines avant le premier tour, l’équipe de Jean-Luc Mélenchon a annoncé, en plus de l’accélération des meetings, un nouveau dispositif de campagne : un camion, paré des couleurs de la France insoumise et du slogan « La force du peuple », parcourra la France dans le mois à venir en s’arrêtant dans 27 villes, comme aujourd’hui à Dieppe ou mercredi au Havre, où Jean-Luc Mélenchon sera en meeting le soir. « Nous vous dévoilons le camion-podium insoumis, la première des initiatives que nous lançons à un mois du premier tour de la présidentielle pour convaincre les 50 % de Français qui n’ont pas encore fait leur choix », a lancé le directeur de campagne, Manuel Bompard, ce week-end à Rennes. D’ici deux semaines, sept « caravanes » devraient, elles, faire étape dans les quartiers populaires.

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Vers un gouvernement pour une république sociale et solidaire : il n’est jamais trop tard pour bien faire !

Posté par jacques LAUPIES le 28 mars 2017

Comment se peut-il que dans la situation où se trouvent deux courants politiques de gauche qui, tout de même rappelons le, ne sont pas nés d’aujourd’hui, soient incapables de solutionner cette évidence : désunis nous sommes battus !

C’est donc admettre de leur part qu’il y a une telle différence d’objectifs qu’il vaut mieux laisser libre cours à ceux qui de plus en plus apparaissent comme prêts aux pires atteinte aux droits du monde du travail contre une poignée qui l’exploite.

Car c’est bien de delà qu’il s’agit. D’autant que ces derniers, appelons les « droite radicale » et « droite modérée » affichent plus ou moins clairement leurs intentions. Même si les qualificatifs de « radical » et de « modéré » ne sont pas très adaptés pour définir le FN dune part et les « En marche » d’autre part, chacun étant adoubé par les LR. (Le Pen, Fillon et Macron sont à combattre sans réserve)

S’il s’agissait de ne pas enclencher des processus, comme cela a été le cas dans le passé, qui ont conduit à l’isolement du jusqu’ auboutisme des uns  contre  l’isolement, par  la compromission, des autres, on pourrait comprendre l’hésitation à les rassembler.

Il faudrait savoir s’il s’agit de prendre le risque de laisser deux stratégies se réclamant de la marche vers le progrès s’affronter ou s’il s’agit de rassembler deux forces (qualifiées de gauche) qui ont leur expression populaire, faire un pas ensemble vers le progrès dont on sait qu’en définitive c’est la rapport au sein des forces populaires qui en tout état de cause tranchera ?

En gros rassembler : 

- d’une part, un courant « révolutionnaire », incarné par Mélenchon, se réclamant de la démocratie et donc soumis aux aléas du suffrage universel dans une société dominée par l’argent, au sein duquel, le PCF  entend peser

– et d’autre part un courant social démocrate incarné par Hamon, croyant aux vertus du réformisme prenant prioritairement en compte l’équilibre entre capital et social !

Celui ou ceux qui s’abritent soit vers des incompatibilités programmatiques, des incompatibilités historico-politique, au pire sur des susceptibilités inavoués de recherche de leadership, prennent une lourde responsabilité.

Et s’il faut les aider (car je ne crois plus tellement à leur capacité de se sortir d’un mauvais piège que leur tendent les bourgeoisies nationales et internationales) suggérons leur  de s’accorder :

1 – sur le programme en trouvant une dizaine de points d’accord de politique générale avec la promesse de consulter les français par référendum sur les points essentiels de désaccord.

2 – sur la réduction des pouvoirs du président et du principe  la réforme constitutionnelle, donc de désigner le candidat qui représentera les deux courants de gauche (sans que cela soit strictement interdit à des forces qui en acceptent le programme)

3 – sur la répartition des différentes forces politiques, au sein du gouvernement, avec l’octroi et la répartition des attributions essentielles

Il n’est jamais trop tard pour bien faire !

 

Unis pour gagner » : ce slogan pour lequel ils aimeraient voter

Audrey Loussouarn
Lundi, 27 Mars, 2017
L’Humanité

Citoyens, militants politiques et syndicalistes se sont réunis, samedi après-midi, devant les QG de campagne de Hamon et de Mélenchon, afin qu’ils s’unissent dès le premier tour.

Ils tournent le dos à la statue de la ­République, sur la place parisienne, pour mieux faire face aux citoyens de gauche qui ont répondu à leur appel. Ce samedi après-midi, pancartes et drapeaux en main, ils étaient environ 300 à s’être réunis pour pousser les candidats Jean-Luc Mélenchon (la France insoumise) et Benoît Hamon (Parti socialiste) à s’unir dès le premier tour de la présidentielle.

« Il faut convaincre les états-majors de changer leurs plans »

Face aux appels « Hamon, Mélenchon, faites pas les cons ! » ou « Unité pour ­gagner ! », les initiateurs s’enchaînent au mégaphone. « Trente-cinq rassemblements ont été organisés. Pour combien de tribunes, combien de pétitions ? » met en avant ­Sébastien, de la pétition 1maispas3, pour surligner la demande du peuple de gauche.

« Il faut additionner des voix pour être au deuxième tour, la division ne nous a jamais fait gagner, jamais ! » clame quant à lui Gérard Filoche (PS), demandant un accord politique et une plateforme commune. « Comme en 1936, 1945 puis 2016 avec la loi El Khomri… complète Frédéric Boccara (PCF), le peuple de gauche a su s’unir. Il reste un mois ! » Pour cela, Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), mettant le doigt sur leur volonté commune de balayer la stature de l’homme providentiel, pointe les « petits 5 % de différence entre les deux programmes » et cette hypothèse, s’ils s’allient, d’une VIe République et d’une transition écologique « dès juillet ». Un militant insoumis intervient : « Il faut convaincre les états-majors de changer leurs plans. Jean-Luc Mélenchon dit que ce n’est pas facile. On va l’aider ! » Pour Guy Trésallet (FSU), à un mois du premier tour, il y a urgence. « On ne veut pas revivre cinq ans de politiques rétrogrades. Les classes populaires ne doivent plus être les grandes perdantes de l’histoire », avance-t-il sous les applaudissements.

Tous ont répondu à l’appel des initiateurs des pétitions 1maispas3.org, vousattendezquoi.fr, de l’Appel des 100, de syndicalistes et de collectifs citoyens (les Jours heureux, Utopia, Roosevelt…). Après un rassemblement sur la place, les manifestants se sont transformés en « marcheurs » jusqu’aux deux sièges de campagne dans le 10e arrondissement parisien. À un membre de l’équipe du candidat PS, ils ont offert, sous l’œil des caméras, la potentielle affiche électorale commune, les visages des deux hommes bien en évidence.

« On est nombreux à vouloir l’union »

L’action n’est pas inédite : elle emboîte le pas à une longue liste d’initiatives tendant à renouer le dialogue entre les deux candidats. Y compris depuis qu’ils se sont dit « non », il y a un mois. « On est tous paumés. C’est le seul moyen de réagir à cela », glisse une sympathisante de gauche dans la foule. Une bouteille à la mer ? « Il n’y a pas grand monde, mais si on fixe le rendez-vous chaque semaine, le mouvement prendra de l’ampleur car on est nombreux à vouloir l’union. » Beaucoup insistent sur l’idée qu’il ne s’agit pas de demander à l’un en particulier de se désister pour la candidature de l’autre. Jean-Pierre, militant communiste du 10e arrondissement, qui juge « inutile et désastreux » deux scores à 10 % au premier tour, y voit tout de même un espoir « très faible » de les réunir. « Il faut penser à l’après et ne pas se couper des partenaires politiques », dit-il. François, militant écologiste, renchérit : « Toutes les défections socialistes vers Macron sont autant de signes qu’une voie s’ouvre, celle de la recomposition future de la gauche. Basée sur nos points communs. »

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tiens tiens !

Posté par jacques LAUPIES le 28 mars 2017

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Octobre 1917 : Qu’es aco ?

Posté par jacques LAUPIES le 27 mars 2017

Si j’avais  17 ans donc né en 2000 comment pourrais-je avoir une vue objective de la révolution d’octobre ?

Bien difficile avec des élèves qui ont sous la main des manuels d’histoire et des profs qui abordent souvent le sujet par le petit bout de la lorgnette, ramenant ce qui s’est passé en Russie en 1917, et dans les années qui ont suivi, à la cruauté des bolchevik « assassins « de la famille tsariste, au dicktat d’un tyran dénommé Staline, à la répression sanglante des féodaux, puis des petits bourgeois, enfin des paysans, etc.

Nos détracteurs ne manquent pas d’arguments et de faits pour se défouler de leur haine de classe, pour peu qu’ils soient prédéterminés de part leur origine familiale, au sein desquelles l’anticommunisme est présent

Les pauvres élèves qui ont à préparer leur avenir peu prometteur, au vu de la situation économique et sociale et des affrontements qui se dessinent dans le monde. Ils écoutent,  entendent et si, ce n’était cette extraordinaire  qualité contestataire de l’adolescence qui rend sceptique, même peu nombreux, ils sont moins tournés vers le passé que vers le présent et l’avenir.

La démarche des communistes se veut avant tout profondément marquée par l’idéologie qui écarte (ou devrait écarter) tout recours au populisme, à l’utilisation et l’instrumentalisation des sentiments de révolte spontanée . Quant à la violence elle ne peut être utilisée que comme ultime recours contre la violence.

Il est évident que dès lors que l’on est confronté à l’utilisation de la violence comme fin qui justifie les moyens plus rien ne va. Trop de pouvoirs  exercés par les révolutionnaires se réclamant du communisme ont commis cette faute énorme. Dans certains contextes et à certaines époques cela peut s’expliquer mais non être excusé.

Mais de grâce expliquons, expliquons ! Et ne jouons pas trop les critiques moralisateur car qui peut dire ce que nous aurions fait dans les circonstances passées !

Etc. etc. etc

 

Bernard Pudal. « Réduire l’engagement communiste à l’aveuglement, une erreur historique »
Entretien réalisé par Lucie Fougeron
Samedi, 25 Mars, 2017
Humanité Dimanche

La révolution d’Octobre est bientôt centenaire. Si cet événement majeur de l’histoire mondiale demeure l’objet de controverses, il n’en reste pas moins qu’il a exercé un attrait extraordinaire, marquant en profondeur et dans la durée le mouvement ouvrier, singulièrement en France, et toute l’histoire politique et intellectuelle du XXe siècle.

Or l’engagement communiste est tout aussi durablement présenté comme un aveuglement, une illusion teintés de tragédie : cela épuise-t-il l’explication ? Non, répond Bernard Pudal, historien et professeur de Sciences politiques, auteur avec Claude Pennetier du livre « le Souffle d’octobre  1917 ». Le sociologue et l’historien, spécialistes du communisme, y analysent ce qui a porté tant d’hommes et de femmes vers le « rêve révolutionnaire » en réintroduisant l’histoire sociale dans le politique, en replaçant les parcours militants au cœur d’une histoire décidément plus complexe – humaine. Entretien.
HD. Au cours des années 1930, le Parti communiste français passe de 30 000 à plus de 300 000 adhérents. Pour comprendre cet engagement et l’espoir que ces militants ont fondé sur la jeune URSS, vous faites appel à des archives singulières : les autobiographies de Parti. De quoi s’agit-il ?
Bernard Pudal. Les autobiographies que nous étudions, découvertes avec l’ouverture des archives soviétiques, sont des documents originaux, rédigés par les dirigeants, cadres et militants communistes dans les années 1930, à la demande de la commission des cadres du PCF, pour « vérifier » ses cadres, sur la base d’un questionnaire très complet : leur histoire sociale, familiale, professionnelle, culturelle, politique, leur rapport à la répression, etc. À cette époque, ils répondent sur papier libre, donc plus ou moins longuement ; ce sont parfois de véritables récits de vie. Elles servent, comme pour tout service de gestion du personnel, à trouver les cadres adaptés à l’organisation communiste. Par ailleurs, cette technologie de parti, transposée d’URSS dans le fonctionnement du PCF, est au cœur du système communiste. En effet, le système capitaliste reposant sur le capital économique et le capital culturel comme modes de différenciation et de hiérarchisation sociales, la « philosophie sociale » soviétique dut instituer une nouvelle ressource fondamentale : le capital politique. D’où la manière dont on valorise la trajectoire biographique. Par exemple, si l’on peut se prévaloir d’une origine ouvrière, une condition de la conscience de classe, cet aspect biographique fait « marquer des points » ; ce peut être aussi le travail autodidactique pour acquérir la culture marxiste, correspondant à la question : qu’avez-vous lu ? Etc. Le capital politique joue un rôle central dans les pays communistes : on retrouve partout cet enjeu biographique, après la Seconde Guerre mondiale dans les pays de l’Est, en Chine… et dans tous les partis communistes.
HD. Comment avez-vous choisi les autobiographies que vous publiez ?
B. P. Certaines ont été sélectionnées pour leur qualité d’information, comme celle de Jules Raveau, d’abord anarchiste, qui fait un véritable récit de vie. La description très précise de son enfance populaire donne aussi une idée de ce qu’est la misère ouvrière, élément important du combat de toute une vie. D’autres parce qu’elles rendent compte de phénomènes comme la conversion du catholicisme au communisme ou de l’attitude vis-à-vis des procès de Moscou. En outre, nous présentons souvent deux cas par « famille » de parcours, par exemple pour les militants issus des colonies, avec deux Algériens : Amar Ouzegane, détenteur d’une culture lettrée exceptionnelle, qui va ensuite occuper de très hautes fonctions dans les premiers gouvernements de l’Algérie indépendante, et Issad Rabah, chez qui on voit la difficulté du militantisme chez un jeune émigré qui exprime son désarroi de ne pas se sentir à la hauteur de son engagement. Les philosophes Georges Politzer et Paul Nizan viennent, eux, incarner deux postures entre lesquelles beaucoup d’intellectuels communistes ont dû composer dans les années 1930.
HD. Que nous apprennent ces documents ?
B. P. Avec eux, il s’agit de donner une vue d’ensemble de ce monde militant qui, contrairement à ce qui a été beaucoup écrit, est fondamentalement marqué par la pluralité et la diversité. Ces autobiographies, retranscrites, sont présentées, contextualisées et commentées : pour les mettre en perspective, nous les insérons dans des « familles » de trajectoires militantes et nous les analysons en allant au plus près de chaque destin individuel, en considérant la situation (historique, professionnelle, biographique…) de l’auteur. En ressortent la diversité des trajectoires conduisant au Parti – ouvriers métallos, du bâtiment, paysans, instituteurs, agrégés de philosophie, anarchistes, Algériens, juifs, etc. –, la singularité de chaque destin militant, mais aussi la pluralité des rapports au Parti, du fidéisme sans faille au doute dévastateur. Il y a mille et une façons d’être communiste, ce dont les catégories « administratives » (adhérents, militants, cadres…) ne permettent pas de rendre compte, c’est pourquoi on peut parler d’« adhérence » variable. Il s’agit d’essayer de comprendre le point de vue des acteurs au moment où ils agissent, ce que permettent ces autobiographies, écrites à l’époque, et qu’occultent les analyses « surplombantes » qui interdisent qu’on les comprenne. En effet, dès que l’on adopte cette posture, on ne peut réduire l’engagement à une illusion ou à des croyances aveugles : rappelons que, dans leur horizon, il y a deux guerres mondiales, la guerre d’Espagne, la crise de 1929, la montée des fascismes – et à une époque où les protections sociales n’existent pas –, beaucoup de raisons de s’engager… Une période terrible qui ne pouvait que susciter des questions… Et il y a leur conviction qu’ils ont été abusés, soit par les puissances d’argent, soit par le Parti socialiste, qui a « failli » en se ralliant à l’Union sacrée : ils sont à la recherche de solutions. Face à la crise des sociétés impériales et capitalistes, « Octobre 1917 », tels qu’ils l’interprètent – les conditions d’une véritable compréhension n’étant pas alors réunies –, peut apparaître comme une solution modernisatrice, un véritable espoir.
Cette démarche permet d’éviter deux écueils, deux tentations : celle, nostalgique, qui consiste à focaliser cette histoire sur des militants souvent extraordinaires, héroïques, et leur rôle syndical et politique, et la thèse de l’aveuglement, qui renvoie à l’idée que le communisme était une illusion religieuse, telle que l’a développée François Furet et qui s’est disséminée par la suite dans une logique dominante de dénonciation. Une grande partie de l’historiographie du communisme, avec les interprétations criminogènes et totalitaristes, n’accorde aucune place à l’histoire sociale. Elle innerve les questions classiques sur les militants communistes : pourquoi y ont-ils cru ? Comment ont-ils pu s’abuser si longtemps sur l’URSS ? Des questions que se pose tout lecteur et que nous prenons à bras-le-corps dans cet ouvrage. C’est un livre d’histoire sociale du politique, associant les apports de la sociologie et de l’histoire sociale à l’analyse des phénomènes partisans et de l’engagement politique.
HD. Cette histoire a une importance singulière en France…
B. P. Depuis 1920 le mouvement ouvrier français se singularise par l’influence de longue durée que l’URSS a exercée sur son histoire, comme exemple à suivre et « quartier général » de la révolution, selon l’expression d’Eric Hobsbawm. Et dans le monde occidental, il n’y a qu’en France qu’a existé si longtemps un Parti communiste aussi puissant. La question stalinienne est intrinsèquement liée à cette histoire. L’histoire que nous proposons se veut d’une certaine manière une contribution qui peut aider à un véritable travail de deuil. Celui-ci doit trouver sa voie entre une mélancolie paralysante et un déni du réel.

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Sur Arte : l’inflation éternelle, l’énergie noire, la théorie des corps, le multivers, etc.

Posté par jacques LAUPIES le 26 mars 2017

En regardant sur Arte une série d’émissions  nous présentant l’état des recherches scientifiques, tentant d’expliquer l’univers sans évidemment nous donner la réponse absolument définitive, je n’ai pas compris grand chose à toutes les explications données, malgré l’évident effort de vulgarisation des réalisateurs de ces documentaires.

Cependant cela m’a conforté dans cette idée que la science nous donne des certitudes, même si toujours relativement remises en cause par des nouvelles découvertes. Je retiens cette autre idée que la science a toutefois le mérite de réduire à néant toutes les fantasmagories véhiculées, religieuses ou autres, que nous impose des interprétations idéalistes de notre origine, coupées des réalités.

Nul en sciences cosmologiques je me suis contenté de trouver, dans ce que j’ai entendu, la confirmation de ma « croyance » en l’infiniment grand et en l’infiniment petit et au fameux « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » qui, sans doute très naïvement, me conduit à penser que nous sommes le résultat d’une évolution qui doit beaucoup au hasard mais ne saurait être unique dans le fameux « multivers »

Et ce ne sont pas les théories, certes me dépassant, de l’inflation éternelle, de l’énergie noire, de l’existence d’un multivers qui m’éloigneront de ma conviction matérialiste, nécessairement simpliste de ma part, vue la nullité  de mes connaissances, notamment dans le domaine des sciences et des mathématiques en particulier.

Mais bon, en matière de vision simpliste, si j’en juge par ce que j’entends couramment, la concurrence est si forte que je  n’ai plus le moindre complexe à avoir.

Sans pour autant avoir eu accès aux théories les plus élaborées concernant l’univers ou le multivers il me semble que les spéculations concernant l’existence de mondes semblables au nôtre ne sont pas sans fondement, ce qui avouons le à un côté assez réjouissant !

En tout cas nous ramener à la plus extrême modestie sur nos prétentions de savoir !

( https://fr.wikipedia.org/wiki/Multivers )

 

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Une expo sur Rodin que j’aimerais bien visiter

 

Union européenne. Gueule de bois pour l’anniversaire du traité de Rome

Thomas Lemahieu
Vendredi, 24 Mars, 2017
L’Humanité

Sur le Capitole, les dirigeants des États membres vont afficher leur « unité », soixante ans après la signature de l’acte fondateur de l’Union européenne. Mais, derrière l’image de circonstance et les faux débats sur l’Europe à plusieurs vitesses, la crise n’a sans doute jamais été si profonde. Le néolibéralisme accumule les déroutes électorales, mais toutes les issues ne se valent pas.

La fête est finie, la fable a vécu. Camouflets référendaires en France ou aux Pays-Bas, austérité mortifère pour les citoyens des pays de l’Europe du Sud et les Irlandais, coup d’État financier contre un gouvernement cherchant une alternative en Grèce – orchestré par la Banque centrale européenne, la Commission et l’Eurogroupe –, accords de libre-échange contestés de plus en vigoureusement sur tout le continent, faillite de la solidarité dans l’accueil des réfugiés fuyant les conflits en Syrie, en Irak, en Afghanistan et dans la Corne de l’Afrique, sortie du Royaume-Uni après une campagne hystérisée par des leaders xénophobes et ultralibéraux… L’Union européenne est au bout du rouleau. Dans de nombreux États membres, si l’extrême droite monte dangereusement, les forces de droite comme la social-démocratie convertie à la raison de « l’économie sociale de marché » – selon l’expression équivoque de l’ordolibéralisme allemand, totalement antinomique par rapport à l’État social – subissent des déculottées électorales, et de nouvelles coalitions à gauche, alliant exigences démocratiques et inversion des priorités économiques, sociales ou environnementales, commencent à les supplanter, affichant une détermination sans faille à sortir l’UE de son carcan néolibéral,

Chacun cherche une nouvelle histoire à raconter

Mobilisation générale à Bruxelles comme dans les capitales des États membres les plus puissants de l’Union européenne. Chacun cherche une nouvelle histoire à raconter pour maintenir le cours de la « construction européenne », malgré le symbole fâcheux de la sortie du Royaume-Uni. En guise de contre-feu, Jean-Claude Juncker a proposé, dans un opuscule au titre grandiloquent – « livre blanc sur l’avenir de l’Europe » -, cinq « scénarios » qui permettent grosso modo de tout changer pour que rien ne change. En creux, parmi ces propositions, le président de la Commission laisse entendre qu’il est favorable à une « Europe à plusieurs vitesses », avec des États qui se rapprocheraient pour avancer « plus vite », pas tant sur les questions sociales ou fiscales que sur la défense, la sécurité et l’euro. L’idée est désormais relayée par Angela Merkel, François Hollande, Mariano Rajoy et Paolo Gentiloni – qui a remplacé Matteo Renzi à la présidence du Conseil en Italie. Mais ce nouveau dada ne fait pas l’unanimité : dirigée par un gouvernement ultraconservateur et anti-européen, la Pologne, en particulier, a pris la tête de la fronde, refusant de facto toute évolution allant au-delà du marché unique.

En vérité, ce que ce faux débat masque, c’est l’ordre social et économique qu’entendent maintenir à tout prix dans l’Union européenne les plus zélés promoteurs de l’ordolibéralisme, et, ceci, quelle que soit l’architecture institutionnelle. Depuis quelques jours, le gouvernement grec réclame, par exemple, que la déclaration commune pour l’anniversaire du traité de Rome intègre un passage rappelant « l’acquis social européen » et surtout le respect des règles sociales nationales. Une exigence insupportable pour d’autres chefs d’État de l’UE : à ce stade, cette référence, pourtant minimale, a été écartée. Derrière les clins d’œil de circonstance sur le Capitole, ce week-end, et à quelques semaines de l’élection présidentielle française, l’Europe est à la croisée des chemins. En visite en Allemagne, devant le vice-chancelier social-démocrate Sigmar Gabriel, Alexis Tsipras, le premier ministre grec, s’alarme. « Soit les États membres de l’UE peuvent développer des politiques de progrès et protéger les acquis sociaux, soit on entendra de plus en plus des dirigeants lancer des slogans racistes. La Grèce choisit la première option et est déterminée à lutter dans ce sens. »

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Les fouille-merde ?

Posté par jacques LAUPIES le 25 mars 2017

 

« Un fouille-merde est un terme employé pour désigner une personne qui s’intéresse à des choses qui ne la concernent pas ou une personne qui fait des recherches sur des sujets discutables. »

Cette définition  s’applique souvent à des journalistes, à des personnages à curiosité malsaine, à tous ceux qui parfois de manière maladive ou permanente s’appliquent à chercher chez les autres la faille dont souvent ils sont eux mêmes pourvus. Je ne parlerai pas  de ceux dont c’est le métier  qui hantent les préfectures, les commissariats, les palais de justice et bien d’autres lieux censés  nous protéger des délinquants, des bandits, des criminels, etc.

Mais les plus infâmes sont ceux qui font de cette activité la règle d’élimination d’un adversaire : sur le plan professionnel, sur le plan politique. et par simple trouble passionnel, d’ordre psychologique. On mesure les conséquences désastreuses d’un tel comportement lorsque le personnage relève de l’ensemble de ces catégories

Et le festival auquel nous assistons au plus haut niveau de nos « élites » en donne de multiples exemples. Tant et si bien que si les choses continuent à évoluer ainsi, les dénonciations vont se poursuivre à un tel rythme que la société entière va vivre une suspicion généralisée. Au point que se substituera à la réserve, au respect de la vie privée, à la présomption d’innocence, la mise en accusation sans preuve de n’importe qui à propos de n’importe quoi !

Chacun de nous a le droit, surtout si sa probité est mise en cause de se livrer à la mise en cause de ceux qui, à titre individuel ou encore en tant que groupe  ou classe se livrent à des procès d’intention à son égard. Cela ne devrait pas être et il devrait appartenir à la justice et ses tribunaux de trancher et punir celui qui a ces attitudes avec lesquelles il court le risque de la diffamation.

Cette forme d’auto défense par l’attaque systématique devient de plus en plus fréquente et le non respect du secret de l’instruction dès lors que sont saisis les tribunaux apparaît également. Tout cela alimente par médias interposés un déballage exponentiel. Les médias ont le pouvoir légitime d’alerter l’opinion, surtout quand la justice pour diverses raisons ne le fait pas. Par contre, à  postériori, quand la justice officie, ces médias se trouvent placés devant des responsabilités dont beaucoup ne mesurent pas l’importance et les conséquences qu’elles peuvent  avoir pour les mis en cause !

Comment une jeunesse confrontée chaque jour, pour ne pas dire chaque heure à des joutes, des règlement de comptes au plus haut niveau, aux tricheries, aux mensonges de ces gamins qui nous gouvernent ou prétendent vouloir le faire, pourront-ils demain venir au respect de la dignité d’autrui ?

Et si ce n’était qu’une affaire de jeunesses… On constate hélas que toutes générations confondues, le mal est là !

Et les fouille-merde règnent pour leur compte et pour le compte de leurs mandataires car ne nous y trompons pas ce sont bien souvent ces derniers qui déclenchent les scandales.

Alors dénoncer les corrompus, les profiteurs oui c’est nécessaire mais cela passe par le droit et la justice qui ne doivent pas être à la remorque d’informateurs véreux ! Et pour en arriver là n’est ce pas, comme toujours le système économique et social, basé sur la loi du profit,qu’il faut éradiquer

jacques.laupies@orange.fr

 

 

La fille de Jean-Luc Mélenchon assigne un élu de l’Essonne pour diffamation

 

Laurence Mauriaucourt
Vendredi, 24 Mars, 2017
Humanite.fr

Histoire de tenter de sauver l’honneur de François Fillon, Christian Schoettl, maire centriste d’un village de l’Essonne, n’a rien trouvé de mieux que de divulguer une fausse rumeur, laissant croire que Jean-Luc Mélenchon avait lui-même fait embaucher sa fille au sein d’une administration. Maryline Camille Mélenchon a immédiatement démenti et retracé son parcours professionnel sur Facebook.  C’est à lire.

Christian Schoettl, maire centriste aux pratiques polémiques du village de Janvry, dans l’Essonne, et ancien conseiller départemental, pour voler au secours de François Fillon, a cru bon de jeter l’opprobre sur Jean-Luc Mélenchon et sa fille. Ainsi dans un entretien réalisé et publié le 22 mars par le magazine Capital a affirmé que « Jean-Luc Mélenchon est une espèce de matamore qui dénonce les dérives de ses adversaires en oubliant qu’il a fait à peu près la même chose ».  « Quand je l’ai entendu, le 1er mars, déclarer depuis Concarneau, dans le Finistère, que les électeurs de droite «auraient le droit d’avoir un candidat qui puisse être présentable», j’ai pensé qu’il avait perdu la mémoire ou qu’il avait un sacré culot. Alors, on va lui faire une piqûre de rappel, et lui parler de sa propre désinvolture. Parce qu’en décembre 2009, c’est sa fille Maryline qu’il a fait embaucher par le conseil général de l’Essonne », a affirmé Christian Schoettl, au journaliste qui a repris cette pseudo-information sans sourciller.

Cette allégation a rapidement été relayée sur les réseaux sociaux via quelques sites de presse. Et c’est sur le réseau Facebook, que la fille du candidat de la France Insoumise a tenu à réagir d’elle-même.

Voici l’intégralité du texte posté par Maryline Camille Mélenchon, jeudi 23 mars, intitulé « Ma réponse aux attaques ignobles ». 

« Je suis contrainte, par cette voie, de réagir à une attaque ignoble dont j’ai été l’objet. Ces mots seront les premiers et les derniers publiés à ce sujet. En effet, l’affaire est devant la Justice. J’ai été autorisée, par une Ordonnance d’un juge au TGI de Paris, à assigner Christian Schoettl en « référé d’heure à heure » pour diffamation. C’est une procédure exceptionnelle, prévue pour les cas où le préjudice est grave et imminent. La démarche a pour objet de faire cesser un trouble manifestement illicite.

Dans une vidéo que M. Schoettl a publiée sur son compte YouTube spécialement créé à cet effet puis dans une interview au site Capital, le Maire de Janvry (Essonne) me traîne dans la boue en m’associant à l’affaire Fillon et en m’accusant de bénéficier de népotisme. C’est clairement fait pour me déshonorer, ainsi que mon père, je ne suis pas dupe. Et c’est d’autant plus insupportable de la part d’un élu qui s’est fait remplacer par son fils dans son siège de conseiller général après avoir été condamné à un an d’inéligibilité par le Conseil d’Etat.

L’idée que j’aie pu bénéficier de privilèges dus à la personnalité de mon père m’est proprement insupportable. Les préjugés ont la vie dure, mon nom m’a plus souvent fermé des portes qu’il m’en a ouvert, d’autant que je n’ai jamais cherché à tirer profit de ce nom. Je suis fonctionnaire territoriale. J’ai passé le concours d’adjoint administratif (catégorie C) dans les mêmes conditions que les autres candidats et, évidemment, Jean-Luc n’avait aucun pouvoir sur ma réussite ou non au concours.

M. Schoettl affirme que j’ai déménagé de Lyon à l’Ile-de-France parce que j’avais perdu «lamentablement » une élection. C’est totalement faux. En réalité j’ai été élue aux municipales de 2008 et contrainte de démissionner en 2009. Je voulais revenir chez moi en Essonne car le père de mon enfant de 18 mois s’y trouvait et que notre famille était éclatée par la distance.

J’ai été recrutée au Conseil général par voie de mutation selon les régles normales de la fonction publique territoriale. Dès mon recrutement M. Schoettl avait pourtant indiqué dans une note de blog le numéro du standard du département en demandant à ses lecteurs d’appeler pour se faire expliquer les missions qui étaient les miennes à l’époque. J’étais donc allé voir la standardiste pour m’excuser par avance auprès d’elle des appels supplémentaires à venir qu’elle devrait me transférer afin que je puisse renseigner les curieux sur mes missions. Il n’y en eut pas un, mais passons. M. Schoettl sait très bien, également, qu’au moment de ma mutation, Jean-Luc n’est plus élu au Conseil général depuis plus de 5 ans et qu’il a déjà quitté le PS qui gère cette collectivité.

Je récapitule. En novembre 2009, après avoir envoyé des lettres de candidatures spontanées dans plusieurs communes, et avoir échangé avec plusieurs anciens collègues, je suis reçue pour un entretien d’embauche sur un poste administratif au Conseil départemental de l’Essonne. L’entretien se passe bien et je suis recrutée au 1er décembre 2009 par voie de mutation puisque c’est la règle pour les fonctionnaires titulaires de la fonction publique territoriale. Au 1er décembre donc, je quitte les effectifs de la Région Rhone-Alpes pour intégrer ceux du Département de l’Essonne. Comme c’est la règle, je suis rémunérée conformément à mon grade : 1 300 €.

En 2010 je réussis l’examen professionnel de Rédacteur (catégorie B).

Fin 2012, mon compagnon et moi avons l’envie de prendre l’air et reconstruire autre chose ailleurs. Cette fois c’est le Jura qui nous attire. Pendant l’année 2013, je vais postuler sur 9 postes différents, et participer à au moins 4 entretiens d’embauche avant finalement de décrocher un poste au sein du Conseil départemental du Jura. J’ai donc quitté les effectifs du conseil départemental de l’Essonne et intégré par voie de mutation les effectifs du Conseil départemental du Jura.

J’ai la chance d’avoir appris très jeune à cloisonner mes activités. Aussi, la couleur politique de mon employeur ne m’empêche pas de donner le meilleur de moi-même. Je travaille pour l’intérêt général, au service du public. Je sais d’expérience que quels que soient mes efforts à ne devoir rien à personne je ne peux pas lutter contre la force des préjugés. Je ne suis ni présidente de l’EPHAD, ni sur un emploi fictif à forte rémunération. Je suis rédacteur de la FTP, je gagne 1600€ net par mois, je bénéficie d’un 13e mois, j’ai 23 jours de RTT, 27 jours de congés et une conscience professionnelle développée. Hormis mon compte Facebook, je ne participe pas à la vie publique. Je m’applique dans mes engagements personnels, professionnels et militants.

Et j’aimerais qu’on me laisse en paix.

Je suis absolument désolée qu’un élu essonnien, pour exister sur la scène nationale, se serve de moi pour attaquer le candidat de la France Insoumise en me diffamant. Je m’étonne que des médias aient relayé ces mensonges, sans aucune précaution par rapport au personnage, ni souci de vérifier les faits.

Chaque choix de ma vie est fait avec à l’esprit qu’il engage plus que moi. Ma conduite est respectueuse des règles, et des lois. Je voudrais assurer tous les insoumis du fait qu’ils peuvent continuer à être fiers de leur mouvement, et de leur candidat. »

Journaliste

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