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Macron et Fillon : les frères jumeaux du néolibéralisme (Olivier Dartigolles )

Posté par jacques LAUPIES le 3 mars 2017

 

Maintien de l’austérité budgétaire et de politiques néolibérales à l’échelle européenne, poursuite des exonérations de cotisations sociales patronales, baisse de l’imposition des hauts revenus et des revenus du capital à travers sa réforme de l’ISF, de l’impôt sur les sociétés et la flat tax à 30 %, baisse de 60 milliards d’euros des dépenses publiques, suppression de 120.000 fonctionnaires, casse des droits des chômeurs, suppression des régimes spéciaux de retraite… le programme d’Emmanuel Macron, entièrement soumis aux exigences du MEDEF, est une déclaration de guerre aux travailleurs du pays.

Loin d’apporter des réponses nouvelles, il fait la part belle à de vielles recettes inefficaces pour l’emploi et conduirait à la dégradation de services publics essentiels à la réponse aux besoins sociaux. Sa réforme de l’unedic fragiliserait considérablement l’indemnisation du chômage et la négociation collective dans son ensemble. La suppression des régimes spéciaux dégraderait le droit à la retraite pour des millions de français. Le droit à l’éducation serait quant à lui mis à mal par un projet qui casse le cadre national et créerait une École à plusieurs vitesses et le droit logement par l’absence totale de propositions en faveur du logement social.

Quant aux mesures soi-disant favorables aux catégories populaires et moyennes comme la suppression des cotisations salariales, la revalorisation d’allocations ou encore la suppression de la taxe d’habitation, force est de constater que l’augmentation du pouvoir d’achat promise serait annulée par la casse de la protection sociale et le recul des services publics, en particulier dans les communes, qui seraient pénalisées tant par la baisse de leurs ressources que par la réduction du nombre d’agents territoriaux.

François Fillon découvre aujourd’hui qu’il a un frère jumeau dont le programme partage exactement le même logiciel néolibéral.

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

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Va bien falloir choisir !

Posté par jacques LAUPIES le 3 mars 2017

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Quand ils s’unissent socialistes et communistes gagnent mais cela ne peut se faire que sur un projet qui se démarque du social libéralisme « austéritaire » qu’Hollande et Valls ont incarné et qui seul explique le retour tonitruant des droites.

 

Ce qui se passe au sein du PS n’est pas nouveau. L’affrontement « Droite » et « Gauche » du PS est une constante historique. Ce qui est nouveau c’est que les primaires nous révèlent une réaction en faveur de cette gauche qui résulte essentiellement de la gestion du courant droitier de ces cinq dernières années.

Mais la droite est soumise au même type d’affrontement comme l’a révélé la primaire et l’affaire Fillon, qui ne résulte pas seulement de la logique journalistique du « Canard Enchaîné », met en évidence des oppositions internes. Des oppositions qui ont un fondement que ne peuvent expliquer que des intérêts de classes dominantes  et de catégories de ces classes. Que la présidentialisation du système lui donne un air de querelles d’égo constitue un écran de fumée.

De plus en plus apparaissent l’émergence d’une droite « radicale » qui est prête à flirter avec le FN et d’une droite centriste que se partagerait elle aussi entre des appellations de droite et de gauche (Juppé et consort d’un côté, Macron et sociaux libéraux de l’autre)

Cette recomposition semi souterraine devrait éveiller la gauche authentique et la rassembler car elle est la seule force qui a capacité à permettre  que ne se reproduise  un nouveau quinquennat catastrophique pour les français. Même si contraint et forcé il faudra bien bloquer un FN qui ne sera plus tout à fait seul et deviendra extrêmement dangereux malgré ses compromis inévitables avec la droite dite « modérée ». L’arrivée d’un Macron, avec une bourgeoisie qui est loin d’être la plus bête du monde, nous conduira tôt ou tard au retour d’une nouvelle droite extrême !

Alors amis et camarades socialistes pour qui Jaurès, à la rigueur Blum (sous la pression populaire) et Mitterrand (plein d’ambiguïtés mais forcé de prendre en compte un PCF encore vigoureux) seraient les porteurs de ce socialisme démocratique duquel vous vous réclamez, et qui ne l’est pas plus que celui que nous communistes voulons, il va falloir choisir ! Un  accouchement de cette nature ne peut se faire sans douleur, n’en faites pas un avortement !

 

 

Benoît Hamon poussé par son camp à tendre la main droite

Audrey Loussouarn
Jeudi, 2 Mars, 2017
L’Humanité

Après l’accord entre le PS et Yannick Jadot, voté par les seuls écologistes, l’aile droite du PS redouble d’attaques à l’encontre du candidat, dont la ligne « gauchiste » pourrait, selon elle, souffler dans les voiles d’Emmanuel Macron.

Manuel Valls est sorti d’un silence qui durait depuis un mois. Par souci, comprenons-le bien, de venir en aide au soldat Hamon. Après les attaques à répétition à l’encontre du candidat PS désigné par la primaire fin janvier, l’ex-premier ministre a réuni ses troupes, à deux reprises, mardi. « Inquiet », il les aurait appelées à « rester ensemble » autour du candidat PS, à l’écart des sirènes macronistes. Moins diplomate en aparté, si l’on en croit le Canard enchaîné, le discours se rapproche de celui de ses comparses de l’aile droite. Il parie sur un score « en dessous des 10 % », évoque un candidat qui a « rompu avec la ligne réformiste du PS », et raille son « programme écolo-gauchiste » et sa « reprise des revendications de tous les zadistes du monde ».

Argument d’un second tour Macron-Le Pen à l’appui, son but est de faire pression sur le candidat pour qu’il penche à droite. Huit membres du « pôle des réformateurs », soit l’aile droite du PS, ont même demandé mardi à Jean-Christophe Cambadélis « une consultation urgente des militants et des instances » suite à l’accord passé avec EELV. C’est qu’ils s’inquiètent, disent-ils en chœur, des ralliements de socialistes à Macron. René Dosière, député PS de l’Aisne, disait hier ne pas vouloir voter pour Hamon, ayant « défendu les lois qu’il veut remettre en cause et qu’il a combattues ».

« On ne va pas faire une primaire tous les deux mois »

L’élu laisse entendre qu’il pourrait offrir son parrainage au candidat d’En marche ! « Il y en a qui sont tentés de rallier Macron tout de suite, d’autres plus tard… Pour ma part, j’attends la présentation du programme », prévue aujourd’hui, avançait, mardi, le député Gilles Savary, qui avait invoqué un « droit de retrait » fin janvier après la victoire d’Hamon, avec son comparse Christophe Caresche, qui, lui, a déjà franchi le pas. « Laisser partir des centaines de milliers de Français vers Macron est incompréhensible », lâche Philippe Doucet, proche de Valls, qui parle de la « logique sectaire » d’Hamon. La secrétaire d’État Juliette Méadel, elle aussi vallsiste, tire la sonnette d’alarme : « Il faut qu’on ait un candidat capable de rassembler la gauche réformiste. Il est urgent d’infléchir son programme. » Mais la charge la plus violente est venue, mardi, d’un autre membre du gouvernement, Jean-Marie Le Guen, qui évoque un accord EELV-PS « en rupture avec (la) famille politique » du PS. « C’est un programme de gauche radicalisée », a-t-il lâché sur RTL, refusant de donner, comme « des dizaines de parlementaires socialistes », son parrainage à un candidat pris dans une « impasse ».

L’« impasse » était prévisible à l’issue même du scrutin du 29 janvier. Benoît Hamon avait pour mission de rassembler son camp sans renier le rejet de la ligne sociale-libérale du quinquennat Hollande sur lequel il s’est basé pour être élu. Du côté de ses fidèles, réunis autour de lui mardi après-midi, l’offensive ouverte par les vallsistes provoque une défense qui l’est tout autant. Annick Lepetit, porte-parole des députés PS, raille ceux qui « reprochaient aux frondeurs d’être frondeurs » et qui « aujourd’hui ne veulent pas soutenir le candidat du PS ».

Aurélie Filippetti, désormais dans l’équipe d’Hamon, parle « des mauvais coucheurs qui ne digèrent pas la défaite à la primaire ». Le frondeur Pascal Cherki reproche, quant à lui, le procès en légitimité mené par le camp vaincu : « Benoît Hamon l’a emporté avec près de 60 % des voix. On ne va pas faire une primaire tous les deux mois. Il y a une seule chose qu’on ne peut pas nous demander, c’est de renoncer à notre orientation, parce que c’est un contrat moral et politique que nous avons pris devant les Français. » Et Alexis Bachelay, porte-parole de Benoît Hamon, d’ajouter que, « quand Le Guen tacle, ou même prend de haut notre candidat, c’est un manque de respect pour ceux qui ont voté », et même une « forme de trahison » de la part d’un membre du gouvernement qui, pour lui, « n’a plus sa place au PS ».

Jérôme Guedj, autre porte-parole du député des Yvelines, y va de son conseil personnel : que Le Guen ait « le courage de rejoindre directement Macron ».

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