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On n’est pas encore levé !

Posté par jacques LAUPIES le 5 mars 2017

 

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C’est plus relaxant que la binette de BHL et de FOG

 

L’émission « On n’est pas couché » débute au moment ou je m’apprête à commenter la déclaration du PCF ci dessous reproduite. Du coup je vais regarder les débats : bien que cela  promette une montagne de conneries ou d’effets bidons avec Franz Olivier Giesbert  et Bernard Henri Lévy, deux habitués des plateaux de télé qui viennent vendre leur soupe. Peut-être suis je sévère avec le dernier qui vient présenter un film sur la guerre en Irak ? On verra ce que ce genre d’individus parfaitement intégrés dans ce parisianisme envahissant nous serviront ce soir.

Il y a des artistes qui viennent présenter leur dernier album telle Véronique Sanson. Cela ne me passionne pas particulièrement ! Bien que cette chanteuse me paraisse attentive et sensible aux discussions qui suivent ce qui est tout à son honneur !

BHL prend le parti des Kurdes ce qui évidemment n’est pas pour me déplaire. Il en fait un tableau et en parle avec des mots auquel je n’ai rien à dire. Je regarderai son documentaire pour me prononcer ! Son anti marxisme toujours au rendez vous de ses interventions se manifeste une fois de plus. On ne se refait pas…

Quand vient le tour de Hamon, invité politique de l’émission, j’écoute. Sa prestation est intéressante cependant je ne vous étonnerai pas en indiquant qu’il a encore un « petit effort » à faire pour que puisse s’établir un compromis avec ce que je considère comme essentiel : la maitrise de l’argent par l’état pour mettre en œuvre une politique nouvelle, l’absence de propositions concernant la démocratie dans l’entreprise, plus de précisions sur la réforme institutionnelle bien que l’idée de réduire le régime présidentiel ait été évoquée, beaucoup de réserve sur la position du candidat concernant l’Europe, un peu de timidité concernant l’augmentation du SMIC, etc. Autant de questions fondamentales qui évidemment éloignent d’une perspective de rassemblement.

Alors, le choix pour les communistes serait-il entre un renoncement à leur projet et en privilégiant la présence coute que coute au second tour d’une gauche toujours édulcorée pour gagner et prévenir une issue ultra réactionnaire, ou un combat jusqu’au bout pour provoquer une transformation du rapport des forces au sein de cette gauche et préparer notre action dans les lendemains difficiles d’un retour annoncé de la droite ?

Il est 2 h 45 BHL poursuit et dit des interprétations  bien à lui qui peuvent être prises en compte notamment lorsqu’il rappelle la grande faute de ne pas avoir mis autour de la table tous les belligérants du Moyen-Orient.  Mais il est tard et se lancer dans le tri des contradictions est vraiment au dessus de mes forces.

 

Défendre les libertés et l’État de droit -Déclaration du Conseil national du PCF

 

La campagne présidentielle se poursuit, depuis plusieurs semaines, dans un climat délétère, sans débat contradictoire pour surmonter les impasses économiques, la crise sociale, les défis écologiques que notre pays affronte. Notre peuple se voit confisquer les enjeux de cette élection.

Mercredi 1er mars, un cap d’une extrême gravité a été franchi. Convoqué par des juges d’instruction en vue d’une mise en examen, François Fillon a osé évoquer un « assassinat politique » et mis les procédures judiciaires concernant les emplois présumés fictifs de ses proches sur le compte d’un « coup d’État des juges ». Dans la foulée, l’hebdomadaire Valeurs actuelles relayait un appel à manifester, dimanche, contre la Justice. Ces démarches séditieuses, convergent avec les violentes attaques de Marine Le Pen contre les juges, les fonctionnaires, les journalistes.

Ce sont la liberté de la presse, l’indépendance de la Justice, la démocratie qui sont attaquées.

Les tirs croisés des candidat-e-s de droite et d’extrême droite dessinent un scénario alarmant pour la démocratie, pour l’État de droit. Ces assauts, venant de ceux qui prétendent exercer la fonction de gardien des institutions minent les fondements de la République. Ils témoignent de la déliquescence, au dernier degré, d’un système politique qui organise la confiscation des décisions, de la parole démocratique et de l’action politique.

Cette confiscation sert les intérêts des forces de l’argent qui œuvrent depuis des mois à étouffer l’expression de toute alternative politique réelle.

Il faudra, très vite, poser la première pierre d’une démocratie nouvelle, sur les ruines de la Ve République.

En attendant, il faut sortir du sentiment d’impuissance, d’amertume et de colère que suscite, chez les citoyen-ne-s, la prise en otage du processus démocratique. L’idée même de la République fondée sur un État de droit est en danger.

Nous en appelons, solennellement, à un sursaut.

Le peuple de France a su, tout au long de son histoire, s’organiser et faire front, chaque fois que les libertés démocratiques étaient prises pour cible. Nous refusons l’enfermement dans une alternative entre le candidat désigné par la Finance et ceux qui portent la tentation factieuse.

Il est encore temps d’initier, dans l’urgence, comme surent le faire nos aîné-e-s par le passé, un processus politique guidé par les principes de démocratie, de justice sociale, de préservation de l’État de droit.

C’est aujourd’hui ce qui nous tient ensemble, en tant que peuple libre, qui est en jeu.

D’ores et déjà des initiatives citoyennes voient le jour, nous appelons à les amplifier partout dans le pays. Nous appelons l’ensemble des forces démocratiques, politiques, syndicales et associatives à organiser dans les jours qui viennent des rassemblements populaires pour la défense des fondements de notre démocratie, de la liberté de la presse et de l’État de droit.

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

 

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