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Quelles sont les forces politiques en présence dans les recompositions en cours

Posté par jacques LAUPIES le 7 mars 2017

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Trop mignon…

 

Pour ceux qui me font l’honneur de suivre mes commentaires ils auront pu constater que la possibilité d’une alliance droite-FN est une hypothèse qui m’est apparu souvent comme inévitable et partie intégrante de la stratégie du FN et d’une partie de la droite (pas la totalité je le souligne)

Nous approchons pas à pas de cette échéance même si  les deux sensibilités politiques s’en défendent. *S’il en faut une preuve il suffit d’observer le déroulement de cette campagne électorale et des évènements qui s’y rattachent.

En politique ce sont les intérêts de classe qui prévalent et pèsent dans les partis qui les représentent mais souvent en provoquant chez les électeurs les plus grandes confusions.

Dans une certaine mesure le triangle Le Pen, Fillon, Macron pose objectivement problème aux forces du capital les plus radicalement réactionnaires et qui affichent ouvertement leur volonté de réduire la part consacrée au renouvellement de la force de travail s’en prenant ouvertement au salaires droits sociaux et services publics pour asseoir et développer les profits des actionnaires des grands groupes.

Ces trois tendances que l’on peut arbitrairement décomposer en  droite radicale, en droite modérée, en droite social libérale élargissent les forces politique du capital mais leur division peut présenter un danger pour elles si la gauche authentique s’unit qu’il faut examiner en terme d’électorat, de mouvement social.

Cette gauche là souffre d’une représentation politique qui freine son unité avec : une composante émergeantes sous la pression des courants socio démocrates et social libéraux, le parti communistes  traversé par deux conceptions sur le plan stratégique ce qui n’est pas de nature à faciliter son développement mais qui demeure une force cohérente et disciplinée, des organisations réformistes prenant appui sur des expressions hétéroclites se réclamant de l’écologie très fluctuantes ou d’une extrême gauche toujours figée.

Unie et forte des aspirations populaires qui peuvent la soutenir elle a une grande responsabilité pour mettre un terme aux projets mortifères des trois composantes de  droite précitées.

Globalement d’accord pour aller vers une politique économique et sociale axée sur la demande, sur la nécessité de transformer les institutions, d’œuvrer pour une Europe démocratisée et sociale, il faut d’urgence qu’elle  se rassemble avec la perspective de mettre en débat tout ce qui la divise pour aller plus loin et construire l’avenir.

Il est excessivement risqué d’attendre encore un mandat de 5 ans laissé aux droites !

Quelles sont les forces politiques en présence dans les recompositions en cours dans POLITIQUE C6RY9tHWgAAnpdu

 

 

Recomposition. La crise de la droite, aiguisée par le poids du FN

 

Pierre Duquesne
Mardi, 7 Mars, 2017
L’Humanité

Derrière les manœuvres pour trouver un hypothétique « plan B », les responsables de la droite et du centre se déchirent sur la stratégie pour contenir la montée de Le Pen.

Il y a un débat politique, à droite, derrière les discussions sur les candidats ou autour d’un hypothétique « plan B ». Qui est le meilleur candidat pour battre le FN ? Cette question obsède aussi bien les pro-Fillon que ceux qui le lâchent. « Vous ne vous rendez pas compte, vous les élites parisiennes et médiatiques, de ce qu’il se passe dans les territoires ruraux ou éloignés des métropoles », interpellait Antoine, jeune militant venu de l’Ain. François Fillon, devenu un candidat antisystème, est selon lui « le seul rempart contre le FN ». « S’il y a un deuxième tour Macron-Le Pen, il n’est pas sûr que les électeurs de droite se reportent sur Macron. Loin de là… » Ils étaient aussi nombreux, parmi la foule réunie au Trocadéro, à prévenir les leaders LR : pour eux, « ce sera Fillon ou le Pen ». Un message aussi relayé dans les médias par Christophe Billan, président du courant Sens commun, fédérant les traditionalistes et les anciens de la Manif pour tous chez « Les Républicains », répétant qu’il « redoutait », en cas de défection de son candidat, une fuite des électeurs vers l’extrême droite.

Éviter le péril FN était également l’argument suprême chez les sarkozystes pour justifier les désertions de ces derniers jours. « Le respect de la parole donnée est la seule façon de lutter contre le FN. La trahir, c’est creuser le fossé avec le peuple », a expliqué Gérald Darmanin, sur Twitter. Il annonçait ainsi qu’il quittait son poste de secrétaire général adjoint du parti « Les Républicains » après le passage de François Fillon au JT de France 2. « Avec Fillon, la droite explose, les gens vont chez Macron ou chez Marine Le Pen », se désespérait un député partisan d’un retour de Juppé.

La grande recomposition des droites françaises a-t-elle commencé ? L’absence de la droite au second tour de la présidentielle, qui serait une première depuis la création de la Ve République, entraînerait une « implosion du parti “Les Républicains” », prédit Joël Gombin, professeur en sciences politiques à l’université d’Aix-Marseille. Nul doute qu’une fraction du parti LR sera alors tentée de rejoindre le pôle le plus puissant à droite de l’échiquier politique. Mais les discussions actuelles sur le FN sont avant tout « des débats tactiques et stratégiques », nuance le politiste. Car cette question se serait de toute façon posée indépendamment de la candidature de François Fillon. Surtout, la position vis-à-vis du FN travaille la droite, et structure ses débats depuis les années 1980. La création de l’UMP, en 2002, s’est d’ailleurs réalisée pour mieux contrer le parti d’extrême droite. Si les sarkozystes utilisent cette question dans ce troisième tour de la primaire, cela fait bien longtemps qu’ils avaient eux-mêmes amorcé le rapprochement du FN « sur le plan des idées et des positionnements idéologiques », rappelle Joël Gombin. Idem pour le Sarthois. « En 2007, l’inflexion identitaire est la réponse proposée par Nicolas Sarkozy face à la concurrence du Front national. François Fillon se glisse dans ses pas », analysait Florence Haegel, spécialiste de la droite, au lendemain de la primaire. Dix ans après l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, on en voit le résultat chaque jour dans les sondages… François Fillon avait bien adopté, lors des primaires, « une posture moins bonapartiste, défendant le respect des institutions et des corps intermédiaires », reprend Joël Gombin. Mais avec l’affaire Penelope, « il est revenu à un discours national populiste qui va même au-delà de ce que dit aujourd’hui le Front national ». Ce faisant, il renforce encore la dédiabolisation du FN. « Ils peuvent plus dire qu’eux, au moins, sont plus respectables. »

Journaliste

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