• Accueil
  • > Archives pour le Mercredi 8 mars 2017

L’utilité de la réunion politique

Posté par jacques LAUPIES le 8 mars 2017

DSC_0182-1

Au cours de notre dernière réunion hebdomadaire d’exécutif de section, nous étions six, trois octogénaires et trois trentenaires. Les anciens ayant pour certains largement dépassé les cinquante ans de parti, les jeunes tout au plus les deux ans. A défaut d’un débat structuré nous avons eu, comme l’on dit, une discussion à bâtons rompus.

Formule qui à l’avantage d’être plus ouverte quant à la possibilité d’expression de chacun. Au centre de cette discussion les évènements actuels et des points de vue sur le fond très peu différents mais face aux interrogations aux constats concernant les comportements des partis politiques et des candidature à la présidentielles le besoin, pour les comprendre, de références théoriques et historiques dont les détenteurs ne sont pas que les anciens. Fort heureusement ! 

Cependant l’expérience, le vécu d’évènements, s’ils constituent  une bonne garantie d’analyse ne peuvent suffire s’il n’y a pas ce fil conducteur que constitue la prise en compte des intérêts de classe de chacune des parties. Donc en acquérant une réelle conscience de classe qui intègre à la fois ces intérêts collectifs sur le plan économique mais aussi les intérêts de catégories ou individuels bien que source de divisions et de contradictions internes. Rien d’original à faire cette constatation !

En définitive ce qui compte le plus pour se forger une conviction et agir est de se doter d’une méthode de penser mais aussi de confronter le résultat de notre réflexion avec celle des autres (à l’interne comme à l’externe) Ce dernier élément est indispensable pour éviter de se figer dans ce que nous avons pu penser la veille.

Se dédire n’est pas un défaut moral ou intellectuel c’est très souvent prendre la nouvelle réalité en compte, laquelle très souvent est en évolution et donc fait de nos analyses et actes passés un moment ou s’imposait à nous une autre vérité. Cet exercice ne remet pas nécessairement en compte les causes profondes des injustices que nous combattons (exploitation et aliénation du travail,, propriété privée des moyens de production, etc.) mais seulement exige une stratégie mieux adaptée ou complètement nouvelle.

Il ne saurait être de la seule prérogative  de quelque dirigeant de pouvoir livrer une nouvelle orientation mais en même temps il faut savoir, ne serait-ce que parce que nous avons toujours une part de doute, faire corps dans l’action.

Si la discipline du militant politique n’est pas comparable avec la discipline militaire, elle ne peut en ignorer certaines exigences qui parfois conduisent à l’erreur !

Tous les groupement humains, tous les partis politiques et autres organisations sociales sont soumises à la confrontation d’idées. Ceux qui ne sont pas armés  théoriquement pour cela et n’ont de référence que les idées générales reçues par la formation et l’information dispensées généralement sous la pression des dominants et de la tradition ne peuvent véritablement s’émanciper. Il est  peut être banal de dire cela mais force est de constater que c’est aussi une réalité que nous devons faire évoluer  de manière permanente.

La rencontre et le débat que provoque la réunion régulière des militants politiques, y compris en y associant des personnes extérieures à sa propre organisation, est utile et disons le indispensable ! C’est cela qui fait la force du parti politique sans lequel aucune construction sociale, aucun contrat social, ne peuvent-être élaborés en garantissant la marche vers la prise en compte de l’intérêt général.

L'utilité de la réunion politique dans POLITIQUE

Les candidats de droite aux petits soins pour les petits patrons

Lionel Venturini
Mardi, 7 Mars, 2017
L’Humanité

Pour Macron et Fillon, qui se disputent les faveurs de l’électorat patronal, l’enjeu fut de séduire à coups de mesures pour « libérer » le travail, et « protéger » les entrepreneurs.

Fillon, Macron, Dupont-Aignan et Le Pen : ce sont les candidats à la présidentielle les plus pro-business qui ont répondu à l’invitation de la Confédération des petites et moyennes entreprises (ex-CGPME) – ni Benoît Hamon ni Jean-Luc Mélenchon n’ont répondu positivement, selon la confédération, qui entend « travailler avec tout l’échiquier politique ». François Fillon, lui, n’a subi aucun concert de casseroles lors de son audition. Des applaudissements, c’est toujours bon à prendre pour le candidat des « Républicains », qui a pu dérouler ses mesures devant un parterre de chefs d’entreprise. « Oser la liberté », comme l’affirma Fillon, c’est surtout à sens unique, en « partant des besoins des entreprises ».

Un taux d’impôt sur les sociétés abaissé, pour l’équivalent de 10 milliards d’euros dans les caisses des entreprises, la suppression d’un « impôt absurde », l’ISF, dès 2018, Fillon se disant certain que l’argent irait à l’investissement et la création d’emploi – sans s’engager sur un montant de l’un ou de l’autre. Comme depuis la primaire, l’ex-premier ministre promet aux Français sang et larmes, « seule, dit-il, la politique très accommodante de la BCE a permis d’atténuer les conséquences des déficits, du chômage, de la dette. On arrive au bout de cette politique, les difficultés vont aller en s’accroissant ».

Macron veut aller plus loin que la loi El Khomri

Moins de règles pour un univers du travail « encadré à l’extrême », c’est ce qu’a répété avant lui Emmanuel Macron, proposant une version euphémisée du libéralisme de celui qui était encore hier matin le candidat de la droite. L’ancien ministre de l’Économie de François Hollande n’a pas manqué de rendre de discrets hommages au président et à sa propre action de ministre, avec la « poursuite » d’une politique de compétitivité menée depuis 2012, sans qu’elle permette à François Hollande de se représenter devant les Français.

Le Cice hollandais pérennisé en allégements de charges, pour « six points en moins dès 2018 », ce serait « un choc macroéconomique », assure le candidat d’En marche !, grâce aux 20 milliards d’euros injectés dans les entreprises la même année, et « une relance par les marges des entreprises », avec le gros inconvénient de n’avoir pas d’effet notable sur l’emploi. Sans aller jusqu’à la suppression de l’ISF comme son concurrent de droite, Emmanuel Macron le vide de sa substance, avec une assiette réduite aux biens immobiliers. Là encore, le candidat défend que l’argent épargné par les plus riches ira aussitôt dans l’économie réelle.

Devant des patrons de PME qu’il faut « protéger », Emmanuel Macron est moins soucieux de protection s’agissant des salariés. Il propose d’aller plus loin que la loi El Khomri pour ne laisser dans le Code du travail que « les grands principes », et de sabrer les indemnités chômage après deux refus d’« offre décente d’emploi », ou de plafonner les indemnités perçues devant les prud’hommes.

Tandis que le candidat de la droite et celui du centre séduisaient les patrons de PME avec des mesures sur la transmission d’entreprises à leurs héritiers, la candidate d’extrême droite a eu beaucoup plus de difficultés, guère à l’aise avec les dossiers techniques des cotisations ou des contributions additionnelles de l’impôt sur les sociétés. Alors la patronne du FN a décliné son slogan sur la préférence nationale, assurant que, élue, ce serait « les PME et TPE d’abord ».

Et d’entonner longuement son couplet sur la sortie de l’euro, assurant qu’il suffira de « fixer la valeur du franc » pour ne pas craindre de dévaluation. S’attirant du président de la CPME, François Asselin, cette remarque : la sortie de l’euro ne serait-elle pas une « purge terrible pour les entrepreneurs et les salariés dans une économie interdépendante », et « comme un appel à la misère terrible pour l’ensemble du tissu économique » ?

Comme souvent lorsqu’elle est embarrassée, Marine Le Pen revient vite à ses marottes, et réussit le tour de force dans un débat économique… d’évoquer l’affaire Théo, pour rappeler qu’une enquête pour détournement vise sa famille, sans avancée depuis un an. On ne chasse pas le naturel si facilement.

rubrique politique

 

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus