Aller à l’essentiel : barrer la route à la finance

Posté par jacques LAUPIES le 9 mars 2017

 

Les commentaires sur les lâchage de Hamon par nombre de « grosses têtes » du PS vont bon train et tous ceux qui se masturbent l’esprit avec ça devraient s’interroger sur le fait que ce sont les électeurs qui ont fait le choix et qu’ils n’est pas sur qu’ils pourront jouir de leur trahison ou pour certains journalistes de leurs analyses partisanes.

Car là vraiment le mot trahison n’est pas trop fort : jouer le jeu d’une primaire pour obtenir une consécration de candidature et ensuite, battu, filer dans le camp du fric macronien qui serait soi disant notre protecteur contre l’extrême droite alors qu’il est l’arme principale de son existence, n’est autre que forfanterie politique.

Une de plus dans ce paysage nauséabond d’une campagne qui évacue, autant que faire se peut, les grands sujets qui préoccupent les français et sur tout les solutions que l’on peut y apporter !

Le Parti Communiste propose les siennes , comme le fait le candidat Mélenchon et il est grand temps que les égarés dans le vote d’extrême droite et surtout les abstentionnistes dont beaucoup ont rejoint ce camp par déception de la gauche d’Hollande, de Valls et de ceux là même qui quittent le bateau PS qui ne sait trop quel pavillon exhiber, que ces électeurs déçus  prennent conscience qu’ils ont à leur disposition un parti qui pense réfléchit et agit avec eux et pour eux.

 

 

 

Jean-Luc Mélenchon à l’Humanité Dimanche. « La VIe République, c’est d’abord une loi de séparation de la République et de l’argent »

 

Entretien réalisé par Diego Chauvet et Cédric Clérin
Jeudi, 9 Mars, 2017
Humanité Dimanche

Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise soutenu par le PCF, Ensemble ! et le PG à l’élection présidentielle, fait de la manifestation du 18 mars pour une VIe République un moment clé de sa campagne. Extrait du grand entretien qu’il a accordé à l’Humanité Dimanche.

HD. Quel regard portez-vous sur la situation politique marquée par l’affaire Fillon et des certitudes qui volent en éclats les unes après les autres ?
Jean-Luc Mélenchon. Cette situation est un symptôme sidérant de décomposition politique. La cause est connue. L’argent qui dévore le pays, dévore aussi les personnes. Le mal frappe le cœur de l’élection centrale dans la Ve République. On investit quelqu’un qui est doté de pouvoirs considérables. Le feuilleton Fillon tue tout autre sujet… Il est aujourd’hui impossible de lancer le moindre débat. C’est un moment particulièrement déstabilisant pour la démocratie. Un exemple : M. Macron annonce la fin du système des retraites à la française et le passage au régime par point… zéro seconde de débat. Et, au milieu de cela, surnage « l’opération Macron » qui est l’homme de l’oligarchie dans un pays où 99 % des médias sont contrôlés par 9 milliardaires, dont 5 qui ont fait le choix de le soutenir.
Cette situation nous amène aux portes d’un moment politique particulier que j’appelle le « dégagisme », une force aveugle de rejet de tout et de tous. Notre rôle est de lui ouvrir une issue positive. Ce n’est pas d’attendre que tout s’effondre dans le chaos. C’est pourquoi je mène une campagne d’adhésion à un programme. Ce n’est pas une campagne où l’on fait peur, où l’on pousse les gens à se décider en fonction de pari sans contenu : « Qui est-ce qui a le plus de chances de… » Ce type de calcul a été ridiculisé par la multiplication des hypothèses qui n’ont pas tenu deux mois. Et personne ne sait quelle sera la situation dans un mois.
Cette campagne d’adhésion à un projet est ponctuée d’événements comme le 18 mars sur la VIe République qui est une façon de traduire d’une manière concrète cette issue positive.
 
HD ? Le 18 mars a donc changé de signification au regard de cette situation que vous décrivez ?
Jean-Luc Mélenchon. Oui. Au départ, il s’agissait de souligner l’importance du changement des institutions pour la suite de la vie politique de notre pays. Notre projet politique, notre stratégie révolutionnaire partent de l’idée que le peuple se réapproprie les institutions politiques en les redéfinissant. C’est la stratégie de la révolution citoyenne… Lire l’entretien en intégralité dans l’Humanité Dimanche en vente chez les marchands de journaux jusqu’au 22 mars 2017 et sur tous vos écrans.
 

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