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Jean Luc Mélenchon : La dynamique !

Posté par jacques LAUPIES le 6 avril 2017

 

Mercredi, 5 Avril, 2017
Humanité Dimanche

L’éditorial de Patrick Le Hyaric dans L’Humanité Dimanche dès ce jeudi 6 avil chez les marchands de journaux et auprès des diffuseurs militants.

Depuis la belle marche pour la sixième République et le débat contradictoire à la télévision deux jours après, une dynamique nouvelle accompagne la candidature de Jean-Luc Mélenchon. On la sent dans les enquêtes d’opinion mais surtout dans les foules attentives et enthousiastes qui participent à ses meetings ou dans la rue, au contact de nos concitoyens. Elle n’est pas évidemment pas uniforme et ne recoupe pas toutes les aspirations. Mais son fondement réside dans la demande d’un processus de changement clairement exprimé, appuyé sur une démarche démocratique et citoyenne. Elle est le résultat de la mise en mouvement de forces diverses, celles qui se retrouvent dans « La France insoumise », celles du Front de Gauche, les élus et militants communistes, des fractions socialistes, des personnes d’opinions diverses qui veulent que vive le progressisme à la française. De citoyens aussi qui, jusqu’ici, désespéraient de la politique. Ceci n’étant pas un phénomène mineur dans cette nouvelle dynamique.

Il est tout à fait symptomatique qu’à trois semaines du premier tour des élections présidentielles, les urgences sociales reviennent au devant de la scène. C’est vrai en Guyane comme parmi les retraités ou dans de nombreuses entreprises où le débat et l’action sont vigoureux autour des moyens de redresser le pouvoir d’achat.

La candidature et la campagne de Jean-Luc Mélenchon ont le grand mérite de mettre au cœur des débats d’importants sujets pour aujourd’hui comme pour demain : la question sociale avec l’impérieuse nécessité de combattre pied à pied les inégalités, en harmonie avec l’enjeu environnemental, puissamment porté, et celle des « biens communs » dont les savoirs, la culture, la santé en lien avec la mutation de notre système productif. Tout cela, qui forme déjà une belle charpente, indissociablement lié à la transformation de nos institutions pour une nouvelle ère démocratique d’intervention populaire, avec des pouvoirs nouveaux à conquérir dans les entreprises pour un autre partage des richesses. S’y trouvent également des propositions concrètes pour la paix, le désarmement et des relations internationales apaisées.

De cette dynamique peut s’ouvrir une période plus favorable dans laquelle les forces syndicales, associatives comme celles de la création et de la culture trouveront matière à une nouvelle expression et occuper un champ élargi dans l’action politique. Autant de perspectives qui peuvent laisser augurer un renouveau du mouvement politique et social qui travaille à dépasser le capitalisme et la violence multiforme qui le caractérise dans sa forme la plus contemporaine.

Ceci est d’autant plus important que la menace rode et les Français le sentent bien. Tout ce qu’a construit le pays de droits et de solidarités et que l’on a pu nommer « modèle social » est en grand danger. L’extrême droite cherche, par tactique, à faire croire quelle prémunirait le peuple, à l’image de M. Trump aux Etats-Unis, des effets dramatiques de la mondialisation capitaliste, pour masquer un projet d’oppression d’une grande violence à l’intérieur des frontières nationales.

Défendre le modèle social ne signifie pas qu’il faille se satisfaire de la préservation de quelques principes généraux redistributifs mais bien d’être en capacité d’imaginer son développement vers de nouvelles solidarités, de nouveaux droits pour les travailleurs dans un système de production mutant mais toujours aussi féroce, et de redéfinir celui-ci à l’aune du défi climatique et environnemental sans obérer nos capacités industrielles, agricoles, numériques et à inventer de nouveaux services communs.

Marquer avec force le présent, provoquer l’avenir, ouvrir une perspective nouvelle, tel est le sens que nous donnons au vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon. C’est le vote qui doit porter le « tous ensemble », régénérer la force des valeurs d’une gauche authentique qui ne cède pas, qui ne rompt pas et ne se rend pas face à l’immense pression de la finance internationale mais porte le projet d’une nouvelle mondialité : celle des peuples solidaires, celle du désarmement et de la paix au moment où rougissent d’un dangereux feu de nouvelles tensions et guerres locales. Est-ce à dire qu’il faudra se contenter de déposer dans l’urne ce bulletin pour garantir que demain tout irait mieux ? Bien sûr que non.

Ce vote n’épuise en rien nos combats communs. Il participe, dans les conditions actuelles, au travail pour une modification du rapport de force social et politique en faveur de celles et ceux qui n’ont que leur travail ou leur retraite pour vivre et de toutes celles et ceux qui aspirent a une planète vivable.

Dès les 11 et 18 juin une actualité nouvelle se présentera avec le scrutin législatif qui aura rarement été aussi incertain et crucial. Que les forces qui auront contribué à cette dynamique puissent, ensemble, sans se neutraliser pour d’absurdes et médiocres raisons, assurer la meilleure représentation possible dans l’hémicycle d’une gauche de défense des travailleurs et de combats contre les logiques capitalistes et libérales peut devenir une ambition accessible. Y travailler dès maintenant est une tâche pressante. 

Directeur de l’Humanité

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Présidentielle. Et si les catégories à revenus dits « moyens » attachées à la droite et au centre votaient Mélenchon !

Posté par jacques LAUPIES le 6 avril 2017

 

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Le rassemblement des forces de progrès implique beaucoup d’efforts de  conviction et le Secrétaire National du PCF ne ménage pas les siens Récemment à Beaucaire !

 

Une passante me lançait sur le marché ce mardi : « Mélenchon m’intéresse et ce qu’il dit est bien mais cependant je crains  qu’il y ait du  désordre s’il est élu car il nous parle révolution. C’est la suite qui m’inquiète… »

Certes ce questionnement est bien loin d’être la préoccupation essentielle de ceux qui se sont déjà prononcés en faveur du candidat soutenu par le Parti Communiste et quelques autres formations se réclamant de la gauche authentique mais il peut être bien plus présent parmi des couches sociales votant traditionnellement socialiste, au centre et pourquoi pas à droite.

Des couches sociales tendent à se précipiter sur le vote Macron que, soi dit en passant, quelques personnalités ou élus socialistes, voire militants de la « vieille école » social démocrate, promotionnent et conseillent depuis des mois.

Ces personnes jouent dans ce registre mais la politique de Hollande et Valls a tellement déçus leurs électeurs, que ces derniers s’interrogent et hésitent à accepter ce transfert vers un centre droit qui ne veut pas dire son nom. De plus le « grattage » à droite et à gauche, y compris avec des girouettes comme Robert Hue et François Bayrou ou tel ancien ministre de droite ou du centre, n’est pas fait pour les rassurer .

Ces électeurs ne trouvent évidemment pas dans la droite nationale de Le Pen ni la droite de Fillon (discrédité par son  programme anti social et il faut bien le dire par les accusations mettant en cause sa probité) la réponse aux problèmes qu’ils ne manquent pas rencontrer (statut social mis en cause, problèmes des jeunes dont l’avenir est compromis, etc.)

Dans ces conditions Mélenchon devient un candidat crédible sauf que s’éveille en eux, quant il emploie l’expression de « révolution citoyenne » le spectre de la révolution violente. Il faut comprendre que cette « culture politique de modérés » existe en eux et qu’il faut prendre le temps de leur expliquer que la démarche est bien citoyenne, fidèle au traditions républicaines et démocratiques, dans le respect du suffrage universel qui doit être rétabli dans sa forme la plus équitable : la proportionnelle.

Cela doit faire partie de nos efforts de conviction avec tout le respect que l’on doit à des électeurs « en souffrance » et qui ont une claire conscience (de part leurs traditions familiales, leur position sociale, leur attachement à l’esprit de résistance, parfois gaullistes ou chrétiens progressistes) qu’il faut tourner une page ! 

Mais avec qui ? Macron ! Ce dernier ne peut qu’apparaitre la dernière trouvaille de la grande bourgeoisie d’affaire qui recherche en même temps une crédibilité de droite « classique » et de gauche « social libérale ». Son pseudo programme en atteste.

Ces électeurs rattachées à une catégorie baptisée « classe moyenne », à défaut de pouvoir prendre appui prématurément sur un FN, dont ils ont toutes les raisons de se méfier, ne peuvent être insensibles au talent et surtout aux propositions de retour à une politique de la demande défendue par Mélenchon ! Mais il leur faut franchir un obstacle : celui de la crainte fantasmagorique d’une démarche totalitaire d’extrême gauche. Bien qu’ils pourraient laisser cela puisque ce sont les candidats Poutou et Artaud qui endossent cette prétention au grand soir, avec au passage, si la stratégie n’est pas convaincante, des analyses de fond percutantes et justes sur la responsabilité du système capitaliste !

J’ai observé dans mon entourage ces catégories bénéficiant de revenus ou retraites confortables, doublées parfois de la rente foncière ou immobilière  qui,  à chaque élection  donnent leur voix à des fossoyeurs des acquis sociaux (Chirac-Juppé en 2001 Sarko-Fillon en 2007, Hollande-Valls en 2012)

Tout ça parce qu’on leur promet un changement.

Plus ou moins impliqués dans la vie associative et le caritatif ils polluent l’électorat à revenu modeste et entretiennent les peurs. Cependant la dégradation économique et sociale les atteint soit directement soit au travers des personnes âgées à charge et des enfants souvent au chômage et dans la précarité ?

Perdrait-on notre temps à leur rappeler leurs égarements passés même si l’on sait que l’autocritique est un art difficile ! Ne boudons pas les repas et fêtes de famille, tous ces lieux de contacts et ouvrons le débat avec ce monde bien réel et qui ne fait que rarement dans l’abstention !

 

Présidentielle. La stratégie de Mélenchon pour créer la surprise

 

Julia Hamlaoui
Mercredi, 5 Avril, 2017
L’Humanité

En tête de la gauche dans les sondages, le candidat de la France insoumise, soutenu par le PCF, veut intensifier sa campagne d’éducation populaire pour convaincre les abstentionnistes et les indécis.

De sondage en sondage, le passage de Jean-Luc Mélenchon de la cinquième à la quatrième place se confirme. Hier encore, deux enquêtes, l’une d’OpinionWay/Orpi, l’autre d’Ipsos Sopra Steria, ont crédité le candidat de la France insoumise de 15 % des intentions de vote. La troisième marche, occupée par François Fillon, et plus encore celle du second tour sont encore hautes mais plus inaccessibles, veulent croire ses soutiens. « Il y a clairement une dynamique en sa faveur au détriment de Benoît Hamon. C’est une différence forte avec 2012 où la dynamique s’était arrêtée sur le mur du vote utile en faveur de François Hollande », confirme Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

« Tout est possible, particulièrement dans ces élections qui ressemblent peu aux précédentes : Jean-Luc Mélenchon peut se retrouver au second tour comme connaître une décrue. Notre responsabilité est de faire grandir la vague », relève Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble, qui soutient le candidat. L’expérience le montre, les sondages ne se vérifient pas toujours. En 2012, une enquête CSA créditait, courant avril, Jean-Luc Mélenchon de 17 %, quelques semaines plus tard, il parviendra à réunir 11,1 %. « Au-delà des sondages, depuis la semaine dernière, nous avons la confirmation sur le terrain, dans nos actions militantes de cette percée », assure Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, qui appelle à voter pour Jean-Luc Mélenchon.

La cible prioritaire : les indécis et les potentiels abstentionnistes

Pour l’équipe de campagne FI, cette dynamique confirme un choix stratégique auquel le candidat devrait se tenir. « Il apparaît comme celui qui est le plus en capacité de donner une issue positive à toutes les tensions dans notre pays », explique Alexis Corbière, le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, qui juge qu’il faut avancer « inlassablement » sur les piliers du programme. Soit la réponse à l’urgence démocratique, sociale et écologique. De son côté, le PCF entend y contribuer, dans le cadre de « sa campagne autonome », notamment avec « 10 000 rencontres de proximité ». La cible prioritaire : les indécis et les potentiels abstentionnistes. « Environ la moitié des électeurs n’a pas fait son choix, l’objectif des derniers jours est de nous adresser à eux », ajoute Manuel Bompard, le directeur de campagne de FI, grâce notamment aux sept « caravanes » lancées en fin de semaine dans les quartiers populaires. Pour le candidat, le tempo des meetings sera soutenu avec Marseille ce dimanche, puis Lille et Toulouse la semaine suivante. « Le parler “cru et dru” qui était un calcul en 2012 a servi à percer le mur médiatique dans un premier temps. Mais on ne pouvait pas en rester là, il fallait pouvoir devenir audible sur le fond et articuler une pensée qui s’adresse à l’intelligence », développe Charlotte Girard.

 

Une passante me lançait sur le marché ce mardi : Mélenchon m’intéresse et ce qu’il dit est bien mais cependant je crais qu’il y ait le désorde s’il est élu. C’est la sui

 

 

Un changement qui porte ses fruits dans l’opinion. Non seulement Jean-Luc Mélenchon est, parmi les cinq candidats en tête, jugé « le plus honnête » (37 % des sondés) et le plus au fait de la vie quotidienne et des préoccupations des Français (44 %), mais il est aussi le moins inquiétant, selon un sondage Ifop publié hier par Paris Match. « Le Mélenchon de 2012 qui disait “je suis le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas” a laissé la place à un candidat rassurant, honnête et de proximité », estime Frédéric Dabi. Charlotte Girard évoque aussi l’investissement sur les réseaux sociaux, qui permet de sortir des caricatures parfois brossées par les médias traditionnels.

S’il incarne le mieux pour les électeurs les idées et les valeurs de la gauche, le candidat n’entend pas pour autant dévier de sa ligne stratégique. « Mon défi n’est pas de “rassembler la gauche”, étiquette devenue bien confuse ; il est de fédérer le peuple », répète-il. Rassemblement avec Benoît Hamon ? « Est-ce que les trois dernières semaines doivent être une polémique permanente avec le candidat du PS qui ne cesse de dire qu’il est central ? Arrêtons de tourner en rond et avançons. Dans l’histoire de la Ve République, il y a toujours eu plusieurs candidatures », argue Alexis Corbière. Mais « le total des voix de gauche reste historiquement bas », s’inquiète Olivier Dartigolles, qui plaide pour ne pas évacuer la question d’une future « majorité de gauche ».

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