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Allez vous toujours donner raison à Trump ?

Posté par jacques LAUPIES le 7 avril 2017

 Allez vous toujours donner raison à Trump ?

C’est bien la question qu’il faudrait poser à nombre de politiques, de gauche ou de droite (les uns et les autres minoritaires dans leur propre camp espérons le !) qui applaudissent chaque fois qu’un prétexte est trouvé, si ce n’est fabriqué, pour que les impérialistes américains ou les sans tripes français, anglais ou autres, mettent de l’huile sur le feu, comme le précise l’article ci dessous !

Les américains faucons (mais aussi vraicons) nous ont déjà fait le coup avec l’Irak et l’on voit le résultat ! Des valets de tout poil les suivent, y compris en France, jusqu’au jour ou on en prendra plein la gueule comme d’ailleurs cela arrive parfois  quant on se mêle trop de la marmite des voisins et qu’on la dégarnit. 

Que des enfants meurent par la stupidité d’un dictateur (ce qui n’est pas encore établi) nous indigne mais que des centaines de millions de citoyens de ce monde crèvent de faim sans que les vrais mesures pour les sauver soient prises, nous indigne et nous révolte tout autant.

Les crimes contre l’humanité ne sont pas toujours où les médias nous les montrent et s’il n’y a pas de comptabilité comparative à tenir quand l’abominable se produit, il y a cependant toujours les mêmes causes : la cupidité d’une minorité qui voudraient nous faire partager sa haine et sa stupide et dangereuse politique de guerre !

Car ne vous y trompez pas, braves gens, c’est d’intérêt économique et géopolitique qu’il s’agit quand meurent des petits enfants ! Et les cinglés qui appuient sur la gâchette (ou font appuyer les autres) sont pour moi passibles du tribunal international et d’une condamnation pour crime de guerre (et de  »paix ») De Bush à Trump il n’y a que d’abominables criminels et de nombreux témoins chefs d’état qui s’en branlent totalement pourvu que leurs protecteurs du monde des affaires continuent à leur donner l’impressions qu’ils ont un vrai pouvoir !

Dommage que Hamon n’ait que Bachar à envoyer devant la justice internationale. Si c’est ainsi qu’il entend être au centre de la gauche, qu’il reste ou il est en petit garçon bien sage au service des multinationales qu’il prétend combattre ! Et v’là Macron qui s’en mêle en appelant à participer au feu d’artifice. On sait bien qu’il y a des intérêts de groupes à dominante française à défendre mais en se trouvant  aux côtés des israéliens et des saoudiens on choisit des camps, celui des sionistes et des islamistes : beurk !

Peuples réveillez vous  car c’est vous qui avez la réponse !

Syrie. Trump jette de l’huile sur le feu

Gaël de Santis
Vendredi, 7 Avril, 2017
Humanite.fr
La décision du président Donald Trump risque fort d’accroître les tensions dans la région.
Isolationniste, Donald Trump ? Quatre mois après son entrée en fonction, le président des États-Unis, Donald Trump a, dans la nuit de jeudi à vendredi, ordonné des frappes sur la Syrie. 59 missiles Tomahawk, tirés par deux navires états-uniens, l’USS Porter et l’USS Ross qui se trouvent actuellement en mer Méditerranée orientale, ont frappé une base militaire syrienne, dans la région de Homs.
Selon le Pentagone, c’était de cette base que sont partis les avions qui ont bombardé Khan Cheikhoun. Suite à ces bombardements mardi, des émanations chimiques avaient fait au moins 86 morts, dont de nombreux enfants. Les États-Unis, la France et l’opposition syrienne avaient directement mis en cause le régime de Bachar Al-Assad parlant d’utilisation d’armes chimiques. Moscou a contesté cette version. Pour la Russie, s’il y a bien eu bombardement de l’armée syrienne, c’est sur un entrepôt tenu par les « rebelles » où étaient stockées des armes chimiques.
Le porte-parole du Pentagone, Jeff Davis a fait valoir ce vendredi que la base attaquée  avait abrité une partie de l’arsenal chimique syrien avant son démantèlement en 2013.
L’attaque a fait des victimes, selon le gouverneur de Homs, Talal Barazi, contacté par l’AFP. « Il y a des martyrs, mais nous n’avons pas encore de bilan ni pour les martyrs ni pour les blessés », a-t-il déclaré par téléphone à l’agence. L’agence de presse syrienne, Sana a, cette nuit, qualifié les faits « d’agression américaine » qui « vient après la campagne médiatique de dénigrement menée par des pays (…) après ce qui s’est passé à Khan Cheikhoun ».
L’opération militaire de cette nuit a reçu l’appui d’Israël qui a fait connaître son soutien « total » au « message fort » du président des États-Unis.  La coalition de l’opposition a « salué » l’attaque de cette nuit et dit espérer « la poursuite des frappes ». Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères françaises a dit avoir été « informé par Rex Tillerson », le chef de la diplomatie états-unienne cette nuit, des frappes. Il a estimé que celles-ci étaient une « sorte de condamnation » du « régime criminel » de Bachar Al-Assad.
La décision du président Donald Trump risque fort d’accroître les tensions et de jeter de l’huile sur le feu dans la région. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le Conseil de sécurité des Nations-Unies n’est pas parvenu à se mettre d’accord sur une résolution sur la manière de répondre aux faits de Khan Cheikhoun. Vladimir Poutine, avait, depuis Moscou, jugé « inacceptable » d’accuser le régime de Damas sans preuves.  Les Russes, qui ont été mis au courant de l’attaque par ligne sécurisée afin d’éviter tout heurt, avaient fait savoir aux États-Unis qu’une attaque pourrait avoir « des conséquences négatives », selon les termes de leur ambassadeur à l’ONU. « Regardez l’Irak, regardez la Libye », avait-il averti.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a informé vendredi matin que le président Vladimir Poutine estimait que l’attaque de cette nuit était « une agression contre une nation souveraine », conduite « en violation de la loi internationale, et également sous un prétexte inventé. Dmitri Peskov assure que « l’armée syrienne n’a pas d’armes chimiques », ce qui a été « observé et confirmé par l’Organisation pour la prohibition des armes chimiques, une unité spéciale de l’ONU ».
L’attaque des États-Unis, tout comme celle de Khan Cheikhoun, vont, encore une fois éloigner les belligérants de la table des négociations de Genève et d’Astana. C’est dans ces cadres qu’ont été décidés les cessez-le-feu. Alors qu’un nouveau vote est programmé, ce vendredi à l’ONU, les grandes puissances, au lieu de réagir avec une indignation seraient sages de promouvoir la voie du dialogue, certes la plus difficile et la plus tortueuse, mais la seule à protéger réellement les civils.
journaliste

 

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Il n’est pas Tartarin de Tarascon ?

Posté par jacques LAUPIES le 7 avril 2017

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C’est du moins ce que le candidat de « En marche » a déclaré dans l’émission qui lui était consacré ce jeudi soir sur France 2. On s’en serait douté car il n’a rien d’un chasseur de casquettes, ni d’une victime d’escroc monténégrin.  Encore que comme l’a dit Daudet : « En France, tout le monde est un peu de Tarascon »

A tel point que les 51 % de français qui placent Macron en présidentiable, selon le sondage en fin d’émission, peuvent fort bien nous rappeler l’opinion de tous ces boutiquiers admirateurs de ce Tartarin l’imaginant au portes de Tombouctou et déclarant « Dieu nous garde notre Tartarin. »

Dans la France d’aujourd’hui, les boutiquiers et petits fonctionnaires écorchés par notre Alphonse se voient remplacés par  des catégories, pas nécessairement plus favorisées, mais dont le positionnement social (revenus plus confortables que la moyenne, rente à l’appui, etc.) les réduits à rechercher la nouveauté là ou le vieux domine. Le conditionnement médiatique subi en fait des admirateurs béat de politiciens bien plus dangereux que notre chasseur méridional

Malheureusement leur  admiration pour l’ex banquier fait recette parmi quelques valets et servantes le temps d’une soirée.  Fort heureusement tout le monde n’est pas dupe des tartarinades. Et ce printemps risque de nous révéler des chasseurs qui n’ont pas que les ânes au bout de leur fusil !

 

Lutter contre l’évasion fiscale nécessite des mesures fortes

 

Pierric Marissal
Mercredi, 5 Avril, 2017
L’Humanité

Miser sur des directives européennes pour contrer l’évasion fiscale ou agir fermement, ici et maintenant. C’est le clivage qui a séparé les représentants des candidats lors d’un débat organisé lundi soir par la plateforme de lutte contre les paradis fiscaux.

Devant la salle comble, Eva Joly, qui représentait Benoît Hamon, était gênée aux entournures. Difficile de nier sa compétence en matière de lutte contre l’évasion fiscale, mais l’ancienne juge d’instruction était contrainte par les limites du programme de son candidat. « Il faut inscrire dans la Constitution l’égalité des citoyens devant l’impôt », a par exemple lancé la députée EELV sous les applaudissements nourris. « C’est intéressant, mais cela ne figure pas au programme de Benoît Hamon », a souligné, attentive, Lucie Watrinet, coordinatrice de la plateforme de lutte contre les paradis fiscaux et judiciaires. « Je promets de le lui glisser à l’oreille », n’a pu que répondre Eva Joly.

Pour une retenue à la source des transferts de bénéfices

La situation était pire pour le juge anticorruption Éric Halphen, mandaté par Emmanuel Macron. Aucune des trois propositions qu’il avait précédemment détaillées pour lutter contre l’évasion fiscale ne figure au programme du candidat d’En marche ! « Je suis d’accord pour dire qu’il n’y a pas grand-chose dans le programme d’Emmanuel Macron là-dessus », a dû concéder Éric Halphen, déclenchant un fou rire général dans la salle. « Le programme évolue, n’est pas figé, et il s’enrichit », a expliqué le juge anticorruption, haussant la voix pour couvrir le brouhaha du public hilare. Il a assuré néanmoins que ce qu’il avançait pouvait être considéré comme des engagements. Il s’agit en premier lieu de réviser une directive européenne, dite « intérêt et redevance », qui permet notamment de déplacer les revenus liés à la propriété intellectuelle (un brevet, le droit d’utiliser une marque…) de là où est l’activité réelle vers une filiale dans un paradis fiscal. Ce dont abusent notamment les Google, McDonald’s, Starbucks…

Le juge Halphen veut réviser cette directive afin de permettre une « retenue à la source des transferts de bénéfices ». Il propose également d’« essayer de proposer à l’Europe la création d’un FBI administratif pour favoriser l’échange d’informations fiscales entre les pays ». Deux mesures qui restent conditionnées à un vote à l’unanimité des 28 pays représentés au Conseil européen et qui n’ont donc quasiment aucune chance de voir le jour. Dernier point avancé par le représentant d’Emmanuel Macron, « tenir compte de la moralité fiscale des entreprises dans l’attribution des marchés publics ».

Bernard Féraud, qui représentait Jean-Luc Mélenchon, n’avait pas ce genre de problème. L’idée était plutôt, dans la densité des mesures fiscales présentes dans le programme de la France insoumise, d’en montrer la cohérence. Il a insisté avant tout sur l’importance de rétablir le consentement à l’impôt, de rendre la fiscalité plus juste, c’est-à-dire « plus progressive, avec un impôt citoyen à 14 tranches, et taxer le capital et les dividendes à la hauteur du travail ». « Il faut aussi en finir avec l’impunité fiscale des multinationales, a poursuivi Bernard Féraud, et imposer un reporting public pays par pays (que chaque multinationale rende publique son activité réelle, chiffre d’affaires, nombre d’employés, actifs, patrimoine et impôt payé dans chaque État – NDLR), qui va permettre de relocaliser l’impôt. Et il convient aussi de contrôler les transactions intragroupes. »

« Faire payer à chaque entreprise sa juste part d’impôt »

Selon l’OCDE, plus de la moitié du commerce mondial s’effectue à l’intérieur des multinationales, entre les filiales. Ce sont ces transferts intragroupes qui masquent l’essentiel de l’optimisation agressive, sous prétexte de propriété intellectuelle ou pour payer des dividendes… « On pourra ainsi connaître et interdire les transferts de capitaux vers ces microfiliales dans les paradis fiscaux qui parfois n’emploient aucun salarié. » Cette transparence est nécessaire pour faire payer à chaque entreprise sa juste part d’impôt, en conformité avec son activité réelle dans le pays, et organiser, comme le promet la France insoumise, un véritable « blocus » des paradis fiscaux. « En finir avec l’impunité fiscale, c’est aussi définir une stratégie pénale et nous proposons que ce soit le Parlement qui le détermine. » Ce qui mettra fin de facto au verrou de Bercy.

La France insoumise promet de renforcer les moyens humains et de renforcer la coordination entre les services, mais ne précise pas le nombre d’embauches. Le NPA reprend, lui, les revendications des syndicats et avance 10 000 agents supplémentaires. Cette attention portée aux moyens humains est également partagée, dans une certaine mesure, par Benoît Hamon. Il propose notamment de créer un concours à part pour la police financière, qui peine à recruter, et dont les agents sont jusqu’ici soumis aux mêmes contraintes physiques que leurs collègues de terrain. Pour le reste, beaucoup de ce qu’a avancé Eva Joly consiste à appuyer des initiatives positives à échelle communautaire, comme la création d’un parquet européen. La socialisation des banques et des grands groupes résume les propositions du NPA. Christine Poupin, qui représentait Philippe Poutou, a ajouté qu’il fallait mettre fin au secret bancaire et interdire toute activité dans les paradis fiscaux. La France insoumise n’exclut pas non plus la socialisation de banques généralistes, dans le but de créer un pôle public d’investissement afin de financer l’économie réelle.

Passer la censure du Conseil constitutionnel

Les pseudo-sages ont déjà censuré, entre autres, le reporting public des multinationales au nom de « la libre concurrence ». Un blocage qu’il va falloir contourner pour appliquer certains programmes. Le PS mise sur une directive européenne, supérieure, selon Eva Joly, au blocage des sages. Le NPA propose la dissolution pure et simple du Conseil constitutionnel. La France insoumise entend convoquer dès juillet une Assemblée constituante, écartant ainsi le problème du Conseil. « Une volonté politique forte pourrait les faire changer d’avis en attendant », espère Bernard Féraud. Ces sages avaient déjà censuré des mesures fiscales jugées « confiscatoires » et l’utilisation par la justice d’enregistrements audio dans une affaire d’évasion fiscale (Liliane Bettencourt) au nom « d’atteinte à la vie privée ».

Journaliste, spécialiste des nouvelles technologies

 

 

 

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