• Accueil
  • > Archives pour le Lundi 10 avril 2017

Du très bon Mélenchon à Marseille

Posté par jacques LAUPIES le 10 avril 2017

Quand le fond est juste et émouvant et que la forme est talentueuse et brillante  le discours à valeur historique

Mélenchon à Marseille : « Je suis le candidat de la paix »

Julia Hamlaoui
Dimanche, 9 Avril, 2017
Humanite.fr
Du très bon Mélenchon à Marseille dans POLITIQUE<img src= »http://img.humanite.fr/sites/default/files/styles/abonnez_vous/public/images/melenchon_rameau_dolivier.jpg?itok=LtStN7RE » alt= »" title= »" />

Rameau d’olivier et triangle rouge à la boutonnière : deux symboles portés par Jean-Luc Mélenchon à Marseille. (Copie d’écran)
Le candidat de la France insoumise a consacré, ce dimanche 9 avril à Marseille, son discours à la paix. Condamnant les « surenchères guerrières » des derniers jours, il a décliné ses réponses aux urgences internationales mais aussi écologiques, économiques et sociales.

Arborant un rameau d’olivier, symbole de paix,  à la fin d’un week-end marqué par le bombardement américain en Syrie, Jean-Luc Mélenchon s’est présenté, hier à Marseille, en « candidat de la paix ».  « Qui que ce soit qui les utilisent ce sont des criminels et nous voulons qu’ils soient punis», a lancé le candidat de la France insoumise à propos des armes chimiques estimant indispensable d’élargir le nombre de signataires de la convention internationale qui les interdit, et de l’étendre aux armes bactériologiques. Pour autant, comme il l’avait fait sur twitter dès vendredi, il a condamné «  l’intervention  irresponsable » de Donald Trump, « sans consulter ni rien ni personne »,  qui « ne fera qu’aggraver la tension et la surenchère guerrière » ; de même que « l’approbation totale » du président français et de son homologue allemande.  Puisant dans son programme, en plus de la sortie de l’Otan, il a détaillé la « conférence de sécurité de l’Atlantique à l’Oural »  qu’il propose sur la définition des frontières. Une « offre rationnelle » qui repose sur deux principes : « l’intangibilité des frontières », aujourd’hui remise en cause, mais aussi le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », qui peut parfois imposer, dans un premier temps, « de changer les frontières », a-t-il expliqué prenant, entre autres l’exemple de la Crimée ou encore de l’Ecosse confronté au Brexit. La méthode, quant à elle, est invariable : coopération et négociation plutôt que concurrence et escalade.

Quelques minutes auparavant, le candidat a fait régner sur le vieux port une minute de silence pour les réfugiés, premières victimes des guerres, pour les « 30 000 disparus », morts en méditerranée, les « deux enfants par jours noyés dans la mer ». « Elle (Marine Le Pen, NDLR) a osé dire qu’il fallait savoir ou accueillir ou rejeter dans les eaux internationales. Ce n’est pas la voix de la France, ce n’est pas la nôtre », a tancé le candidat.  Là encore, il a appelé à « aller à la cause des maux et à les éradiquer » rappelant qu’à ses yeux l’immigration est « toujours un exil forcé », toujours « une souffrance ». Outre l’ambition de « mettre un terme aux guerres », c’est aussi à la fin des « traités inégaux » comme le Tafta et le Ceta, et à en « finir avec le lâche abandon qui remet aux peuples du Sud la charge de gérer le changement climatique » qu’invite Jean-Luc Mélenchon à ce sujet.

 «Si vous voulez la paix ne vous trompez pas de bulletin de vote»

Dans le même esprit que son discours de 2012 sur la plage du Prado, le candidat s’est réjouit « que la France soit métissée », demandant « un châtiment électoral exemplaire pour tous ceux qui ont voulu nous séparer, nous diviser».  Dès les premiers mots de son discours, il s’en est d’ailleurs pris à l’extrême droite, qui condamne un «grand peuple multicolore à se haïr lui-même », et à « l’extrême marché » qui « transforme la souffrance, l’abandon, la misère en or et en argent ».

«Si vous voulez la paix ne vous trompez pas de bulletin de vote», a scandé Jean-Luc Mélenchon, pour qui celle-ci passe par deux autres dimensions majeures de son programme : l’écologie et le partage des richesses. « La priorité écologique donne une politique de paix », a-t-il estimé vantant les mérites des énergies renouvelables et de la sortie du nucléaires quand les guerres « n’on jamais été autre chose que des disputes pour s’accaparer les matières premières » et proposant « une alliance pour la sauvegarde écologique de la Méditerranée ». Jean-Luc Mélenchon veut aussi en finir avec la « guerre contre les pauvres ». « Une fois de plus en France, les riches vivent au-dessus de nos moyens », a-t-il lancé. Et d’enchaîner : « Puisqu’ils ne veulent pas partager, il faudra qu’ils le fassent par la force, celle de la loi ». Augmentation du Smic, des minima sociaux, 35 heures réelles, abrogation de la loi El Khomri, taxe sur les revenus du capital à hauteur de ceux du travail… Le candidat n’a pas laissé de côté ses propositions économiques et sociales. Le tout au nom du principe de la vertu, titre de son dernier livre. A savoir « le bien commun plutôt que l’intérêt particulier » et « toujours traiter les autres comme on voudrait être traité soi même ». Porté par les sondages, le candidat a également soufflé un vent d’espoir : « la victoire est à la portée de nos efforts ».

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus