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Convaincre y compris là où on ne nous attend pas…

Posté par jacques LAUPIES le 11 avril 2017

 

 

Honnêtement  je pense que la candidature de Jean Luc Mélenchon gagne du terrain et que les sondages traduisent bien cette tendance. Que certains petits malins irréductiblement de droite et d’extrême droite y voient un facteur d’affaiblissement de Macron qui les arrangerait bien, cela ne fait aucun doute.

Car l’un des arguments qui perturbe le plus les électeurs « affranchis » (les journalistes et commentateurs les aidant) est que Emmanuel Macron serait le mieux placé pour battre Marine Le Pen ce qui évidemment « pomperait » des électeurs à Fillon et à Hamon. Du coup au FN les naïf pensent qu’avoir Mélenchon en face accroitrait leurs chances de gagner. Ce qui apparemment ne correspond pas trop aux résultats annoncés en cas de duel  Marine Le Pen  – Jean Luc Mélenchon.

Nous sommes là dans des spéculations qui existent, qu’il faut certes prendre en compte, mais qui concernent des catégories qui adorent la politique fiction. Il n’est cependant pas inutile de débattre avec ces électeurs que l’on trouve dans des catégories sociales qui se situent politiquement dans ce que communément on appelle le « centre droit », « le centre gauche ».

J’ai déjà indiqué que j’avais eu l’occasion de rencontre ce type d’électeur et j’ai été particulièrement frappé par leur incertitude entre choisir Macron ou Mélenchon. Donc il faut s’adresser à eux. Ils font en outre partie d’une frange de la population qui voit sont statut social menacé et cela non sans répercussion familiale.

Plus sensibles sont les catégories installées dans les bas salaires, la précarité ou le chômage et qui constituent sans doute le plus grand volant d’abstentionniste et que le rideau de fumée que constitue la candidature Macron devrait décider à réagir car c’est bien cette candidature la plus ambiguë.

Dans les derniers jours on le constate, les militants on du pain sur la planche et sans l’intervention des électeurs déjà acquis à la candidature Mélenchon le travail de conviction pour une victoire ne pourra être totalement accompli. Un électeur de plus par électeur déjà convaincu, cela peut permettre la victoire. Et s’il est besoin d’argument concernant le risque Macron, l’article qui suit peut les y aider.

Qu’on se le dise !

 

Macron. Lui président, la saignée par ordonnances

Maud Vergnol
Lundi, 10 Avril, 2017
L’Humanité

Le candidat d’En marche ! s’aligne sur la droite autoritaire : faire exploser le Code du travail en un été à coups d’ordonnance.

Le vrai Macron commence à sortir du bois. À mesure que l’échéance électorale se rapproche, le candidat d’En marche ! est forcé de dévoiler un peu plus clairement ses intentions, quitte à se contredire, et à révéler au grand jour l’imposture de sa « marque » politique. Ainsi, hier, dans un entretien au JDD, l’ancien ministre de l’Économie a été invité à détailler ses premiers mois au pouvoir s’il était élu. Et pour la première fois, il a divulgué son intention de gouverner par ordonnances pendant l’été. Emmanuel Macron souhaite en effet introduire « un projet de loi d’habilitation pour simplifier le droit du travail et décentraliser la négociation ». « Il s’agit de donner plus de place à l’accord majoritaire d’entreprise ou de branche, d’une part, d’encadrer les décisions des prud’hommes, d’autre part », prévient-il. Soit une amplification de la loi El Khomri, imposée sous le quinquennat Hollande à coups de 49-3.

Pour éviter une mobilisation syndicale et citoyenne et enjamber le Parlement, il compte « procéder de manière rapide et efficace » en procédant par ordonnances. Or cette pratique est une vieille marotte de Jean-François Copé, reprise par François Fillon pendant les primaires de la droite. Une solution expéditive, rendue possible par l’article 38 de la Constitution, qui consiste à imposer des textes au Parlement, sans qu’ils aient été débattus, ni amendés.

Même Nicolas Sarkozy avait mis en garde ses amis de la droite contre une telle méthode. « Il est quand même curieux de dire en juin aux Français (à l’occasion des élections – NDLR), après avoir été élu en mai : “Donnez-moi une majorité pour réformer le pays”, et dire ensuite aux parlementaires : “Vous ne servez à rien, on va faire ce que vous n’êtes pas capables de faire” », raillait alors l’ancien président de la République.

Pas de quoi faire douter Emmanuel Macron, qui reprend sans honte cette pratique convoitée par la droite autoritaire. Pour celui qui promet sur le papier « une révolution démocratique », cette proposition ne manque pas de sel. D’autant qu’elle est absente de son programme officiel. Ainsi, dans le chapitre « Une démocratie rénovée », le candidat ne fait nulle mention de l’usage des ordonnances, mais prévient qu’il généralisera la procédure d’urgence des textes législatifs. Autrement dit : un parlement fantoche, spectateur impuissant des lubies d’un petit César aux manettes de l’État.

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