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il y en a encore qui entendant le mot culture sortent le révolver !

Posté par jacques LAUPIES le 12 avril 2017

Si évidemment la culture est appréhendée de manière différente par chacun de nous où par les groupes auxquels nous appartenons, fort heureusement rares sont ceux qui veulent l’atténuer, voire s’en prendre à elle.

Sauf que lorsque la culture aboutit à plus de savoir sur les activités et les comportements humains, à les comprendre, les expliquer, cela finit par nous déranger. Tout simplement parce que cela n’a pas l’effet  que nous pouvons rechercher de conforter nos convictions, nos modes  de vie mais au contraire nous invite à leur critique.

C’est à cet instant que la culture nous sauve du repli sur soi, de l’enfermement dogmatique fut-il d’ordre politique, philosophique ou religieux.

Mais évidemment connaître l’ensemble des activités humaines est impossible et nous sommes à la merci  des systèmes éducatifs, des formations et des informations, nécessairement restreintes, qui nous soumettent à des pensées lesquelles souvent s’imposent à nous, voire contribuent à fabriquer notre  méthode de penser. Cela est donc dramatique et le meilleur moyen  de contourner cet inconvénient est bien une intense vie culturelle.

Mai une vie culturelle qui soit en prise avec la réalité, l’expérience mais aussi la science qui sont des éléments protecteurs à l’égard des interprétations idéalisées qu’elles résultent de la négation du réel et selon moi  de toutes pensée issue d’une parole divine qui, me semble-t-il, ne peut provenir que de la spéculation des humains. Est ce à dire que celui qui se livre à cette spéculation est systématiquement dans l’erreur et que je dois le rejeter.

Certainement pas et seul le dialogue et l’échange peut permettre de surmonter la contradiction dans laquelle je me trouve avec lui. Mais le dialogue suppose une certaine égalité de savoir et de conditions matérielles de vie, sinon identiques ou semblables, mais qui ne nous mettent pas en concurrence et en opposition irréductible comme sont placés par exemple le maitre et son esclave.

Un condition parait souhaitable, pour que le dialogue puisse avoir lieu c’est la liberté de penser  dans une société qui s’émancipe des idéologies en instituant un espace de vie commun. D’où le recours à la laïcité qui présente une avancée considérable et que nous pouvons sans contrainte recommander à ceux qui ne la pratiquent pas encore, l’instrumentalisent ou la rejettent !

La culture en a fortement besoin pour son développement et sa protection tout comme elle a besoin du respect des principes fondamentaux de la République : liberté, égalité et fraternité.

 

Les propositions de Mélenchon pour une action publique culturelle

 

Aurélien Soucheyre
Mardi, 11 Avril, 2017
L’Humanité

Le candidat entend mettre un terme à la privatisation rampante de la culture, afin qu’elle ne soit « ni un luxe, ni une marchandise » et qu’elle retrouve sa fonction essentielle dans toute société humaine.

Notre pays « a inventé l’action publique culturelle », estime la France insoumise dans son livret dédié à la culture. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon entend creuser ce sillon. Le candidat propose ainsi de porter à 1 % du PIB l’investissement public en la matière, soit 20 milliards d’euros par an. Devant la centaine de festivals sacrifiés en 2016 sur l’autel de l’austérité, face aux « déserts culturels » et à la concentration des lieux de création et de diffusion dans les métropoles, la FI souhaite soutenir l’art sur l’ensemble du territoire en offrant aux créateurs des conditions de vie dignes.

Le régime des intermittents du spectacle sera ainsi pérennisé sur la base de l’accord d’avril 2016, et étendu aux professionnels précaires (un domaine public commun aux œuvres non soumises aux droits d’auteur alimentera ce régime de Sécurité sociale). Des encadrements de loyers seront institués, en plus du soutien financier aux petites compagnies et au milieu associatif. Libraires, disquaires et cinémas seront soutenus partout, et la politique du prix unique sera développée. Au jumelage de tous les établissements scolaires avec un pendant culturel, s’ajoutera une gratuité étendue dans les musées recevant des subventions publiques nationales et obligatoire tous les dimanches. Enfin, les réseaux de bibliothèques et de médiathèques seront renforcés, en inscrivant l’art dans la construction et la commande publique avec l’application de la loi sur le 1 % artistique, qui sera étendue au privé.

La lutte contre « l’argent roi » qui dénature ce qu’il touche est aussi au cœur du projet culturel. La FI entend stopper la privatisation du patrimoine et le mécénat qui asservit l’art sous forme de trophée pour fortunés. Les niches fiscales dédiées seront abrogées, la possession et la vente d’œuvres d’art intégrées au calcul de l’ISF. L’intrusion « de la finance dans les conseils d’administration des établissements culturels » sera interdite, tout comme le sponsoring privé d’équipements culturels, en plus d’une lutte contre la prédominance visuelle de la publicité dans l’espace public.

Déplorant la tendance d’une culture de « la consommation et de la possession plutôt que de la compréhension, de l’accumulation et non de l’expression », la FI veut défendre la culture comme résistance à l’ignorance, à l’ordre moral, à l’état d’urgence et au consumérisme. L’enseignement artistique sera renforcé jusque dans l’entreprise, parallèlement à la création de centres nationaux (de la musique au jeu vidéo) et d’une médiathèque publique en ligne.

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