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  • Ian Brossat Chef de file des communistes

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    Le nouveau monde :
    D'un coté, on prétend "responsabiliser" les gens modestes en augmentant le prix du #carburant.
    De l'autre, on déresponsabilise les riches en baissant leurs impôts sans rien leur demander en échange.
    Moins tu as, plus tu donnes.
    Plus tu as, moins tu donnes.

Le bon sens !

Posté par jacques LAUPIES le 30 mai 2017

Le bon sens… 

L’expression a évidemment deux significations l’une qui rappelle une notion de direction : la bonne direction, l’autre qui indique l’aboutissement d’un raisonnement empreint de logique et de raison.

Dans leur réunion de ce lundi les communistes de Tarascon avaient à débattre de l’attitude à tenir en l’absence de candidature de leur parti aux élections législatives. Il leur fallait donc trouver une position de bon sens !

Dès lors que l’accord est établi pour battre non seulement l’extrême droite mais également la droite et ses nouveaux alliés objectifs se réclamant du social libéralisme du Président de la République, il faut choisir le candidat le mieux placé parmi ceux qui font des propositions les plus proches de celles que nous défendons.

Il est clair que ce ne peut-être que celui qui se réclame de la France Insoumise de Jean Luc Mélenchon dont nous avons soutenu la candidature et qui a obtenu plus de 20 % sur la circonscription et dans notre ville et se trouve ainsi placé en seconde position derrière Marine Le Pen dans les autres grandes villes (Arles et Miramas notamment)

Certes se sont retrouvées sur la candidature de Jean Luc Mélenchon les appuis de forces politiques différentes mais fort heureusement les électeurs n’ont pas, quant à eux, fait de détail. Ils ont massivement approuvé une proposition de renversement de la politique d’austérité pratiquée par le gouvernement socialiste de Hollande et Valls et du coup ont marqué leur opposition à l’extrême droite, à la droite et à la recomposition « macronienne » de centre (droit et gauche)

C’est bien cela qu’il faut prendre en compte et faire grandir, quelles que soient les réserves que l’on puisse formuler sur les stratégies des uns et des autres, que nous ne partageons pas toujours. Nous continuons à penser que dans ce pays rien de positif ne pourra se faire dans un rassemblement des forces républicaines de gauche dans laquelle il faut inclure tous ceux qui remettent en cause les politiques de l’offre, en faveur du patronat et exigent une politique de la demande en faveur des couches populaires.

Il est évident que si ce rassemblement avait pu se faire Marine Le Pen n’aurait pas été au second tour de la présidentielle et que l’affrontement des forces de la gauche avec la droite recomposée aurait pu se traduire par des perspectives de changement profond.

 En ce qui concerne les élections législatives la même démarche de rassemblement aurait du s’imposer.

Les communistes de Tarascon demeurent convaincus que précisément pour atteindre cet objectif le renforcement de leur influence est nécessaire. C’est la une question cruciale qui se pose et dont il faudra débattre le moment venu. L’union est un combat concret de terrain et pas seulement des vœux pieux exprimés par des dirigeants quels qu’ils soient.

Mais pour l’heure il importe de maintenir, en l’absence de candidature communiste, la cohésion des forces  ayant soutenu la candidature Mélenchon. La seule candidature représentative de ces forces localement est celle de la France Insoumise et il ne faut surtout pas se laisser aller à une dispersion de ceux qui ont permis son émergence. Non pour je ne sais quel calcul politique décidé par quelque stratège locaux, mais dans le souci de renforcer l’engagement d’électeurs qui espèrent a plus ou moins brève échéance se doter d’élus à leur service.

Avec un souci : vivre mieux en se libérant des conceptions d’un libéralisme économique toujours plus exigeant et opprimant et trouver l’expression la plus proche pour les représenter et les défendre.

 

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Les deux candidats de la « France Insoumise » en qui les électeurs de JLM et la population trouveront une représentation conforme à leurs intérêts !

 

 

Josiane Balasko :

« J’ai simplement envie que les gens vivent mieux »

Mardi, 30 Mai, 2017
Humanite.fr

Demain dans l’Humanité. Entretien avec la comédienne Josiane Balasko qui apporte son appui aux candidats PCF pour les législatives, en particulier à Maxime Cochard, dans la 10e circonscription de Paris.

 

«Les communistes se mobilisent pour l’aide aux personnes dans le besoin – et il y en a énormément –, contre le mal-logement, pour le secours aux réfugiés… Ce sont des engagements qui me parlent. Le Parti communiste a toujours été là dans les communes, avec ses militants et ses représentants, pour aider les gens. C’est pour cela que j’ai eu envie de les soutenir et que j’appelle à voter pour eux», explique-t-elle dans un entretien à l’Humanité à paraître mercredi 31 mai.

 

Campagne officielle: On a retrouvé Ubu roi, il est au CSA !

Le Conseil constitutionnel suite à un référé d’En Marche doit donner un avis sur le temps d’antenne pour la campagne audiovisuelle officielle

A cette occasion, le PCF dénonce avec force le scandale du partage du temps d’antenne. Disposant de deux groupes parlementaires, à l’Assemblée et au Sénat, et présentant 524 candidats, le PCF se verra « généreusement » attribuer 5 minutes, contre 2h au PS et 1h44 à LR. Un parti qui ne dispose pas de groupe parlementaire mais présente plus de 75 candidats aura lui 7 minutes de temps d’antenne.

On a retrouvé Ubu roi, il est au CSA !

 Le PCF demande au Conseil constitutionnel de faire cesser cette farce anti démocratique et que les règles promises d’équité soient respectées.

 

 

 

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Regard critique sur un G7 bourré de contradictions en Sicile

Posté par jacques LAUPIES le 30 mai 2017

 

 

Gérard Le Puill
Lundi, 29 Mai, 2017
Humanite.fr

Le G7 est la coalition des « sept démocraties » qui se définissent comme les plus développées au monde. En font partie l’Allemagne, le Canada, les Etats Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni. La réunion du G7 se tenait   samedi à Taormine en Sicile tandis que les sauveteurs ne cessaient de « pêcher » des migrants en détresse au large des côtes italiennes. Le communiqué final du G7 a réaffirmé « les droits humains de tous les migrants et réfugiés ». Mais, dans le même communiqué les sept ont insisté sur « le droit souverain des Etats à contrôler leurs frontières et mener des politiques dans l’intérêt de leur propre sécurité nationale ». Emmanuel Macron, qui participait à son premier G7, a dit à ce propos que « c’est avant tout un sujet européen, pas celui du Japon ou des Etats-Unis ».

Avant la tenue de ce G7, on attendait de Donald Trump qu’il éclaircisse sa position concernant l’accord de Paris sur le climat ratifié en octobre 2016 par son prédécesseur Barack Obama. Le nouveau président américain a refusé de prendre tout engagement dans le communiqué final du G7. Il s’est contenté de faire savoir par Twitter : « Je prendrai ma décision finale sur l’accord de Paris la semaine prochaine». Il est donc possible que Trump annonce dans quelques jours le renoncement des Etats-Unis à honorer la signature du précédent président, lequel promettait que son pays réduirait ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 26% à 28%  d’ici 2030 par rapport à 1990, ce qui supposait une réduction d’environ 35% par rapport à  2015. Ce G7 s’est tenu durant un week-end pendant lequel des records de chaleur ont été battus dans plusieurs pays d’Europe tandis que le Sri Lanka connaissait des pluies diluviennes et des inondations catastrophiques. Voilà tout juste un an, de grosses inondations touchaient l’Ile-de-France et d’autres régions. Il s’agissait, là aussi, d’une des multiples conséquences du dérèglement climatique.

Occultant les enjeux climatiques en raison du refus de Trump de faire connaître sa position, le communiqué final du G7 indique que les pays membres réitèrent leur « engagement de garder leurs marchés ouverts et de lutter contre le protectionnisme, tout en restant ferme face à toutes les mauvaises pratiques commerciales». Considérant que « le commerce n’a pas toujours été fait au bénéfice de tous », le communiqué final ajoute : « Pour cette raison, nous nous engageons à adopter des politiques appropriées de telle manière que toutes les entreprises et tous les citoyens  puissent profiter au mieux de toutes les opportunités offertes par l’économie globale».

Nous sommes entrés dans le siècle de la rareté

Voilà une phrase peu appropriée  dès lors qu’il convient de prendre en compte les enjeux climatiques en ce début de XXIème siècle. Nous sommes entrés dans le siècle de la rareté. Ce siècle sera celui de la raréfaction de presque toutes les matières premières disponibles et aussi celui de la nécessité impérative de réduire le bilan carbone de toutes nos activités tandis que la population mondiale va continuer de croître. De ce point de vue, la concurrence de tous contre tous dans le cadre de « l’économie globale » augmente considérablement le bilan carbone des activités industrielles et agricoles.

C’est pour « profiter au mieux de toutes les opportunités de l’économie globale», via l’augmentation des profits, que la firme Whirlpool délocalise en Pologne la production de sèche-linge produite à Amiens. Les salaires étant trois fois plus bas en Pologne qu’en Picardie, la firme américaine compte sur une augmentation rapide de ses profits. Mais qu’en sera-t-il du bilan carbone de cette délocalisation ? Primo on détruira un site de production en bon état de marche en France après avoir construit en Pologne celui qui le remplacera. Outre 900 kilos de CO2 émis par tonne de béton coulé, beaucoup de minerai aura été utilisé pour fabriquer les nouvelles machines de l’usine polonaise .  Secundo l’électricité qui fera tourner l’usine Whirlpool en Pologne proviendra d’une centrale au charbon qui émet 950 grammes de CO2 par KW/H alors que la moyenne des émissions de la production électrique française est de 15 grammes grâce à l’énergie nucléaire. Tertio, les deux tiers des sèche-linge produits en Pologne seront réexportés par camion en France et dans les pays de l’ouest de l’Europe avec, là encore, une augmentation du bilan carbone.

Les profits tirés de la surexploitation d’une main d’œuvre bon marché

Les délocalisations de productions industrielles de ce type conduisent à la fermeture de milliers de sites en bon état de marche chaque année dans le monde. Elles ont lieu parce la surexploitation d’une main d’œuvre bon marché  dans des pays pauvres à faible protection sociale permet d’augmenter le taux de profit. Mais cela augment aussi le bilan carbone de chaque bien produit alors qu’il est urgent de le réduire. Cela augmente aussi toutes les consommations de matières premières induites par ces délocalisations qu’il s’agisse des métaux, du ciment ou du bois. On peut tenir le même raisonnement s’agissant des productions agricoles. Quand l’Europe délocalise des productions de fleurs en Afrique et ses productions de légumes au Maroc, elle augmente le bilan carbone de ces produits réimportés. Quand nos élevages de bovins, de porcs et de volailles consomment toujours plus de soja  importé d’Amérique du sud, le bilan carbone des produits laitiers et de  la viande  que nous consommons, comme celui des produits finis que nous exportons, est doublement augmenté par la déforestation de la forêt amazonienne et les longs transports de cette nourriture du bétail qu’il est possible de produire chez nous.

En creux, le communiqué final des sept chefs d’Etat et de gouvernement qui se sont retrouvé samedi 26 mai en Sicile montre une chose : aucun d’entre eux ne porte la moindre réflexion prospective prenant en compte les enjeux climatiques dans son raisonnement économique. Aucun, pas plus Emmanuel Macron que les autres, n’a proposé la moindre mesure concrète susceptible de freiner le réchauffement climatique. Du coup, ils n’avaient guère d’arguments à mettre en avant pour contrarier Donald Trump.

 

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Le tour est joué ? Pas si sur !

Posté par jacques LAUPIES le 29 mai 2017

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L’un, avec quelques autres, peut limiter la progression de cet ‘autre…

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Les stratégies se ressemblent ! A voir les affiches et connaître les lascars

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Une LR – UDI en sandwich entre FN et LRM

Je ne vais pas revenir sans cesse sur ma déception de devoir avec mes camarades n’offrir d’autre perspective que d’avoir à  choisir dans la circonscription entre des candidats de gauche dont les programmes et les objectifs diffèrent de ceux que nous proposons et qui de surcroit s’inscrivent dans une démarche hégémonique pour la plupart d’entre eux !

Les électeurs que nous avons contribué à faire voter pour Jean Luc Mélenchon attendent bien autre chose de nous. Que leur offrir sinon de rester unis pour l’avenir afin le moment venu, dans l’action ou dans le vote, de rappeler qu’ils exigent de meilleurs salaires, de meilleures pensions, des services publics à la hauteur des besoins en matière de couverture sociale, de santé,  d’éducation. Le programme de la France Insoumise répond certes à un certain nombre de nos préoccupations mais il comporte de nombreuses lacunes sur des questions qui nous opposent.

La plupart des commentateurs  voient dans cette situation une modernité, un désir de s’émanciper des partis politiques. Mais il n’en est rien nous sommes dans un schéma  classique ou ce sont les mêmes questions qui se posent avec certes l’apparition de semblants   de réponse souvent imprégnées de la même pensée unique qui ignore pourquoi nous en sommes là (l’histoire de notre parti peut le dire) ! Il s’agit plus, pour les classes et catégories, de confirmer, chacune pour ce qui la concerne, d’offrir un nouvel emballage plutôt qu’un nouveau contenu. 

Demeure le contenu adapté à leurs intérêts de possédants, d’exploiteurs dans le circuit de la production (de l’actionnaire d’entreprise au rentier en passant par le salarié dirigeant de haut vol) L’essentiel étant, par ailleurs, de racoler les gagne petits ou moyens. Quant à ces derniers, la plupart salariées, précaires ou chômeurs, retraités, plus nombreux, la masse comme on dit, tout est fait pour éviter qu’ils se laissent enrôler par les héritiers de la tradition républicaine et sociale qui colle aux fesses de la bourgeoisie depuis presque deux siècles.

Pour qu’ils ne prennent pas trop conscience de leur force déterminante on fabrique (quand ils n’existent pas) des partis patriotes (comment oser ne pas l’être) de partis « modérés » (la belle attitude) et pourquoi pas des partis de citoyens révolutionnaires (sorte de copie marxisante qui reste une copie éloignée de l’original) . Après avoir soigneusement tenté de mettre  sur la paille ceux qui peuvent inscrire à leur bilan les grandes conquêtes sociales.

Notre bourgeoisie et son cortège de valets n’est pas la plus bête du monde !

Mais le tour qu’elle prépare serait il joué ? Rien n’est moins sur car la marmite boue !

 

 

 

 

Oui, unité !

 

Samedi, 27 Mai, 2017
Humanité Dimanche

L’éditorial de Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.

Avec M. Édouard Philippe, le nouveau président a confié la conduite du gouvernement à une droite fière de l’être. Et pour bien rassurer les puissances d’argent, il a confié les clés du coffrefort ­ l’économie et le budget ­ au même camp qui, il y a peu, se retrouvait derrière M. Fillon et son programme réactionnaire. Il faut s’attacher partout à chasser les illusions. Toutes ces girouettes n’ont rien à voir avec le renouveau de la politique ni avec l’honnêteté et l’éthique !
Ce gouvernement fédère les élites acquises à la mondialisation capitaliste. Comme certains ont pu le noter, il ne fait que traduire politiquement une réalité sociale. Les élites de gauche et de droite, si elles peuvent s’opposer sur les valeurs morales, se rejoignent par des intérêts communs sur les enjeux économiques et sociaux. Ceux qui, comme nous, osaient prétendre que la gauche ne se relèverait pas de cette consanguinité étaient voués aux gémonies. Nous y sommes et toute une frange du Parti socialiste, en jouant le jeu de l’indifférenciation politique avec la droite, a livré son parti au verdict sévère des électeurs.
Avec un tel attelage gouvernemental, le président compte bien opérer sur le scrutin législatif la razzia qui lui permettrait de pousser encore plus loin son projet d’explosion politique pour réaliser celui, inavoué, d’unir les fractions les plus libérales des deux camps. Certes, les forces politiques existantes ont permis ce hold-up en refusant d’entendre l’aspiration à changer la vie politique et les institutions qui montait dans le pays. En dévoyant ce besoin de renouveau et de démocratie, M. Macron estime avoir les mains libres pour mettre en oeuvre un projet dont le coeur est la doxa libérale des recommandations de la Commission européenne et des injonctions des institutions financières. Un projet au service d’un capital conquérant qui irait chercher son taux de profit dans la casse des droits sociaux, l’assujettissement du travail aux objectifs de rentabilité, la cession des participations de l’État dans les grandes entreprises, l’ouverture aux marchés d’une partie de la Sécurité sociale, la privatisation des services publics et dans la mise au pas des collectivités locales par la fin de leur autonomie et la réduction drastique de leurs moyens. Derrière ce dernier projet se profile l’idée de briser toute résistance proche du terrain et de centraliser plus encore le pouvoir. Sous couvert de modernité, il s’agit d’une recentralisation du pays sous tutelle présidentielle, en lien avec les marchés concurrentiels.
L’intérêt général des populations, des salariés comme des retraités, des créateurs comme des privés d’emploi, commande de disposer d’une force parlementaire majoritaire en lien avec les luttes et les résistances.
Il y a bien des ministres, mais la présidence choisit les directeurs de cabinet, comme il prétend le faire des journalistes chargés de rendre compte de son action. L’idée en apparence alléchante de réduire le nombre de collaborateurs dans les cabinets ministériels cache la volonté de donner le pouvoir à la technostructure, qui sera elle-même changée au gré des demandes. De même, le projet de réduire la représentation nationale d’un tiers n’est qu’une face cachée de la volonté de réduire le débat pluraliste, et de faire des députés et des sénateurs les tenanciers de la caisse enregistreuse des orientations fixées au sommet.
L’effondrement du système politique traditionnel inquiète autant qu’il ouvre des perspectives nouvelles. L’opposition au projet mortifère de libéralisme décomplexé de M. Macron se doit, indissociablement, de porter haut la volonté de tourner la page de la monarchie présidentielle en faveur d’une conception neuve de l’activité politique et des relations des citoyens avec les institutions de la République. Il faudra tout autant réhabiliter une gauche qui assume son conflit avec les logiques capitalistes, résolument active pour la défense des intérêts populaires et promotrice, dans les conditions de notre temps, d’un projet audacieux et totalement neuf de transformation sociale et écologique. Ne nous cachons pas que la tâche est immense et difficile. Mais, nous ne pouvons pas laisser le peuple sans cesse piégé par les recompositions voulues et organisées par les forces du capital en utilisant à plein le sinistre repoussoir de l’extrême droite. Nous sommes en train d’en vivre l’un des premiers chapitres, qui vise à clore dans notre pays la période ouverte par les conquêtes du Conseil national de la Résistance. C’est une certaine exceptionnalité française qui est visée pour un alignement, par le bas, sur nos voisins.
C’est un vrai crève-coeur que les forces de la transformation sociale et écologique soient incapables de se réunir, alors qu’il conviendrait de contrebalancer la prédominance de l’élection présidentielle sur le scrutin législatif pour construire une autre majorité à l’Assemblée nationale. L’intérêt général des populations, des salariés comme des retraités, des créateurs comme des privés d’emploi, commande de disposer d’une force parlementaire majoritaire en lien avec les luttes et les résistances qui s’expriment dans leurs diversités mais convergent vers les mêmes objectifs de justice sociale, de transition écologique et de renouveau démocratique. Elle pourrait, dans l’unité mais la clarté, avoir une vocation majoritaire. Est-il trop tard ? Partout appelons-en à la raison et au service du commun.
Directeur de l’Humanité

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Altruisme et (ou) révolution ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 mai 2017

 

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Qu’on le veuille ou non un grand trouble règne dans la population tiraillée entre une réalité qui la rappelle aux meilleurs sentiments de fraternité, de solidarité, dont elle est porteuse et des forces qui s’emploient à la faire douter de réponses favorables à ces réflexes  d’humanité et la plongent dans le doute, le scepticisme et parfois des sentiments de mépris et de haine pour l’autre.

Il n’est pas un jour qui se passe sans que je constate ou me soit rapporté des faits très banals  qui en fait marquent cette souffrance, souvent dissimulée laquelle frappe chacun de nous mais disparaît dans notre inconscient ou pour le moins semble s’effacer dans un paraître souriant, ironique voire indifférent.

Depuis la dimension du geste de  cette brave dame à l’allure digne (que nous qualifierons arbitrairement de très petite bourgeoise)  qui s’émeut de voir un SDF sur le trottoir de la plus belle avenue de la ville avec son chat noir tenu en laisse, entre dans le super U pour acheter des barquettes pour l’animal et quelque canette de bière pour le maître déchu marquant ainsi sa compassion, jusqu’aux actions de grande envergure déployées  par des organismes humanitaires pour sauver les migrants en méditerranée, combien de personnes nous rendent cette dignité que d’aucuns s’emploient à nous faire perdre !

Des milliers, des millions peut – être mais pour le moment rien ne change et « les grands » de ce monde qui représentent des nations puissantes jouent avec leur peuples et les peuples du monde entier laissant perdurer ou incitant les attitudes conflictuelles et guerrières. Tout  ça sur fond de mondialisation (capitaliste) dont les règles sont :  exploitation accrue du travail, mise en concurrence des forces de travail, main mise sur les richesses de la planète directement par multinationales ou par bourgeoisies locale instrumentalisées (et souvent corrompues),  en utilisant les marchés financiers et la libre  circulation des capitaux.

Combien de temps encore devrons nous subir ces mondes différents où l’altruisme peine à effacer les égoïsmes ? Alors même que nous serions, comme l’indiquent des chercheurs, « naturellement » enclins à l’empathie envers les autres ! Dire que cela peut se produire comme le suggère une émission rediffusée cette nuit sur Arte par la méditation ou une modification comportementale basée sur une sorte de contagion de la bienveillance, me parait aller un peu vite en besogne.

Un certain Mathieu Ricard semble faire prospérer ses convictions bouddhistes sur ce concept dont on peu douter qu’il réussisse à permettre d’éliminer les adeptes de la recherche du profit à tout prix qui constituerait, au final,  selon certains, simplement un état d’esprit réversible. Mon œil…

Qu’on me permette de penser que rien ne vaut une bonne « révolution socialiste » (vraie celle-là) permettant de répartition utile de la richesse produite de manière équitable. Qui dit révolution ne dit pas violence mais raison imposée aux exploiteurs, aux tricheurs, aux opportunistes avec tout le poids de la masse consciente de l’humanité contre leur égoïsme institutionnalisé !

 

Méditerranée. 10.000 migrants secourus en 4 jours

Lorenzo Clément avec AFP
Samedi, 27 Mai, 2017
Humanite.fr

Plus de 3.400 migrants ont été secourus tandis que 10 ont été retrouvés sans vie lors d’opérations délicates vendredi au large de la Libye, qui portent le total des secours à environ 10.000 personnes en quatre jours, selon les gardes-côtes italiens et libyens.

Aucune embarcation en détresse n’a cependant été signalée samedi matin.

Vendredi, plus de 1.230 personnes ont été récupérées par des navires libyens et reconduits à Tripoli ou à Sawiya, à 50 km plus à l’ouest, tandis que les 2.200 autres l’ont été par des navires militaires ou commerciaux coordonnés par les gardes-côtes italiens et devaient être conduits en Italie. Les gardes-côtes italiens ont aussi fait état de 10 personnes retrouvées mortes lors de ces opérations, sans préciser dans quelles circonstances Beaucoup de migrants se noient en mer, comme les 35 retrouvés morts mercredi quand une grosse vague a jeté des centaines de migrants à l’eau, mais d’autres meurent de froid, de déshydratation ou encore asphyxiés dans les embarcations surchargées.

Si le flux des arrivées en Italie reste important, la vague de ces derniers jours n’a rien d’exceptionnel: fin mai 2016, plus de 13.000 personnes avaient été secourues en 5 jours, tandis que plus d’un millier d’autres avaient trouvé la mort. Tous veulent à tout prix éviter de retourner en Libye, où beaucoup de migrants subissent extorsions, violences, viols, tortures et meurtres. Dans les ports du sud de l’Italie, la journée a été chargée vendredi et les débarquements se poursuivaient samedi.

Le Phoenix de l’ONG maltaise Moas est ainsi arrivé à Crotone (sud) avec à son bord près de 600 migrants et les corps de la plupart des victimes de mercredi. Et tandis qu’un navire de la marine italienne avait vu une jeune Somalienne accoucher d’une petite fille vendredi matin, l’équipe médicale du Phoenix n’a pour sa part pas pu empêcher la fausse couche d’une femme enceinte de six mois qui venait de reconnaître son fils de 7 ans parmi les corps des petits noyés. En raison du sommet du G7 à Taormina, en Sicile, les débarquements ont été interdits toute la semaine dans l’île, ce qui a rallongé de 24 heures le trajet des navires de secours vers l’Italie et retardé leur retour sur la zone des secours, où il a fallu faire appel à de nombreux navires commerciaux. Or ces navires ne sont pas équipés pour les secours, et n’ont pas à bord les vivres, l’eau ou les sanitaires pour transporter des centaines de personnes pendant 48 heures.

Lire aussi : Des dizaines de migrants morts dans un nouveau drame en Méditerranée

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Il y a urgence…à réparer les urgences !

Posté par jacques LAUPIES le 27 mai 2017

 

Ce jeudi une voisine m’a demandé de lui rendre service en amenant son fils accidenté aux urgences à l’hôpital d’Arles à une vingtaine de kilomètres.

Déjà je constate que se pose le problème du déplacement pour les personnes ou les familles ne disposant pas d’un véhicule n’ont d’autre recours, si elle n’ont pas la possibilité de payer un taxi, ou de faire appel à une ambulance, que de s’adresser éventuellement aux services de secours (pompiers, SAMU)

Bref me voilà devant les urgences de l’hôpital Joseph Imbert en Arles ou la réception nous informe qu’il nous faut attendre 5 à 6 heures pour que le jeune garçon qui apparemment s’est démis une hanche puisse être examiné. Surpris d’une telle durée d’attente je me renseigne au guichet d’accueil et l’on me confirme tout en m’indiquant que le blessé peut être examiné par un médecin d’un service médical.

La maman à qui j’indique cette opportunité me rétorque immédiatement qu’elle a déjà eu recours à cette « maison médicale  » interne à l’établissement hospitalier mais qu’elle avait du débourser 80 euros et que présentement elle ne pouvait pas le faire. Du coup elle préfère se rendre sur conseil d’une amie, contactée par téléphone, à la maison médicale de son quartier pour s’assurer de la gravité ou non de l’état du garçon.

Ce que nous avons fait avant la fermeture de cet établissement où un médecin effectuera les prescriptions nécessaires : pour calmer la douleur et ordonner des examens radiologiques. J’y croise une autre maman inquiète pour son fils pris de douleurs intestinale et un patient précisément refoulé des urgences par le délai d’attente. J’en conclus que cette maison médicale a une utilité réelle constitue une réponse à certaines demandes de situations moins graves avec pratique intégrale du tiers payant. Pour quelles raison Tarascon ne pourrait bénéficier de ce type d’offre de soins avec des permanences ?

Autre problème : ce jeudi de l’ascension les pharmacies sont fermées et les radiologues également. Bon la situation ne s’aggravant pas pour l’accidenté nous attendrons le lendemain. Va donc à nouveau se poser le problème du transport de Tarascon à Arles. Mais mon aide s’étant terminée en fin de soirée je ne connaitrai la suite que par une bonne nouvelle : le jeune accidenté l’était sans gravité et se remet plutôt bien s’une mauvaise chute après avoir été à nouveau réexaminé dans la matinée.

ll n’y avait pas urgence ! C’est heureux mais j’avoue que le système de santé actuel n’est pas sans faille et que cela confirme les dangers de la désertification médicale bien réelle, elle aussi ! J’en ai subi les conséquences plusieurs fois comme j’ai pu l’indiquer ici obligé souvent de faire le forcing pour obtenir un rendez-vous chez un spécialistes (otorhino, dermato, cardiologue, etc.)

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La maison de santé déjà « surfréqueentée » ! Les spécialistes ont déserté la cité et les généralistes sont débordés !

Créer des lieux de soins de proximité, équipés et répondant à la demande de manière permanente dans notre ville qui dispose pour cela de locaux appropriés : ancien hôpital notamment !

 

Précarité. La chasse aux bénéficiaires du RSA bat son plein

 

Camille Bauer et Cécile Rousseau
Vendredi, 26 Mai, 2017
L’Humanité

Contrôle des comptes bancaires, chantage au bénévolat… certains départements dirigés par la droite organisent un flicage très serré des plus pauvres, sautant sur le moindre prétexte pour réduire ou supprimer leurs maigres allocations.

Ailleurs, c’est la mesure prônée un temps par l’actuel ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, le contrôle des comptes bancaires des allocataires, qui est choisie. Tout revenu annexe pouvant être retranché du montant des allocations (536,78 euros pour un bénéficiaire célibataire), la moindre économie, le plus petit cadeau, peuvent se retourner contre le bénéficiaire du RSA.

C’est ce qui est arrivé à Régis, mais aussi à Alain Guizou. Ce père célibataire de trois enfants s’est vu retirer un mois de RSA parce qu’il avait eu la mauvaise idée de déclarer les 800 euros que son fils avait gagnés l’été en travaillant dans une colonie de vacances. En principe, demander à quelqu’un au RSA de produire ses relevés de comptes n’est pas légal, la loi stipulant qu’il doit faire une déclaration sur l’honneur, mais cela n’a pas arrêté les départements. « Depuis un an, ça c’est beaucoup durci. On doit justifier absolument tout ce qu’on perçoit et, dans certains cas, on nous demande nos relevés de comptes », confirme François Garnier, du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) à Belfort et Thann (Haut-Rhin).

« Conditionner l’obtention du RSA à des heures de bénévolat contraint »

Même constat en Isère. Depuis le démarrage, en octobre 2016, d’un plan de lutte contre les fraudes, « ils se sont mis à tout éplucher et à chercher la fraude, y compris en demandant des bulletins de salaire ou des relevés de banque », raconte Pierre-Louis Serrero, président de l’association RSA 38. Il n’est pas hostile au principe du contrôle, mais s’indigne du fait qu’il y ait « une suspicion systématique » alors qu’il y aurait, selon une étude de la Caisse nationale des allocations familiales, seulement 2 % de fraudeurs, pour des montants dérisoires, comparés à la fraude fiscale des entreprises.

Le soupçon de « laisser-aller » alimente d’autres types de mesures. « Il y a eu une offensive, l’année dernière, déclenchée par le Haut-Rhin et qui a été depuis suivie par d’autres départements. Ils ont décidé de conditionner l’obtention du RSA à des heures de bénévolat contraint », rappelle Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS). La mesure a été jugée illégale en octobre 2016 par le tribunal administratif. Mais elle a été réintroduite sous la forme d’un « contrat d’engagement réciproque » que le demandeur du RSA est incité à signer et qui comporte l’obligation d’une activité bénévole.

En principe, il s’agit d’une politique incitative. Mais, dans les faits, la marge de manœuvre des allocataires est limitée. « Pour les chômeurs qui signent un contrat d’engagement PPAE (projet personnalisé d’accès à l’emploi – NDLR), le bénévolat peut être inscrit dans le dispositif, on présume donc de l’accord de la personne. Dans le Haut-Rhin, on peut être radié si on refuse d’effectuer ces heures. Dans le Bas-Rhin, on a obtenu l’engagement de ne pas pouvoir radier les personnes qui ne respectent pas ce contrat d’engagement », explique Marc Desplats, responsable du MNCP dans le Grand Est.

À ces mesures, s’ajoute la complexité amenée par la dématérialisation. « Pour les gens les plus éloignés, ça a compliqué les démarches en multipliant les risques d’erreurs et en rendant les recours plus difficiles, faute d’interlocuteurs », estime Jean-Christophe Sarrot, coauteur du livre Pour en finir avec les idées fausses sur les pauvres. L’absence d’Internet à domicile, la difficulté à rédiger ou même à réceptionner un mail, l’incompréhension du langage souvent alambiqué des documents administratifs… autant de raisons qui expliquent un rendez-vous raté ou la mauvaise case cochée par le bénéficiaire. S’y ajoutent des méthodes plus discrètes. « Parfois, des consignes sont tout simplement données aux services sociaux des départements pour qu’ils compliquent la tâche aux demandeurs d’aides sociales », assure Jean-Christophe Sarrot.

« La conséquence, c’est beaucoup de stress et de souffrance »

L’argument derrière ce raidissement est en partie budgétaire. Depuis la crise de 2008, la courbe des allocataires s’est envolée, suivant celle du chômage. Entre 2012 et 2014, leur nombre a crû de 12,5 %, pour atteindre 1,9 million de foyers, selon une étude de la Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Parallèlement, l’État n’a cessé de réduire le montant de ses dotations, laissant les départements payer seuls la majorité des coûts. Faute de système de péréquation, « ce sont les départements les plus pauvres qui ont à la fois le plus de chômeurs et le moins de rentrées fiscales », souligne Florent Gueguen.

Mais, si l’argument budgétaire est réel, il sert surtout à mettre en avant un discours de suspicion systématique contre les pauvres, accusés de vivre sur le dos de la collectivité et d’être seuls responsables de leur situation. « Il y a une volonté de caresser l’opinion publique dans le sens du poil sur le thème de ‘‘l’assistanat’’ », estime Florent Gueguen. « On considère que les plus modestes sont a priori malhonnêtes ! » tempête de son côté Pierre-Louis Serrero, qui s’indigne qu’on laisse courir Pénélope Fillon quand un allocataire du RSA devient un paria pour quelques euros non déclarés.

Pour les allocataires, cette suspicion croissante est coûteuse. « La conséquence, c’est beaucoup de stress et de souffrance », souligne Jean-Christophe Sarrot. Déjà obligés de remplir quatre déclarations de revenus par an, les allocataires se sentent infantilisés. Ils soulignent le caractère intrusif de ces nouvelles demandes, qui les obligent à dévoiler toute leur vie. Le moindre courrier devient une source d’angoisse. « On vit du soir au matin dans la peur », résume Alain Guizou. Pas vraiment des conditions idéales pour se reconstruire et chercher un emploi. Pour ceux qui sont radiés ou qui ont vu leurs allocations réduites, c’est rapidement la perte du logement et la descente aux enfers. « In fine, ces gens, nous allons les retrouver dans nos structures d’hébergement d’urgence. Cette approche est une machine à produire de la grande précarité ! » martèle Florent Gueguen.

Écœurés par le système, certains allocataires ont choisi de prendre la tangente, alors que, déjà, plus de 30 % de ceux qui pourraient prétendre au RSA n’en font pas la demande. Daniel fait partie de ceux qui ont jeté l’éponge. Après de multiples galères pour que la CAF accepte le cumul de l’allocation avec ses droits d’auteur et une pension militaire de 56 euros, le compositeur-interprète, artiste protéiforme, a dit stop : « J’ai été victime d’un véritable acharnement. De 2009 à 2016, je me suis retrouvé sur plusieurs périodes de trois mois avec zéro revenu. » Désormais, il vit sur un terrain prêté par un ami, cultive son potager et a installé son atelier en pleine nature, en périphérie de Strasbourg. « Je me suis enfin stabilisé. »

 

 

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