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Y a t il dégradation de la compréhension de la vie politique ?

Posté par jacques LAUPIES le 1 juin 2017

 

Y a t il dégradation de la compréhension de la vie politique ? dans POLITIQUE refugies_8

Par exemple : être solidaire d’eux n’est pas toujours évident si l’on ne mesure pas notre propre responsabilité et de manque de critique sur les politiques suivies dans le domaine des immigrations (économiques et politiques)

 

Alors que nombreux sont les intervenants dans les médias à nous présenter le déclin de la politique qui se traduirait par une condamnation d’une caste de politiciens vieux, coupés des réalités, apparatchiks, corrompus, etc., à qui l’on oppose des jeunes, réalistes, indépendants et intègres que constate t-on : rien de tout cela n’existe vraiment. Mis à part le fait que  – et c’est bien ce qui est le plus grave – l’on transforme le conflit de casse en conflit de génération nous assistons à une véritable mascarade où apparaissent les vieux routards en mal de pouvoir se mélanger avec de jeunes loups pour nous faire digérer une politique toujours plus réactionnaire dans les domaines économique, social, institutionnel, avec les mêmes préoccupations de partage des richesses du monde, de spoliation des peuples par, l’exploitation du travail et si nécessaire par la guerre.

Et ce ne sont pas les nombreuses roucoulades de commentateurs (toujours les mêmes) qui nous feront oublier qu’une bourgeoisie style 21ème siècle aurait des préoccupations profondément antihumanistes !

Face à cela, outre que le véritable discours d’opposition est étouffé, mis hors débat, on sent bien la même tentation de mettre en confrontation de prétendus jeunes et modernes à des ringards, incapables d’évoluer dans une société nouvelle et des rapports sociaux issus de la mondialisation galopante. Plus de lutte de classe, ni dans ma ville, ni dans ma campagne, ni dans mon pays, ni en Europe, ni dans le monde nous disent-ils !

Mais on n’efface pas la réalité. Elle est bien là dans ses différents niveaux de contradiction : dans chaque pays où s’affrontent les possédants et ceux qui n’ont rien en donnant au catégories « moyennes » un simulacre de bien être, pour qu’un nombre suffisant d’entre elles permette de maintenir un rapport de force électoral favorable aux dominants; à l’échelle mondiale ou s’affrontent la misère, la pauvreté, le sous développement  et les pratiques néocoloniales qui favorisent les nationalismes, les dictatures et les enrôlements fascisants sur fond religieux ou idéologique. Avec les poussées fascisantes, les pratiques terroristes que cela génère.

Reste pour les peuples à bien appréhender cette réalité, à se défier des populismes et des nationalismes, bref à faire une juste analyse de la situation, à acquérir un comportement politique capable d’analyser, d’agir en conséquence. En un mot de ne pas sombrer dans un processus de dégradation politique

Un processus qui peut frapper tous les partis même les plus aguerris dans la théorie, la pratique et l’action. Car le trouble dans lequel sont maintenues toutes les populations, les insuffisances d’éducation et de formation, la marginalisation d’une certaine jeunesse, portent directement atteinte à la prise de conscience politique et mettent en souffrance les partis eux-mêmes. Hypothéquant leur renforcement et réduisant ainsi leur capacité d’intervention autant que de réflexion.

Rien n’est fatal en ce domaine, mais attention, si nous pouvons considérer de moindre gravité cette faiblesse pour les organisations objectivement représentatives de la bourgeoisie et des classes moyennes (au sens ou les marxistes l’entendent : définie dans leur positionnement par rapport à la propriété des moyens de production) par contre il y a danger lorsque le prolétariat voit sa conscience de classe et politique mise en cause.

Il est temps de se ressaisir !

jacques.laupies@orange.fr

(à suivre)

 

Le PCF spolié de son temps d’antenne!

Suite au recours déposé par En Marche !, le Conseil constitutionnel s’est réuni pour réexaminer le temps d’expression audiovisuelle des formations politiques  lors de la campagne officielle des législatives. 

La préconisation du Conseil constitutionnel à l’attention du CSA augmente, à juste titre, le temps de parole, initialement prévu à 7 minutes, des formations représentées à l’élection présidentielle mais ne disposant pas de groupe de parlementaire. Ceci pour réduire l’écart avec le temps accordé au PS et à LR, respectivement 2h et 1h44 pour rappel.

En revanche, cette revalorisation n’est pas préconisée pour le PCF qui s’est vu attribué 5 pauvres minutes pour présenter le bilan de ses parlementaires et le programme de ses 524 candidats et candidates. Le prétexte de cette discrimination est que ce temps de parole a été fixé à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une représentation proportionnelle entre les groupes parlementaires. Résultat, le PCF est scandaleusement spolié dans cette mascarade démocratique.

Suite à la décision du Conseil constitutionnel, ce temps d’antenne doit être revu.

André Chassaigne président du groupe PCF Front de Gauche à l’Assemblée nationale en appelle publiquement et par courrier officiel à l’intervention de Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale et Pierre Laurent, secrétaire national de Parti communiste adresse également un courrier au président du CSA, Olivier Schrameck, pour que ce déni de démocratie soit corrigé sans délai.

Parti Communiste français

Paris, le 31 mai 2017.
www.2017.pcf.fr

 

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