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« On devient vieux parce qu’on a déserté son idéal »

Posté par jacques LAUPIES le 3 juin 2017

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Il faut être prudent dans l’interprétation d’un texte.

J’ai découvert celui qui suit dans la vitrine d’un « brocanteurs » de Tarascon, un texte  dont la publication par le Général Mac Arthur à contribué à rendre célèbre l’auteur Samuel Ullmann.

Par delà un positionnement politique qui nous conduit à rechercher des textes conforme à consolider nos convictions plutôt que d’en trouver qui les bousculent, il y a parfois sur le plan philosophique ou simplement psychologique des lieux communs qui peuvent être partagés. C’en est un déjà de rappeler cela, tant il y a d’auteurs d’autrefois que contemporains qui nous étonnent en cultivant le paradoxe qu’il y a entre une vision de droite qui exprime des sentiments que l’on qualifie plutôt de gauche.

Je ne peux avoir de sympathie particulière pour la plupart de ces généraux américains qu’en un temps on a qualifié de faucons et là n’est pas mon propos. Pas plus que je me hasarderais à accorder un grand crédit à l’auteur Samuel Ullmann dont j’entends parler seulement ce jour.

J’ai retenu cette phrase « On devient vieux parce qu’on a déserté son idéal » parce qu’elle est réconfortante et encourageante.

Mais ne pas quitter son idéal ne peut exclure le doute et un idéal sans douter sans remise en cause ne peut – être atteint ou pour le moins approché.

L’idéal c’est loin et généralement constitué d’une part d’utopie. Au fond pour garder une certaine jeunesse de pensée qui indéniablement conforte celle du corps ce qui importe c’est d’aller de l’avant et trébucher est inévitable ! On n’en vieillit pas pour autant ! Le pire est de s’arrêter.

 

 

Samuel Ullman

 

On devient Vieux quand on a déserté son Idéal

La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années. On devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l’âme. Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemies qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il demande, comme l’enfant insatiable : et après ? Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.

Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en vous-même. Aussi vieux que votre abattement. Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.

Un jour, si votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

(Général Douglas MacArthur citant un texte de Samuel ULLMANN (écrit en 1870)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Samuel_Ullman

https://fr.wikipedia.org/wiki/Douglas_MacArthur#Proc.C3.A8s_des_crimes_de_guerre

 

J’ai toujours eu de l’admiration pour ce texte d’Aragon qui précisément exprime une autre façon d’appréhender l’âge mur

aragon dans POLITIQUE

« Je n’ai pas toujours été l’homme que je suis. J’ai toute ma vie appris pour devenir l’homme que je suis, mais je n’ai pour autant pas oublié l’homme que j’ai été, ou à plus exactement parler les hommes que j’ai été. Et si entre ces hommes-là et moi il y a contradiction, si je crois avoir appris, progressé, changeant, ces hommes-là quand, me retournant, je les regarde, je n’ai point honte d’eux, ils sont les étapes de ce que je suis, ils menaient à moi, je ne peux pas dire moi sans eux.

Je connais des gens qui sont nés avec la vérité dans leur berceau, qui ne se sont jamais trompés, qui n’ont pas eu à avancer d’un pas de toute leur vie, puisqu’ils étaient arrivés quand ils avaient encore la morve au nez. Ils savent ce qui est bien, ils l’ont toujours su. Ils ont pour les autres la sévérité et le mépris que leur confère l’assurance triomphale d’avoir raison. Je ne leur ressemble pas. La vérité ne m’a pas été révélée à mon baptême, je ne la tiens ni de mon père ni de la classe de ma famille. Ce que j’ai appris m’a coûté cher, ce que je sais je l’ai appris à mes dépens. Je n’ai pas une seule certitude qui ne me soit venue autrement que par le doute, l’angoisse, la sueur, la douleur de l’expérience. Aussi ai-je le respect de ceux qui ne savent pas, de ceux qui cherchent, qui tâtonnent, qui se heurtent. Ceux à qui la vérité est facile, spontanée, bien entendu j’ai pour eux une certaine admiration mais, je l’avoue, peu d’intérêt. Quand ils mourront, qu’on écrive donc sur leur tombe : il a toujours eu raison…, c’est ce qu’ils méritent et rien de plus. Il faut appeler les choses par leur nom.»

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