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Votez Gerard Geron dans la 16ème c’est dire non à Macron !

Posté par jacques LAUPIES le 10 juin 2017

 

Avec Macron on prend les mêmes et on recommence. Ce n’est pas parce qu’ils ont vingt ans de moins que ceux qui les propulsent qu’ils vont nous servir du meilleure soupe.

Rien n’est joué (voyez l’Angleterre qui se ressaisit renvoie ses conservateurs presque au placard).

Hier j’indiquais qu’il y en a marre d’être pris pour des canards sauvages. Et même si nous avons quelque peine à y voir clair dans ce flot de propagande médiatique en faveur d’un jeune Président qui veut mettre à contribution les salariés et les retraités en mettant dans une poche moins qu’il ne retirera dans l’autre, il faut -être clair : seuls les candidats de la France Insoumise et du Parti Communiste offrent une réelle perspective de progrès, même s’ils se retrouvent dans une opposition à rendre cohérente !

Et n’hésitez pas à choisir au premier tour le mieux placé !

Pour ce qui nous concerne, nous ne ferons pas dans la dentelle, ni dans la prospective douteuse et incertaine. Nous resterons unis en votant Gérard Géron. Demain sera un jour nouveau !

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Législatives. Confiez le pouvoir au peuple plutôt qu’à Macron

Aurélien Soucheyre
Vendredi, 9 Juin, 2017
L’Humanité

Dimanche, les citoyens peuvent choisir des députés de combat, qui défendront l’intérêt général face au blitzkrieg antisocial qui s’annonce. Un rendez-vous démocratique essentiel pour contrer la dérive monarchique de la Ve.

Emmanuel Macron serait en passe d’obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale, selon des sondages. L’idée qu’il faudrait donner de quoi gouverner à un président élu sans réelle adhésion programmatique – et à la faveur d’un second tour contre l’épouvantail du FN – semble gagner un nombre croissant d’esprits. « L’élection législative devrait être la plus importante de la vie politique de ce pays, mais elle est complètement anesthésiée par la présidentielle, s’alarme Mathieu Dupas, ­doctorant en droit constitutionnel et corédacteur du livret de la France insoumise consacré à la VIe République. C’est politiquement délirant. Dans de nombreux pays, la nomination du gouvernement dépend du résultat des législatives. En France, c’est l’inverse : la composition de l’Assemblée nationale découle depuis 2002 de la nomination du gouvernement. »

L’élu de la finance veut un code du travail par entreprise

Au-delà du refus de cette logique prenant à revers la démocratie, la politique que le nouveau président s’apprête à appliquer, sans en avoir livré les détails durant sa campagne, devrait mobiliser contre elle les électeurs qui s’étaient portés sur bien d’autres choix pour l’élection présidentielle. D’autant que l’addition s’alourdit considérablement au fil des jours. Le chantre du travail le dimanche et de la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires a préparé une nouvelle loi travail. L’idée est d’aller encore plus loin que la loi El Khomri, à laquelle il avait activement participé. Plutôt que d’avoir un Code du travail pour tous, une loi commune s’appliquant à tous les travailleurs, l’élu de la finance veut un Code du travail par entreprise. Nul doute que les salariés, dans un monde où la compétition est érigée en dogme, auraient tout à y perdre. Les motifs de licenciement, le montant des indemnités et le nombre d’emplois temporaires consécutifs seraient propres à chaque entreprise. Chaque patron serait roi en son domaine. Les recours devant un tribunal et les indemnités prud’homales seraient une fois encore attaqués, et les licenciements économiques toujours plus facilités, jusqu’à n’avoir plus rien d’économiques.

Tout n’était pas annoncé dans le programme du fondateur d’En marche !, mais une majorité absolue lui permettrait de faire comme bon lui semble. D’où l’importance d’envoyer au Palais Bourbon des députés qui s’opposeront à la destruction du Code du travail. Les candidats sont nombreux : communistes, insoumis, frondeurs socialistes, écologistes… Problème : ils sont bien souvent divisés. « Le souci, ce n’est pas que Macron, ce ne sont pas que les institutions, c’est aussi que les gauches ont été incapables de s’entendre. Aux électeurs de faire demain ce que les partis ont raté, là où c’est possible », analyse amèrement Pouria Amirshahi, député frondeur qui a quitté le PS en 2016 et qui ne se représente pas cette année.

Lors de la précédente mandature, l’opposition de gauche face à François Hollande, et son ministre Macron, avait été pour bonne partie animée par les députés communistes. « Nous nous sommes constamment opposés à toutes les lois régressives sur le plan des libertés comme sur le plan économique et social, et avons à chaque fois présenté des contre-propositions allant dans l’intérêt de tous », rappelle André Chassaigne, chef de file des députés Front de gauche lors de cette mandature. Hostiles aux lois Macron, El Khomri, au Cice, au projet de déchéance de la nationalité, les élus PCF, parmi les plus actifs de l’Hémicycle, se sont aussi distingués avec de nombreuses propositions de lois : amnistie sociale, interdiction des licenciements boursiers, renégociation des dettes dans la zone euro, droit de préemption des salariés, échelle des salaires de 1 à 20 en entreprise. La plupart ont été repoussées. D’autres ont été adoptées, comme celle en faveur d’une COP fiscale mondiale contre l’évasion fiscale.

Ils seront utiles demain pour s’opposer au césarisme d’Emmanuel Macron, et aux dérives liberticides qu’il souhaite déployer. Le président veut en effet prolonger l’état d’urgence le temps de l’inscrire définitivement dans le droit commun. Assignations à résidence, perquisitions, interdictions de cortège, fermeture de lieux de culte ou de réunion pourraient être ainsi décidés directement par le ministère de l’Intérieur et les préfets, en excluant tout rôle du juge judiciaire. « C’est une forme de trahison. Parce que Macron avait laissé entendre qu’il était plus attaché à l’État de droit que Manuel Valls. Et parce que Macron a été élu par une majorité de citoyens qui, attachés à la démocratie et aux libertés publiques, ont avant tout fait barrage au Front national. Macron piétine donc aujourd’hui aussi bien l’État de droit, la justice, que le socle même de son élection », s’indigne Pouria Amirshahi.

Une Assemblée composée d’une soldatesque à la botte du Président

Il entend aussi jouer un sale tour à une démocratie déjà bien trop corsetée par la Ve République. Demain, l’Assemblée nationale, au lieu de la pluralité et de la diversité nécessaire au débat, pourrait bien être débordée par une soldatesque à la botte du président, tant le processus de désignation des candidats d’En marche ! est vertical et tout entier dirigé vers la composition d’un groupe godillot. Emmanuel Macron, c’était dans son programme, veut réduire le temps législatif à trois mois par an, supprimer un tiers des parlementaires, réformer le droit du travail par ordonnances, faire de la procédure accélérée la procédure par défaut, et enfin segmenter le débat parlementaire et la représentation nationale puisque les amendements écartés en commission, par une minorité de députés, ne seraient plus débattus dans l’Hémicycle. « C’est le rôle même du parlementaire qui est ici nié alors qu’il faudrait le renforcer. C’est au final le lien entre le citoyen et la création de la loi qui est bafoué au lieu d’être au centre de notre modèle et de notre vie politique », dénonce Éliane Assassi, présidente du groupe CRC au Sénat.

«Urgent de recréer un peuple politique en débattant de tout »

À se demander où va le pays de 1789. « Avant la Révolution française, il n’y avait pas de Parlement au sens où les chambres ne votaient pas la loi et ne contrôlaient pas le pouvoir du roi. Le 17 juin 1789, les états généraux se constituent en Assemblée nationale, en contre-pouvoir composé de représentants du peuple. Cette date est fondatrice, bien plus que celle de la prise de la Bastille », raconte l’historien Jean Garrigues. Depuis, le rapport de forces est permanent entre l’exécutif et le Parlement, entre « la pulsion démocratique, où le pouvoir est confié aux représentants de la nation qui l’exercent de façon collective, et la pulsion du pouvoir personnel, du mythe de l’homme providentiel. Macron l’a très bien compris et c’est l’une des clés de son succès », ajoute-t-il. Avec la Ve République, qui expulse le citoyen de la vie politique, c’est le président qui est à l’initiative des lois, et qui peut décider d’une dissolution du Parlement d’un coup de baguette magique, quand celui-ci ne peut que très difficilement destituer le chef de l’État. Macron, dont le mouvement était inconnu il y a encore un an, qui a prospéré sur la vague du dégagisme et le pourrissement du bipartisme, est sur le point de se couler dans tout ce que la Ve République a de plus monarchique. Preuve qu’il est urgent de changer de République, de « recréer un peuple politique à travers le processus constituant, en débattant de tout », défend Mathieu Dupas. « Le pouvoir parlementaire ne peut fonctionner que s’il est à l’écoute d’un corps civil. Imaginez, pendant la Révolution, les députés lisaient et écoutaient pendant trois heures, chaque jour, les demandes collectives, lettres, adresses, pétitions envoyées par les citoyens. C’est cette formidable politisation de la population qu’il faut recréer, loin de la fausse désidéologisation portée par Macron », analyse l’historien Pierre Serna. En attendant, ce sont des députés utiles, à l’écoute du peuple, qu’il faut élire.

Journaliste

 

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