Elections législatives : première réaction

Posté par jacques LAUPIES le 12 juin 2017

 

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Elections législatives : première réaction

Sur notre circonscription pas de surprise ! Le mouvement  enregistré au plan national se manifeste également au plan local et régional par l’apparition du parti présidentiel. Comme nous l’avons souvent répété la disparition du PS est largement compensée par le transfert sur la candidature LREM.

Ne cherchons pas ailleurs et nul doute que les dirigeants locaux du PS et les têtes pensantes de ce parti, déjà fortement ancrées sur ce territoire dans une démarche de centre gauche, y ont contribué. En sont évidemment victimes les électeurs fidèles de ce parti qui se sont pliés à cette opération à façade moderne qui n’est autre chose qu’une manipulation dont ils seront demain une fois de plus les victimes.

Nous n’avons donc pas à regretter notre soutien au candidat de, la France Insoumise, Gérard Geron  qui fait un score plus qu’honorable (15.85 %) sur cette circonscription, malgré un taux d’abstention très fort dont il est quasi certain qu’il est la première victime, d’autant que son bon score a souffert d’une certaine ambiguïté – c’est le moins que l’on puisse dire – de la part des forces de la gauche dite  »radicales ».

Quant au PS, malgré l’appui bien peu efficace – et assurément  résultat d’une mauvaise farce, à laquelle se sont complus des élus communistes - il s’effondre (5.82 % sur la circonscription et 6.89 % sur Arles, 2.38% à Tarascon) la social démocratie n’est pas pour autant morte et se trouve mêlée fortement au sein de LREM aux côtés d’une fraction de la droite et du centre. Nul doute que les regards vont se porter, pour les opportunistes vers la nouvelle mouture macroniste.

Il suffit de constater qui représente Macron à Tarascon  un ancien secrétaire de Section PS, pour bien saisir la nature de l’opération.

L’épouvantail FN va être le prétexte de tout ce beau monde pour se faire élire avec l’appui du parti LR. Cela nous prépare gentiment de quoi redonner à l’extrême droite de nouvelles ailes tout en faisant digérer aux salariés, aux retraités leur future perte de pouvoir d’achat et du coup, à tuer le petit commerce local (qu’il soit oriental, comme l’entend le FN, ou pas) sans mettre la mise en coupe du code du travail. Et poursuivre une politique étrangère à gros risques.

Je serais presque tenté, comme Henri Guaino, d’avoir quelques hoquets lorsque je vois  une petite bourgeoisie locale (bardée du qualificatif  de « républicain ») entrainer dans son sillage des électeurs socialistes se précipitant de charybde en Scylla.

Notre parti communiste paie cher électoralement son honnêteté à l’égard du peuple qu’il entend éclairer, plutôt que de se livrer à un populisme à la mode et se laisser aller à se soumettre à des visions politiques à courte vue, nées de la pression idéologique médiatisée de la grande bourgeoisie nationale ou internationale

Mais, non exempt de défauts,  d’erreurs stratégiques, ce parti demeure un élément indispensable de réflexion et d’action pour transformer notre société et en finir avec la domination  des oligarchies économiques et financières. Il a besoin d’exister en tant que tel et doit s’enrichir de ceux qui sont au cœur de l’exploitation : salariés de condition modeste et moyenne dont essentiellement les ouvriers, du soutien des intellectuels, chercheurs, enseignants, artistes, dont il ne saurait se priver, enfin de ceux qui souffrent le plus : chômeurs et précaires, souvent marginalisés et s’excluant de la vie politique.

Une grande phase de réflexion s’impose à ce sujet.

Elections législatives 1er tour: Déclaration de Pierre Laurent

 

Pierre Laurent

 

Les résultats du premier tour des élections législatives, s’ils étaient confirmés par le second tour dimanche prochain, placeraient l’avenir du pays dans une situation extrêmement difficile, sous la menace d’une Assemblée nationale dominée par les députés d’En Marche ! et leurs appuis venus des Républicains. Un tel résultat plongerait des millions de nos concitoyens dans une véritable « gueule de bois » démocratique.

 

La mobilisation est nécessaire au second tour pour empêcher ce hold-up institutionnel contre le pluralisme politique de notre pays, et pour résister aux mauvais coups programmés par le gouvernement d’Emmanuel Macron.

 

Le nouveau record d’abstention est alarmant pour notre démocratie. C’est le premier échec d’Emmanuel Macron. C’est la conséquence de la présidentialisation aggravée de notre vie politique qui dévalorise un peu plus, à chaque quinquennat, l’élection de l’Assemblée nationale. Et c’est l’échec de tous ceux qui poussent à cette présidentialisation forcenée, construisant une représentation politique dans laquelle la majorité des citoyens se reconnaît de moins en moins.

 

Nous demandons instamment qu’Emmanuel Macron et le gouvernement ré-ouvrent, sans attendre le lendemain du second tour, le débat sur le changement de nos institutions : l’instauration de la proportionnelle à toutes les élections, qui, seule, permet de refléter la richesse et la diversité politiques du pays, ainsi que celle d’un nouveau calendrier électoral, pour redonner à l’élection législative et au Parlement toute leur légitimité et leur importance dans la vie démocratique de notre pays.

 

Ce record d’abstention est aussi la marque d’une défiance déjà forte à l’égard du nouveau président de la République, contrairement à ce que veut nous faire croire le déferlement de communication médiatique autour de chaque fait et geste d’Emmanuel Macron : seuls 24 % des électeurs l’ont soutenu au premier tour de l’élection présidentielle et il n’a été élu que par la mobilisation d’une large majorité de femmes et d’hommes qui voulait barrer la route de l’Elysée à Marine Le Pen. Les élections législatives ne témoignent d’aucun élan supplémentaire. Ce sont l’abstention et la division de ses adversaires, singulièrement à gauche, qui amplifient les résultats de ses candidats.

 

La division des forces de gauche se paie en effet très cher. Les forces qui ont soutenu
Jean-Luc Mélenchon, se sont retrouvées en concurrence suite aux décisions de la direction de la France insoumise. Elles en subissent toutes ce soir les conséquences. C’est aussi le cas du Parti communiste dont le résultat national est très bas.

 

La gauche est durement affaiblie et même éliminée dans nombre de circonscriptions. Nous le déplorons, malgré tous les efforts que nous avons déployés pour y remédier.

 

Ce soir, l’urgence est avant tout à la mobilisation pour relever le défi du second tour, face aux candidats de Macron, des Républicains et du FN, pour faire élire les candidats de gauche encore en lice.

 

Les candidats d’En marche !, ou les socialistes rebaptisés « majorité présidentielle », sont porteurs du programme libéral du Président. Les candidats des Républicains ne sont pas des opposants, puisqu’ils veulent en pousser les logiques libérales le plus loin possible. Ni les uns, ni les autres ne sont nos candidats.

 

Nous continuerons aussi à faire barrage, partout où c’est nécessaire, aux candidats du Front national, car nous voulons empêcher leurs idées de haine, de racisme et d’exclusion de continuer à prospérer.

 

Partout où ils sont encore en lice, nous voulons élire dimanche prochain des députés communistes et Front de gauche, des députés d’autres forces de gauche qui sont prêts à combattre aux côtés des forces sociales, la casse le code du travail par ordonnances, la hausse de la CSG, la diminution drastique des effectifs de fonctionnaires, la remise en cause des services publics, comme des moyens des collectivités locales, la restriction de nos libertés publiques, l’amplification des politiques de soutien à la finance.

 

Ces candidats de gauche sont présents au second tour en Métropole et en Outre Mer pour gagner dans plusieurs dizaines de circonscriptions, dont une partie sont des candidats communistes. Ils deviennent ce soir les candidats de rassemblement de toutes les forces de gauche pour gagner.

 

Il ne faut pas laisser le second tour des élections législatives aggraver le fossé démocratique créé. La mobilisation des électeurs de gauche est nécessaire, car c’est grâce à l’abstention massive que la « République En Marche » pourrait obtenir dimanche prochain une majorité absolue et monocolore, qui lui donnerait dès cet été les mains libres pour appliquer sa politique libérale.

 

Les députés communistes et Front de gauche qu’il est possible d’élire dimanche prochain seront un point d’appui solide pour former un groupe, un gage d’espoir pour reconstruire l’avenir et la gauche ; ce sont des femmes et des hommes que vous connaissez, vous savez leur engagement pour vous défendre, proposer un chemin nouveau à notre société, unir les forces nécessaires. Vous pourrez compter sur eux tout au long du quinquennat, dans les luttes comme à l’Assemblée.

 

Nos militants vont se réunir lundi soir, en lien avec notre direction nationale, pour évaluer la situation issue du premier tour dans chaque circonscription et faire pour le second tour les choix les plus rassembleurs en fonction des situations de chaque circonscription.

 

Au-delà du second tour, les communistes prendront toutes les dispositions pour analyser la dernière période, faire le bilan de la situation et prendre de nouvelles décisions pour être à la hauteur des problèmes auxquels notre organisation et l’ensemble de la gauche sont confrontés. A l’évidence, pour ce qui nous concerne, il y a aura beaucoup à repenser en lien avec les adhérent-e-s du PCF, et l’audace devra être au rendez-vous. Un Conseil national de notre parti se réunira à cet effet les 23 et 24 juin prochains.

 

 

 

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