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Chacun pour soi ?

Posté par jacques LAUPIES le 3 juillet 2017

Qu’est ce qui est le plus important : recomposer la gauche, lui trouver de nouveaux objectif supposant des compromis entre les différentes forces qui la composent ou bien pour chacune des sensibilités, se définir elles-mêmes des objectifs et se donner les moyens de les atteindre ?

Il parait tout à fait logique de privilégier la deuxième préoccupation, du moins en ce qui concerne le courant communiste. Pour ce qui est des autres cela évidemment les regarde mais gageons qu’ils ne voient pas les choses différemment. Il suffit de les observer.

Si l’on veut personnaliser disons par exemple que Mélenchon et ses amis a entrepris cette première démarche depuis que ce dernier s’est lancé sans a bataille présidentielle et, ma foi, cela lui a réussi sur le dos évidemment d’abord du PCF et ensuite du PS. Laissons de côté les épiphénomènes que sont le largage des « trotkyste » du NPA et de Lutte ouvrière qu’il a probablement bloqué sur le tapis depuis un bout de temps.

Hamon, bien en retard dans sa démarche d’opposition interne au PS s’y est pris un peu tard sous l’effet de l’intransigeance d’une Direction du PS toute dévouée à Hollande et Valls entêtés dans leur social libéralisme et dépassés, devant le fiasco de leur bilan, par une bourgeoisie qui s’est préoccupée de donner un autre visage au libéralisme, moins social (si j’ose dire)  bien plus libéral et soumis à l’Europe sous la coupe du capitalisme international ! C’est ce qu’on pourrait qualifier pour ce qui concerne Hamon, une prise en sandwich mémorable et qui démontre qu’il est particulièrement risqué de rester le cul entre deux chaises.

Après de telles acrobaties la remontée peut s’avérer difficile.

Mais il en est une et un qui ont été bien plus experts que lui en la matière : une certaine Cecile Duflot et un certain Yannick Jadot, de ces verts de haut vol qui ont été Ministres où rêvé de l’être et avec qui nous flirtons un peu trop inutilement dans les périodes préélectorales. Comme d’autres ils se trouvent dans ce même panier a crabes d’où sont sortis des Cohn Bendit, Cecile Duflot, et autres reconvertis au centre, au libéralisme, ou au ni-ni de Macron.

Pur chacun de ces courants c’est du chacun pour soi pour ceux qu’il est sensé représenter. Pour chacun c’est la recherche d’un renforcement avant de passer aux compromis (et parfois aux compromissions ) avec les autres.

Et nous et nous comme dit la chanson ?

 

 

Avec Hamon, l’aile gauche du PS se cherche une nouvelle maison

Audrey Loussouarn
Vendredi, 30 Juin, 2017
L’Humanité

L’ex-candidat à la présidentielle a lancé, samedi, son Mouvement du 1er juillet. Objectif : surfer sur sa dynamique de campagne, achevée par une défaite historique, pour tenter de jouer un rôle dans la recomposition de la gauche.

Il y a une semaine, alors que le conseil national du Parti socialiste votait sur la position du parti vis-à-vis du gouvernement Philippe II, une personne, et non des moindres, manquait à l’appel : Benoît Hamon. L’ancien candidat à la présidentielle préférait défiler à la Marche des fiertés parisienne, soit « être au cœur d’un grand rassemblement (…) où on pose des revendications sociales, où un mouvement citoyen s’organise », expliquait-il ensuite sur France Inter. N’aurait-il plus la tête au PS ? L’ex-député « frondeur » y garde un pied, mais utilisera désormais son énergie dans le Mouvement du 1er juillet, qu’il lance ce samedi à Paris. Un mouvement « transpartisan », qui n’a pas « vocation à se substituer aux partis » mais à « les dépasser », pour « ne pas s’arrêter (à leurs) injonctions ».

Des « injonctions », mais surtout des prises de position qui ne lui laissent que peu de place. Dès l’élection de Benoît Hamon à la primaire de la Belle Alliance populaire, ses mesures ne convainquent pas son camp, qui se détourne de sa candidature, jusqu’à enterrer définitivement ses propositions phares lors de l’élaboration de la plateforme programmatique du PS pour les législatives. Pourtant, chez les « frondeurs », on a en tête l’euphorie de la campagne, jusqu’à la surprise, réalisée face à Manuel Valls, au second tour du 29 janvier. Taxe sur les robots, revenu universel d’existence… des mesures qui, même si elles n’ont pas « suffi à réaliser une adhésion électorale », ont été « retenues » pendant la présidentielle, assure Guillaume Balas, l’ex-coordinateur du projet du candidat mais aussi du nouveau mouvement. Objectif, donc : s’offrir un espace pour « travailler » ce que la campagne pour « Faire battre le cœur de la France » a « initié », résume Benoît Hamon.

Les appels à rénover la gauche pullulent au PS

Reste que, pour l’ex-candidat, deux échecs se sont succédé cette année. Le mouvement, en ce sens, a des airs de niche pour les ailes gauches socialiste et d’EELV, balayées aux législatives sur une opposition au gouvernement. Se maintiennent des élus « macron-compatibles », que le PS tente de garder dans ses rangs en jouant la conciliation sur le futur vote de confiance au gouvernement. Benoît Hamon, lui, ne veut pas d’un « PRG d’Emmanuel Macron », d’un PS « supplétif d’un parti ». Autour de cette idée d’opposition à la majorité présidentielle, l’ex-ministre compte bien jouer un rôle dans la reconfiguration de la gauche. Le mouvement serait « un des éléments aidants » dans ce grand chantier, confirme Guillaume Balas : « Que ce soit le PCF, le PS ou EELV, les appareils ne sont pas très en forme. La nécessité aujourd’hui est de créer une dynamique nouvelle qui respecte tout le monde, où personne n’est obligé de quitter son étiquette politique ou d’en avoir une. » Ils ne sont pas les seuls à y avoir pensé. Les appels à rénover la gauche, autour de Najat Vallaud-Belkacem ou encore de proches d’Arnaud Montebourg, pullulent au PS. Les maires Anne Hidalgo et Martine Aubry, et l’ex-ministre Christiane Taubira se sont lancées pour cet été dans Dès demain, un « mouvement d’innovation ». Mais rien à voir avec celui de Benoît Hamon, selon Guillaume Balas. « Pour Hidalgo, il s’agit de la rénovation de la social-démocratie. Pour Benoît Hamon, c’est repenser la gauche dans son entier », juge-t-il.

Faire oublier les 6 % de la présidentielle

Au rendez-vous de samedi, 15 000 personnes se sont inscrites. Le signe d’une « demande », après une élection présidentielle qui « a suscité une forme de frustration », observe l’eurodéputé PS. Pour la suite, l’équipe a déjà organisé une cagnotte pour permettre un « maximum d’initiatives citoyennes » et la mise en place de « comités locaux qui feront de la place à toutes les formes d’engagement sur les territoires ». Une manière, aussi, de redonner du poids politique à l’aile gauche du PS et de faire oublier les 6 % de la présidentielle. L’organisation du congrès, repoussé au printemps 2018, viendra bien vite. « Ce sont des considérations de second ordre. Aujourd’hui, on n’y pense pas. Notre sujet, c’est la gauche », assure pourtant Guillaume Balas.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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