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Ont ils une idée du degré auquel ils nous emmerdent avec leurs débats ?

Posté par jacques LAUPIES le 6 août 2017

 

Pour qui jette un œil sur la télé et suit les débats politiques, l’image de ceux qui en principe devraient constituer notre élite intellectuelle : journalistes, politologues parfois spécialistes des  questions sur lesquelles nous avons le droit d’être informés, instruits et même éclairés, cette image devient dégradée, pitoyablement insipide, jusqu’ à nous dégoûter de les voir s’agiter en penseurs avertis, alors qu’ils ne sont que des perroquets mis en cage pour nous répéter un même discours.

Est ce la saison estivale et la canicule qui amoindrit leurs analyses ou tout simplement le fait qu’ils ont choisi pour « expliquer » les revers politiques du gouvernement de s’en tenir à rendre responsable un tel ou un tel ( y compris au plus haut sommet de l’état) de s’épancher sur ses erreurs, son manque de discernement, ses fautes de communication pour expliquer sa perte de crédibilité.

Certains de ses éminents « communicants » (débat de ce vendredi et samedi sur LCI dans  « 24 heures en question ») posent la question du pouvoir médiatique et en arrivent à le considérer comme responsable des chutes dans les sondages comme si les politiques anti sociales, les atteintes réalisées ou annoncées au droit sociaux, les mises à l’index de catégories nombreuses telles que les retraités, les fonctionnaires, les étudiants, les élus des communes et autres institutions jugées trop dépensières n’étaient pas à l’origine de la cause profonde d’un rejet qui se généralise.

Ces bavards nous feraient presque croire qu’ils ont tout compris au point de se positionner en conseillers du pouvoir politique en place ou, selon la sensibilité de leur patron de presse, de leur institut bidon, de se présenter en critique incarnant telle ou telle tendance faisant figure d’opposant. Aucun évidemment ne se hasarde à rappeler que des populations entières sont maintenues en état de pauvreté aggravée alors qu’à l’opposé la richesse s’accumule. Il est préférable pour eux de s’étendre sur le soi disant amateurisme des nouveaux élus. 

S’agissant des débats sur les questions internationales on retrouve la même démarche consistant à substituer aux véritables enjeux économiques et géopolitiques le comportement de tel ou tel leader ou chef d’état.

Une pauvreté d’analyse bien entendu acceptée et organisée pour noyer le poisson ! Le plus triste est qu’il existe dans la société des couches et catégories sociales soigneusement constituées au fil des décades et abêties suffisamment pour accepter ce règne de pensée unique. Les trente glorieuse ont fait naître, sous l’effet des idées nées de la résistance, une génération de prolétaires conscients et combattifs dont finalement le capitalisme mondial a eu raison.

S’en sont suivies trente années de dislocation et de transformation des conditions de vie, du positionnement économique dans le système de production, des générations qui se sont succédées au sein même de ce prolétariat, permettant sa manipulation et sa neutralisation : une partie maintenue dans la peur de perdre un statut protégé de salarié, une autre assistée et accédant à la rente illusoire, une autre plus vieillissante mise hors du circuit de la production mais toutes gagnées par les idées du conservatisme et du réformisme. Ce sont elles qui, hélas, permettent la survie d’un système dépassé.

Ce sont elles qui objectivement permettent d’isoler les travailleurs les plus pauvres, les précaires, les chômeurs, de plus en plus marginalisés économiquement et politiquement. C’est sans doute là qu’il faut trouver l’essentiel de cette moitié de population qui s’abstient dans les votes.

De cela les faux culs des plateaux de télé ne vous en parleront jamais.

 

L’anti dote chers lecteurs c’est de lire la presse d’opposition : la vraie

Dans votre hebdomadaire
Du 3 Août au 9 Août 2017
mmen

 

 

 

 

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