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Venezuela. Le peuple a voté oui à la paix…

Posté par jacques LAUPIES le 7 août 2017

 

 

Angèle Savino
Jeudi, 3 Août, 2017
Humanite.fr
ils sont « la deuxième force électorale» de Caracas : Tamayba lara, candidate, Andy Hernandez, militant, Rigel Sergent et Oliver Rivas, également candidats, portent les propositions des « Chavistes rebelles ».
ils sont « la deuxième force électorale» de Caracas : Tamayba lara, candidate, Andy Hernandez, militant, Rigel Sergent et Oliver Rivas, également candidats, portent les propositions des « Chavistes rebelles ».
Photo : Angèle Savino

Ils veulent faire revivre le chavisme populaire et relancer la révolution bolivarienne. Les candidats du mouvement du “chavisme rebelle” *n’ont pas été élus à la Constituante. Mais ils savourent la victoire de la paix…tout en rappelant à ses devoirs le président Maduro. Reportage à Caracas le soir du 30 juillet.

Caracas(Vénézuela), correspondante.

La place Bolivar est remplie de joie. Les militants du “chavisme rebelle” arrivent dans le centre historique de Caracas après une longue journée électorale. La foule danse au rythme d’une célèbre salsa : « Nous voulons la paix, nous ne voulons pas la guerre. Pourquoi se battre ? Nous allons nous unir et chanter pour la paix ».

Elias Jaua, le président de la commission présidentielle de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), arrive sur scène : « Nous avons répondu à l’oligarchie de Bogota qui a une dette envers nous : elle a trahi Simon Bolivar et l’a expulsé de sa Patrie. Nous, les Bolivariens, nous avons vaincu ceux qui ont détruit la Grande Colombie. » L’ancien ministre des affaires étrangères s’adresse indirectement au président colombien Juan Manuel Santos, le premier à ne pas reconnaître les résultats, la veille du scrutin. Il a été suivi par ses homologues péruviens et panaméens. Mais les mouvements sociaux du continent se sont mobilisés. Ils ont lancé il y a deux semaines la campagne « Venezuela, cœur de l’Amérique ».  

Les résultats sont annoncés par la présidente du Conseil National Électoral : plus de 8 millions de personnes ont voté « oui » à la paix. « Nous devons construire la prochaine génération de la révolution bolivarienne et rénover le chavisme. Nous sommes heureux de cette victoire politique internationale », témoigne Oliver Rivas, qui s’est présenté sur la liste territoriale de Caracas. Aucun des candidats du « chavisme rebelle » n’a été élu, la campagne électorale était trop courte. Rigel Sergent, militant du mouvement des habitants, a parcouru plusieurs quartiers populaires dimanche 30 juillet : « la mobilisation était importante, les plus pauvres continuent de soutenir la révolution. C’est la première fois que nous participons à une élection, nous sommes la deuxième force électorale à Caracas. Beaucoup de ceux qui ont gagné ont été ministres ou gouverneurs ».

«La mobilisation était importante. Les plus pauvres continuent de soutenir la révolution.» Rigel Sergent, Candidat.

« Le socialisme se conquiert en luttant, courage Président, le peuple ne renonce pas », s’exclame la foule, lorsque Nicolas Maduro apparaît : “Nous sommes préparés pour la paix, et aussi pour supporter la guerre, répond le chef d’État. Vous savez que 150 centres électoraux ont été assaillis par les paramilitaires. Mais le peuple rebelle a été courageux. 500 personnes ont traversé le fleuve Torbes, dans l’État frontalier du Tachira pour aller voter, car la route principale était bloquée.”

C’est l’heure de l’autocritique. Les militants du chavisme rebelle s’approchent de la scène avec une immense banderole, et répètent le refrain de leur campagne “Face aux défis, le peuple est rebelle”. Le Président reconnaît que ses partisans sont nombreux à demander d’accélérer la lutte contre la guerre économique. Oliver, Rigel, Tamayba et leur camarades interrompent le Président : « Coup de gouvernail, coup de gouvernail !  ». Silence. Nicolas Maduro les écoute. Puis il reprend : « Je vous jure que je vais lutter pour que nous corrigions nos erreurs ».

Tamayba avait 21 ans le 20 octobre 2012. Elle n’oubliera jamais le discours historique de Chavez sur l’élargissement du pouvoir communal. « Nous sommes organisés en assemblée permanente territoriale pour apporter nos propositions à l’ANC. Nous ne croyons pas au coup de baguette magique, il n’existe pas de recette pour construire le socialisme. Nous devons organiser et construire une constituante populaire. Ici, il existe un peuple organisé, des conseils communaux, des conseils étudiants et de travailleurs. La seule issue à la crise, c’est plus de révolution ! »

Face à la statue de Simon Bolivar, le président Maduro conclue son discours: “Souvenons-nous des héros Indiens Guaicaipuro, Tupac Katari, Tupac Amaru, et des commandants Fidel et Chavez, qui nous accompagnent dans cette étape de renaissance du chavisme populaire.

 

· Texte complet en espagnol « Golpe de Timón » (PDF) Auteur : Hugo Chavez.

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Grèce. À Tilos, un îlot d’humanité dans un continent cadenassé

Posté par jacques LAUPIES le 7 août 2017

 

PAVLOS KAPANTAIS
Samedi, 5 Août, 2017
Humanité Dimanche
Meisoun, Mohamed et leurs enfants sont arrivés de Syrie en février. Aujourd'hui, Meisoun travaille, souriante et ravie.
Meisoun, Mohamed et leurs enfants sont arrivés de Syrie en février. Aujourd’hui, Meisoun travaille, souriante et ravie.

C’est l’histoire d’une petite île grecque perdue quelque part dans la mer Égée. Avec à peine 500 habitants, Tilos a décidé de devenir le havre de ceux qui ont dû quitter leur patrie pour rester en vie. Reportage.

Maria Kamma, 47 ans, est la maire et l’âme de Tilos. Débordante d’énergie, enthousiaste et pleine d’humour, elle dégage une impression de volonté inébranlable. Élue en 2014, elle a déjà laissé une trace indélébile sur la vie de l’île. Encartée au Pasok (parti socialiste grec) depuis plus de vingt-cinq ans, elle force le respect de tous, même ceux qui pourraient la voir comme une adversaire politique. Les quelques militants de Syriza qui vivent sur l’île la saluent d’un simple « camarade ». Mais tout ce que fait Maria s’inscrit dans la tradition de solidarité des habitants de Tilos.
 

 

Cela fait maintenant sept ans que l’île reçoit un flux de réfugiés plus ou moins constant. Les premiers arrivent en 2010. Parmi eux, Nima, un Afghan de 15 ans à l’époque. Aujourd’hui âgé de 22 ans, il habite toujours à Tilos. C’est Maria qui l’a invité pour qu’il raconte son histoire. En arrivant, ils s’embrassent comme deux membres d’une même famille. Nima a tout de quelqu’un d’heureux. Sourire aux lèvres, il raconte son histoire : en 2010, il arrive à Lesbos depuis la Turquie, puis part pour Athènes. Là, tandis qu’il se cache dans des taudis, il rencontre un autre Afghan qui lui parle d’une île où il « sera accueilli comme s’il était un d’entre eux ».

Au début, Nima voulait aller en Norvège ou en Suède. Mais il a préféré Tilos, « un endroit magique » .

 
Jusque-là, Nima rêvait d’aller en Suède ou en Norvège. Mais, épuisé par son voyage et coincé à Athènes dans une chambre qu’il partage avec 18 autres personnes, il se laisse convaincre et décide de tenter sa chance à Tilos. Les deux compagnons de route y partent le jour même. Dès leur arrivée, ils y rencontrent une autre famille de réfugiés afghans logés chez des locaux. « Au début, je leur demandais de me cacher. Je n’arrivais pas à croire que ma présence ne posait problème à personne. » Quelques jours plus tard, Nima ose enfin sortir et se balader dans le village. Il sera immédiatement pris en charge. Pendant un an, il suivra des cours de grec intensif tout en assistant à quelques cours avec les autres enfants du village.

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