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La honte d’être français…

Posté par jacques LAUPIES le 8 août 2017

 Les actions menées pour la défense des migrants se heurtent à des lois interprétées négativement pour eux et il est clair qu’en ce domaine comme bien d’autres la bataille juridique n’est pas facile. 

Ce qui importe le plus est de faire prendre conscience à la population de notre pays que le droit d’asile est tout simplement bafoué et que cela constitue pour la France et  pour nombre de pays européens, un comportement honteux d’autant que la plupart des situations politiques, économiques et sociales dans les pays des demandeurs ont à voir avec les relations de pillage et d’exploitation que nous avons entretenu avec eux et entretenons encore sous la pression et la domination des intérêts financiers de grands groupes commerciaux et industriels.

Trop de citoyens européens  sont encore sous l’influence  de forces conservatrices et réactionnaires qui les maintiennent dans un état d’indifférence, voire d’hostilité à l’égard de ces populations, fussent-elles en migration économique ou politique (menacées dans leur vie même) Il faut donc combattre cette tentation que parfois, même les catégories les plus pauvres, les plus exploitées de nos pays, ont de les rejeter ou pour le moins de  ne pas être solidaire d’eux !

Sans entrer dans des querelles idéologiques, il faut savoir que nous sommes porteurs de valeurs à caractère tant religieux que laïque, dont il faudrait se souvenir et mettre en avant pour que le cœur autant que la raison triomphe de cet égoïsme vers lequel les pouvoirs successifs tentent de nous orienter !

 

Cédric Herrou condamné

Mardi, 8 Août, 2017
Humanite.fr
La honte d'être français... dans POLITIQUE
La cour d’appel des Bouches-du-Rhône a condamné, ce mardi 8 août, l’agriculteur à quatre mois de prison avec sursis pour avoir aidé des migrants.
 Le 19 juin, huit mois de prison avec sursis avaient été requis à l’encontre du fondateur de La Roya Citoyenne, pour aide à l’immigration clandestine de migrants à la frontière franco-italienne, à Aix-en-Provence.
 
« C’est le rôle d’un citoyen en démocratie d’agir quand il y a une défaillance de l’Etat« , a déclaré Cédric Herrou en pénétrant dans la salle d’audience, devant laquelle l’attendaient une trentaine de militants. Avant que la court rende son arrêt, le militant s’etait déclaré « toujours confiant dans les actions que nous menons et un peu déçu de l’incompréhension de la Justice« .
 
Cédric Herrou a été jugé pour avoir véhiculé et hébergé des migrants clandestins qui transitaient par la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), où il habite. Comme lui, des centaines d’habitants de cette vallée viennent en aide à ces hommes et femmes venus du Soudan, d’Erythrée ou du Nigeria et qui ont traversé l’enfer de la Libye et la Méditerranée pour arriver là.
 
Voir le film mis en ligne par le collectif Roya Citoyenne suite à la mise en garde à vue de Cédric Herrou, le24 juillet alors qu’il suivait des demandeurs d’asile en train jusqu’en gare de Cannes afin d’être témoin d’éventuelles interpellations illégales et violations de leur droit. Un court-métrage qui démontre les violations des droits des demandeurs d’asile qui se sont vues interpeller et reconduits à la frontière au mépris de leurs statut de demandeur d’asile, sans examen de leur demande, sans accès à des interprètes ni à leurs avocats.

 

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Deux films qui donnent à voir !

Posté par jacques LAUPIES le 8 août 2017

 

Paradis Amers
   

 

Hugo est furieux de déménager à Mayotte où ses parents sont mutés. L’adolescent a du mal à s’adapter : les bidonvilles, la chaleur, le fait d’être Blanc et riche sur une île où la majorité est noire et pauvre. Mais Hugo commence à s’attacher à Zaïnaba, une cam

 

Regarde les hommes tomber

 

Regarde les hommes tomber

 

La chaine « ARTE » donne à voir souvent d’excellents films réalisés généralement en Europe. 

Ce jour après « ¨Paradis amer » dans l’après midi et « Regarde les hommes tomber »  en soirée, nous avons été particulièrement bien servis.

Le premier nous plonge dans un réel familier avec la description d’une adolescence confrontée à une société qui nous est présentée bien défaillante et malade en de nombreux points. Trois générations victimes d’un monde qui semble marcher sur la tête en perte de valeurs que finalement porte en lui cet adolescent, rebelle, combatif et plein d’une sensibilité face à des ainés prisonniers de modes de vie dont la stupidité nous est rappelée tout au long du film.

Des personnages bien campés qui vivent dans des environnements dont on nous rappelle les incohérences : depuis la course à la consommation jusqu’au terrible constat de mondes ou règne l’obscurantisme, l’égoïsme et disons le la bêtise.  Avec ce retour vers un passé plus lointain incarné par un vieux pépé dont la mort semble rétablir les vrais bons sentiments. Si cela était toujours ainsi !

Le second film, d’une intensité psychologique, qui semble plus forte et oppressante, évoque également cette confrontation de générations, finalement leur besoin de rencontre et de communication, avec trois acteurs magnifiques : Jean Yanne, Jean Louis Trintignant et Mathieu Kassovitz. L’intrigue se déroule dans un univers relativement glauque il y a plus de vingt ans et cependant très actuel, évoquant nos craintes et nos regrets existentiels avec cependant un espoir : celui d’en finir avec notre aliénation sociétale, bien que dépendante de notre aliénation sociale !

A vos jeunes qui trop souvent perdent du temps à regarder des programmes et émissions abêtissante recommandez ces deux films. Et bien d’autres qui attestent que le cinéma et la télé peuvent – être utiles  pour peu qu’on se donne la peine de vouloir mieux nous connaître dans un évident divertissement, ce qui n’est pas négligeable.

 

 

 

Mondialisation. Après les taxes, le Luxembourg fait cadeau de l’espace

Thomas Lemahieu avec Marion Devauchelle
Lundi, 7 Août, 2017
L’Humanité
Pour Planetary Resources, l’une des multinationales qui s’implantent au Luxembourg, «	la vision, c’est d’étendre l’emprise de l’économie dans l’espace	». Ted S. Warren/Sipa/AP<br /><br /><br />
Pour Planetary Resources, l’une des multinationales qui s’implantent au Luxembourg, « la vision, c’est d’étendre l’emprise de l’économie dans l’espace ». Ted S. Warren/Sipa/AP
 

Le grand-duché vient d’accorder aux multimilliardaires du Web le droit de poursuivre leurs rêves de domination les plus fous : s’approprier des matériaux sur des corps célestes et transformer un peu plus l’Univers en marchandise.

La folie du projet n’a d’égale que la rapacité de ses promoteurs. Depuis le 1er août, le Grand-Duché du Luxembourg, État membre fondateur de l’Union européenne sur le papier et champion de la concurrence fiscale entre les pays du continent dans les faits, dispose d’un cadre légal qui doit permettre aux entreprises privées d’aller, en toute sécurité juridique, exploiter les minerais, l’eau, les hydrocarbures ou les gaz sur les astéroïdes ou sur les autres corps célestes. Votée mi-juillet à la quasi-unanimité par la Chambre des députés, la nouvelle loi crée unilatéralement un droit national à « l’exploration » et à « l’utilisation des ressources spatiales ». Après le scandale LuxLeaks, qui avait révélé au monde l’étendue des accords d’optimisation fiscale élaborés par les Luxembourgeois au bénéfice des multinationales, voici un nouveau coup de poignard contre toute idée de coopération à l’échelle internationale.

Le premier article de la loi luxembourgeoise sur les ressources spatiales est on ne peut plus explicite : « Les ressources spatiales sont susceptibles d’appropriation. » Le reste du texte décline le cadre, ultra-souple, et les conditions, très minimales, de cette « appropriation » : les entreprises devront disposer de bureaux au Luxembourg ; elles auront à recevoir l’agrément ainsi qu’une permission écrite par le ou les ministres en charge de l’Économie et des activités spatiales ; ces entreprises pourront ensuite mettre la main sur des ressources spatiales et les commercialiser. Détail piquant dans un pays où c’est précisément l’absence de régulation et de transparence qui a permis la fortune générale : les autorités luxembourgeoises promettent que les règles « ayant trait à l’agrément et à la surveillance » des activités spatiales des multinationales sont « largement inspirées de celles applicables au secteur financier ».

Tout corps céleste devient une « opportunité de marché »

Avec sa superficie équivalante à celle des Yvelines ou du Rhône, avec un nombre d’habitants égal à celui de la Somme ou des Côtes-d’Armor, le grand-duché décide, pour le monde entier – et loin des exigences émergentes sur les « communs » –, que tous les biens au-delà de l’atmosphère sont potentiellement privatisables, qu’ils ne sont rien que des marchandises qui peuvent alimenter les profits des entreprises mises sur pied par les multimilliardaires des industries numériques (lire page ci-contre). Vertigineux, le chemin a été balisé déjà par l’administration américaine de Barack Obama : en 2015, les États-Unis ont adopté une loi sur les ressources spatiales du même tonneau, réservant juste l’accès aux agréments aux boîtes américaines. Comme le revendique Planetary Resources, l’une des multinationales qui s’implantent au Luxembourg, dans ses slogans aux accents un brin millénariste, « la vision, c’est d’étendre l’emprise de l’économie dans l’espace ». Dans cette même veine, tout corps céleste devient une « opportunité de marché ».

Selon les autorités luxembourgeoises, qui se basent sur le droit de la mer et dépeignent, par analogie, les futurs excavateurs de l’espace en pêcheurs de poissons et crustacés, les traités internationaux interdisent certes de planter un drapeau ou de revendiquer sa souveraineté sur un astéroïde, mais ils permettent tout à fait une exploitation de leurs ressources. Dans sa propagande officielle, le Luxembourg parle d’une « doctrine juridique majoritaire », qui, selon ses lobbyistes et ceux des grands acteurs du futur marché, autoriserait l’extraction et l’appropriation spatiales. Vice-premier ministre du Luxembourg chargé de l’économie qui rêve parfois à voix haute de voir le luxembourgeois, le patois germanique local, devenir « la langue officielle de l’espace », Étienne Schneider manie le distinguo avec doigté pour mieux ringardiser le cadre actuel : « La législation internationale existante a été adoptée dans les années 1960 quand l’extraction minière dans l’espace était de la pure science-fiction, argumente-t-il. Aujourd’hui, certains peuvent prétendre que ces règles interdisent une quelconque appropriation de l’espace ou des corps célestes, mais pas des matériaux qui peuvent y être découverts. »

Le raisonnement est plus que douteux, en vérité (lire notre entretien page 6) : le traité de l’espace (1967) et le traité sur la Lune (1979) – que le Luxembourg ne prend pas en considération car il ne l’a pas signé – proscrivent toute exploitation mercantiliste des biens au-delà de la couche atmosphérique. Dans un pas de deux qui exclut la privatisation, le droit actuel renvoie à la propriété collective de l’espace, « patrimoine » et « apanage de l’humanité tout entière ». Et l’un des objectifs avec l’entrée vigueur de la loi luxembourgeoise, c’est précisément de faire exploser ce droit, le grand-duché prétendant vouloir négocier un accord multilatéral ainsi que des traités bilatéraux avec les grandes puissances spatiales (États-Unis, Russie, Chine, Japon…) pour permettre de transformer l’espace en nouvel eldorado. Derrière les envolées lyriques de ses zélateurs, le New Space – cette conception privatisée de l’exploration spatiale, abandonnée par des États sous cure d’austérité aux mastodontes des industries numériques – n’assure à ce stade aucune rentabilité. Le gouvernement luxembourgeois saute allègrement les étapes pour imaginer que, dans 80 ou 100 ans, il sera possible de faire le plein pour les satellites grâce aux matières premières des astéroïdes ou, à plus long terme encore, d’extraire sur les corps célestes des matériaux ultraprécieux ou simplement épuisés sur la planète Terre, puis de les expédier ici…

Foin d’hypocrisie ! Derrière ces résultats plus que hasardeux et cette rentabilité hautement improbable à très long terme, le Luxembourg ne cherche pas à faire avancer l’humanité dans son ensemble. L’objectif du grand-duché est d’abord de paraître moins dépendant de la mono-industrie financière et bancaire, tout en continuant, derrière la façade étoiles, paillettes et bling-bling de la conquête spatiale, à engranger le capital : alors que les actifs bancaires dans les banques du petit pays représentent déjà 200 fois son PIB, le Luxembourg peut espérer accueillir, grâce au pont d’or qu’il leur fait (prise de participations dans le capital, prêts avantageux, exonérations fiscales, aides à la recherche et au développement, etc.), des dizaines de start-up du secteur spatial émanant du cercle des patrons transhumanistes qui ont fait fortune dans l’informatique. « Le Luxembourg fait de l’investissement direct, il prête, il fournit du capital, à travers différents mécanismes financiers, se réjouit l’une des figures du secteur. Ce n’est pas ce qui risque d’arriver avec le gouvernement américain. » Selon Marc Baum, membre de Déi Lenk (« La Gauche ») et l’un des seuls députés au Parlement luxembourgeois à avoir voté contre la loi sur l’appropriation privée des ressources spatiales, ce projet vise à construire une « nouvelle niche économique », histoire de « diversifier une économie trop dépendante du milieu financier ».

Les ressources spatiales ne seraient accessibles qu’aux super-riches

Mais, en fait, comme les résultats risquent de se faire attendre longtemps, indique-t-il, l’objectif premier n’est pas de favoriser la recherche scientifique mais d’attirer le capital américain au Luxembourg. Dans l’immédiat, c’est donc simplement de la propriété intellectuelle, du transfert de capitaux… Bref, du dumping fiscal dans son plus simple et désolant appareil, loin des récits fantasmagoriques sur l’exploration spatiale… Le cynisme est à son comble quand le Luxembourg assure vouloir mettre en place une « économie circulaire » alliant numérique, transports et énergies renouvelables… Car la rentabilité des matériaux extraterrestres est indexée sur un plan différent pour le reste de la planète : pour que les ressources spatiales deviennent plus lucratives, il faudra que l’humanité échoue à développer des modes de production et de consommation soutenables. Et, quoi qu’il en soit, ces ressources spatiales ne seront accessibles qu’aux super-riches, qui, seuls, pourront payer leur prix extrêmement élevé après déviation d’un corps céleste pour le placer dans la bonne orbite, envoi d’un engin sur un astéroïde, forage éventuel, extraction, transport vers la Terre, etc. « Tout cela va totalement à l’encontre de toute transition écologique, regrette encore Marc Baum. Cela accentue l’idée qu’il y aurait un accès sans fin aux ressources… C’est tout à fait contradictoire, cette idée d’une croissance économique sans limites ! »

LE GRAND-DUCHÉ VEUT CHAMBOULER LE DROIT ACTUEL

Selon le traité de l’espace (1967), aucun pays ne peut proclamer sa souveraineté sur un corps céleste. Ce traité ne couvre pas la question des ressources spatiales. Pour le Luxembourg, qui se base sur les arguments des lobbyistes américains et de quelques conseillers comme les Français François Laurent et Jean-Jacques Dordain, cela signifie que l’exploitation, l’extraction et l’appropriation par des entités privées seraient possibles. Le traité sur la Lune (1979) concerne, lui, la question des ressources spatiales. Il interdit également la perturbation de l’équilibre des écosystèmes sur la Lune et des corps célestes. Le Luxembourg n’a pas signé ce traité, tout comme les grandes puissances spatiales, mais la Belgique, l’Autriche, les Pays-Bas et une dizaine d’autres États seulement l’ont ratifié, la France l’ayant signé, mais jamais ratifié. Pour le Luxembourg, ce traité sur la Lune peut être piétiné allègrement car il n’a eu que « 17 signataires ». Le grand-duché considère qu’il n’interdit pas l’exploitation des ressources lunaires, ce qui est exact, mais le Luxembourg omet juste de préciser que cette exploitation est permise aux seules fins scientifiques. Dès lors, le grand-duché prétend, mais contre l’évidence, offrir un cadre juridique stable pour les « mineurs de l’espace ».

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