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Des fous ?

Posté par jacques LAUPIES le 10 août 2017

Des fous ! C’est ce qui vient à l’esprit quand on nous présente ces deux personnages qui soit sont complètement débiles et l’on se demande qu’est ce qu’ils font à la tête d’un état, soit incarnent la volonté réciproques de forces importantes qui les soutiennent et se pose la question des intérêts en jeux qui motivent leur comportement.

On ne voit pas comment on pourrait évacuer l’idée que ces joutes orales dissimulent d’inquiétantes préoccupations d’influence géopolitique qui hantent les forces du capitalisme militaro-industriel et financier des Etats-Unis. Ces forces ne peuvent évidemment être conduites qu’à remettre en cause les régimes existants dans certains pays frappés d’instabilité économique et politique qui contestent cet impérialisme américain lui-même, quels que soient la nature du système politique choisie par ces pays (d’essence nationaliste, communiste ou tout simplement progressiste mettant en cause le libéralisme)

Nous voudrions des analyses plus détaillées qui aident à comprendre le fond de ces dangereux comportement !

 

Bombe atomique. Trump et Kim Jong-un écartent l’ONU

 

Jeudi, 10 Août, 2017
L’Humanité
Sur l’écran, un expert de la télé sud-coréenne montre la distance entre la Corée du Nord et l’île américaine de Guam. Jung Yeon-Je/AFP<br /><br /><br /><br />
 
Sur l’écran, un expert de la télé sud-coréenne montre la distance entre la Corée du Nord et l’île américaine de Guam. Jung Yeon-Je/AFP
 

Alors que les Nations unies ont adopté une série de sanctions contre Pyongyang, les dirigeants des deux pays, par leurs déclarations, s’enferment dans un dangereux face-à-face.

Les mots sont lourds de sens dans la bouche de Donald Trump qui, le 7 avril dernier, a fait tirer 59 missiles sur l’armée syrienne et, le 15 avril, fait larguer sur l’Afghanistan la bombe la plus puissante jamais utilisée depuis l’attaque de Nagasaki en 1945. Mardi, le président des États-Unis a déclaré que Kim Jong-un, qui souhaite que la Corée du Nord acquière l’arme atomique, « a proféré des menaces bien trop graves. Il leur sera répondu par le feu, la colère et, franchement, avec une puissance telle que le monde n’en a jamais vu ». Dans la foulée, l’agence de presse du régime nord-coréen KCNA a informé que Pyongyang envisage d’envoyer une fusée balistique « sur les zones situées autour de Guam ».

L’armée des États-Unis dispose de bases militaires dans cette colonie américaine du Pacifique, peuplée de 160 000 habitants et distante de 3 300 kilomètres de la péninsule coréenne. À rebours de son ministre des Affaires étrangères, Rex Tillerson, qui s’est voulu apaisant, jugeant que la situation n’avait pas « évolué de manière dramatique », Donald Trump a choisi hier de jeter à nouveau de l’huile sur le feu, fanfaronnant : « Mon premier ordre en tant que président a été de rénover et moderniser l’arsenal nucléaire. Il est maintenant plus fort et plus puissant que jamais. »

Cette montée des tensions intervient après que le Washington Post a, lundi, cité dans un article un rapport de la communauté du renseignement des États-Unis en date du 28 juillet, qui « estime que la Corée du Nord a produit des armes nucléaires qui peuvent être embarquées sur des missiles balistiques » et révèle qu’un rapport japonais juge que Pyongyang est désormais entré dans la « phase finale de son programme nucléaire ». Les spéculations vont bon train sur le fait que la Corée du Nord soit parvenue à développer une bombe atomique miniature. De nombreux experts atomiques estimaient pourtant, hier, que Pyongyang était encore loin d’avoir franchi ce cap technologique.

Sur le plan diplomatique, les vociférations de Trump sont désastreuses

Aux États-Unis, les déclarations de Donald Trump ont fait tout sauf l’unanimité. Ainsi, le représentant démocrate Eliot Engel a déclaré que « la sécurité de l’Amérique est basée non seulement sur la force de notre armée, mais aussi sur la crédibilité de notre commandant en chef ». John McCain, sénateur et figure importante du camp républicain, estime, lui, que des menaces telles que les a prononcées Donald Trump ne doivent pas être proférées à la légère. « Il faut être sûr de pouvoir faire ce que vous avez dit que vous feriez », a-t-il dit.

Or, quelle pourrait être une réaction de la part des États-Unis ? Un bombardement des installations nucléaires nord-coréennes est hasardeux, selon les experts militaires. Même si le système de défense antiaérien est obsolète, il n’est pas sûr que certaines installations nord-coréennes passent entre les mailles du filet, faute d’être identifiées par les services de renseignements.

Sur le plan diplomatique, les vociférations de Trump sont désastreuses. Elles dessaisissent l’Organisation des Nations unies (ONU), qui avait pris en charge le dossier. Samedi, de nouvelles sanctions ont été approuvées contre la Corée du Nord à l’unanimité du Conseil de sécurité. Même Pékin, allié de Pyongyang, a voté, et Wang Ming, ministre des Affaires étrangères, a assuré que « la Chine va assurément appliquer la nouvelle résolution à 100 % ». Il faut dire que les récentes activités de la Corée du Nord inquiètent. Après avoir procédé à six explosions nucléaires l’an dernier, Pyongyang a testé à deux reprises, courant juillet, des missiles intercontinentaux. Si Pyongyang clame être en capacité d’atteindre l’ouest des États-Unis, la fiabilité des engins est encore contestée.

Donald Trump s’enferme dans un tête-à-tête mortifère qui n’est pas sans plaire à Kim Jong-un, qui réclame de pouvoir parler d’égal à égal avec Washington et a, jusqu’ici, refusé le cadre de discussion « à six » proposé par Pékin (Corée du Nord, Corée du Sud, Chine, Japon, Russie, États-Unis). « La partie chinoise appelle toutes les parties à continuer sur la voie d’une résolution pacifique de la question nucléaire dans la péninsule coréenne, et à éviter les paroles et actions susceptibles d’intensifier les contradictions et d’aggraver la situation », a déclaré, hier, le ministère des Affaires étrangères dans une déclaration. Ce n’est pas le chemin qui est pris. À plusieurs reprises, ces derniers mois, Pékin s’est offert comme médiateur, invitant Washington à éloigner du Sud-Est asiatique sa marine, omniprésente au prétexte d’épauler son allié japonais, à stopper le déploiement du bouclier antimissiles Thaad.

La Corée du Sud se trouve, elle aussi, écartée des discussions. Pourtant, son nouveau président, Moon Jae-in, exige que, désormais, Séoul siège à la table des négociations, alors que les conservateurs précédemment avaient jusqu’alors choisi de laisser les mains libres aux États-Unis sur ce dossier.

journaliste

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Venezuela. Un test de la loyauté de l’armée

Posté par jacques LAUPIES le 10 août 2017

 

Pierre Barbancey
Mercredi, 9 Août, 2017
L’Humanité

L’attaque d’une caserne militaire à 180 km au nord de Caracas, dimanche, par un commando paramilitaire vise à sonder l’attitude des militaires et de leur hiérarchie.

L’attaque menée dimanche par un commando paramilitaire contre une base de l’armée nationale vénézuélienne, située à 180 km au nord de Caracas, montre que le Venezuela est sous la menace directe d’une déstabilisation. Ce jour-là, un groupe d’hommes armés ont fait irruption dans la base militaire à Valencia. Deux assaillants ont été tués, un blessé et sept capturés, alors que le reste des attaquants s’est enfui non sans avoir dérobé un stock d’armes. Trois militaires vénézuéliens ont été blessés, dont un grièvement.

Le chef de ce commando, l’ex-capitaine Juan Caguaripano Scott, qui a pu s’échapper, n’est pas un inconnu. Il a été radié de l’armée en 2014 après une tentative de soulèvement contre le pouvoir. Il s’était alors réfugié au Panama puis aux États-Unis. Il est maintenant activement recherché au Venezuela, de même que son bras droit, Jefferson Gabriel Garcia, lui aussi ancien militaire vénézuélien. Sans doute pour les aider dans leur fuite, l’opposition a appelé, mardi, à barrer des routes à travers le pays pendant six heures.

Avec l’aide financière et matérielle de gouvernements étrangers

Par ailleurs, lundi, les sites Internet du gouvernement, de la Cour suprême ou encore du Parlement ont été la cible d’une cyberattaque. Un groupe de hackers a revendiqué l’opération, appelant à descendre dans la rue et à soutenir les militaires ayant attaqué la base. Le 27 juin, déjà, un ancien membre de la police scientifique, Oscar Lopez, avait dérobé un hélicoptère et, avec plusieurs hommes, avait lancé des grenades sur le siège de la Cour suprême, pour, disait-il, « libérer au plus vite notre peuple de ce gouvernement corrompu ».

De son côté, le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, accompagné des principaux chefs militaires du pays, a martelé : « Ayez la certitude que nous pouvons compter sur une force armée nationale bolivarienne unie dont le moral est au plus haut. » S’exprimant devant des centaines de soldats il a réaffirmé que « l’attaque terroriste » de dimanche était l’œuvre de « mercenaires payés depuis Miami par des groupes d’extrême droite ».

Au lendemain de l’installation de l’Assemblée nationale constituante, tout indique que de multiples opérations sont en cours, sans nul doute avec l’aide financière et matérielle de gouvernements étrangers. Même le député français, de droite, Claude Goasguen, peu connu pour ses penchants révolutionnaires, qui dénonce le régime « illégal » et « dictatorial » de Nicolas Maduro, a dit, sur Franceinfo, les doutes qui l’assaillaient : « Ça rappelle un peu le début des incidents au Chili, en espérant que ça ne termine pas pareil. Les Américains ont beau dire qu’ils n’y sont pour rien… Le Venezuela étant ce qu’il est : la proximité avec les États-Unis, sa puissance pétrolière… », ajoutant : « On ne peut pas ne pas imaginer que la CIA est pour quelque chose, quand même, dans ce qui va se passer au Venezuela. » Un français approximatif pour dire qu’il n’y aurait rien d’étonnant à considérer la main de services de renseignements extérieurs.

De fait, l’attaque perpétrée dimanche laisse penser qu’il s’agit d’un test. Personne ne peut croire qu’une poignée de paramilitaires pourrait renverser le gouvernement, qui plus est à 180 km de la capitale ! Il s’agissait très probablement de voir comment réagirait l’armée vénézuélienne et si des divergences ou des défections ne se feraient pas jour. L’opposition a toujours appelé l’armée à se désolidariser du gouvernement, preuve qu’elle attache de l’importance au comportement de ce pilier de l’État. Et l’Agence France Presse (AFP), dans ses premières dépêches publiées dimanche, laissait planer l’idée, sans aucune information allant dans ce sens, d’une insurrection au sein même de la base militaire. L’opposition a créé un gouvernement parallèle qui pourrait s’installer dans la région de Tachira, à la frontière avec la Colombie, base arrière de groupes paramilitaires colombiens d’extrême droite.

Les officiers de haut rang fidèles à la mémoire d’Hugo Chavez

Il est évidemment difficile d’apprécier l’état d’esprit qui prédomine dans l’armée. Au sein de l’état-major, selon nos informations, les officiers de haut rang restent fidèles à la mémoire d’Hugo Chavez, mais que pensent-ils du président Maduro ? On sait aussi que, contrairement à ce que racontent ou omettent la plupart des médias internationaux, nombre de militaires ont été arrêtés ces derniers mois, coupables d’avoir tiré et tué des opposants qui manifestaient. On sait également que certains membres de l’armée, impliqués dans des affaires de corruption, voire de narcotrafics, sont emprisonnés, générant une certaine amertume parce que, selon certains officiers, nombre de civils tout aussi pourris n’ont pas encore été inquiétés.

Dans un tel contexte, il faut certainement s’attendre à de nouvelles attaques armées, informatiques ou diplomatiques contre le Venezuela, à l’heure où se met en place une commission Vérité et Justice dont l’un des buts est de permettre le dialogue entre les différentes parties. À l’évidence, ce n’est pas le souhait d’un certain nombre de pays, à commencer par les États-Unis, ceux de l’Union européenne et ceux du Mercosur qui ont suspendu le Venezuela.

L’ONU DÉNONCE UN « USAGE EXCESSIF DE LA FORCE »

« Depuis le début des manifestations en avril, on constate une tendance évidente à l’usage excessif de la force à l’encontre des manifestants, a déclaré le haut-commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, dans un communiqué. Plusieurs milliers de personnes ont été placées en détention arbitraire, beaucoup auraient été victimes de mauvais traitements et même de torture. » Selon l’agence de l’ONU, les forces de sécurité et les milices progouvernementales seraient responsables de la mort d’au moins 73 manifestants antigouvernementaux sur les 124 décès recensés lors des manifestations. Quid des 51 autres personnes tuées ? Le communiqué de l’ONU mentionne simplement : « Certains groupes de manifestants ont également eu recours à la violence, avec des attaques signalées contre des agents de sécurité. Huit policiers ont été tués dans le contexte des manifestations. » Des dizaines de civils ont également subi les assauts de groupes de manifestants organisés et ont été tués. Zeid Ra’ad Al Hussein a exhorté toutes les parties à « prendre les mesures nécessaires à un véritable dialogue politique ».

grand reporter

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