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Comment s’y reconnaitre entre les ultra gauches, les gauches réformistes, les centres de n’importe quoi et de tout, les droites et leurs extrêmes

Posté par jacques LAUPIES le 12 août 2017

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Bord de mer

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Extrait documentaire sur Maillol F5

Quand on examine les différentes sensibilités de gauche dans notre pays, au moment où l’on va célébrer le centenaire de la révolution d’octobre en Russie, point n’est besoin d’être grand clerc pour constater, sans évidemment faire des comparaisons mécaniques, que nous retrouvons, face au besoin de transformation révolutionnaire de la société française, les mêmes comportements politiques qu’un certain Lénine condamnait.(Dans « Que faire » et « La maladie infantile du communisme »)

Le contexte est aujourd’hui bien différent. La France a connu des transformations économiques, politiques et sociales qui résultent de luttes populaires importantes parfois payantes, dans un monde bouleversé lui aussi par ces luttes, libéré du colonialisme mais toujours soumis aux lois de la mondialisation capitaliste dans ses formes nouvelles. Cela a été provoqué de manière exponentielle par les progrès scientifiques et technologiques.

Mais ce contexte laisse en présence des couches et catégories sociales qui peinent à se retrouver dans le conflit de classe mondial qui oppose une poignée de dominants aux peuples du monde entier.

Sans quoi comment expliquer que la traduction politique du rapport entre 1 % des possédants contre 99 % de la population exploitée et victime mondialement  du système, se traduise par un conflit politique qui met en opposition globalement et au mieux, cinquante pour cent de la population contre un cinquante pour cent autre. Il serait temps que les stratèges politiques qui usent et abusent de leur soi disant attachement à l’intérêt du peuple et s’en veulent les représentants nous expliquent pourquoi les « meilleurs » d’entre eux récoltent environ 10 % des suffrages et que les abstentionnistes atteignent les 50 %

Cela signifie que les ultra minoritaires que sont les exploiteurs ont les moyens de gagner la bataille idéologique qu’ils mènent, armés des théories du libéralisme et appuyés par les forces de l’obscurantisme que l’on connaît bien malgré qu’en leur sein des éléments progressistes tentent de résister. Le rôle des religions est édifiant de ce point de vue mais la diversion politique est encore plus puissante puisqu’il se trouve des organisations politiques, de droite et de gauche (réformistes ou conservatrice), et parfois même prétendant être au centre, pour rallier dans la plupart des pays la moitié des suffrages exprimés. Ce qui ne met pas à l’abri l’autre moitié des divisions internes et comme le souligne l’article ci dessous d’égarements profitables aux conservateurs.

Pas étonnant que les « contre révolutionnaire » trouvent leur démarche de démolition de tout progressisme facilitée. Plus étonnant que parmi les déclarés « révolutionnaires » il en est qui ont plus de plaisir à frapper leurs semblables que ceux qu’ils prétendent combattre.

Chroniques Latines

Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains… Toujours un oeil vif sur l’Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien…

 

Delcy Rodriguez (au milieu) a été choisie comme présidente de l'Assemblée constituante du Venezuela vendredi 4 août.

Juan Barreto, AFP
Jean Ortiz
Vendredi, 4 Août, 2017 – 23:24

Venezuela. « Ensemble ! » s’égare

Lorsque le vent souffle en sens contraire, commencer à lâcher un peu, c’est souvent capituler beaucoup. « Ensemble ! » vient de publier ce 4 août un communiqué effarant, à charge quasi totale, contre le président Maduro et son gouvernement bolivarien.

On dirait ce texte repris aux médias « chiens de garde ».
Le déséquilibre de ce communiqué ne peut qu’inquiéter. Il ne s’agit même pas d’un renvoi dos-à-dos, mais d’une accusation en règle contre l’une des parties qui serait la principale responsable de la « répression des opposants », des « violences contre les manifestants », etc. Les manifestations de l’opposition donnent lieu aujourd’hui à de véritables émeutes, fomentées par des groupes violents. Les images tournent en rond dans les médias et réseaux sociaux, le plus souvent attribuées aux chavistes, alors qu’il s’agit de « guarimbas », sortes d’insurrections urbaines. La gravité de la crise, les affrontements, créés par la droite et l’extrême-droite, sont mis, essentiellement, sur le dos du Président Maduro. L’élection d’une Constituante, présentée comme une « pseudo-constituante », ne condamne pas l’Etat de droit, et ne fait pas du Venezuela une dictature. La possibilité de convoquer des élections constituantes, qualifiées par « Ensemble ! »  de « farce électorale », de « nouveau coup de force », est inscrite dans l’actuelle Constitution.
Cela nous chagrine qu’« Ensemble ! » s’érige en donneuse de leçons au chavisme, même si ce dernier a commis et commet des erreurs. Pas un mot sur le bilan démocratique et social depuis 1999 (les Missions sociales, éducatives, sanitaires, les Communes Socialistes, les Conseils Communaux …). Certes, la mort de Chavez peut avoir désaxé certains aspects du processus de libération ; mais le projet global reste le même, entravé, saboté par la droite et l’extrême-droite nationales, revanchardes, prêtes à tout pour récupérer quelques privilèges perdus.
Quant au « caudillisme » en Amérique latine, c’est une vieille antienne, usée jusqu’à la corde. Le Venezuela n’a pas l’exclusivité du « caudillisme », ni de la rhétorique ultra-gauche.
Nous avons mené tant de combats, noué tant d’amitiés, avec les camarades d’ « Ensemble ! » que de voir leur organisation se tirer une balle dans le pied, emboîter le pas aux Etats-Unis et à l’Union Européenne, nous peine profondément. Le Venezuela fait d’abord face à une guerre non déclarée de l’impérialisme nord-américain. Derrière la crise, même si ce n’en est pas la seule cause, la main des Etats-Unis est de plus en plus visible. Ne nous trompons pas d’adversaire, camarades. Ceci dit en toute fraternité. Se tromper de cible principale peut affaiblir notre combat commun en France. « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, mais beaucoup y ramène » (Jean Jaurès). La solidarité ne saurait être aveugle, certes, mais la conditionner à des contingences nationales, c’est lâcher beaucoup, face à nos adversaires de classe, là-bas comme ici.

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