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Street-art, sur les traces de Bilal Berreni alias Zoo Project

Posté par jacques LAUPIES le 12 août 2017

 

Daniel Roucous
Mercredi, 9 Août, 2017
Humanite.fr

Suivez-nous sur les traces de ZOO Project de Paris 20ème à Détroit en passant par le Jura, la Tunisie du Printemps arabe, la Libye des réfugiés, la Laponie et la Russie.

« Ce n’est pas toujours l’exploitation de l’homme par l’homme. Parfois c’est l’inverse »

C’est ce que dit, sur un mur du Paris populaire, un des personnages de Bilal Berreni alias ZOO Project alias Billy the Cat, street-artiste engagé.

En tapant Zoo Project sur Wikipedia on apprend qu’il est né le 29 juillet dans le 20ème arrondissement de Paris d’une mère périgourdine et d’un père d’origine algérienne, Mourad Berreni, metteur en scène et directeur du théâtre de l’Echo dans ce même 20ème arrondissement.

Dès l’âge de 15 ans, en marge de ces cours à l’école Boulle puis de l’école supérieure des arts appliqués Duperré, Bilal recouvre les murs de son quartier de fresques géantes en noir et blanc. Elles sont parfois accompagnées de citations poético-politiques.

Ses modèles : Pignon-Ernest et Courbet dont il apprécie leur proximité avec les gens du coin. Ca le mènera faire connaissance et  le portrait des gens (comme le faisait Courbet avec les paysans) dans le Jura, en Tunisie lors du Printemps arabe, dans un camp de réfugiés à la frontière libyenne, au fin fond de la Laponie, sur la mer d’Aral, en Russie à la recherche des « fantômes de l’ex-URSS » avec le cinéaste Antoine Page dont le film C’est assez bien d’être fou sortira au printemps 2018 dans nos salles de cinémas et des festivals.

Il s’agit davantage de prolonger la vie des œuvres de ZOO Project qu’un hommage comme l’explique le site qui lui est dédié. Consultez également son excellent portrait dans Maze.fr le magazine en ligne des lycéens et étudiants.

Car Bilal n’est plus. Sa dernière destination le conduit, en juillet 2013, à Détroit (USA), à la rencontre des « naufragés » de la casse de l’industrie automobile, de son destin aussi. Là, le 29 juillet, jour de son 23ème anniversaire, il est assassiné par quatre jeunes de 17 à 20 ans pour quelques dollars et son corps abandonné dans un immeuble désaffecté.

« J’ai hurlé des mots. J’ai crié sur tous les toits. Société tu m’auras pas » hurle l’une de ses créatures qui a longtemps tenu le mur de la rue de Belleville.

 

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