L’ado

Posté par jacques LAUPIES le 13 août 2017

L'ado dans POLITIQUE 1125908512_1_5_qWYlluN8

Son souffle caresse comme la brise
Son corps exhale les désirs du soir
Quand surgissent les passions incomprises.
Les fantasmes hantent tous ses espoirs
Et conduisent aux libertés futures
Dans un monde fait de regards cyniques.

Son insouciance juvénile dure
Et invente des combats héroïques

Ses colères grondent comme l’orage
Sa révolte crie une vie nouvelle
Sa souffrance surgit comme une rage
Elle emporte la violence rebelle
Il sent trahis ses élans généreux
Jetés au vent par des amis hostiles

Déjà au monde se ferment ses yeux
Et on le voit s’embarquer vers une ile
 
Il fait naitre les pires inquiétudes
Qu’inspirent l’envol des jeunes oiseaux
Se risquant dans l’air quand le temps est rude
Et que sont à l’affut les pires sots
Avec ces gourous de l’acte inutile
Offrant à sa peur un piteux sublime
 
Jamais l’insouciance juvénile
Ne devrait quitter le chemin des cimes

Quel bonheur serait dans le bleu  du ciel
Une âme rêvant des amours possibles
Régnant sur de  tendres pulsions charnelles
Poursuivant des combats contre l’horrible 
Sa pureté triomphant de l’obscur 
Et d’un monde qui élève des murs

écrit le 7 aout 2007

 

Pour me faire pardonner ma petite poésie je vous conseille la grande de Charles Baudelaire. Si connue et dont on ne se lasse pas (aux jeunes je conseille d’écouter la mise en chanson par Léo Ferré)

 

L’albatros

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

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