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Où sont ceux qui arment les bras criminels ?

Posté par jacques LAUPIES le 18 août 2017

 

 

Moi que voulez-vous quand je vois à la télé Chefs d’états, Ministres et même rois, venir se recueillir avec une population  émue par ces victimes que le hasard a placé un mauvais jour au mauvais endroit à la merci de fanatiques fabriqués pour tuer, cela ne m’inspire pas de partager avec ces « notables » une solidarité quelconque.

Nous n’avons pas la même responsabilité dans la terreur qui s’abat sur des innocents. Que font depuis des décades les hommes de gouvernement ou à qui l’on attribue un pouvoir de droit divin, pour éviter ce mal que sont les guerres ou sont engendrés, comme toujours les pires criminels ? Certes chaque catégorie sociale  a les siens – d’innocents  – mais s’y trouvent des indifférents, des passifs et parfois même des complices par omission de critique.

Et on fait comme si tout ce monde devait se prosterner et pleurnicher sans se poser la question essentielle : Comment en finir avec cette planète ou les uns ont faim et les autres gaspillent ou on  consomme inutilement  des objets de luxe ou parfois de misère ? Un monde ou la force de travail est dévaluée, ou les corps ne sont plus respectés pas plus que les esprits. Bref ou tout n’est que consommation stupide sur fond de profit et d’exploitation, au prétexte de liberté par dessus le marché. Insupportable…

Quand la mort frappe un homme ou une femme, quel qu’il soit, le recueillement s’impose, un temps ! Mais la cause de cette mort ne peut être oubliée, pas seulement celle de la maladie ou de l’arme qui tue mais du virus coupable et de celui qui fournit l’arme du crime et se trouve parfois au cœur de la foule qui pleure. 

Sans quoi l’épidémie guette tout autant que le génocide ! 

 

 

Les policiers espagnols remontent la piste des attentats meurtriers

avec afp
Vendredi, 18 Août, 2017
Humanite.fr
Photo Josep Lago/AFP
Photo Josep Lago/AFP
Les policiers espagnols tentent ce vendredi de remonter la piste d’auteurs d’attentats qui ont ensanglanté Barcelone et la Catalogne, faisant 13 morts et plus de cent blessés en fonçant dans la foule avec leurs véhicules.
 
Avant le lever du soleil, cinq « terroristes présumés » avaient été abattus par les forces sécurité dans la station balnéaire de Cambrils, à 120 km au sud de Barcelone. Trois autres avaient été arrêtés dans deux autres localités de Catalogne, une région autonome qui dispose de sa propre police, selon les autorités. L’hypothèse des enquêteurs est que tous sont liés à l’attaque de jeudi après-midi à Barcelone, revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique, qui a déjà revendiqué des attentats similaires à Nice, Londres et Berlin.
Une camionnette blanche a descendu à toute allure l’allée centrale des Ramblas, une longue avenue bondée de touristes, fauchant les passants par dizaines et percutant un kiosque à journaux.
Le conducteur est descendu du véhicule et s’est enfui en courant, sans dire un mot et la police n’a pas annoncé l’avoir retrouvé. Le bilan est lourd: 13 morts et plus d’une centaine de blessés et pourrait encore s’aggraver, a prévenu le responsable de l’Intérieur de Catalogne, Joaquim Forn. Les autorités étaient toujours en train de recenser les victimes, d’au moins 24 nationalités différentes, selon la protection civile quand l’alerte à été donnée à Cambrils peu après minuit. Une Audi A3 fonçait sur la promenade de bord de mer, renversant les passants.
Elle a percuté une voiture des Mossos d’Esquadra, la police catalane, et une fusillade a éclaté, selon le gouvernement régional. Quand l’opération a pris fin, « cinq terroristes présumés » étaient morts, un policier et six civils blessés, dont un dans un état critique. Des ceintures d’explosifs que portaient les « terroristes pérsumés » abattus à Camrils étaient faux, a annoncé le chef du département de l’Intérieur Joaquim Forn, à la radio Onda Cero.
Les Mossos d’Esquadra ont annoncé dans la nuit avoir arrêté un troisième homme, à Ripoll, à une centaine de kilomètres au nord de Barcelone, où un Marocain, Driss Oukabir, avait déjà été appréhendé. Un autre suspect, né à Melilla, une enclave espagnole au Maroc, a été arrêté à 200 km au sud de Barcelone, après l’explosion mercredi soir d’une maison dont la police croit que les occupants préparaient un engin explosif.
L’Espagne, troisième destination touristique au monde, avait été jusqu’ici épargnée par les attentats des jihadistes de l’EI qui ont touché d’autres capitales européennes, telles Paris ou Bruxelles. Mais c’est à Madrid qu’avaient eu lieu les attentats islamistes les plus meurtriers jamais commis en Europe: le 11 mars 2004, des bombes avaient explosé dans des trains, faisant 191 morts. Ils avaient été revendiqués par un groupe de la mouvance al-Qaïda.
 
Une minute de silence a lieu à 12H00 à Barcelone en solidarité avec les victimes de l’attentat.
 
« Ils ne nous terroriseront pas. Toute l’Espagne est à Barcelone. Les Ramblas appartiendront de nouveau à tout le monde », a déclaré le roi Felipe VI. Le chef du gouvernement Mariano Rajoy s’était rendu dans la capitale catalane, où le gouvernement régional séparatiste prétend faire sécession de l’Espagne.  »Nous sommes unis dans la douleur. Mais nous sommes surtout unis par la volonté de mettre fin à cette folie et cette barbarie », a-t-il déclaré à la télévision, annonçant un deuil national de trois jours à partir de vendredi.
Barcelone s’était immédiatement mobilisée. Les employés de sécurité à l’aéroport ont mis fin à une grève, les taxis se sont mis à transporter gratuitement les voyageurs qui le nécessitaient. Des volontaires se sont précipités pour donner leur sang, au point que les autorités ont fait savoir que ce n’était plus nécessaire.

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Alimentation. Paysans et citoyens n’avalent plus les salades du libéralisme

Posté par jacques LAUPIES le 18 août 2017

 

 

Olivier Morin
Jeudi, 17 Août, 2017
L’Humanité
Paris, 18 août 2016. «	Cinq/euros, c’est le montant de la baisse des APL que défend le gouvernement. Cinq euros, cela peut permettre l’accès de temps en temps à une cagette de fruits ou de légumes de qualité pour bien se nourrir.	» B. Arbesu<br /><br /><br /><br />
Paris, 18 août 2016. « Cinq/euros, c’est le montant de la baisse des APL que défend le gouvernement. Cinq euros, cela peut permettre l’accès de temps en temps à une cagette de fruits ou de légumes de qualité pour bien se nourrir. » B. Arbesu
 

La vente de fruits et légumes organisée aujourd’hui par le Modef et le PCF en Île-de-France démontre que des prix justes pour les consommateurs et les producteurs sont possibles. À condition d’en finir avec les dérégulations de la politique européenne agricole.

Ce matin, tandis que les paysans du Modef et les militants communistes proposent des fruits et légumes au prix juste, une délégation du PCF doit être reçue à ­Matignon pour défendre une véritable loi d’encadrement des marges de la grande distribution, ainsi que des propositions pour que la France retrouve sa souveraineté alimentaire.

Le mois dernier, l’ouverture des états généraux de l’agriculture avait rappelé l’urgence que des mesures soient enfin prises pour que la valeur produite par les paysans ne soit plus entièrement confisquée par la transformation et la distribution. Ce ne serait, pour le gouvernement, que la réalisation d’une promesse de campagne ­d’Emmanuel Macron réaffirmée lors de ses rencontres avec les syndicats agricoles. Mais la tâche sera ardue tant les outils de régulation et d’encadrement des prix et des stocks ont été liquidés par les politiques libérales successives que Macron ne semble pas vouloir remettre en cause.

Car si les organisations syndicales agricoles s’accordent aujourd’hui à souhaiter que l’État et les pouvoirs publics interviennent davantage dans les marchés des produits agricoles (voir l’Humanité du 8 août), le chantier est de taille pour refréner les appétits du libre-échange sur la garantie des prix et la souveraineté alimentaire.

Les prix soumis aux cours mondiaux

Pour s’en rendre compte, il faut remonter à 1992. La réforme de la politique agricole commune (PAC) prépare alors l’entrée de l’agriculture dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC), trois ans plus tard. À partir de ce moment, les prix de vente des paysans sont désormais soumis aux cours mondiaux. Sans surprise, les prix ne tardent pas à chuter, entraînés dans la spirale de la concurrence sur les marchés internationaux et accélérés par la diminution, voire la suppression de taxes aux frontières de l’Union européenne. Pour compenser cette situation, la réforme de la PAC avait prévu le versement de primes. À la production, mais aussi à l’hectare, à la vache allaitante ou encore à la brebis. Les fruits et légumes étaient exclus de ces dispositifs, dont le temps a montré les effets désastreux. C’est la réforme de l’organisation commune des marchés agricoles (OCM) de 1996 qui suscite des transformations au sein de cette filière. Passé cette date, les retraits structurels (intervention publique sur les marchés) laissent la place aux organisations de producteurs. Celles-ci réalisent désormais des contrats avec la puissance publique pour obtenir des financements européens sur des critères qualitatifs. En 2007, nouvelle réforme de l’OMC qui renforce encore la compétitivité et les échanges sur les marchés. Pendant ce temps, les producteurs de fruits et légumes voient leurs revenus faire le yo-yo, avec une tendance à la baisse encore plus marquée pour les arboriculteurs, qui subissent une diminution de 1,7 % par an depuis 1992. De la même manière, les surfaces cultivées en fruits et légumes diminuent chaque année : 19 % de surfaces en légumes frais en moins entre 1998 et 2008 et 26 % en fruits frais.

Absence d’outils de régulation

Aujourd’hui, les données de l’Agreste (statistique et prospective du ministère de l’Agriculture et de la Forêt) continuent à égrener des diminutions de terres agricoles consacrées à la culture de fruits et légumes qu’une production biologique encourageante ne parvient pas pour l’instant à enrayer.

En cause, le « dumping sanitaire lié aux importations », selon le Modef, qui dénonce « plusieurs centaines de molécules chimiques interdites en France qui sont toujours utilisées dans les pays qui exportent des fruits et légumes vers la France », mais aussi et surtout l’absence d’outils de régulation. « Il est pourtant possible de faire autrement », martèle Jean Mouzat, président du syndicat agricole, qui alerte sur le danger de la « disparition de nombreux agriculteurs » et avec eux de « la qualité de vie dans les campagnes ». Déterminé à ne pas laisser les produits agricoles dans les griffes de la spéculation agroalimentaire, il demande la mise en place d’outils qui ont fait leurs preuves, comme les coefficients multiplicateurs et des quotas de production par filière en s’appuyant sur l’Observatoire de la formation des prix et des marges. « Les citoyens ne sont plus dupes », se félicite Jean Mouzat, qui rappelle les profits faramineux de la grande distribution, dont les dirigeants figurent parmi les premières fortunes du pays (la famille Mulliez, qui possède Auchan, est la quatrième de France). 

 

ulputpat, sum nullamet il iriliquam. Eriusto commy nostrud tisuisim niamcom molorpero. Crédit photo<br /><br /><br /><br />

Place de la Bastille, des fruits et légumes au juste prix

A l’initiative du Parti communiste français et du Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef), la vente directe de fruits et légumes au juste prix à lieu ce jeudi 17 août 2017 dans toute l’Ile de France, comme ici Place de la Bastille à Paris. Reportage Laurence Mauriaucourt

 

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