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Trente glorieuse plus trente moins glorieuses ça fait quoi ? Une grosse interrogation !

Posté par jacques LAUPIES le 31 août 2017

Pur produit des trente glorieuses : j’avais 15 ans en 1951 et je rentrais en apprentissage dans un centre SNCF, après avoir concouru pour y être admis, j’ai eu la chance de me retrouver parmi les 15 admis sur environ 300 candidats, je mesure aujourd’hui ce que cela représentait de se voir quasiment assuré d’avoir des formations et un emploi  pour les 40 années à venir lorsque l’on appartient à une famille ouvrière.

Il faut bien le dire les années d’occupation  marquées par de dures restrictions, les années qui ont suivi la libération marquées elles aussi de difficultés pour assurer l’essentiel et la « menace » de me voir « condamné à travailler à la mine » dans ce bassin des Cévennes où résidaient mes grands parents m’ont sans doute préoccupé. A la mesure cependant que permet  heureusement l’insouciance de l’enfance.

Donc pour moi que la perspective d’exercer un métier au sein d’une grande entreprise nationale constituait au point fort de mon adolescence une réelle promotion. J’entends toujours mon père de ce temps dire : « déjà il va être payé et toute sa vie il sera tranquille » Une phrase que la plupart des salariés du « privé » de cette génération de trente six, prononçait volontiers dans un contexte où se développaient les nationalisations.

Certes je voyais s’échapper des études et je me souviens de l’instituteur du CM2 ayant déclaré que les études c’était fait pour les enfants de familles qui désiraient ‘assurer à leurs enfants  le renouvellement de leur condition sociale.

Je n’ai évidemment pas regretté cette ségrégation, sinon pour avoir manqué quelques éléments d’ouverture sur le plan culturel, puisque à l’image de tous mes copains je me suis retrouvé ultérieurement en plein cœur de ce mouvement ouvrier qui dans les décades qui ont suivi a contribué à de notables améliorations sur le plan social. 

Au lieu et place de l’université il y a eu le Syndicat (CGT) et le Parti Communiste. J’y ai appris que la classe ouvrière était capable de produire d’éminents dirigeants (je préfère le terme de responsables) qui étaient capables de comprendre la société ou je vivais et les sociétés en général et pour qui j’avais cette admiration largement partagée.

Mais bien entendu cela n’excluait pas l’absolue nécessité d’entendre les plus grands intellectuels que le monde universitaire, et celui de la culture, peuvent nous offrir, au passé comme au présent.

Si je fais ce rappel très sommairement, ce qui au fond est d’une grande banalité, c’est tout simplement parce que ce n’est pas seulement mon expérience personnelle, que je me garderai bien de considérer comme exemplaire. Elle ne l’est pas ! Pas plus que ne le sont celles d’ailleurs de toute ces générations qui ont été mêlées aux luttes sociales de ces trente années.

Si j’évoque cette période qui au fond est une grande bataille perdue à l’échelle nationale et mondiale, c’est pour rappeler évidemment que la guerre n’est pas finie depuis ce qui apparaissait, pour nous, le prélude à de grandes transformations sociales.

La lutte doit continuer, elle sera toujours plus difficile car l’adversaire est économiquement puissant et dispose d’un dispositif médiatique à la mesure de ses besoins pour tromper le peuple.

Mais ne nous y trompons pas il est en situation de grande vulnérabilité et cela se sent !

A nous, fort de l’enseignement des erreurs et fautes passées de nous ressaisir et de ne pas répéter cette crainte qui nous fait rechercher ailleurs qu’en nous mêmes toutes les ressources  nécessaires au combat politique !

Philippe Martinez : « La journée de mobilisation du 12 septembre est une première étape »

 

 

A quelques heures de la conférence de presse de rentrée de la CGT qui se tenait ce mardi 29 aout, l’organisation syndicale vient d’être conviée, jeudi à Matignon à la réunion multilatérale avec l’ensemble des syndicats qu’elle réclamait depuis le mois de juillet. Un signe de fébrilité de la part du gouvernement qui semble prendre la mesure de la mobilisation qui se prépare le 12 septembre, selon Philippe Martinez. Rencontre avec le secrétaire général de la CGT qui détaille les enjeux de de la bataille contre la reforme du code du travail.

 

 

 

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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