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Eh ! le retraité macronien de novembre 2016, t’es là ?

Posté par jacques LAUPIES le 30 septembre 2017

 

Cela parait presque logique : on transfère sur l’ensemble de la population la charge que  représenteraient pour les entreprises les cotisations  sociales. En prenant soin bien entendu d’en faire  bénéficier (en apparence) les salariés en les exonérant pour un pourcentage bien plus élevé desdites cotisations par rapport à l’augmentation de la Csg.

Les retraités, comme ma pomme, compenseront puisque aussi  frappés de 1,7 %.

Cela libère les actionnaires de ce qu’ils appellent une charge qui soi disant leur empêche de développer leur accès aux marchés  avec des prix trop élevés par rapport à la concurrence (étrangère notamment)  Foutaise, bien entendu car la croissance dépend pour une bonne part du pouvoir d’achat, et de celui  des retraités en particulier dans notre pays ou tout ne s’importe pas (mais certes où nous souffrons d’une désindustrialisation organisée)

Si je perd 400 € par an environ auxquels s’ajoutent 164 € de taxe d’habitation et de taxe foncière, cela fait environ 560 € de moins à dépenser sans compter l’incidence du blocage des pensions ces dernières années. 

Bref faudra réduire mon budget mensuel de 50 € déjà amputé par des aides accordées, ici ou là (je ne donnerai évidemment pas le détail  de ces dépenses de solidarité dont les retraités sont coutumiers) à des personnes  parfois sans ressources ou à des organismes humanitaires. Mais tout cela comme mes dépenses quotidiennes pour vivre. Va même falloir réduire la pâtée et les croquettes des chats !

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Victimes indirectes de Macron et du Médef (ne riez pas !)

Bref ce que je dis là d’autres le vivent parfois avec plus de difficultés.

Et pendant ce temps une caste parasitaire s’en met plein les poches et triche : 80 milliards de fraude fiscale sur le dos de travailleurs (immigrés ou pas, jeunes et moins jeunes) dont certain ont sur eux l’épée de Damoclès du chômage et de la précarité. 

Le naïf (suis gentil), qui tentait de me convaincre de voter Macron au premier tour, retraité  comme  moi, et qui ne me créditait du sourire méprisant de l’anticommuniste, qu’en pense-t-il ? S’il  me lit je l’invite à me tenir au courant  !

 

CSG, c’est confirmé elle passera à 8,3% pour les retraités et 9,2% pour les salariés

Daniel Roucous
Vendredi, 29 Septembre, 2017
Les retraités qui perçoivent 1 200 euros nets par mois de retraite paieront 245 euros en plus de CSG par an, ce sera 306 euros de CSG en plus par an pour ceux qui touchent 1 500 euros, 346 euros pour ceux qui perçoivent 1 700 euros et 408 euros pour ceux qui appointent à 2 000 euros nets par mois. Seuls les retaites inférieures à 1 200 euros par mois ne seraient pas touchées par la hausse de 1,7% de la CSG.<img src= »https://img.humanite.fr/sites/default/files/styles/abonnez_vous/public/images/csg_vote.png?itok=9n8Gt6du » alt= »Les retraités qui perçoivent 1 200 euros nets par mois de retraite paieront 245 euros en plus de CSG par an, ce sera 306 euros de CSG en plus par an pour ceux qui touchent 1 500 euros, 346 euros pour ceux qui perçoivent 1 700 euros et 408 euros pour ceux qui appointent à 2 000 euros nets par mois. Seuls les retaites inférieures à 1 200 euros par mois ne seraient pas touchées par la hausse de 1,7% de la CSG. » title= »" />

Les retraités qui perçoivent 1 200 euros nets par mois de retraite paieront 245 euros en plus de CSG par an, ce sera 306 euros de CSG en plus par an pour ceux qui touchent 1 500 euros, 346 euros pour ceux qui perçoivent 1 700 euros et 408 euros pour ceux qui appointent à 2 000 euros nets par mois. Seuls les retaites inférieures à 1 200 euros par mois ne seraient pas touchées par la hausse de 1,7% de la CSG.
CGT Retraités

La CSG augmentera bien de 1,7% pour les actifs et les retraités le 1er janvier 2018… les petites retraites et les allocations de chômage épargnées. Ce qui en est aujourd’hui et ce qui va changer.

 

Qu’est-il prévu ?

Le budget 2018 prévu par la prochaine loi des finances acte le transfert des cotisations sociales vers la CSG (Contribution sociale généralisée). Ainsi,  pour compenser la suppression en plusieurs étapes des cotisations salariales « maladie » et « chômage », le taux de CSG sera augmenté de 1,7% pour tout le monde (actifs, retraités, fonctionnaires).

Les retraités qui ont manifesté jeudi 28 septembre 2017 à l’appel de leur intersyndicale s’estiment « maltraités » dans ce deal compte-rendu à télécharger

Voici donc ce qui en est aujourd’hui et c equi en sera au 1er janvier 2018.

 

Quelle CSG pour les salariés ?

Le taux de la CSG sur les revenus d’activité est actuellement de 7,5% dont 5,1% déductibles des impôts. Si la loi de finances pour 2018 confirme la hausse de 1,7%, la CSG passera à 9,2% dès le 1er janvier 2018.

En contrepartie les salariés devraient bénéficier progressivement – le 1er janvier puis en septembre/octobre 2018 de la suppression des cotisations sociales (part salariale) « maladie » dont le taux est de 0,75% et « chômage » dont le taux est de 2,40%. Ca reste à officialiser par les lois de finances 2018 et de financement de la sécurité sociale cet automne.

Ca augmenterait le salaire de 252 euros nets par an pour un salarié payé au SMIC… qui se traduirait par une hausse d’autant du revenu net imposable et les conséquences sur les diverses prestations ou exonérations dont peuvent bénéficier certains salariés.

Par contre les fonctionnaires seront touchés par la hausse de la CSG de 1,7% mais ne bénéficieront pas de la suppression des cotisations « maladie » et « chômage ». Des discussions sont prévues pour compenser cette hausse comme l’indique le communiqué au début de cet article.

Même topo pour les auto-entrepreneurs et indépendants dont le taux de CSG est de 7,5% et passera à 9,2%.

Question : la CSG sur les revenus du capital et des jeux qui est de 8,2% est-elle concernée par cette hausse ? Le communiqué ci-dessus ne le dit pas mais le Premier ministre répond oui à cette question Dépêche AFP du 24 aout 2017

 

Quelle CSG pour les retraités ?

Le taux de la CSG sur les retraites est actuellement de 6,6% dont 4,2% déductibles des impôts. Son augmentation de 1,7% fera passer la CSG à 8,3% dès le 1er janvier 2018.

Ca se traduira par une baisse des retraites puisque la hausse de la CSG ne sera pas compensée, pour les retraités, par la suppression des cotisations sociales « maladie » et « chômage ». Cette mesure avait été contestée par l’intersyndicale des retraités dans une lettre à Emmanuel Macron

Il s’agit de tous les retraités qui déclarent un revenu net imposable supérieur à 14 375 euros.

Notons au passage que les retraités imposés à la CSG au taux plein comme au taux réduit paient en plus la CASA-contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie depuis le 1er avril 2013 au taux de 0,30%. Cette CASA normalement destinée au financement de l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) comme c’est déjà le cas d’une partie de la CSG (!) servirait à d’autres fins selon l’ UNA-Union Nationale de l’Aide, des soins et des services à domicile qui dénonce le détournement-des-financements-dedies-aux-personnes-agees-et-en-situation-de-handicap

 

Et pour les petits retraités ?

Les retraités dont le revenu fiscal de référence (net imposable) 2015 (année n – 2) ne dépasse pas 14 375 € pour une part de quotient familial + 3 838 € par demi-part supplémentaire sont assujettis à la CSG au taux réduit (3,8%).

Ils ne seraient pas concernés par la hausse du taux de la CSG de 1,7%. Mais ils restent redevables de la CASA à taux plein et de la CRDS. De plus rien n’est prévu pour améliorer leur retraite – lire La lettre à Emmanuel Macron de l’Intersyndicale des retraités ci-dessus.

Bien entendu, les retraités actuellement exonérés de la CSG resteront exonérés de la CSG. Il s’agit des retraités dont le revenu fiscal de référence (net imposable) 2015 (année n – 2) ne dépasse pas 10 996 € pour une part de quotient familial + 2 936 € par demi-part supplémentaire.

Précisons qu’avant 2015, le droit au taux réduit ou à l’exonération de la CSG dépendait du montant de l’impôt payé et non du revenu net imposable comme c’est aujourd’hui le cas.

Pour comprendre votre taux de prélèvement, exemple à l’appui cliquez sur le site de l’assurance-retraite/Prelevements-sociaux

Sont également exonérés de ces trois contributions sociales les retraités qui perçoivent l’ASPA (ex minimum vieillesse) ou l’allocation de solidarité invalidité ASI  ou la retraite du combattant, la retraite mutualiste ou encore une pension militaire d’invalidité ou de victimes civiles de guerre.

 

Quelle CSG pour les  indemnités de départ à la retraite ?

Trois possibilités :

- départ à la retraite à l’initiative de l’employeur = exonération de la CSG et de la CRDS pour la part de l’indemnité exonérée de cotisations sociales (2 fois le plafond annuel de la sécurité sociale) dans la limite du montant légale ou conventionnel de mise à la retraite ;

- départ volontaire à la retraite dans le cadre d’un plan social = comme ci-dessus ;

- départ volontaire à la retraite hors plan social = les indemnités sont soumises à la CSG au taux de 7,5% (9,2% en 2018 si la hausse prévue leur est appliquée) et à la CRDS au taux de 0,5% dès le premier euro.

Les indemnités de départ à la retraite ne sont pas assujetties à la CASA.

 

Quelle CSG pour les demandeurs d’emploi ?

Les indemnités des demandeurs d’emploi, passibles de la CSG au taux de 6,20% dont 3,8% déductibles ainsi que les indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) ne sont concernées ni par la hausse de 1,7% de la CSG ni par la baisse des cotisations salariales « maladie » et « chômage ».

Ca reste à confirmer par la loi des finances pour 2018.

 

Quid de la part déductible de la CSG ?

Rien n’est prévu ! Ce qui signifie que le surplus d’impôt risque de minorer le gain de pouvoir d’achat des salariés suite à la suppression des cotisations sociales « maladie » et « chômage » ET d’aggraver la baisse de pouvoir d’achat des retraités soumis à la CSG au taux plein… sauf si la CSG devient totalement déductible des impôts.

La loi des finances pour 2018 en dira-t-elle plus ?

 

Comment a évolué la CSG ?

La CSG s’applique depuis 1991! C’est une idée du gouvernement Rocard destinée à combler le trou de la sécu.

Depuis elle est toujours affectée à la branche maladie de la sécurité sociale et sert également à financer :

- les prestations familiales pour compenser la suppression des cotisations sociales « familles »,

- le FSV (fonds de solidarité vieillesse) pourvoyeur de l’ASPA – allocation de solidarité aux personnes âgées  ex-minimum vieillesse sans oublier qu’il est aussi alimenté par la Journée-de-solidarité qui consiste à travailler gratos ce jour là,

-  la CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) pourvoyeur des prestations liées à la dépendance dont l’APA. Ce qui fait doublon avec la CASA !

Cela s’est traduit par une hausse du taux de la CSG qui a évolué ainsi :

- 1,1% en 1991 (gouvernement Rocard)

- 2,4% en 1993 (gouvernement Balladur)

- 3,4% en 1997 (gouvernement Juppé) + 0,50% de CRDS

- 7,5% en 1998 (gouvernement Jospin) + 0,30% de CASA en 2013 (gouvernement Ayrault).

Le projet de se servir de la CSG pour réduire les cotisations salariales n’est donc pas une idée neuve.

En fait, il s’agit ni plus ni moins d’un impôt qui rapporte plus que l’impôt sur le revenu (IR), soit 93,8 milliards d’euros en 2016. La nouvelle hausse programmée de la CSG ajouterait 22 milliards de plus.

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Jean-Luc Mélenchon met Edouard Philippe sur le gril

Posté par jacques LAUPIES le 29 septembre 2017

Vendredi, 29 Septembre, 2017
Humanite.fr
Jean-Luc Mélenchon met Edouard Philippe sur le gril dans POLITIQUE
Jeudi soir dans l’Emission politique de France 2, le député des Bouches-du-Rhône a interpellé le premier ministre sur l’injustice et l’inefficacité de sa politique sociale, fiscale et environnementale,
Une fois évacuée les anecdotes (Edouard Philippe et son portrait de Jean-Luc Mélenchon dans la revue Charles ou qui révise l’ENA dans le bureau de celui qui était alors sénateur), le premier ministre et le chef de file de la France insoumise ont débattu, jeudi soir dans l’émission politique de France 2, de la politique sociale et fiscale du gouvernement. « La souffrance se répand partout, monsieur le premier ministre, et ce n’est pas juste », a lancé d’emblée Jean-Luc Mélenchon avant de s’attaquer aux arbitrages budgétaires présentés la veille : « Quand il y a 9 millions de pauvres, on ne peut pas entendre qu’on va donner encore 4 milliards à ceux qui ont déjà tout. Quand vous avez un quart des Français qui ne se soignent pas parce que c’est trop cher, on ne peut pas entendre qu’on va baisser le budget de la santé d’encore 4 milliards. Quand 2 millions de personnes attendent, parfois depuis 10 ans, non pas un château mais un HLM pour vivre dignement, on ne peut pas entendre que vous baissiez le budget de la construction et que en plus vous allez ruiner les HLM. Pour tout c’est comme ça ». Le député des Bouches-du-Rhône en a profité pour mettre en cause la théorie du ruissellement (« si les riches sont très riches alors il va tomber des miettes de plus en plus grosse sur la table du pauvre») qui « quand bien même (elle) fonctionnerait, ça n’a jamais été le cas nul part, serait indigne d’une République comme la nôtre » et pour proposer quelques-unes des mesures de son propre programme : impôt universel « pour que tout le monde paie quel que soit l’endroit du monde » où il aurait pu partir, taxer les revenus du capital comme les revenus du travail, 14 tranches d’impôt pour « que tout le monde paie à proportion de ses moyens ».
Edouard Philippe se réfugie alors derrière une « situation où la France va mal, (où) ça fait longtemps qu’il y a un chômage de masse » et sur l’idée que d’autres « économies pas moins démocratiques, pas moins attachées aux droits sociaux ont réussi par un certain nombre de mesuress » à réduire ce chômage. « Si c’est pour faire des jobs à un euro comme en Allemagne, merci on n’en veut pas en France. Arriver à 4% de chômage à ce tarif-là, non, ce n’est pas sérieux », rétorque Jean-Luc Mélenchon, interpellant peu avant Edouard Philippe sur les 80 milliards d’euros qui échappent au fisc chaque année du fait de l’évasion, « soit deux fois le montant de ce qu’on paie pour la dette ». Le chef du gouvernement se défend de ne pas y voir un problème mais, comme son ministre des Finances, n’a pourtant pas eu un mot sur les recettes qui pourraient être augmentées, tout occupé à démontrer la nécessité de baisser la dépense publique pour… résorber la dette.
Après une passe d’arme sur le choix de l’ex candidat insoumis au second tour de  la présidentielle et sur l’expression de « coup d’Etat social » (« vos déceptions à mon égard ne vont pas remplir la soirée », espère le député de Marseille), Jean-Luc Mélenchon embraye sur les ordonnances : « Lorsqu’on change un siècle et demi de luttes sociales et de compromis sociaux dans le pays, parce que c’est ça le code du travail, (…) et qu’on demande aux députés oui ou non, j’appelle ça un coup de force. (…) Vous savez que la partie n’est pas finie, le texte doit revenir, les ordonnances ce n’est pas encore une loi», explique-t-il avant de demander au premier ministre d’ « assumer » l’inversion de la « hiérarchie des normes » (des accords de branches ou d’entreprise qui prévalent sur la loi). Comme depuis des semaines, l’argumentaire du gouvernement est invariable : « la dérogation (à la loi, NDLR) est possible depuis 1982 » et il ne faut pas avoir « peur du dialogue social dans la branche ou l’entreprise». « Depuis toujours pour déroger à la loi, il faut que le texte de la dérogation soit meilleur que la loi. Ça s’appelle le principe de faveur », réplique Jean-Luc Mélenchon qui ajoute qu’ « entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime et la loi qui protège ». Renvoyé au rang de « conservateur », le député n’a « pas peur des mots » non plus : « Je suis pour que les gens vivent dignement. Je suis pour conserver la sécurité sociale. Je suis pour conserver la santé quand on l’a», argue-t-il obligeant un premier ministre qui croyait le ringardiser à se ranger derrière ces mêmes affirmations (quoi que douteuses dans sa bouche au vu notamment des attaques contre les cotisations sociales contenues dans les projets de lois de finance).
Dernier sujet de ce débat : le Ceta (traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada) entré partiellement en vigueur le 21 septembre, après ratification du parlement européen mais sans que l’Assemblée nationale n’ait eu encore son mot à dire. Le premier ministre botte en touche sur « les tribunaux d’arbitrage qui permettront aux multinationales d’ester contre les Etats », selon les termes de Jean-Luc Mélenchon, comme il le fera à nouveau quelques minutes plus tard sur le nombre de centrales nucléaires que son gouvernement entend fermer. « Il faut se dépêcher de changer de mode de production et de consommation parce qu’on est en train de s’empoisonner tous et on est en train de détruire la planète », avertit de son côté le député insoumis.  
Un débat d’une vingtaine de minutes qui se conclut sur une formule d’Edouard Philippe sans doute à nouveau vouée à ringardiser son adversaire : « je suis un réformiste, vous êtes un révolutionnaire »…

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Après la prestation d’Edouard Philippe sur la 2, Frédéric Mitterrand, Daniel Cohn Bendit, Emmanuel Todd, Francois Xavier Bellamy et une certaine Emmanuelle Ménard. Un Maire de Versailles LR et des journalistes de la chaine

Posté par jacques LAUPIES le 29 septembre 2017

 

 

 

« Quand on donne de l’argent au riche ils n’investissent jamais »  dit en substance Emmanuel Todd plutôt critique à l’égard de la politique gouvernementale. Tout est dit car évidemment, comme toujours le débat, avait navigué autour de la dette. Mélenchon ayant  rappelé à juste titre qu’il y a des fraudeurs qu’il faut faire payer plutôt que de frapper le peuple ! 

 

Daniel Cohn Bendit vent à la rescousse du premier Ministre avec un Frédéric Mitterrand acquis à la même cause. Ledit Daniel nous fait son numéro habituel de clown, ce que d’ailleurs il reproche aux autres !

 

Comme toujours la députée proche du FN a beau jeu de rappeler qu’il y a des gens qui souffrent. L’occasion est toujours bonne pour faire un peu de démagogie et tenter de s’approprier le mécontentement.

 

Ces émissions politiques du service public sont tellement orientées que j’aurais presque envie de porter plainte pour abus d’utilisation de ma redevance télé à des fins partisanes.

 

Ou sont et  que les communistes ? En tous cas pas ici puisque Mélenchon est décrété le principal opposant !

 

*Si absents ces communistes  qu’on en vent à croire qu’ils font encore peur aux riches et aux amis de ces derniers qui gouvernent. Ne riez pas  ils ont vraiment peur et peut-être à raison…

 

 

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Manifestation de soutien aux emplois et à la pérennité de l’usine de fibre excellence à Tarascon (13150)

Posté par jacques LAUPIES le 28 septembre 2017

A l’appel de la CGT, de Force Ouvrière et de la CFDT  se déroulera LUNI 2 OCTOBRE à 11 H 30 sur le parking de l’usine une manifestation de soutien envers les salariés et les emplois induits

La section de Tarascon du PCF de Tarascon apportera son soutien aux manifestants.

 

 

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Et si Marx nous était conté…

Posté par jacques LAUPIES le 27 septembre 2017

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Raoul Peck : « Connaissez votre histoire, organisez-vous et battez-vous ! »

 

Entretien réalisé par Laurent Etre
Vendredi, 15 Septembre, 2017
L’Humanité

Avec le Jeune Karl Marx, le cinéaste engagé nous montre une pensée émancipatrice se forgeant au cœur de l’action politique pour changer le monde. Son film sera projeté en avant-première dimanche matin.

Comment est née l’idée de ce film, le Jeune Karl Marx  ?

Raoul Peck Au départ, c’est Pierrette Ominetti, d’Arte, qui m’a sollicité. Je n’aurais jamais osé proposer moi-même à une télévision française de faire un film sur Marx. N’oublions pas que nous sommes alors avant la crise financière de 2008 : l’idée selon laquelle le capitalisme serait l’horizon indépassable de l’histoire est encore largement dominante ; parler de « lutte des classes » est perçu comme une aberration. Le capital avait gagné sur toute la ligne. Quoi qu’il en soit, quand Arte m’a demandé de travailler sur le sujet, j’ai sauté sur l’occasion. Car, pour moi, Marx a toujours été incontournable. On ne peut rien expliquer de la société (capitaliste) dans laquelle nous vivons sans revenir à sa pensée, aux concepts qu’il a forgés et à sa grille d’explication. Je me suis donc attelé à la tâche. Mais au bout d’un certain temps, réalisant l’ampleur du projet, et n’ayant pas réussi à trouver une façon efficace de traiter le sujet en docu-fiction, j’ai décidé de revenir à une fiction pure et de le produire avec ma société de production, Velvet Film.

Pourquoi avoir choisi de vous focaliser sur les années de jeunesse ?

Raoul Peck Je savais d’emblée que je ne pourrais pas me confronter au « vieux barbu ». Car, en ce cas, il m’aurait fallu non pas un, mais dix films, pour pouvoir défaire toutes les instrumentalisations et les déformations dont son œuvre a été l’objet. J’ai donc pris le parti de me concentrer sur la genèse de sa pensée, cette période qui court de la thèse de doctorat (1841) au Manifeste du Parti communiste (1848). C’est dans ces années que naît chez lui l’ambition d’établir une science de l’histoire des sociétés. Et tout est là.

Dans l’histoire du marxisme, l’évocation du jeune Marx renvoie, en France, à ce qu’on a appelé, dans les années 1960, la « querelle de l’humanisme », avec Louis Althusser postulant une « coupure épistémologique » entre le jeune Marx, empreint d’idéalisme humaniste, et celui de la maturité, du Capital, devenu pleinement « scientifique ». Aviez-vous cette idée en tête ?

Raoul Peck Je connais bien sûr ce débat, mais, en l’occurrence, non, ce n’était pas l’arrière-plan de ma démarche. Précisément, j’ai commencé par mettre à distance tous les « experts » de Marx, les interprétations, pour ne me baser que sur les correspondances. Je voulais montrer Marx, Engels et Jenny, la femme de Marx, dans leur vie concrète, à partir de leurs propres paroles. Ils sont jeunes, ils ont la vingtaine, ils sont révoltés et ils ambitionnent de changer le monde. C’est cela, le cœur du film. Et mon but, dès le début, a été que cette formidable histoire inspire les jeunes d’aujourd’hui, qu’elle nourrisse leurs propres combats. Je n’ai pas fait ce long métrage en regardant dans le rétroviseur, mais bien devant, vers le présent et l’avenir. Ce film se veut un appel à prendre sa vie en main, comme l’ont fait ces trois jeunes gens à leur époque, et à changer tout ce qui doit l’être, sans se poser de limites a priori. Connaissez votre histoire, apprenez à repérer les liens entre les événements à première vue épars, armez-vous intellectuellement, organisez-vous et battez-vous ! C’est un travail ! Tel est le message.

Votre film comporte une scène qui condense les débats ayant présidé à la transformation de la « Ligue des justes » en « Ligue des communistes ». L’exigence de scientificité paraît centrale dans le propos d’Engels, qui est alors à la tribune pour défendre les idées qu’il partage avec Marx…

Raoul Peck Oui, il met en avant la nécessité de sortir du romantisme. La Ligue des justes avait pour devise « Tous les hommes sont frères ». Engels confronte avec éloquence ce slogan à la réalité des contradictions sociales. Comment soutenir, en effet, que le patron et l’ouvrier, l’exploiteur et l’exploité, sont frères ? Non, décidément, tous les hommes ne sont pas frères. La nouvelle devise s’impose alors : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » Bien entendu, aujourd’hui, à nous de savoir qui inclure dans le terme « prolétaire ».

L’idée centrale du film n’est-elle pas là, justement ? Dans la façon dont il montre la maturation d’un communisme partant des contradictions du réel pour aller à la réalisation de l’idéal, contre un socialisme utopique plaquant l’idéal sur la réalité, et désarmant, dès lors, les prolétaires ?

Raoul Peck Les réponses qui venaient dans l’esprit des gens de l’époque étaient celles de leur temps. On se trouve au début de la révolution industrielle, après la Révolution française. On commence juste à comprendre que ce sont les hommes qui font l’histoire, alors même que se met en place une nouvelle aliénation du travail, au travers des grandes fabriques. Ce contexte contradictoire favorise l’essor des grandes utopies, tel le Phalanstère de Fourier. Mais, c’est vrai, Marx a fondamentalement renouvelé la pensée du mouvement ouvrier naissant, en invitant à repartir de l’analyse méticuleuse des structures de la société. Pour lui, c’était la seule vraie méthode pour décider ensuite – ensemble – dans quelle direction s’engager. Le romantisme ne l’intéresse pas ; il veut des démonstrations, avec des arguments et des preuves. C’est une manière de penser très allemande, en un sens. En allemand, le verbe est placé en fin de phrase. Cela oblige à réellement réfléchir à ce que l’on veut dire, avant de le dire. C’est une langue structurante. Dans le film, la scène où Marx pousse Proudhon dans ses retranchements sur la question de la propriété illustre bien cette différence culturelle. Face à un Proudhon qui décrète que, « la propriété, c’est le vol », Marx demande : « Quelle propriété ? » Et il ne le lâche pas. Il ne peut se satisfaire de telles généralisations.

Comment êtes-vous parvenu à rendre captivants, à l’écran, des débats philosophiques complexes qui, sur le papier, peuvent rebuter les non-avertis ?

Raoul Peck Cela nous a pris dix ans pour y parvenir (rires). Il n’y a pas de secret. La première ébauche du scénario était beaucoup plus didactique. Il a fallu énormément travailler pour se rapprocher, version après version, du cinéma. Mais un cinéma basé sur le réel, un cinéma rigoureux ! Nous n’avons rien inventé. J’ai pu aussi compter sur le talent de mon ami scénariste Pascal Bonitzer, qui sait transformer des scènes susceptibles d’être trop théoriques en scènes vivantes, sans jamais rien lâcher sur le fond, sur la rigueur du propos. J’ai également choisi en priorité des acteurs venant du théâtre : August Diehl (Karl Marx), Stefan Konarske (Friedrich Engels) et Vicky Krieps (Jenny Marx). Ce sont des gens qui ont la capacité de créer d’authentiques personnages. Un dialogue, c’est une manière de se tenir, de bouger, d’habiter ou non les silences. Dans ma façon de filmer, j’ai par ailleurs souvent recours aux plans-séquences, qui offrent une vraie respiration aux acteurs, qui leur permettent de modeler véritablement leur personnage.

Quelles sont les idées-forces que vous retenez de Marx ?

Raoul Peck Contrairement à certains de mes contemporains qui ne retiennent de lui que la partie théorique, Marx est pour moi, d’abord, une façon d’appréhender le monde avec une insatiable curiosité. Dans une joute mémorable avec Wilhelm Weitling, la figure de proue du socialisme utopique allemand de l’époque, Marx a cette phrase, que je trouve particulièrement inspirante : « L’ignorance n’a jamais aidé personne. » Or, nous baignons aujourd’hui dans l’ignorance. Ignorance de l’autre, ignorance de notre histoire. On nous présente insidieusement les migrants comme une menace, l’Europe se referme sur elle-même… On assiste à la mise en œuvre de recettes de décadence, de recettes pour fin de règne. Il faut réapprendre à penser dialectiquement, en faisant apparaître les liens cachés, en replaçant les faits dans une historicité. Il n’y a pas plusieurs histoires sur cette Terre, mais une seule dans laquelle tout est lié. La création de richesse sur un point du globe est accompagnée de la création de pauvreté ailleurs. Lorsqu’une entreprise quitte une région, y créant ainsi du chômage et de la misère, elle ne se volatilise pas. Elle part seulement exploiter ailleurs, là où les salaires sont moindres, là où le rapport de forces capital-travail est davantage en faveur du capital. Et surtout, quel que soit le lieu, ce ne sont pas ceux qui créent les richesses qui en profitent, mais les propriétaires, les actionnaires.

Votre film met le doigt sur les clivages de classes de la société capitaliste. Autant dire qu’il n’est pas a priori au diapason de l’industrie du spectacle… N’avez-vous pas rencontré d’embûches ?

Raoul Peck Si, bien sûr ! Il faut réaliser que ce film sur Marx est le premier du genre, en Occident. Donc, forcément, on devait s’attendre à ce que des obstacles puissent surgir. D’abord, il existe encore une certaine autocensure. Moi-même, j’ai pu être pris dedans. Mais je m’en suis libéré bien volontiers. Et quand j’ai commencé à travailler, personne n’a tenté d’intervenir sur l’orientation du projet. Je ne l’aurais de toute façon jamais toléré. C’est sur le financement que nous avons connu quelques péripéties révélatrices. Avant tout, je tiens à dire que j’ai toujours pu m’appuyer sur un système qui reste largement démocratique, avec des aides, des institutions qui vous permettent, dans un cadre européen, d’atteindre un certain budget. En aucun cas je n’aurais pu faire ce film avec des investissements américains, vous l’imaginez bien… Donc, pour revenir à votre question, en France et en Belgique, nous avons obtenu plus ou moins les financements escomptés. La surprise est venue de l’Allemagne, où nous avons dû faire face, dans un premier temps, à des réactions de rejet. Lorsque nous avons soumis le film à la commission franco-allemande de soutien à la production de films, les trois membres allemands ont voté contre comme un seul homme, et le seul des trois Français à avoir également voté contre était d’origine allemande. J’ai du mal à croire à une coïncidence. Ils n’ont pas dû apprécier qu’un non-Allemand fasse un film sur une figure majeure de leur patrimoine intellectuel. À partir de là, nous avons décidé de politiser la chose et de le présenter ainsi à nos partenaires allemands. Une digue est tombée, paradoxalement devant une commission d’aide dans l’ex-Allemagne de l’Est. Après, ce fut plus simple. Le vrai scandale, en revanche, a été l’attitude de l’instance européenne d’appui au cinéma, Eurimages, qui nous a refusé une aide décisive, sous la pression de certains pays de l’ex-bloc de l’Est. Ils ont dit en substance : hors de question de faire Marx sans Staline. Un acte de censure politique pour une institution qui n’a aucune vocation d’instruire des contenus, mais de se prononcer sur le montage financier d’un projet de film et sur sa solidité. Un projet porté solidement par les trois nations les plus importantes en termes de cinéma en Europe (France, Belgique, Allemagne) a été éliminé d’office par Chypre et quelques autres pour des raisons politiques !

Votre film vise un large public. Mais que dit-il aux spectateurs qui se reconnaissent dans l’héritage de l’auteur du Capital ?

Raoul Peck Le Jeune Karl Marx met en question les fourvoiements dans les logiques répressives, autoritaires, en montrant tout le bouillonnement démocratique auquel Marx et Engels participaient au sein du mouvement ouvrier en voie d’organisation. Les deux amis sont durs ; ils ne mâchent pas leurs mots… Mais ils sont toujours ouverts à la discussion, ils ne renoncent jamais à convaincre leur auditoire. Toute la radicalité du film est là, dans le fait de montrer la portée transformatrice de ce geste démocratique, et surtout la nécessité d’une pensée claire. Le camp progressiste, au sens le plus large, n’a jamais pu, de bataille en bataille, réellement faire son autocritique. Or, il faut confronter les erreurs, les errances, les illusions, les crimes aussi, pour initier un autre combat. Et ce, dans la démocratie.

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Le groupe CRC devient au Sénat le principal groupe d’opposition de gauche à la politique Macron (PCF)

Posté par jacques LAUPIES le 26 septembre 2017

Communiqué du PCF

 

Cette élection a une valeur nationale. Avec 13 sénatrices, sénateurs élu-e-s sur les listes soutenues ou présentées par le PCF, le groupe CRC devient au Sénat le principal groupe d’opposition de gauche à la politique Macron. Ont été élu-e-s:

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF à Paris, Eliane Assassi, présidente du groupe CRC (Seine-Saint-Denis), Eric Bocquet (Nord), Dominique Watrin (Pas-de-Calais), Cécile Cukierman (Loire), Laurence Cohen (Val-de-Marne), Pascal Savoldelli (Val-de-Marne), Guillaume Gontard (Isère, DVG), Fabien Gay (Seine-Saint-Denis), Pierre Ouzoulias (Haut-de-Seine), Michelle Greaume (Nord). Ils siégeront avec Christine Prunaud (Côtes D’Armor) et Thierry Foucaud (Seine-Maritime), dont les sièges n’étaient pas renouvelables.

 

Les candidat-e-s présenté-e-s et soutenu-e-s par le PCF ont rassemblé bien au-delà de leur rang, les grand-e-s électeurs, électrices, qui sont issus pour l’essentiel du rapport de force des élections municipales de 2014. Sans surprise malheureusement la droite conserve donc la majorité au Sénat. La République en Marche est stoppée dans ses ambitions. Le FN ne gagne aucun élu.

 

A gauche, Europe Ecologie les verts n’a pas suffisamment d’élus pour constituer un groupe. La France Insoumise ne présentait pas de candidat. Le parti socialiste va continuer de vivre avec de nombreuses contradictions, certains soutenant le gouvernement, d’autres s’y opposant. Dans ces conditions, le groupe Communiste Républicain et Citoyen est le seul groupe d’opposition de gauche à Macron au Sénat. Il travaillera à rassembler le maximum de parlementaires de gauche face aux mauvais coups du gouvernement. Seul le groupe communiste, républicain et citoyen oppose au gouvernement une voix cohérente et combative, défendant des choix alternatifs aux logiques d’austérité. Demain, seul ce groupe, qui pourrait s’élargir à tous ceux et toutes celles qui veulent une opposition claire et porteuse de choix nouveaux, portera une telle voix au Sénat. Sans lui, le Sénat ne serait plus qu’une chambre de négociations entre la droite et le Président. Négociations qui ont un objectif : déconstruire le modèle social français et chercher les 3/5ème des parlementaires pour changer la Constitution en faveur de l’ultra_libéralisme.

 

Les 13 élu-e-s auront à cœur de porter haut et fort les aspirations de celles et ceux qui luttent contre les réformes Macron, pour la qualité des services publics, pour la création d’une COP21 contre l’évasion fiscale, pour d’autres choix environnementaux et écologistes, pour promouvoir l’action des collectivités territoriales et leurs politiques publiques, faire vivre la démocratie, contre la loi de l’argent et pour d’autres modèles économiques prenant en compte le programme l’Humain d’abord et la France en commun.

 

Les sénatrices et sénateurs communistes se mettent sans attendre à la disposition des collectivités, des syndicats, des associations de solidarité, culturelles, sportives, d’élu-e-s, des citoyens pour faire barrage dans l’unité aux mauvais coups, préparer des amendements, des textes de lois… Les communistes et les citoyens peuvent s’appuyer sur leurs élu-e-s pour poursuivre et amplifier les mobilisations contre la politique libérale et droitière de Macron et ouvrir l’espoir.  

Sénatoriales. Macron sanctionné mais une majorité peut en cacher une autre…

 

Maud Vergnol
Lundi, 25 Septembre, 2017
L’Humanité
Pierre Laurent, votant à l’hôtel de ville de Paris, a été réélu au Sénat pour la seconde fois. Photo : Guillaume Clément<br /><br /><br />
Pierre Laurent, votant à l’hôtel de ville de Paris, a été réélu au Sénat pour la seconde fois. Photo : Guillaume Clément

LREM ne gagnerait qu’une vingtaine de sièges, très loin de l’objectif présidentiel. Mais la droite reste très largement majoritaire avec 200 élus (dont 160 LR). Le groupe communiste, avec treize sénateurs, constituera la seule véritable opposition au gouvernement.

La chute vertigineuse d’Emmanuel Macron dans l’opinion publique s’est concrétisée hier dans les urnes. À l’heure où nous écrivons ces lignes, LREM devrait se contenter de moins d’une trentaine de sénateurs. Cet échec du parti présidentiel s’explique en grande partie par la colère de nombreux élus locaux, qui forment le gros des troupes des grands électeurs. L’annonce de la baisse de 13 milliards d’euros aux collectivités, la suppression de la taxe d’habitation et des emplois aidés avaient déjà suscité une forte inquiétude. Le décret signé en catimini en plein été pour annuler 300 millions d’euros supplémentaires de dotations a fait le reste. « Le gouvernement a accumulé une série de gaffes et il a tout fait pour prendre les élus à rebrousse-poil. C’était un vrai concours Lépine », raille Vincent Capo-Canellas, vice-président du groupe des sénateurs centristes. « Ce résultat montre que les grands électeurs ont envoyé un message au pouvoir. Beaucoup en ont assez qu’on maltraite les collectivités et au travers d’elles les citoyens, analyse la sénatrice communiste de Seine-Saint-Denis Éliane Assassi, réélue hier. Il existe une vraie colère sur le terrain, une grande préoccupation car tout ce qui touche aux collectivités touche au service public et à la mission même des élus locaux. » L’autre raison de ce score médiocre pour LREM est aussi à chercher en interne. Car, une fois de plus, ce « mouvement » qui prétendait rompre avec les « tambouilles » et le fonctionnement de « l’ancien monde » a effectué depuis Paris ses investitures, sans vote des adhérents, et parfois même en passant outre l’avis des élus locaux, provoquant des listes dissidentes dans plusieurs départements. Nombre de candidats estampillés LREM étaient en réalité des militants historiques du PS ou de LR. Quant à la fameuse « société civile », on y retrouvait une majorité de grands patrons et de banquiers, prêts à faire rentrer les intérêts privés dans la Chambre haute.

Les sénateurs LREM pourront compter sur du renfort…

Sur le papier, le président de la République ne bénéficiera donc pas des 3/5 du Parlement (555 députés et sénateurs), nécessaires pour faire adopter ses réformes constitutionnelles sans recours au référendum. Mais, à défaut d’une majorité au Sénat, les macronistes peuvent compter sur des soutiens de poids chez les élus centristes, radicaux, PS ou LR, susceptibles d’apporter leurs voix à un exécutif dont ils partagent, en dépit des postures, les grandes orientations. D’autant que le résultat « brut » d’hier soir sera certainement réajusté par la composition des groupes dans les jours qui viennent, avec des candidats élus sous d’autres étiquettes (LR, PS ou centristes) susceptibles de rejoindre LREM. Dix sénateurs LR ont d’ores et déjà annoncé la création imminente d’un groupe « Les Républicains indépendants », qui serait le pendant sénatorial des « Constructifs » à l’Assemblée. Une force d’appoint non négligeable pour obtenir les 3/5… À laquelle pourrait s’ajouter près d’une cinquantaine d’élus centristes (UC).

Le président sortant du Sénat, Gérard Larcher (LR), favori pour sa succession au « plateau », a été réélu dans les Yvelines pour un cinquième mandat. De son côté, le FN, qui voulait, avec ce scrutin, mesurer la solidité de son ancrage local, ne gagne aucun nouvel élu et devra se contenter des deux sièges non renouvelables (David Rachline et Stephane Ravier) dont il disposait déjà.

Les communistes, seule force d’opposition à Macron

Si, en apparence, le PS « sauve les meubles » avec un groupe estimé à 65 sénateurs, l’implosion guette. En effet, une scission du groupe entre pro-Macron et ceux qui refusent tout « alignement » est évoquée, risquant de réduire un groupe socialiste d’opposition aux politiques de Macron à la portion congrue.

De son côté, la France insoumise avait choisi de bouder ce scrutin en ne présentant aucun candidat et encourageant le vote blanc. Certes, la suppression du Sénat faisait partie de ses propositions, mais ce n’est pas la principale raison. « On est aussi contre la Ve République et on se présente à la présidentielle », concède Manuel Bompard. Et Jean-Luc Mélenchon a été lui-même sénateur de l’Essonne pendant dix-huit ans. « Nous sommes un jeune mouvement qui a été constitué après les élections intermédiaires. Ce corps électoral ne nous permettait donc pas d’avoir des sénateurs », confiait le dirigeant de la FI à Libération début septembre. Quant à des listes communes avec les communistes, « on serait revenus à une politique de tambouille », balaye Éric Coquerel.

Avec onze sénateurs élus ou réélus hier, en plus des deux dont le siège n’est pas renouvelable, les communistes, les seuls à s’être opposés avec cohérence aux projets gouvernementaux, constitueront donc l’unique groupe d’opposition à Emmanuel Macron. Contrairement à l’Assemblée nationale, où quinze élus sont nécessaires, un groupe sénatorial peut être formé à partir de dix. « Face à Macron, nous continuerons d’être la voix du peuple au Sénat », a tweeté le groupe CRC dans la soirée. Sa présidente, Éliane Assassi (Seine-Saint-Denis) a été réélue, ainsi que Pierre Laurent à Paris (voir encadré). « C’est une excellente nouvelle pour tous ceux qui sont mobilisés contre les ordonnances et les sales coups du gouvernement. Le travail du groupe communiste, sa combativité, sa cohérence, sa présence dans les luttes a été récompensée. Les citoyens peuvent compter sur nous au Sénat », s’est félicité le secrétaire national du PCF dès la tombée des premiers résultats.

Les sénateurs communistes conservent leur groupe

À l’heure où ces lignes étaient écrites, les candidats suivants étaient élus ou réélus sénateurs : Pierre Laurent, réélu sénateur de Paris ; Éliane Assassi, réélue sénatrice de Seine-Saint-Denis ; Fabien Gay, élu sénateur de Seine-Saint-Denis ; Cécile Cukierman, réélue sénatrice de la Loire ; Dominique Watrin, réélu sénateur du Pas-de-Calais ; Pascal Savoldelli, élu sénateur du Val-de-Marne ; Laurence Cohen, réélue sénatrice du Val-de-Marne ; Éric Bocquet, réélu sénateur du Nord ; Michelle Gréaume, élue sénatrice du Nord ; Pierre Ouzoulias, élu sénateur des Hauts-de-Seine ; et Guillaume Gontard, élu sénateur de l’Isère (apparenté PCF).
 

Chef de la rubrique Politique

 

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Sénatoriales. Le PCF conserve un groupe « porte-voix des luttes »

Posté par jacques LAUPIES le 25 septembre 2017

 

Un résultat qui démontre que dans certaines élections , dans un contexte donné, la stratégie du compromis entre forces de gauches et progressistes est nécessaire et UTILE;

Ce qui en rien ne contredit dans d’autres élections d’être présents  en tant que tels !

Dimanche, 24 Septembre, 2017
Humanite.fr
Sénatoriales. Le PCF conserve un groupe « porte-voix des luttes » dans POLITIQUE
Le PCF conserve son groupe à la Haute assemblée à la faveur de l’élection de 11 sénateurs lors de ce renouvellement. 16 des 18 sièges détenus jusque alors par les communistes étaient renouvelables lors de ce scrutin mettant en péril l’existence du seul groupe d’opposition au Sénat.
Six sièges ont été conservés ou conquis en Ile de France. En effet un siège supplémentaire à été remporté par les communistes  en Seine-Saint Denis avec l’élection de Fabien Gay en plus d’ d’Eliane Assassi, présidente sortante du groupe et réélue. Dans le Val de marne, Laurence Cohen, sénatrice sortante est réélue et Pascal Savoldelli « remplace » Christian Favier, président du conseil départemental, qui ne se représentait pas. La liste d’union de la gauche qu’ils tiraient, arrive en tête et permet l’élection d’une sénatrice socialiste.  Pierre Laurent, secrétaire national du PCF est réélu à Paris sur une liste communiste.
Dans le Nord ce sont à nouveau deux sénateurs communistes qui siégeront au palais du Luxembourg, Eric Bocquet sera désormais accompagné de Michelle Gréaume. Le voisin du Pas de Calais, Dominique Watrin est lui aussi réélu en progressant par rapport au dernier scrutin en 2011. Dans la Loire, Cécile Cukierman, ancienne benjamine de la haute assemblée est elle aussi réélue.  Enfin, en Isère, La liste d’union EELV-PCF, réussit l’élection de sa tête de liste écologiste (non encarté) Guillaume Gontard, mais échoue à faire élire la candidate communiste en seconde position.
Les communistes ont  été proches  de faire élire Bernard Vera dans l’Essonne, qui arrive en tête de la gauche, ou encore Jacky Zanardo en Meurthe et Moselle qui passe à seulement 6 voix de l’élection.
Le groupe Communiste républicain et citoyen ( CRC)  devrait donc compter sur au moins 13 élus sans exclure un rassemblement plus large face à la politique antisociale du président de la république.  «  Nous serons là pour résister aux mauvais coups du gouvernement, a réagi Eliane Assasi, présidente du groupe, nos concitoyens peuvent compter sur notre combativité. »
Journaliste à l’Humanité dimanche

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L’opposition à la politique gouvernementale dans la rue ?

Posté par jacques LAUPIES le 24 septembre 2017

 

Les commentateurs n’ont pas manqué d’interpréter les paroles de Jean Luc Mélenchon insistant sur l’importance des luttes au travers des manifestations de rues.

Nous n’entrerons pas dans ce type de débat que certains voudraient instaurer pour faire peur et d’autres au contraire pour donner des perspectives d’avenir !

Simple remarque qui vaut pour tous les leaders de gauche : la rue pas plus que les élections n’auront d’effet sans une large unité que finalement ils n’ont su ou pu réaliser jusqu’à présent. Que Hamon soit là et représente en quelque sorte ce qu’il reste d’un PS mal en point (je dis bien le PS mais pas la social démocratie et les partisans d’un réformisme de gauche qui semblent se déployer tous azimuts) que le PCF ait aussi sa représentation, cela est la démonstration que personne ne peut ignorer l’effet Mélenchon. Et surtout que des travailleurs sont en lutte…

Mais ill aurait fallu y penser avant, car personne parmi ces doctes dirigeants ne pouvait ignorer que de Fillon à Macron jouant la carte Le Pen pour se faire élire la politique pratiquée aujourd’hui nous pendait au nez.

Et que donc il y avait urgence à se rassembler. Pierre Laurent s’est beaucoup dépensé pour le rappeler. Mais il avait contribué avec sa « direction »,  auparavant, à scier la branche sur laquelle il était assis. Pour aboutir cependant à un parti coupé en deux conceptions stratégiques d’union comme l’a démontré le choix de la candidature Mélenchon.

Je n’ai rien contre Mélenchon comme pourraient le penser certains, et les communistes de ma ville (trop peu nombreux encartés hélas) non plus. Le leader de la FI fait son boulot avec des objectifs communs aux nôtres mais avec aussi avec d’autres marqués par des différences  fondamentales.

Je crois au vu de nôtre participation à la campagne des présidentielles qu’il doit beaucoup, dans notre ville, au travail des communistes (plus de 20 %, c’est pas rien !) Et si une députée macronite a été élue la responsabilité est ailleurs et incombe à tous ceux qui ont refusé le combat (y compris parmi les communistes de la circonscription)

Si le PCF pouvait se marier avec le PS ou avec les insoumis, et autres regroupements au demeurant respectables  cela se saurait

Faire des bouts de chemin ensemble est autre chose et il faut être naïf ou avoir des intentions peu louables pour croire que cela n’est pas une exigence !

Elire des représentants, aller manifester sur des objectifs communs, gouverner ensemble avec de fermes garanties, de clairs engagements pour les uns et les autres cela fait partie de ces bouts de chemin.

Si ce n’est pas le cas on reste à la maison et on en profite pour la réparer si elle en a besoin, plutôt que de la vendre !

 

Casse du code du travail : Jean-Luc Mélenchon s’engage à poursuivre la « bataille » dans « la rue »

Lorenzo Clément avec AFP
Samedi, 23 Septembre, 2017
Humanite.fr
Photo Twitter- @FranceInsoumise
Photo Twitter- @FranceInsoumise

Devant des dizaines de milliers de personnes, réunis place de la République à Paris, Jean-Luc Mélenchon a appelé à poursuivre la mobilisation contre la casse du Code du travail promulguée par ordonnances par Emmanuel Macron.

Si les ordonnances ont été publiées samedi au Journal officiel pour une entrée en vigueur immédiate, elles n’auront pas « force de loi » tant que le Parlement ne les aura pas ratifiées, a rappelé Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumise dans un discours virulent de 45 minutes devant des dizaines de milliers de personnes, place de la République à Paris. D’ici ce passage à l’Assemblée, prévu en novembre, Jean-Luc Mélenchon « souhaite, avec les organisations syndicales, et nous sommes prêts à nous ranger derrière elles, une action forte et dense », en évoquant la possibilité de « déferler à un million sur les Champs-Elysées ». 
« On en a connu d’autres qui se disaient droits dans leurs bottes et à qui on a fini par leur faire retirer », a ironisé le député des Bouches-du-Rhône en allusion au retrait du plan Juppé en 1995. Face à la foule scandant « résistance » et « dégagez », il a appelé « à une « casserolade », faire le plus de bruit possible avec des casseroles » samedi prochain, en référence aux actions menées par le mouvement des Indignés. Pour faire pression sur le gouvernement, il a incité lycéens et étudiants « à se mettre en mouvement ».
« Soyez dignes de votre âge et de ceux qui vous ont précédé sans lesquels vous ne seriez pas protéges par le droit du travail », a-t-il lancé. Jean-Luc Mélenchon a consacré une bonne part de son discours à de violentes attaques contre Emmanuel Macron, « l’accusant de parler du peuple comme de la racaille ». « Jamais auparavant personne n’avait parlé au peuple français de cette façon », a-t-il martelé.  »C’est la rue qui a abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE… », a-t-il répliqué au président de la République pour qui « la démocratie, ce n’est pas la rue ».
Depuis la place de la Bastille, les manifestants ont marché vers la place de la République, à moins de deux kilomètres de là. 
Dans le carré de tête, derrière une banderole « Non au coup d’Etat social », figuraient notamment aux côtés du leader de La France insoumise, les députés France Insoumise, l’ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon. Les militants CGT étaient venus en nombre. Le Secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, est venu sonutenir les manifestants avant de se joindre à la manifestation pour la Paix également dans Paris.
En marge de la manifestation, des militants radicaux du « black bloc » scandaient des slogans contre la police ou encore « Ni Dieu, ni maître… ni Mélenchon ». De brefs incidents ont éclaté entre eux et des « Insoumis » près de la scène.
Après la mobilisation syndicale de jeudi, la manifestation sur un mot d’ordre plus large constituait un test pour le mouvement social et les Insoumis, qui remettent en cause la légitimité politique de l’exécutif. 
« On assume notre rôle et on prend l’initiative », souligne le député LFI Alexis Corbière. « La France insoumise se fait entendre et prend sa place », ajoute-t-il pour expliquer l’originalité d’un appel émanant d’un mouvement politique sur des revendications sociales. Le mot d’ordre a été élargi à l’ensemble des initiatives politiques du gouvernement depuis quatre mois, résumées par l’expression choc de « coup d’Etat social »: augmentation de la CSG, réduction des aides au logement, suppression d’emplois aidés…

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Congrès extraordinaire du PCF en 2018

Posté par jacques LAUPIES le 23 septembre 2017

Commentaire : Bonne initiative que de tenir un Congrès. J’y reviendrai !

 

Quel agenda de travail pour le congrès extraordinaire du PCF ?

 

Consultation des communistes 

– 18 septembre / 18 novembre - 

Le Conseil national a decide de tenir un congres extraordinaire 

du PCF en 2018 et non en 2019 comme prevu initialement. 

 

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Les résultats des élections présidentielle et législatives de 2017 nous poussent à repenser l’action du PCF. Il nous faut être audacieux et offensifs pour être à la hauteur des défis qui sont devant nous. Ces résultats témoignent d’une mutation du paysage politique, de l’accélération d’une offensive de classe qui a réussi à instrumentaliser à son profit une aspiration au renouvellement, fortement alimentée par les reniements du gouvernement précédent, et de la décrédibilisation d’un système politique à bout de souffle. Cette situation s’inscrit dans une dégradation du contexte international exacerbée par les peurs, l’enlisement de guerres et conflits sanglants, la montée des extrêmes-droites et la multiplication des actions terroristes.

 

Cependant, l’élection de Macron et de sa majorité ne réussit déjà plus à maquiller le projet politique réel du président, poisson pilote de la finance et du MEDEF. Cette tentative de mutation, au pas de course, de la société française vers un capitalisme déchaîné est contraire aux aspirations d’une grande partie des Français-e-s.

Les aspirations profondes à un changement de société et à un renouveau démocratique se sont en effet exprimées à travers la percée du vote Mélenchon à la présidentielle, à laquelle nous avons contribué. Ce véritable potentiel, aucune force ne peut à elle seule l’incarner pour rendre majoritaire un projet de transformation sociale.

Rarement la question des idées communistes de partage des richesses, des pouvoirs et des savoirs, ne s’est posée avec autant de force comme issue à la crise. Pourtant, notre parti, sorti affaibli de cette séquence, n’est pas perçu comme porteur de solutions d’avenir. Et c’est là, la question majeure qu’il nous faudra résoudre lors de ce congrès extraordinaire : inventer une organisation capable d’engager le combat politique pour la transformation sociale, dans les réalités du 21e siècle.

Le défi est grand mais nous ne partons pas de rien. Le PCF est riche d’idées, d’énergies humaines, de convictions fortes portées par des militants ancrés dans la réalité des luttes au quotidien.

 

POUR ATTEINDRE CET OBJECTIF,
NOUS AVONS BESOIN DE FAIRE VIVRE L’INTELLIGENCE COLLECTIVE,
DE METTRE À PROFIT L’APPORT
DE CHACUNE ET CHACUN D’ENTRE NOUS

 

 

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L’esprit réactionnaire n’est pas prêt de s’effacer…

Posté par jacques LAUPIES le 22 septembre 2017

 

Au fil des reportages, des documentaires, de nombre d’œuvres cinématographique on voit revenir sans cesse la critique des sociétés dirigées par des communistes ou des progressistes, dans le passé ou le présent, selon laquelle les régimes  installés provoquent la récession économique, la désorganisation de l’industrie autant que de l’agriculture, l’instauration de la bureaucratie, la militarisation de l’éducation  et de l’école, certaines restrictions de libertés.

Rarement sont évoqués l’état des pays concernés avant la révolution sociale (nations souvent dévastées par des guerres d’agressions  extérieures ou des guerres civiles) pas  plus que les boycott qu’organisent les coalitions des pays sous dominante capitaliste. Sans compter les autres moyens de pression interne dont évidemment le sabotage à caractère politique, social ou même culturel. Les exemples le démontrant sont nombreux depuis la révolution d’octobre, en Europe d’abord, dans les pays d’Amérique latine, en Afrique et en Asie. de ces coups portés aux états tentant des expériences de type socialiste vrai ! La lutte pour le progrès et contre le progrès ont certainement un caractère universel !

Et quand n’ont pas suffit pas les mesures économiques, le recours franc à la guerre a été employé.

Les peuples qui « acceptent » et parfois s’engagent dans de durs combats et sacrifices finissent par vaincre les exploiteurs et leurs soutiens. Puis vient le temps de la construction d’une société nouvelle et s’il est toujours présent l’ennemi, le dominant du passé, a des atouts pour reprendre le pouvoir autrement que par son intervention directe.

Il dispose des habitudes et pratiques du système d’exploitation qui a, depuis des siècles, formé les esprits au gout de la propriété, de l’individualisme, de l’égoïsme, de la soumission mais aussi d’un besoin de liberté factice allant au delà du respect des intérêts collectifs, des obscurantismes, idéologiques, politiques qui deviennent rapidement des instruments d’opposition.

C’est probablement là qu’apparait ce besoin d’éviter que ceux qui faisant appel à la « nature humaine »(1) vont impressionner tenter de mobiliser des fractions puis des masses populaires pour revenir à l’ordre ancien à la faveur des échecs et erreurs d’appréciation des défenseurs du nouveau système.

Quoiqu’on en dis e il n’y a que la démocratie, le débat permanent et la liberté pour éviter ces écueils le moment venu !

 

Code du travail. Les réalités gommées de l’entreprise Macron

 

Sylvie Ducatteau
Jeudi, 21 Septembre, 2017
L’Humanité
Selon un sondage Ifop pour l’Humanité publié vendredi dernier, 81 % des Français considèrent que la réforme du Code du travail va donner plus de pouvoir aux chefs d’entreprise.  Photo : Alexandre Henry
Selon un sondage Ifop pour l’Humanité publié vendredi dernier, 81 % des Français considèrent que la réforme du Code du travail va donner plus de pouvoir aux chefs d’entreprise. Photo : Alexandre Henry

La loi travail exprime le hiatus entre la vision de l’entreprise vantée par le chef de l’État et la réalité vécue par les salariés dans leurs lieux de travail. Beaucoup savent ne pas pouvoir compter sur les employeurs pour améliorer leur sort.

« Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. » Cette diatribe signée Emmanuel Macron, en janvier 2016, annonçait déjà les penchants de celui devenu depuis président de la République. Elle éclaire la nature des ordonnances réformant le Code du travail contre lesquelles la CGT, Solidaires, la FSU, des organisations de jeunesse et des fédérations FO, Unsa et CFE-CGC appellent à la mobilisation ce jeudi, après la première journée d’action du 12 septembre.

Le locataire de l’Élysée n’en démord pas. Le nœud, c’est l’entreprise. L’homme du moment n’est ni artiste, ni enseignant, ni médecin, il est entrepreneur. « Le travail sera libéré. Les entreprises seront soutenues. L’initiative sera encouragée », a-t-il promis dans son discours d’investiture. Nous y sommes. Côté salariés, on semble voir et surtout vivre les choses différemment. « On nous présente l’entreprise comme le monde des Bisounours mais ce monde peut être féroce », s’alarme François, ex-militant CFDT chez IBM France, passé à la CGT. Lui en sait quelque chose puisque « placardisé » depuis un bon moment. « On va finir avec des salariés encore plus apeurés, tétanisés, qui risquent de courber encore plus l’échine. Et plus encore demain si les syndicats n’existent plus. »

Selon un sondage Ifop pour l’Humanité publié vendredi dernier, 81 % des Français considèrent que la réforme du Code du travail va donner plus de pouvoir aux chefs d’entreprise. Et 73 % jugent que les salariés seront moins bien protégés. Ces derniers vont-ils pouvoir compter sur leurs employeurs pour améliorer leur situation ? C’est non pour Pascal, adjoint de direction dans une PME du Nord spécialisée dans le négoce de matériaux. Il y croyait, pourtant. Dans son entreprise d’une centaine de salariés, il avait pu bénéficier d’une promotion. « Certes, les salaires sont bas, les conditions de travail sont dures, mais la progression de carrière est possible. Nous travaillons 45 heures par semaine dans un contexte à risques. Des camions, des transpalettes circulent tout le temps. Nous manipulons des produits parfois dangereux. » Mais un drame est survenu dans sa vie personnelle. Tout en retenue, il confie la violence de l’annonce de sa rétrogradation le jour même du décès de sa fille. Et la phrase de son patron quelques semaines plus tard : « Allez, c’est une affaire passée. » « Il ne faut pas généraliser », concède-t-il avec pudeur. Il attend désormais la retraite. Ce sera dans deux ans.

Les salariés des petites entreprises sont les plus nombreux à avoir recours aux prud’hommes. Didier Devaux les défend depuis trente-sept ans dans le département de l’Aisne. À son actif, 4 000 jugements. « Les employeurs ne se contentent plus du lien de subordination, ils veulent de la dévotion », proteste-t-il. L’une des dernières affaires qu’il a eu à juger, le licenciement d’une jeune femme handicapée à la suite d’un accident du travail, lui a laissé un goût amer. « Elle était salariée d’un groupe alimentaire qui emploie 1 800 salariés. Son employeur a prétendu qu’il n’y avait pas de poste adapté pour elle. » Les commentaires entendus ce jour-là l’indignent encore : « Peut-être portait-elle des talons hauts », « qu’elle n’avait pas la tenue adéquate »… « Les salariés osent de moins en moins défendre leur dû d’autant plus que la fermeture des tribunaux les a éloignés. Chez nous, le tribunal est à 60 kilomètres », précise-t-il.

Fabienne est également conseillère aux prud’hommes, à Nice (Alpes-Maritimes). Elle aussi raconte ces fameux licenciements abusifs de plus en plus fréquents, et pour lesquels les ordonnances entendent plafonner les indemnités dues aux salariés. Des situations parfois « ubuesques » comme le sort d’un jeune homme, légèrement handicapé, salarié d’un haras. « Son patron lui a fermé le portail au nez lorsqu’il a voulu reprendre son travail après un AVC. Il avait de vagues bulletins de salaire et aucune procédure de licenciement n’avait été lancée. Dans les petites structures, les salariés croient être en famille, alors, quand un problème survient, c’est la catastrophe. »

« On nous impose tout et surtout des sacrifices »

La catastrophe est totale lorsque le salaire n’est pas versé à la fin du mois. Des situations qui, selon Coralie Chabrier, responsable CGT commerce dans le Puy-de-Dôme, se multiplient, notamment dans les très petites entreprises. Mais la situation n’est pas plus enviable « dans la grande distribution où travaillent en majorité des femmes seules avec des enfants. Les temps partiels explosent », explique-t-elle. Elle évoque le magasin Carrefour d’Issoire, dans ce même département. Douze accords d’entreprise viennent d’y être dénoncés. Les salariés n’ont plus ni participation, ni intéressement aux résultats, ni règlement intérieur. Le travail du dimanche et l’ordre des départs en congés ne sont plus encadrés. « Les résultats du magasin sont réinvestis ailleurs pour d’autres ouvertures mais jamais dans l’amélioration des salaires et des conditions de travail. Seule la rentabilité les intéresse », poursuit la syndicaliste.

Les PME et les très petites entreprises, les start-up en particulier, sont les chouchous du président. « Il faut adapter le Code du travail à l’entreprise et à sa taille », avait-il déclaré devant un parterre de « décideurs », à Londres, juste avant son élection. Qu’en pensent Gabriel et Camille, une petite trentaine, tous deux « profil » et « génération start-up », à l’origine d’un projet de plateforme coopérative de livraison à vélo ? « Le problème, ce n’est pas l’entreprise en soi. Entreprendre, ce n’est pas mal. La question porte sur l’environnement. » En clair, « l’économie de plus en plus financiarisée, les entreprises de plus en plus dépendantes de la finance. À la concurrence exacerbée, s’ajoute la nouvelle économie, Uber et compagnie. » Pour ces deux jeunes entrepreneurs, « l’entreprise participative, tout ça, c’est du discours ». Sans aucun doute pour Gabriel, employé de bureau dans une société sous-traitante d’un grand groupe, « il y a fondamentalement un lien de subordination du salarié à son patron, puisque c’est écrit dans la loi. Le contrat de travail est un contrat de subordination avec la capacité de donner des ordres, les faire respecter, et sanctionner s’ils ne le sont pas ». Pour lui, « dire le contraire revient à nier la réalité. Salariés et employeurs ne sont pas égaux. Chez Smart, par exemple, on leur a fait du chantage à l’emploi. À la fin, ils se font quand même avoir », en acceptant le projet de réorganisation proposé par leur employeur.

« Il n’y a plus d’humanité dans les multinationales »

Justement, qu’en pense-t-on chez Smart ? « On nous impose tout et surtout des sacrifices. Les ouvriers travaillent dix heures par jour. Nos salaires sont gelés depuis trois ans. Quant à la stratégie de l’entreprise, ses projets : on nous cache tout, explique Jean-Luc Bielitz, délégué syndical de l’usine d’Hambach (Moselle). La presse locale vient de révéler le projet de Smart de produire des véhicules électriques sur notre site. Rien n’a été dit aux salariés ni en comité d’entreprise ni même en comité central d’entreprise. » De nouveau, la peur des licenciements plane. L’usine produirait à l’avenir 25 000 véhicules contre 100 à 150 000 aujourd’hui. Évidemment, Jean-Luc Bielitz ne croit pas une seconde à la bienveillance de ses patrons pour « régler dans l’entreprise des problèmes qui se posent dans l’entreprise », comme on l’entend dire ces jours-ci. Croit-il Emmanuel Macron qui, au 3e sommet de l’économie du journal Challenges, vantait « la déconcentration du dialogue social pour le rendre plus vivant » ? Un dernier épisode tout récent le convainc, s’il le fallait, du contraire. La direction a décidé que la vingtaine de salariés handicapés n’auraient plus le droit de stationner leurs véhicules dans l’enceinte de l’usine. « La petite Renault faisait sans doute ombrage aux grosses Mercedes des dirigeants qui, au passage, bien qu’ils bénéficient gratuitement des véhicules de la marque, préfèrent les gros 4×4 des concurrents tandis qu’ils nous demandent toujours plus d’efforts », raconte, écœuré, le syndicaliste. Un droit d’alerte a été déposé et l’inspection du travail avertie.

« Les managers croient produire de l’humanité. En fait, ils courent à longueur de journée et font courir les autres. Il n’y a plus d’humanité dans les multinationales. » Celui qui signe ce constat est délégué syndical d’une usine qui a beaucoup fait parler d’elle, ArcelorMittal à Gandrange (Moselle), filiale du groupe Mittal, un géant du CAC 40. Pour Christophe Jacquemin, « prendre le temps de s’arrêter, de dire bonjour, de croiser les regards, de se parler, tous ces temps de respiration, sont menacés. Jusqu’aux pauses casse-croûte qui sont remises en cause ». Alors, lorsqu’on lui parle d’un Code du travail plus proche de l’entreprise, il s’esclaffe. « Mon cousin est un petit entrepreneur. Il est séduit par certaines mesures, mais il oublie que si lui est taxé à 60 %, Arcelor ne l’est qu’à 6 %. C’est de cette distorsion dont devrait s’occuper Emmanuel Macron. » Christophe Jacquemin arbore un large sourire en annonçant qu’il entend prendre au mot le chef de l’État. « Il veut que nous soyons tous des entrepreneurs. D’accord. Moi, je suis entrepreneur du progrès social. Je lutte pour un Code du travail progressiste. Un bouclier de protection pour les salariés. »

Deuxième round de manifestations partout en france

On manifestera aujourd’hui dans toutes les villes grandes et moyennes de toutes les régions, comme la semaine dernière où 200 cortèges et 4 000 préavis avaient été recensés, mardi dernier, à l’occasion de la première journée de mobilisation contre la loi travail XXL. L’unité syndicale semble gagner du terrain, du moins localement, puisque les syndiqués FO et CFDT devraient être encore plus présents ce jeudi. À Paris, le rendez-vous est fixé à 14 heures, place Montparnasse pour rejoindre la place d’Italie. À Marseille, la manifestation prévue à 10 h 30 partira du Vieux-Port. Une vingtaine de cortèges sont annoncés dans le sud-est de la France, à Montpellier, Béziers, Toulon, notamment. À Lyon, la manifestation partira de la Manufacture des tabacs à 11 h 30. À Clermont-Ferrand, qui a reçu la visite du secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, mercredi, le cortège partira de la place du 1er-Mai à 10 heures. Dans le Nord, 150 appels à la grève avaient été recensés mardi dernier. Ce jeudi, la CGT appelle à des grèves reconductibles. Quinze manifestations sont organisées en Normandie, au Havre, à Rouen… Même chose en Bretagne, à Rennes et Brest. À Nantes, les manifestants ont rendez-vous à 14 heures dans le centre-ville. Une dizaine de cortèges sont également annoncés dans la grande région de Bourgogne-Franche-Comté.

Journaliste

 

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