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Eh ! le retraité macronien de novembre 2016, t’es là ?

Posté par jacques LAUPIES le 30 septembre 2017

 

Cela parait presque logique : on transfère sur l’ensemble de la population la charge que  représenteraient pour les entreprises les cotisations  sociales. En prenant soin bien entendu d’en faire  bénéficier (en apparence) les salariés en les exonérant pour un pourcentage bien plus élevé desdites cotisations par rapport à l’augmentation de la Csg.

Les retraités, comme ma pomme, compenseront puisque aussi  frappés de 1,7 %.

Cela libère les actionnaires de ce qu’ils appellent une charge qui soi disant leur empêche de développer leur accès aux marchés  avec des prix trop élevés par rapport à la concurrence (étrangère notamment)  Foutaise, bien entendu car la croissance dépend pour une bonne part du pouvoir d’achat, et de celui  des retraités en particulier dans notre pays ou tout ne s’importe pas (mais certes où nous souffrons d’une désindustrialisation organisée)

Si je perd 400 € par an environ auxquels s’ajoutent 164 € de taxe d’habitation et de taxe foncière, cela fait environ 560 € de moins à dépenser sans compter l’incidence du blocage des pensions ces dernières années. 

Bref faudra réduire mon budget mensuel de 50 € déjà amputé par des aides accordées, ici ou là (je ne donnerai évidemment pas le détail  de ces dépenses de solidarité dont les retraités sont coutumiers) à des personnes  parfois sans ressources ou à des organismes humanitaires. Mais tout cela comme mes dépenses quotidiennes pour vivre. Va même falloir réduire la pâtée et les croquettes des chats !

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Victimes indirectes de Macron et du Médef (ne riez pas !)

Bref ce que je dis là d’autres le vivent parfois avec plus de difficultés.

Et pendant ce temps une caste parasitaire s’en met plein les poches et triche : 80 milliards de fraude fiscale sur le dos de travailleurs (immigrés ou pas, jeunes et moins jeunes) dont certain ont sur eux l’épée de Damoclès du chômage et de la précarité. 

Le naïf (suis gentil), qui tentait de me convaincre de voter Macron au premier tour, retraité  comme  moi, et qui ne me créditait du sourire méprisant de l’anticommuniste, qu’en pense-t-il ? S’il  me lit je l’invite à me tenir au courant  !

 

CSG, c’est confirmé elle passera à 8,3% pour les retraités et 9,2% pour les salariés

Daniel Roucous
Vendredi, 29 Septembre, 2017
Les retraités qui perçoivent 1 200 euros nets par mois de retraite paieront 245 euros en plus de CSG par an, ce sera 306 euros de CSG en plus par an pour ceux qui touchent 1 500 euros, 346 euros pour ceux qui perçoivent 1 700 euros et 408 euros pour ceux qui appointent à 2 000 euros nets par mois. Seuls les retaites inférieures à 1 200 euros par mois ne seraient pas touchées par la hausse de 1,7% de la CSG.<img src= »https://img.humanite.fr/sites/default/files/styles/abonnez_vous/public/images/csg_vote.png?itok=9n8Gt6du » alt= »Les retraités qui perçoivent 1 200 euros nets par mois de retraite paieront 245 euros en plus de CSG par an, ce sera 306 euros de CSG en plus par an pour ceux qui touchent 1 500 euros, 346 euros pour ceux qui perçoivent 1 700 euros et 408 euros pour ceux qui appointent à 2 000 euros nets par mois. Seuls les retaites inférieures à 1 200 euros par mois ne seraient pas touchées par la hausse de 1,7% de la CSG. » title= »" />

Les retraités qui perçoivent 1 200 euros nets par mois de retraite paieront 245 euros en plus de CSG par an, ce sera 306 euros de CSG en plus par an pour ceux qui touchent 1 500 euros, 346 euros pour ceux qui perçoivent 1 700 euros et 408 euros pour ceux qui appointent à 2 000 euros nets par mois. Seuls les retaites inférieures à 1 200 euros par mois ne seraient pas touchées par la hausse de 1,7% de la CSG.
CGT Retraités

La CSG augmentera bien de 1,7% pour les actifs et les retraités le 1er janvier 2018… les petites retraites et les allocations de chômage épargnées. Ce qui en est aujourd’hui et ce qui va changer.

 

Qu’est-il prévu ?

Le budget 2018 prévu par la prochaine loi des finances acte le transfert des cotisations sociales vers la CSG (Contribution sociale généralisée). Ainsi,  pour compenser la suppression en plusieurs étapes des cotisations salariales « maladie » et « chômage », le taux de CSG sera augmenté de 1,7% pour tout le monde (actifs, retraités, fonctionnaires).

Les retraités qui ont manifesté jeudi 28 septembre 2017 à l’appel de leur intersyndicale s’estiment « maltraités » dans ce deal compte-rendu à télécharger

Voici donc ce qui en est aujourd’hui et c equi en sera au 1er janvier 2018.

 

Quelle CSG pour les salariés ?

Le taux de la CSG sur les revenus d’activité est actuellement de 7,5% dont 5,1% déductibles des impôts. Si la loi de finances pour 2018 confirme la hausse de 1,7%, la CSG passera à 9,2% dès le 1er janvier 2018.

En contrepartie les salariés devraient bénéficier progressivement – le 1er janvier puis en septembre/octobre 2018 de la suppression des cotisations sociales (part salariale) « maladie » dont le taux est de 0,75% et « chômage » dont le taux est de 2,40%. Ca reste à officialiser par les lois de finances 2018 et de financement de la sécurité sociale cet automne.

Ca augmenterait le salaire de 252 euros nets par an pour un salarié payé au SMIC… qui se traduirait par une hausse d’autant du revenu net imposable et les conséquences sur les diverses prestations ou exonérations dont peuvent bénéficier certains salariés.

Par contre les fonctionnaires seront touchés par la hausse de la CSG de 1,7% mais ne bénéficieront pas de la suppression des cotisations « maladie » et « chômage ». Des discussions sont prévues pour compenser cette hausse comme l’indique le communiqué au début de cet article.

Même topo pour les auto-entrepreneurs et indépendants dont le taux de CSG est de 7,5% et passera à 9,2%.

Question : la CSG sur les revenus du capital et des jeux qui est de 8,2% est-elle concernée par cette hausse ? Le communiqué ci-dessus ne le dit pas mais le Premier ministre répond oui à cette question Dépêche AFP du 24 aout 2017

 

Quelle CSG pour les retraités ?

Le taux de la CSG sur les retraites est actuellement de 6,6% dont 4,2% déductibles des impôts. Son augmentation de 1,7% fera passer la CSG à 8,3% dès le 1er janvier 2018.

Ca se traduira par une baisse des retraites puisque la hausse de la CSG ne sera pas compensée, pour les retraités, par la suppression des cotisations sociales « maladie » et « chômage ». Cette mesure avait été contestée par l’intersyndicale des retraités dans une lettre à Emmanuel Macron

Il s’agit de tous les retraités qui déclarent un revenu net imposable supérieur à 14 375 euros.

Notons au passage que les retraités imposés à la CSG au taux plein comme au taux réduit paient en plus la CASA-contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie depuis le 1er avril 2013 au taux de 0,30%. Cette CASA normalement destinée au financement de l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) comme c’est déjà le cas d’une partie de la CSG (!) servirait à d’autres fins selon l’ UNA-Union Nationale de l’Aide, des soins et des services à domicile qui dénonce le détournement-des-financements-dedies-aux-personnes-agees-et-en-situation-de-handicap

 

Et pour les petits retraités ?

Les retraités dont le revenu fiscal de référence (net imposable) 2015 (année n – 2) ne dépasse pas 14 375 € pour une part de quotient familial + 3 838 € par demi-part supplémentaire sont assujettis à la CSG au taux réduit (3,8%).

Ils ne seraient pas concernés par la hausse du taux de la CSG de 1,7%. Mais ils restent redevables de la CASA à taux plein et de la CRDS. De plus rien n’est prévu pour améliorer leur retraite – lire La lettre à Emmanuel Macron de l’Intersyndicale des retraités ci-dessus.

Bien entendu, les retraités actuellement exonérés de la CSG resteront exonérés de la CSG. Il s’agit des retraités dont le revenu fiscal de référence (net imposable) 2015 (année n – 2) ne dépasse pas 10 996 € pour une part de quotient familial + 2 936 € par demi-part supplémentaire.

Précisons qu’avant 2015, le droit au taux réduit ou à l’exonération de la CSG dépendait du montant de l’impôt payé et non du revenu net imposable comme c’est aujourd’hui le cas.

Pour comprendre votre taux de prélèvement, exemple à l’appui cliquez sur le site de l’assurance-retraite/Prelevements-sociaux

Sont également exonérés de ces trois contributions sociales les retraités qui perçoivent l’ASPA (ex minimum vieillesse) ou l’allocation de solidarité invalidité ASI  ou la retraite du combattant, la retraite mutualiste ou encore une pension militaire d’invalidité ou de victimes civiles de guerre.

 

Quelle CSG pour les  indemnités de départ à la retraite ?

Trois possibilités :

- départ à la retraite à l’initiative de l’employeur = exonération de la CSG et de la CRDS pour la part de l’indemnité exonérée de cotisations sociales (2 fois le plafond annuel de la sécurité sociale) dans la limite du montant légale ou conventionnel de mise à la retraite ;

- départ volontaire à la retraite dans le cadre d’un plan social = comme ci-dessus ;

- départ volontaire à la retraite hors plan social = les indemnités sont soumises à la CSG au taux de 7,5% (9,2% en 2018 si la hausse prévue leur est appliquée) et à la CRDS au taux de 0,5% dès le premier euro.

Les indemnités de départ à la retraite ne sont pas assujetties à la CASA.

 

Quelle CSG pour les demandeurs d’emploi ?

Les indemnités des demandeurs d’emploi, passibles de la CSG au taux de 6,20% dont 3,8% déductibles ainsi que les indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) ne sont concernées ni par la hausse de 1,7% de la CSG ni par la baisse des cotisations salariales « maladie » et « chômage ».

Ca reste à confirmer par la loi des finances pour 2018.

 

Quid de la part déductible de la CSG ?

Rien n’est prévu ! Ce qui signifie que le surplus d’impôt risque de minorer le gain de pouvoir d’achat des salariés suite à la suppression des cotisations sociales « maladie » et « chômage » ET d’aggraver la baisse de pouvoir d’achat des retraités soumis à la CSG au taux plein… sauf si la CSG devient totalement déductible des impôts.

La loi des finances pour 2018 en dira-t-elle plus ?

 

Comment a évolué la CSG ?

La CSG s’applique depuis 1991! C’est une idée du gouvernement Rocard destinée à combler le trou de la sécu.

Depuis elle est toujours affectée à la branche maladie de la sécurité sociale et sert également à financer :

- les prestations familiales pour compenser la suppression des cotisations sociales « familles »,

- le FSV (fonds de solidarité vieillesse) pourvoyeur de l’ASPA – allocation de solidarité aux personnes âgées  ex-minimum vieillesse sans oublier qu’il est aussi alimenté par la Journée-de-solidarité qui consiste à travailler gratos ce jour là,

-  la CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) pourvoyeur des prestations liées à la dépendance dont l’APA. Ce qui fait doublon avec la CASA !

Cela s’est traduit par une hausse du taux de la CSG qui a évolué ainsi :

- 1,1% en 1991 (gouvernement Rocard)

- 2,4% en 1993 (gouvernement Balladur)

- 3,4% en 1997 (gouvernement Juppé) + 0,50% de CRDS

- 7,5% en 1998 (gouvernement Jospin) + 0,30% de CASA en 2013 (gouvernement Ayrault).

Le projet de se servir de la CSG pour réduire les cotisations salariales n’est donc pas une idée neuve.

En fait, il s’agit ni plus ni moins d’un impôt qui rapporte plus que l’impôt sur le revenu (IR), soit 93,8 milliards d’euros en 2016. La nouvelle hausse programmée de la CSG ajouterait 22 milliards de plus.

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Jean-Luc Mélenchon met Edouard Philippe sur le gril

Posté par jacques LAUPIES le 29 septembre 2017

Vendredi, 29 Septembre, 2017
Humanite.fr
Jean-Luc Mélenchon met Edouard Philippe sur le gril dans POLITIQUE
Jeudi soir dans l’Emission politique de France 2, le député des Bouches-du-Rhône a interpellé le premier ministre sur l’injustice et l’inefficacité de sa politique sociale, fiscale et environnementale,
Une fois évacuée les anecdotes (Edouard Philippe et son portrait de Jean-Luc Mélenchon dans la revue Charles ou qui révise l’ENA dans le bureau de celui qui était alors sénateur), le premier ministre et le chef de file de la France insoumise ont débattu, jeudi soir dans l’émission politique de France 2, de la politique sociale et fiscale du gouvernement. « La souffrance se répand partout, monsieur le premier ministre, et ce n’est pas juste », a lancé d’emblée Jean-Luc Mélenchon avant de s’attaquer aux arbitrages budgétaires présentés la veille : « Quand il y a 9 millions de pauvres, on ne peut pas entendre qu’on va donner encore 4 milliards à ceux qui ont déjà tout. Quand vous avez un quart des Français qui ne se soignent pas parce que c’est trop cher, on ne peut pas entendre qu’on va baisser le budget de la santé d’encore 4 milliards. Quand 2 millions de personnes attendent, parfois depuis 10 ans, non pas un château mais un HLM pour vivre dignement, on ne peut pas entendre que vous baissiez le budget de la construction et que en plus vous allez ruiner les HLM. Pour tout c’est comme ça ». Le député des Bouches-du-Rhône en a profité pour mettre en cause la théorie du ruissellement (« si les riches sont très riches alors il va tomber des miettes de plus en plus grosse sur la table du pauvre») qui « quand bien même (elle) fonctionnerait, ça n’a jamais été le cas nul part, serait indigne d’une République comme la nôtre » et pour proposer quelques-unes des mesures de son propre programme : impôt universel « pour que tout le monde paie quel que soit l’endroit du monde » où il aurait pu partir, taxer les revenus du capital comme les revenus du travail, 14 tranches d’impôt pour « que tout le monde paie à proportion de ses moyens ».
Edouard Philippe se réfugie alors derrière une « situation où la France va mal, (où) ça fait longtemps qu’il y a un chômage de masse » et sur l’idée que d’autres « économies pas moins démocratiques, pas moins attachées aux droits sociaux ont réussi par un certain nombre de mesuress » à réduire ce chômage. « Si c’est pour faire des jobs à un euro comme en Allemagne, merci on n’en veut pas en France. Arriver à 4% de chômage à ce tarif-là, non, ce n’est pas sérieux », rétorque Jean-Luc Mélenchon, interpellant peu avant Edouard Philippe sur les 80 milliards d’euros qui échappent au fisc chaque année du fait de l’évasion, « soit deux fois le montant de ce qu’on paie pour la dette ». Le chef du gouvernement se défend de ne pas y voir un problème mais, comme son ministre des Finances, n’a pourtant pas eu un mot sur les recettes qui pourraient être augmentées, tout occupé à démontrer la nécessité de baisser la dépense publique pour… résorber la dette.
Après une passe d’arme sur le choix de l’ex candidat insoumis au second tour de  la présidentielle et sur l’expression de « coup d’Etat social » (« vos déceptions à mon égard ne vont pas remplir la soirée », espère le député de Marseille), Jean-Luc Mélenchon embraye sur les ordonnances : « Lorsqu’on change un siècle et demi de luttes sociales et de compromis sociaux dans le pays, parce que c’est ça le code du travail, (…) et qu’on demande aux députés oui ou non, j’appelle ça un coup de force. (…) Vous savez que la partie n’est pas finie, le texte doit revenir, les ordonnances ce n’est pas encore une loi», explique-t-il avant de demander au premier ministre d’ « assumer » l’inversion de la « hiérarchie des normes » (des accords de branches ou d’entreprise qui prévalent sur la loi). Comme depuis des semaines, l’argumentaire du gouvernement est invariable : « la dérogation (à la loi, NDLR) est possible depuis 1982 » et il ne faut pas avoir « peur du dialogue social dans la branche ou l’entreprise». « Depuis toujours pour déroger à la loi, il faut que le texte de la dérogation soit meilleur que la loi. Ça s’appelle le principe de faveur », réplique Jean-Luc Mélenchon qui ajoute qu’ « entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime et la loi qui protège ». Renvoyé au rang de « conservateur », le député n’a « pas peur des mots » non plus : « Je suis pour que les gens vivent dignement. Je suis pour conserver la sécurité sociale. Je suis pour conserver la santé quand on l’a», argue-t-il obligeant un premier ministre qui croyait le ringardiser à se ranger derrière ces mêmes affirmations (quoi que douteuses dans sa bouche au vu notamment des attaques contre les cotisations sociales contenues dans les projets de lois de finance).
Dernier sujet de ce débat : le Ceta (traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada) entré partiellement en vigueur le 21 septembre, après ratification du parlement européen mais sans que l’Assemblée nationale n’ait eu encore son mot à dire. Le premier ministre botte en touche sur « les tribunaux d’arbitrage qui permettront aux multinationales d’ester contre les Etats », selon les termes de Jean-Luc Mélenchon, comme il le fera à nouveau quelques minutes plus tard sur le nombre de centrales nucléaires que son gouvernement entend fermer. « Il faut se dépêcher de changer de mode de production et de consommation parce qu’on est en train de s’empoisonner tous et on est en train de détruire la planète », avertit de son côté le député insoumis.  
Un débat d’une vingtaine de minutes qui se conclut sur une formule d’Edouard Philippe sans doute à nouveau vouée à ringardiser son adversaire : « je suis un réformiste, vous êtes un révolutionnaire »…

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Après la prestation d’Edouard Philippe sur la 2, Frédéric Mitterrand, Daniel Cohn Bendit, Emmanuel Todd, Francois Xavier Bellamy et une certaine Emmanuelle Ménard. Un Maire de Versailles LR et des journalistes de la chaine

Posté par jacques LAUPIES le 29 septembre 2017

 

 

 

« Quand on donne de l’argent au riche ils n’investissent jamais »  dit en substance Emmanuel Todd plutôt critique à l’égard de la politique gouvernementale. Tout est dit car évidemment, comme toujours le débat, avait navigué autour de la dette. Mélenchon ayant  rappelé à juste titre qu’il y a des fraudeurs qu’il faut faire payer plutôt que de frapper le peuple ! 

 

Daniel Cohn Bendit vent à la rescousse du premier Ministre avec un Frédéric Mitterrand acquis à la même cause. Ledit Daniel nous fait son numéro habituel de clown, ce que d’ailleurs il reproche aux autres !

 

Comme toujours la députée proche du FN a beau jeu de rappeler qu’il y a des gens qui souffrent. L’occasion est toujours bonne pour faire un peu de démagogie et tenter de s’approprier le mécontentement.

 

Ces émissions politiques du service public sont tellement orientées que j’aurais presque envie de porter plainte pour abus d’utilisation de ma redevance télé à des fins partisanes.

 

Ou sont et  que les communistes ? En tous cas pas ici puisque Mélenchon est décrété le principal opposant !

 

*Si absents ces communistes  qu’on en vent à croire qu’ils font encore peur aux riches et aux amis de ces derniers qui gouvernent. Ne riez pas  ils ont vraiment peur et peut-être à raison…

 

 

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Manifestation de soutien aux emplois et à la pérennité de l’usine de fibre excellence à Tarascon (13150)

Posté par jacques LAUPIES le 28 septembre 2017

A l’appel de la CGT, de Force Ouvrière et de la CFDT  se déroulera LUNI 2 OCTOBRE à 11 H 30 sur le parking de l’usine une manifestation de soutien envers les salariés et les emplois induits

La section de Tarascon du PCF de Tarascon apportera son soutien aux manifestants.

 

 

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Et si Marx nous était conté…

Posté par jacques LAUPIES le 27 septembre 2017

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Raoul Peck : « Connaissez votre histoire, organisez-vous et battez-vous ! »

 

Entretien réalisé par Laurent Etre
Vendredi, 15 Septembre, 2017
L’Humanité

Avec le Jeune Karl Marx, le cinéaste engagé nous montre une pensée émancipatrice se forgeant au cœur de l’action politique pour changer le monde. Son film sera projeté en avant-première dimanche matin.

Comment est née l’idée de ce film, le Jeune Karl Marx  ?

Raoul Peck Au départ, c’est Pierrette Ominetti, d’Arte, qui m’a sollicité. Je n’aurais jamais osé proposer moi-même à une télévision française de faire un film sur Marx. N’oublions pas que nous sommes alors avant la crise financière de 2008 : l’idée selon laquelle le capitalisme serait l’horizon indépassable de l’histoire est encore largement dominante ; parler de « lutte des classes » est perçu comme une aberration. Le capital avait gagné sur toute la ligne. Quoi qu’il en soit, quand Arte m’a demandé de travailler sur le sujet, j’ai sauté sur l’occasion. Car, pour moi, Marx a toujours été incontournable. On ne peut rien expliquer de la société (capitaliste) dans laquelle nous vivons sans revenir à sa pensée, aux concepts qu’il a forgés et à sa grille d’explication. Je me suis donc attelé à la tâche. Mais au bout d’un certain temps, réalisant l’ampleur du projet, et n’ayant pas réussi à trouver une façon efficace de traiter le sujet en docu-fiction, j’ai décidé de revenir à une fiction pure et de le produire avec ma société de production, Velvet Film.

Pourquoi avoir choisi de vous focaliser sur les années de jeunesse ?

Raoul Peck Je savais d’emblée que je ne pourrais pas me confronter au « vieux barbu ». Car, en ce cas, il m’aurait fallu non pas un, mais dix films, pour pouvoir défaire toutes les instrumentalisations et les déformations dont son œuvre a été l’objet. J’ai donc pris le parti de me concentrer sur la genèse de sa pensée, cette période qui court de la thèse de doctorat (1841) au Manifeste du Parti communiste (1848). C’est dans ces années que naît chez lui l’ambition d’établir une science de l’histoire des sociétés. Et tout est là.

Dans l’histoire du marxisme, l’évocation du jeune Marx renvoie, en France, à ce qu’on a appelé, dans les années 1960, la « querelle de l’humanisme », avec Louis Althusser postulant une « coupure épistémologique » entre le jeune Marx, empreint d’idéalisme humaniste, et celui de la maturité, du Capital, devenu pleinement « scientifique ». Aviez-vous cette idée en tête ?

Raoul Peck Je connais bien sûr ce débat, mais, en l’occurrence, non, ce n’était pas l’arrière-plan de ma démarche. Précisément, j’ai commencé par mettre à distance tous les « experts » de Marx, les interprétations, pour ne me baser que sur les correspondances. Je voulais montrer Marx, Engels et Jenny, la femme de Marx, dans leur vie concrète, à partir de leurs propres paroles. Ils sont jeunes, ils ont la vingtaine, ils sont révoltés et ils ambitionnent de changer le monde. C’est cela, le cœur du film. Et mon but, dès le début, a été que cette formidable histoire inspire les jeunes d’aujourd’hui, qu’elle nourrisse leurs propres combats. Je n’ai pas fait ce long métrage en regardant dans le rétroviseur, mais bien devant, vers le présent et l’avenir. Ce film se veut un appel à prendre sa vie en main, comme l’ont fait ces trois jeunes gens à leur époque, et à changer tout ce qui doit l’être, sans se poser de limites a priori. Connaissez votre histoire, apprenez à repérer les liens entre les événements à première vue épars, armez-vous intellectuellement, organisez-vous et battez-vous ! C’est un travail ! Tel est le message.

Votre film comporte une scène qui condense les débats ayant présidé à la transformation de la « Ligue des justes » en « Ligue des communistes ». L’exigence de scientificité paraît centrale dans le propos d’Engels, qui est alors à la tribune pour défendre les idées qu’il partage avec Marx…

Raoul Peck Oui, il met en avant la nécessité de sortir du romantisme. La Ligue des justes avait pour devise « Tous les hommes sont frères ». Engels confronte avec éloquence ce slogan à la réalité des contradictions sociales. Comment soutenir, en effet, que le patron et l’ouvrier, l’exploiteur et l’exploité, sont frères ? Non, décidément, tous les hommes ne sont pas frères. La nouvelle devise s’impose alors : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » Bien entendu, aujourd’hui, à nous de savoir qui inclure dans le terme « prolétaire ».

L’idée centrale du film n’est-elle pas là, justement ? Dans la façon dont il montre la maturation d’un communisme partant des contradictions du réel pour aller à la réalisation de l’idéal, contre un socialisme utopique plaquant l’idéal sur la réalité, et désarmant, dès lors, les prolétaires ?

Raoul Peck Les réponses qui venaient dans l’esprit des gens de l’époque étaient celles de leur temps. On se trouve au début de la révolution industrielle, après la Révolution française. On commence juste à comprendre que ce sont les hommes qui font l’histoire, alors même que se met en place une nouvelle aliénation du travail, au travers des grandes fabriques. Ce contexte contradictoire favorise l’essor des grandes utopies, tel le Phalanstère de Fourier. Mais, c’est vrai, Marx a fondamentalement renouvelé la pensée du mouvement ouvrier naissant, en invitant à repartir de l’analyse méticuleuse des structures de la société. Pour lui, c’était la seule vraie méthode pour décider ensuite – ensemble – dans quelle direction s’engager. Le romantisme ne l’intéresse pas ; il veut des démonstrations, avec des arguments et des preuves. C’est une manière de penser très allemande, en un sens. En allemand, le verbe est placé en fin de phrase. Cela oblige à réellement réfléchir à ce que l’on veut dire, avant de le dire. C’est une langue structurante. Dans le film, la scène où Marx pousse Proudhon dans ses retranchements sur la question de la propriété illustre bien cette différence culturelle. Face à un Proudhon qui décrète que, « la propriété, c’est le vol », Marx demande : « Quelle propriété ? » Et il ne le lâche pas. Il ne peut se satisfaire de telles généralisations.

Comment êtes-vous parvenu à rendre captivants, à l’écran, des débats philosophiques complexes qui, sur le papier, peuvent rebuter les non-avertis ?

Raoul Peck Cela nous a pris dix ans pour y parvenir (rires). Il n’y a pas de secret. La première ébauche du scénario était beaucoup plus didactique. Il a fallu énormément travailler pour se rapprocher, version après version, du cinéma. Mais un cinéma basé sur le réel, un cinéma rigoureux ! Nous n’avons rien inventé. J’ai pu aussi compter sur le talent de mon ami scénariste Pascal Bonitzer, qui sait transformer des scènes susceptibles d’être trop théoriques en scènes vivantes, sans jamais rien lâcher sur le fond, sur la rigueur du propos. J’ai également choisi en priorité des acteurs venant du théâtre : August Diehl (Karl Marx), Stefan Konarske (Friedrich Engels) et Vicky Krieps (Jenny Marx). Ce sont des gens qui ont la capacité de créer d’authentiques personnages. Un dialogue, c’est une manière de se tenir, de bouger, d’habiter ou non les silences. Dans ma façon de filmer, j’ai par ailleurs souvent recours aux plans-séquences, qui offrent une vraie respiration aux acteurs, qui leur permettent de modeler véritablement leur personnage.

Quelles sont les idées-forces que vous retenez de Marx ?

Raoul Peck Contrairement à certains de mes contemporains qui ne retiennent de lui que la partie théorique, Marx est pour moi, d’abord, une façon d’appréhender le monde avec une insatiable curiosité. Dans une joute mémorable avec Wilhelm Weitling, la figure de proue du socialisme utopique allemand de l’époque, Marx a cette phrase, que je trouve particulièrement inspirante : « L’ignorance n’a jamais aidé personne. » Or, nous baignons aujourd’hui dans l’ignorance. Ignorance de l’autre, ignorance de notre histoire. On nous présente insidieusement les migrants comme une menace, l’Europe se referme sur elle-même… On assiste à la mise en œuvre de recettes de décadence, de recettes pour fin de règne. Il faut réapprendre à penser dialectiquement, en faisant apparaître les liens cachés, en replaçant les faits dans une historicité. Il n’y a pas plusieurs histoires sur cette Terre, mais une seule dans laquelle tout est lié. La création de richesse sur un point du globe est accompagnée de la création de pauvreté ailleurs. Lorsqu’une entreprise quitte une région, y créant ainsi du chômage et de la misère, elle ne se volatilise pas. Elle part seulement exploiter ailleurs, là où les salaires sont moindres, là où le rapport de forces capital-travail est davantage en faveur du capital. Et surtout, quel que soit le lieu, ce ne sont pas ceux qui créent les richesses qui en profitent, mais les propriétaires, les actionnaires.

Votre film met le doigt sur les clivages de classes de la société capitaliste. Autant dire qu’il n’est pas a priori au diapason de l’industrie du spectacle… N’avez-vous pas rencontré d’embûches ?

Raoul Peck Si, bien sûr ! Il faut réaliser que ce film sur Marx est le premier du genre, en Occident. Donc, forcément, on devait s’attendre à ce que des obstacles puissent surgir. D’abord, il existe encore une certaine autocensure. Moi-même, j’ai pu être pris dedans. Mais je m’en suis libéré bien volontiers. Et quand j’ai commencé à travailler, personne n’a tenté d’intervenir sur l’orientation du projet. Je ne l’aurais de toute façon jamais toléré. C’est sur le financement que nous avons connu quelques péripéties révélatrices. Avant tout, je tiens à dire que j’ai toujours pu m’appuyer sur un système qui reste largement démocratique, avec des aides, des institutions qui vous permettent, dans un cadre européen, d’atteindre un certain budget. En aucun cas je n’aurais pu faire ce film avec des investissements américains, vous l’imaginez bien… Donc, pour revenir à votre question, en France et en Belgique, nous avons obtenu plus ou moins les financements escomptés. La surprise est venue de l’Allemagne, où nous avons dû faire face, dans un premier temps, à des réactions de rejet. Lorsque nous avons soumis le film à la commission franco-allemande de soutien à la production de films, les trois membres allemands ont voté contre comme un seul homme, et le seul des trois Français à avoir également voté contre était d’origine allemande. J’ai du mal à croire à une coïncidence. Ils n’ont pas dû apprécier qu’un non-Allemand fasse un film sur une figure majeure de leur patrimoine intellectuel. À partir de là, nous avons décidé de politiser la chose et de le présenter ainsi à nos partenaires allemands. Une digue est tombée, paradoxalement devant une commission d’aide dans l’ex-Allemagne de l’Est. Après, ce fut plus simple. Le vrai scandale, en revanche, a été l’attitude de l’instance européenne d’appui au cinéma, Eurimages, qui nous a refusé une aide décisive, sous la pression de certains pays de l’ex-bloc de l’Est. Ils ont dit en substance : hors de question de faire Marx sans Staline. Un acte de censure politique pour une institution qui n’a aucune vocation d’instruire des contenus, mais de se prononcer sur le montage financier d’un projet de film et sur sa solidité. Un projet porté solidement par les trois nations les plus importantes en termes de cinéma en Europe (France, Belgique, Allemagne) a été éliminé d’office par Chypre et quelques autres pour des raisons politiques !

Votre film vise un large public. Mais que dit-il aux spectateurs qui se reconnaissent dans l’héritage de l’auteur du Capital ?

Raoul Peck Le Jeune Karl Marx met en question les fourvoiements dans les logiques répressives, autoritaires, en montrant tout le bouillonnement démocratique auquel Marx et Engels participaient au sein du mouvement ouvrier en voie d’organisation. Les deux amis sont durs ; ils ne mâchent pas leurs mots… Mais ils sont toujours ouverts à la discussion, ils ne renoncent jamais à convaincre leur auditoire. Toute la radicalité du film est là, dans le fait de montrer la portée transformatrice de ce geste démocratique, et surtout la nécessité d’une pensée claire. Le camp progressiste, au sens le plus large, n’a jamais pu, de bataille en bataille, réellement faire son autocritique. Or, il faut confronter les erreurs, les errances, les illusions, les crimes aussi, pour initier un autre combat. Et ce, dans la démocratie.

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