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Précaires à vie unissez vous

Posté par jacques LAUPIES le 1 septembre 2017

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L’heure du repas sous l’œil expert du grand frère. Ils sont quatre (deux filles et deux garçons) et espèrent être accueillis ! Peut-être êtes vous intéressé(e)

 

Précaires à vie unissez vous

Hier j’évoquais les trente glorieuses dont évidemment ma génération a été bénéficiaire en général. Il y aurait beaucoup à dire sur les causes de ce phénomène dont on trouve l’origine dans le long processus  des luttes sociales de la première moitié du vingtième siècle. Avec les effets considérables du Front populaire et surtout de la résistance à l’occupant et aux forces de la collaboration.

C’est sans nul doute dans ce qui s’est passé entre 1936 et 1946 sur le plan social et politique (la guerre relevant d’une phase aigüe de l’affrontement politique) qui, en enfantant dans la douleur une nouvelle république au sein de laquelle (que cela plaise ou non les communistes ont joué un rôle déterminant) a créé les conditions d’un développement économique et social relativement positif.

Toutefois entre 1950 et 1980 il ne faut pas omettre l’importance des actions (grèves et manifestations diverses) qui non seulement n’ont pas ralenti l’expansion écnomique mais ont abouti à de nouvelles conquêtes dont 1968 sera l’apogée. Preuve que le progrès social sert l’économie !

Mais comme l’on dit il faut savoir déceler ce que le présent annonce de nouveau en avancées et en reculs et je me souviens que passé « l’euphorie » de 1981 (pas pour ce qui me concerne en tous cas) Georges Marchais dans une intervention dont je n’ai retenu  ni la date ni le lieu, déclarait que la nouvelle génération allait pour nombre de ses éléments connaître la précarité à vie.

« Prophétie » qui hélas s’est révélée vraiet et que j’ai hélas pu vérifier dans mon entourage !

Mais le plus grave est que nombre ne l’ont jamais admis que ce soit en leur qualité de parents de victimes de cette marginalisation, plus grave encore engagés dans l’action politique, syndicale ou associative ou victimes eux-mêmes.

Vaille que vaille certains  qui ont dépassé la cinquantaine aujourd’hui  ont fait leur vie, avec parfois un soutien familial quasi constant, évitant le pire, dans une société pourtant pleine de ressources. D’autres s’en sont sortis parfaitement intégrés, d’autres ont disparu…

Pas étonnant que de la ne naisse pas cette révolte dont nous aurions tant besoin !

 

Code du travail. Les chantiers de démolition des ordonnances Macron

 

Marion d’Allard
Vendredi, 1 Septembre, 2017
L’Humanité

Édouard Philippe et Muriel Pénicaud ont présenté le contenu des ordonnances réformant le Code du travail. Licenciements, représentations syndicales, accords d’entreprises… il s’agit d’une attaque en règle contre les acquis sociaux des salariés.

Fin du suspense. Hier, Édouard Philippe et Muriel Pénicaud ont levé le voile sur le contenu des ordonnances réformant le Code du travail. Cinq textes, 36 mesures pour près de 200 pages dont la publication met enfi n un terme à la mise en scène orchestrée par le gouvernement qui maintient sciemment, et depuis des mois, le fl ou autour de cette fameuse « loi travail puissance 10 » que le candidat Macron appelait de ses vœux. Le chef de l’État entendait « libérer les énergies », son premier ministre s’est félicité hier d’« une réforme ambitieuse, équilibrée et juste », qui va « changer l’esprit du Code du travail », a renchéri la ministre du Travail. L’opération de communication vise à la faire ap
paraître comme des adaptations nécessaires aux évolutions inévitables du monde du travail, ce qui, dans le fond, revient à poursuivre la politique de casse du droit du travail en cédant aux vieilles revendications patronales. En facilitant les licenciements, en organisant l’aff aiblissement des pouvoirs des salariés et de leurs 
représentants syndicaux, en faisant primer la négociation en entreprise sur les accords de branche et sur la loi, l’exécutif s’inscrit de fait dans la droite ligne des politiques libérales menées grand train depuis des décennies, encouragées par les directives européennes de dérégulation et qui n’ont pas permis, loin s’en faut, de lutter contre le chômage de masse.

Édouard Philippe l’a répété jeudi : « La France restera un état de droit social. » « Mais, a ajouté le premier ministre, il faut avoir conscience de la situation de notre pays et des décennies de chômage de masse. » Ajoutant que « personne ne peut soutenir aujourd’hui que le droit du travail favorise l’embauche », la nouvelle majorité s’est donc donné pour mission de lancer « la grande transformation pour réparer le pays », a-t-il poursuivi. Le ton est donné.

En quatre grands axes, selon l’exécutif, cette réforme du Code du travail « donne la priorité aux TPE et PME », « développe massivement le dialogue social dans l’entreprise et dans la branche », instaure « de nouveaux droits et de nouvelles protections pour les salariés » et « renforce l’attractivité économique du territoire ». Mais, dans les faits, elle détricote minutieusement les droits et met en musique l’inversion de la hiérarchie des normes : dorénavant, la loi ne sera plus un plancher de droits que les négociations ne peuvent qu’améliorer mais un plafond (lire ci-contre). Les organisations patronales, Medef en tête, ont le sourire et les syndicats, divisés, organisent pour certains la riposte. La CGT – qui a vu « toutes ses craintes confirmées » – et Solidaires appellent à la mobilisation le 12 septembre, mobilisation à laquelle la CFE-CGC n’exclut plus de participer. FO n’en sera pas. Et la CFDT, « déçue », organisera de son côté des rassemblements dans les entreprises en octobre.

Le texte, lui « est arrêté, il est complet », a insisté Édouard Philippe. « Il peut être modifié, mais à la marge », a-t-il poursuivi. En somme, à l’image du simulacre de négociations avec les syndicats, le gouvernement veut aller vite. Les ordonnances, après le Conseil d’État, seront présentées le 22 septembre en Conseil des ministres. Une fois signées par Emmanuel Macron, elles entreront en vigueur « fin septembre », a assuré Édouard Philippe. À moins que l’ampleur de la mobilisation n’inverse le cours des choses…

Lire notre décryptage des ordonances

La casse du code du travail au centre des débats

Face à l’ampleur des attaques, la Fête de l’Humanité s’inscrira trois jours durant, les 15, 16 et 17 septembre, dans la lutte pour le progrès social et mettra la question des droits des travailleurs au cœur de ses grands débats. Samedi 16 septembre après-midi, l’Agora de l’Humanité accueillera ainsi la mise en scène du procès de la nouvelle loi travail, en présence d’avocats spécialisés, de responsables syndicaux, mais également de grands témoins comme Gérard Filoche (ancien inspecteur du travail) ou Emmanuel Dockès (professeur de droit du travail). Le Forum social organisera, samedi, à 18 heures, un grand débat sur le thème en présence de Philippe Martinez et le stand national du PCF mettra le droit du travail au cœur d’un échange avec des parlementaires dès le vendredi, à 18 heures.

journaliste

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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