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Retraités petits proprios : la double peine

Posté par jacques LAUPIES le 7 septembre 2017

 

Je ne suis pas de ceux qui sont particulièrement attachés à la propriété  foncière et à fortiori à celle que l’on transforme en possibilité de rente pour améliorer ses revenus.

Mais, comme disent souvent les petits proprios de gauche pour se déculpabiliser de l’entorse au principe de leur choix idéologiques : « le système étant ce qu’il est il faut bien s’y adapter avant qu’il soit possible de le changer »

Ce qui fait sans doute que la France compte de plus en plus de prolétaires moyens (encore eux) qui possèdent un patrimoine immobilier. Environ 60% se limitent à la propriété de leur résidence principale et cependant ils sont 18 % à posséder d’autres propriétés immobilières.

Ce sont évidemment ces derniers qui bénéficient d’un statut de rentier véritable, les autres ne faisant que s’octroyer l’économie d’un loyer. Dire que ces chiffres n’ont pas d’incidence sur les comportements politiques est un non sens bien qu’il faille tenir compte de la positions sociale en général et des incidences que cela peut avoir sur ces propriétaires. L’âge, l’activité ou non activité (retraités) peut cependant rectifier ces comportements.

Je connais bon nombre de ces petits propriétaires qui  deviennent bailleurs et n’en modifient pas pour autant leur conviction qu’il y a mieux à faire que de multiplier la petite propriété privée foncière et qui préfèreraient disposer d’une retraite décente.

Cela dit le fait de disposer d’un appartement et de le louer est une fonction sociale qui ne démérite pas en un temps ou les promoteurs immobiliers tendent vers la spéculation et les bailleurs sociaux manquent de soutien et d’aide de l’état et des collectivités locales de plus en plus étranglées par la réduction des dotations.

Toutefois leur demander de supporter la réduction des aides sociales aux locataires (les fameux 5 euros mensuels) les frapper, s’ils sont retraités d’une augmentation de la CSG, étant entendu que la plupart d’entre eux ne bénéficieront pas d’une hypothétique réduction de la taxe d’habitation, c’est vraiment les prendre pour des vaches à lait !

En conséquence et pour le principe il faut refuser cette magouille de la macronie, demander aux locataire et petits proprios de manifester contre cette escroquerie et exiger le rapatriement des 80 milliards de fraude fiscale, histoire de compenser l’annulation des projets gouvernementaux. 

Et s’ils ne veulent pas perdre de temps à exprimer leur colère nous les invitons à manifester avec la CGT le 12 septembre car droit du travail et droit au logement sont d’un même combat ! Mais il faut bien être conscient de « qui doit payer » Surement pas les petits « proprios »

 

Azzedine Taïbi : « Contre les expulsions, nous voulons prendre la loi au mot »

Entretien réalisé par Aurélien Soucheyre
Mercredi, 6 Septembre, 2017
L’Humanité
Un rassemblement en soutien aux six maires est prévu aujourd’hui à 9 h 30 devant le tribunal de Montreuil. Photo : Julien Jaulin/Hanslucas
Un rassemblement en soutien aux six maires est prévu aujourd’hui à 9 h 30 devant le tribunal de Montreuil. Photo : Julien Jaulin/Hanslucas

Six maires de Seine-Saint-Denis sont convoqués aujourd’hui devant le tribunal administratif de Montreuil. Leurs arrêtés « anti-mises à la rue », visant à rappeler à leurs obligations les préfets, pourraient être suspendus.

Les expulsions locatives sont de plus en plus nombreuses : 14 400 en 2015, soit une hausse de 14 % en un an. Face à cela, la ville de Stains multiplie les arrêtés et les bras de fer avec la justice…

Bobigny (93) - Le 14 Janvier 2016 - Azzedine Taibi, conseiller départemental et maire de Stains (Front de Gauche), lors de la séance du Conseil général de la Seine Saint Denis consacré à l'examen du budget, durant laquelle les élus communistes et du Front de gauche ont déployé une banderole refusant l'austérité et demandant à l'Etat de rembourser les deux milliards d'euros de charges causée par l'importance du budget d'aide sociale - Photo Patrick NussbaumAzzedine Taïbi Nous avons été dès 2010 l’une des premières villes de France à prendre des arrêtés « anti-expulsions », contre les expulsions locatives, qui mettent chaque année des milliers de personnes à la rue, sans aucune solution de relogement. À chaque fois, ces arrêtés municipaux ont été suspendus par la justice. Cette année, nous avons pris avec onze maires d’Île-de-France des arrêtés « anti-mises à la rue », que nous avons déposés en préfecture en mars 2017, à la veille de la fin de la trêve hivernale. Ces arrêtés ne sont pas motivés comme les précédents, car si nous nous opposons aux décisions d’expulsion prises par les préfets, nous ne les remettons pas ici en cause. C’est de leur responsabilité. Nous pointons simplement leur obligation de proposition de solution de relogement, qui n’est pas respectée alors qu’elle est inscrite dans la loi. Nous entendons donc prendre la loi au mot. Notre objectif, c’est que des familles entières ne se retrouvent pas abandonnées à la rue. Aujourd’hui, les six maires de Seine-Saint-Denis à avoir pris ces arrêtés (Stains, La Courneuve, Saint-Denis, Villetaneuse, Bondy et Aubervilliers) sont assignés. La suspension de nos arrêtés va être demandée. La délibération devrait être prise dans un peu plus d’un mois. Je note que de notre côté, nous pourrions aller encore beaucoup plus loin, en portant plainte contre le préfet, qui a obligation de proposer une solution de relogement.

D’autres actions sont-elles menées à Stains face à cette situation ?

Azzedine Taïbi Nous avons mis en place depuis des années des politiques de prévention, d’accompagnement, de soutien, de suivi social pour traiter le problème des expulsions locatives à la racine, au maximum de nos moyens et de nos compétences. Nous agissons beaucoup pour qu’il y ait de moins en moins de familles surendettées et victimes d’expulsion. Il faut aussi mesurer que nombre de familles dans cette situation font souvent face à des drames : des décès, des divorces, des maladies de longue durée, des pertes d’emploi, qui les mettent en difficulté et sont à l’origine des non-paiements de loyers. Il s’agit de publics déjà fragilisés, qui se tournent naturellement vers les maires en cas de coup dur. En tant qu’être humain et en tant que maire, je ne peux pas supporter que des familles, des enfants et des personnes âgées soient ainsi abandonnés à la rue et traumatisés.

Que pensez-vous des choix du gouvernement face à la crise du logement, qui touche 12 millions de personnes en France selon la Fondation Abbé-Pierre ?

Azzedine Taïbi Face à une situation de précarité et de mal-logement dans le pays, le gouvernement se livre à des choix injustes et inacceptables qui aggravent le problème et fragilisent les plus faibles. Il baisse les APL, veut faire marche arrière sur la loi SRU, qui soutient le logement social, baisse les subventions aux politiques de la ville et prévoit une nouvelle coupe drastique dans les dotations aux collectivités. La construction a en plus été fragilisée avec la baisse de l’aide à la pierre sous François Hollande. Ce cap-là n’est pas du tout celui dont le pays a besoin.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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