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Le règne de l’imbécilité ?

Posté par jacques LAUPIES le 11 septembre 2017

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L’australopithèque : moins imbécile que nous ?

 

Décidément ce Président a des mots malheureux. Du moins c’est ce que l’on pourrait penser en le considérant maladroit comme certains veulent bien le faire entendre.

Allant plus loin, dans une sorte de compassion à son égard, d’autres attribuent ses petites phrases à des erreurs de jeunesse. Plutôt préoccupant serait un tel comportement émanant d’un personnage qui peut, tout de go,  avec quelques conseillers au langage aussi incontrôlé que le sien appuyer sur le bouton en cas de grave crise provoquée par quelque jobard, parmi ces chefs d’état jugés imbéciles. Et nous mettre ainsi tous en caleçons, ce qui encore est une façon optimiste de voir notre futur car bien entendu c’est de notre disparition qu’il s’agit.

Apparemment ils existeraient en nombre limité ces cinglés. Soit, mais tout de même? Vu les dégâts que pourrait provoquer la bombe nous n’aurions plus à nous préoccuper des catastrophes climatiques et autres dont est menacée en permanence notre vieille (ou jeune) planète (tout dépend à quelle notion de temps nous nous référons) 

J’écoutais un débat à la radio sur les « imbéciles » dans lequel les intervenants  semblaient d’accord pour dire que nous sommes tous plus ou moins idiots !

En vieillissant je partage de plus en plus ce sentiment, en ne m’excluant pas du lot, en toute modestie.. Force est de constater que notre espèce pourtant prodigieusement intelligente produit dans son évolution de dangereuses imbécilités.  Dont deux qui me paraissent des plus évidentes : l’exploitation  de l’homme par l’homme avec ses conséquences multiples dont la seconde émane, venue du fond des âges : ce besoin de pouvoir sur tout et en tout qui fait péter plus haut que notre cul !

Une imbécillité ne va pas sans les autres ! Le théâtre, la littérature, les arts en général, tentent de nous faire percevoir a quel degré nous sommes atteints. Mais comme dit ma voisine : « je n’ai pas besoin de cela, il me suffit d’observer autour de moi » Un point de vu étriqué assez courant dans l’extrême droite qu’elle soutient mais qui n’est pas dépourvu de bon sens ! Puisque nous serions tous des « imbéciles » il y a beaucoup à découvrir dans le quotidien. Les imbéciles d’en haut ont besoin pour régner des imbéciles d’en bas !

Monsieur Macron, les « fainéants » vont vous répondre !

Lundi, 11 Septembre, 2017
L’Humanité
Deputys of &quot; la France Insoumise &quot; lead by Jean-Luc Melenchon organised an assembly in Republique's place in Paris to protest against the labor law 2 that emmanuel macron and his gouvernement want to pass by force.<br /><br /><br /><br /><br />
Photo by Julien Mattia/NurPhoto/AFP

 

Les syndicalistes ont multiplié les rencontres avec les salariés, ces derniers jours, pour préparer la première journée de mobilisation contre la réforme du Code du travail, ce mardi 12 septembre. 180 manifestations et 4 000 arrêts de travail sont annoncés.

L’unité syndicale n’est pas au rendez-vous mais la volonté d’agir est forte. « Nous n’avons pas besoin de disserter trois heures pour faire comprendre la cohérence et la globalité des ordonnances. Dans notre secteur, le commerce, nous sommes dans la continuité des lois Macron, Rebsamen, el Khomri et de nouveau Macron », estime Rémy Frey, délégué syndical CGT de la librairie Gibert Joseph à Paris. Personne ne sera épargné. « Salariés du public, du privé, des grandes ou petites entreprises, précaires ou non risquent de subir les quasi-pleins pouvoirs que le nouveau Code du travail va conférer aux patrons », poursuit-il. Les libraires du boulevard Saint-Michel à Paris se sont retrouvés en fin de semaine pour préparer leur participation à la journée de mobilisation. À quelques encablures de là, à Bobigny, mêmes préparatifs alors que s’achève une assemblée générale des militants CGT de la Seine-Saint-Denis. Ici, près de 13 % de la population est sans travail. Ce chiffre monte à 18 % pour les jeunes. Personne ne croit une seule seconde que les ordonnances d’Emmanuel Macron seront un remède. « Un salarié m’a expliqué qu’il n’était pas payé depuis deux mois. Quand je lui ai dit qu’il devait se défendre, qu’il avait des droits, il m’a rétorqué être déjà très heureux d’avoir un emploi. La précarité rend difficile la mobilisation. » Ce syndicaliste n’est pas le seul à constater que la peur du chômage, celle de ne pas pouvoir payer son loyer ou la traite du crédit freinent les envies de révolte. Et rend parfois difficile le dialogue. Mais, d’autres constatent au contraire des échanges plus faciles, ces derniers jours. « Macron ne dispose pas d’un pouvoir fort. Si l’on déduit les abstentionnistes, seuls 13 % des électeurs ont voté pour lui. Quant aux législatives, ici, en Seine-Saint-Denis, dans certains quartiers, 70 % des habitants se sont abstenus », explique Philippe Julien, un ancien de chez PSA. « Que faire ? s’interroge-t-il. Allons-nous attendre cinq ans, la prochaine élection présidentielle, pour réagir ? »

À 600 kilomètres de là, en Loire-Altantique, les militants de la CGT sont également sur le pied de guerre. Ils ciblent les dangers que portent les ordonnances en allant au plus près du quotidien des salariés, dans les entreprises : assemblée générale, distribution de tracts… les initiatives se multiplient. Spontanément, eux aussi évoquent des salariés à l’écoute et en colère. « Ils sont attentifs et demandeurs d’informations, les tracts sont lus et certains viennent même jusqu’à notre voiture pour discuter sur le parking. L’accueil est bien meilleur que lors des mobilisations contre la loi el Khomri », confie Claude Gaudin, délégué syndical CGT de la fonderie Bouhyer, une PME de 180 salariés à Ancenis. Ici, « ça cogite » sur la disparition du CHSCT. « Dans les fonderies, beaucoup d’ouvriers sont cassés à 40 ans et peu passent leur 80e anniversaire. Ce sont nos conditions de travail et notre sécurité qui sont en jeu », insiste le syndicaliste. Chez le sous-traitant du géant de l’aéronautique Stelia, la température sociale est tout aussi forte. « L’état d’esprit a changé, les échanges ne sont pas les mêmes et les salariés nous interpellent, nous félicitent », se réjouit Karl Mahé.

Autre signe de ce mécontentement, la toute première grève chez Eritel à Anetz, spécialisée dans la pose de câbles en cuivre et fibre optique. Ces salariés « nomades », qui vont de chantier en chantier, ont établi un cahier revendicatif de 37 points, parmi lesquels une prime d’ancienneté, l’embauche de cinquante intérimaires en CDI que la direction a accordées au bout de trois jours d’arrêt de travail. « Il fallait voir leur détermination. Ils touchent des petits salaires et beaucoup sont précaires, mais ils étaient prêts à cesser le travail jusqu’à l’obtention de leurs revendications », raconte Claude Gaudin. Une histoire identique à La Courneuve, où l’été a été chaud chez l’électricien Enedis. En pleine période de congés, les techniciens d’affaires ont refusé de travailler en sous-effectifs sans matériel et ont exigé des augmentations de salaires. Des salariés qui relèvent la tête. C’est également le constat dressé par Laurence Danet, déléguée du personnel CGT Airbus Nantes. « “La sinistrose”, “on attend de voir”, c’étaient des choses qu’on entendait avant. Les salariés ont compris quel modèle de société Emmanuel Macron est en train de nous dessiner, y compris chez les cadres qui ont voté pour lui », explique-t-elle.

« C’est un rouleau compresseur ! » Caroline Tacchella, élue CGT des services centraux de la SNCF, ne croyait pas si bien dire. Au moment où elle portait ce jugement, elle n’avait pas encore connaissance de la prochaine réforme d’Emmanuel Macron, celle portant sur le régime de retraite des cheminots. « La réforme du Code du travail n’est pas un projet comme un autre. C’est un projet de société. Notre pays a connu des périodes où il n’y avait ni droit du travail, ni syndicats. »

À Paris comme en Bretagne, aucun syndicaliste ne souhaite faire de paris quant à la participation à la mobilisation du 12 septembre. « Rien ne nous indique aujourd’hui que la colère exprimée va conduire les salariés à battre le pavé. La grève par procuration est malheureusement très répandue », affirme Claude Gaudin, le métallurgiste breton. Rémi Frey, le libraire parisien, se réjouit : « Des collègues de nos entrepôts m’ont appelé pour me demander comment organiser la grève. C’est une première. »

 

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