• Accueil
  • > Archives pour le Mardi 12 septembre 2017

Même en Arles

Posté par laupiesjacques le 12 septembre 2017

 

DSC_0433-1DSC_0435-1DSC_0442-1DSC_0445-1DSC_0449-1DSC_0452-1

 

Philippe Martinez : « C’est une première mobilisation qui s’annonce réussie »

propos recueillis par stéphane guérard
Mardi, 12 Septembre, 2017
Humanite.fr

Juste avant le départ du cortège parisien, le secrétaire général de la CGT estimait son appel à la manifestation contre les ordonnances sur le code du Travail entendu et suivi.

Quel bilan tirez-vous de cette journée de mobilisation ?

Philippe Martinez. Il s’agit d’une première mobilisation. Pourtant, la participation est très forte. À midi on était déjà à plus de 100 000 manifestants : 60 000 à Marseille, 3 000 à Quimper…. C’est une première mobilisation. Le travail va continuer pour expliquer le contenu de ces ordonnances. Mais cette première journée fait déjà la démonstration du niveau de mécontentement, confirmé par les sondages, puisque 57% de l’opinion soutient cette mobilisation contre la réforme du droit du travail. C’est une première qui s’annonce réussie.

Que vous inspire le fait de voir d’autres syndicats rejoindre la manifestation ?

Philippe Martinez. Je suis toujours content quand on est uni. Effectivement, c’est la réalité de ce qui se passe dans les entreprises. Au-delà de la CGT, d’autres organisations, syndicats des territoires et des professions, sont là aujourd’hui. C’est une bonne chose. Comme personne n’est content de cette réforme, ça se voit aussi dans la rue.

Contrairement à l’année dernière pour la loi El Khomri, aucun syndicat n’est satisfait de ces ordonnances. Car cette loi va plus loin que ce que voulait faire le gouvernement Valls dans lequel Macron était d’ailleurs ministre. La mobilisation a réussi à freiner les orientations du précédent gouvernement. Maintenant que Macron est devenu président de la République, il veut mettre à mal le contrat de travail, la présence des représentations syndicales dans les entreprises, il veut fusionner les instances représentatives. C’est un projet qui est d’abord destiné à donner les pleins pouvoirs aux employeurs, pas du tout un projet pour défendre les salariés. On nous dit qu’il l’avait annoncé durant sa campagne. Mais il n’a jamais donné le détail de ce qu’il comptait faire. Et les circonstances de son élection montrent que beaucoup de gens ont voté d’abord contre celle qu’il avait face à lui, qu’ils n’adhèrent pas à sa politique. Regardez sa cote de popularité actuelle. Nous ne sommes donc pas tout à fait à côté de la plaque aujourd’hui.

La deuxième mobilisation du 21 se fera avec d’autres syndicats ?

Philippe Martinez. On verra le 21. Aujourd’hui, on est le 12.

Allez-vous avoir des contacts avec le gouvernement après cette journée ?

Philippe Martinez. On verra ce soir ou demain matin. Nous, ce que l’on souhaite, c’est de remettre le travail sur le métier, que l’on discute d’un vrai renforcement des droits en général. De ceux qui en ont déjà et qu’il faut renforcer et de ceux qui n’en ont pas et à qui il faut en donner. Le gouvernement voit les choses d’une autre façon. Il considère que ceux qui ont des droits sont des privilégiés et qu’il faut donc les mettre au même niveau que ceux qui n’ont rien. On demande l’inverse. Il y a besoin que le gouvernement revoit sa copie.

Eric Besnel , porte-parole de Solidaire : « C’est une première journée, un point de départ. On a dans un certain nombre de ville des mobilisations importantes, avec des arrêts de travail. D’autre part, on constate à Paris comme ailleurs que ça déborde le seul cadre de la CGT, Solidaire et FSU. On a des équipes de Force Ouvrière, de la CFE-CGC, de la CFDT. Du côté de la base existe un vrai désaccord par rapport à la construction d’une mobilisation et la volonté d’obtenir le retrait des ordonnances. C’est un élément important dans la période. 

 

Michel Galin, secrétaire régional de la FSU : « Nous syndiquons surtout dans la Fonction publique, mais tout ce qui touche les salariés, touche l’ensemble des travailleurs. Quand aujourd’hui le code du  travail fragilise la situation des salariés du privé, La fragilisation des statuts des agents publics est aussi dans le viseur. Le combat des salariés du privé est donc aussi le notre. Des annonces ont été faites, pour payer différemment les gens selon qu’ils sont en fonction publique d’Etat ou territoriale, ou à l’hôpital. Comme pour la loi travail, l’idée est d’individualiser toujours plus la situation de chaque salarié vis-à-vis de son employeur, qu’il soit public ou privé. On ne peut pas laisser les salariés du privé seuls face à la casse du code du travail en disant que ça nous concerne pas. Parce qu’en vérité, ces mêmes mesures nous concerneront demain. On anticipe et explique à nos collègues toutes les implications. Sur les questions du code du travail et sur toutes les modifications dans la fonction publique, on est entrain de construire un mouvement convergent. Le temps presse pour les ordonnances, puisqu’elles vont être présentées au conseil des ministres la semaine prochaine. Mais ce quo compte est d’expliquer et de mobiliser le maximum de monde pour être dans le bon tempo et peser.

On sent de la grogne, du mécontentement. Cela ne se transforme pas encore en forte mobilisation. Mais on n’en est sans doute pas très loin et on fera tout pour l’exprimer. »

 

Clara Jabouley, présidente de l’Union nationale des lycéens : « L’UNL appelle les lycéens à se mobiliser parce que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ils sont eux aussi touchés par cette réforme. Notre avenir est remis en cause puisque notre insertion professionnelle après le lycée l’est. On ne veut pas d’un avenir précaire, mais d’un emploi stable quand on aura fini nos études. Et les lycéens subissent d’autres mesures du gouvernement comme la baisse des Aides personnelles au logement ou la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur.

Dans ces ordonnances, le CDI de projet nous fait plus particulièrement réagir. Ce n’est ni un CDD, ni un CDI, mais une embauche sur une mission qui peut s’arrêter du jour au lendemain. Les jeunes seront les premiers touchés. On les embauchera quand on aura besoin de main d’œuvre, ensuite on les jettera. Les jeunes sont toujours ceux qui sont sur un siège éjectable.

 

Lilâ Le Bas, présidente de l’UNEF : « Plus de douze organisations de jeunes sont réunies dans ce cortège unitaire. On a beaucoup de sujet sur la table : la loi travail, la question des bacheliers sans inscription, la dégradation des conditions d’étude avec des amphithéâtres surchargés, la baisse des APL. On va se faire entendre lors de cette rentrée universitaire. La question n’est pas de bloquer les facs, mais d’obtenir que le gouvernement revienne sur toutes ces mesures. 

 
Journaliste rubrique économie-social

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Ordonnances les Députés communistes montent au créneau

Posté par jacques LAUPIES le 12 septembre 2017

 

DSC_0424-1

Pierre Dharéville (à droite sur la photo) porte parole du groupe communiste à l’assemblée nationale était sur LCP hier pour expliquer l’aspect nocif de la loi en préparation et en réclamer l’abandon. Face à lui un soutien de la loi.

La question est simple : cette loi va-t-elle faciliter l’embauche et réduire le chômage ou tout simplement donner aux patrons plus de facilités pour licencier à meilleur compte ?

D’évidence c’est le deuxième objectif qui est visé. Dire que cela faciliterait l’embauche est une hérésie. Bien au contraire, en réduisant la garantie de l’emploi on ne crée pas pour autant un meilleur développement de l’entreprise car les employeurs le savent bien le développement est conditionné par l’amélioration du carnet de commande lequel,que part, dépend de la consommation et du pouvoir d’achat tous deux précisément liés à la sécurité de l’emploi.

Que des dispositions mettant à l’abri les TPE pour lesquelles le licenciement de personnel représente une charge conséquente, cela parait nécessaire mais la charge et les conséquences ne devrait pas être supportées par les salariés, même dans le cas de licenciement conventionné. 

Seul un système de sécurisation de l’emploi et de la formation peut-être de nature à protéger les salariés et permettre à l’entreprise de faire face à ses difficultés et ce n’est pas en portant atteinte au droit du travail actuel que l’on y parviendra !

Mobilisation. Loi travail XXL : pourquoi Emmanuel Macron n’a pas partie gagnée

 

Marion d’Allard, Sylvie Ducatteau, Clotilde Mathieu, Loan Nguyen et Cécile Rousseau
Mardi, 12 Septembre, 2017
L’Humanité
Premiers touchés par les régressions sociales de la loi travail, les jeunes seront en première ligne de la manifestation. Christophe Ena/AP photo<br /><br /><br />
Premiers touchés par les régressions sociales de la loi travail, les jeunes seront en première ligne de la manifestation. Christophe Ena/AP photo
 
Les syndicats CGT, Solidaires, FSU, les organisations de jeunesse et de nombreux secteurs de FO, de la CFDT et d’autres forces sont dans l’action ce jour. Malgré le coup de force des ordonnances, les raisons de se mobiliser ne manquent pas.

Il ne regrette « absolument pas » ses propos. Alors que les opposants à sa loi travail XXL déferlent partout dans les rues aujourd’hui, Emmanuel Macron a assumé, hier, de les avoir taxés, entre autres, de « fainéants » lors d’un déplacement à Athènes ce week-end. « Je ne l’ai pas fait dans un esprit de polémique », s’est justifié le chef de l’État, réaffirmant toutefois qu’« on ne peut pas faire avancer notre pays si on ne dit pas les choses en vérité ». Face à la casse du Code du travail et aux atteintes répétées aux acquis des travailleurs, les manifestants répondent aujourd’hui par la mobilisation, à l’appel de la CGT et de Solidaires, rejoints par la FSU, les organisations de jeunesse et de nombreuses fédérations FO, voire de la CFDT. La première étape d’une mobilisation qui se poursuivra à la Fête de l’Humanité, avant les rendez-vous de la semaine prochaine. Décryptage des cinq bonnes raisons de se mobiliser ce jour.

1 Les ordonnances peuvent encore être mises en échec

Malgré la méthode des ordonnances employées par l’exécutif pour éviter toute contestation et les rodomontades du président de la République visant à faire croire qu’il ne cédera pas à la pression des manifestants, la réforme du Code du travail peut encore être neutralisée. Il reste quelques étapes avant que le texte n’acquière force de loi. Les ordonnances doivent d’abord être adoptées en Conseil des ministres le 22 septembre, avant d’être signées et promulguées par le président de la République. Si le texte peut prendre effet immédiatement, celui-ci doit néanmoins revenir devant le Parlement pour obtenir une valeur législative. Si le vote du Parlement est négatif, les ordonnances n’auront qu’une valeur réglementaire, donc inférieure à la loi. Par ailleurs, même des lois adoptées par le Parlement peuvent ne finalement pas s’appliquer. On se souvient qu’en 2006, la disposition de la loi sur l’égalité des chances prévoyant l’instauration d’un contrat première embauche (CPE) avait été retirée malgré la promulgation du texte. Une victoire pour les manifestants arrachée au terme de deux mois de mobilisation. Par ailleurs, même lorsqu’une loi est adoptée, des décrets doivent encore en préciser les modalités d’application.

2 pas de mandat électif pour détruire le Code du travail

Chef du gouvernement et artisan zélé des ordonnances réformant le Code du travail, Édouard Philippe justifie l’inflexibilité de l’exécutif non seulement par « l’élection d’Emmanuel Macron sur un programme clair », mais également par « l’élection d’une majorité à l’Assemblée nationale ». Selon le premier ministre, cette double légitimité est la preuve tangible d’une large adhésion populaire au projet gouvernemental. Pourtant, la réalité des chiffres indique le contraire. En tenant compte de l’abstention (25,44 %) et du record de votes blancs et nuls (86 %) au second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron a été élu par seulement 43,6 % des inscrits, dont près de la moitié (43 %) ont déclaré avoir voté pour lui uniquement pour faire barrage au FN, et seulement 16 % par adhésion à son programme (sondage Ipsos Sopra-Stéria). Confronté ensuite aux fuites de son projet de réforme du Code du travail dans la presse, le gouvernement a refusé d’abattre ses cartes et d’assumer ses orientations avant les législatives, où ses candidats n’ont recueilli les voix que de 16,5 % des inscrits au second tour (13,4 % au premier tour). Jusqu’au 31 août dernier et la publication des ordonnances par Édouard Philippe et Muriel Pénicaud, le contenu des textes a été tenu sous le boisseau, les syndicats « concertés » ayant été eux-mêmes contraints de discuter sur des documents provisoires et peu précis.

3 un désaveu syndical inédit pour la deuxième loi travail

« La colère est grande », « profonde déception »… Les unes après les autres, les centrales syndicales ont unanimement dénoncé les ordonnances. Même la CFDT, soutien sans faille du gouvernement Hollande dans l’adoption de la loi El Khomri, a désavoué le projet présenté par le gouvernement fin août. « Le dialogue social en entreprise a un intérêt, mais il faut que ça se fasse à armes égales et là je pense qu’il y a un déséquilibre », a reconnu Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. Certes, son organisation, tout comme FO, n’a pas appelé à battre le pavé aux côtés de la CGT, de Solidaires, de la FSU, de l’Unef et des syndicats lycéens (Fidl, SGL, UNL). Pourtant, dans leurs rangs, les appels à manifester se multiplient. À l’image des structures locales de FO, dont plus de la moitié ont appelé à se joindre aux cortèges. « Si certains de nos adhérents se retrouvent dans les cortèges, je le comprends », a de son côté déclaré Philippe Louis, secrétaire général de la CFTC. Et l’avenir est loin d’être figé. La CFE-CGC souhaite par exemple que « les organisations syndicales se parlent et partagent leurs analyses » pour créer « les conditions d’un mouvement unitaire ». Une initiative que souhaitent également la CGT et FO.

4 un avertissement pour la suite : Apl, Unedic, retraites…

Les ordonnances cassant le Code du travail ne sont que la première étape des régressions de la rentrée. Non content de réduire les APL, de supprimer des contrats aidés, de geler le point d’indice, de tirer à boulets rouges sur le statut des agents de la SNCF, Emmanuel Macron continue le train d’enfer des « réformes ». Avec en ligne de mire, celle de la formation professionnelle et de l’assurance-chômage. Cette dernière s’annonce d’ores et déjà dévastatrice pour les droits des demandeurs d’emploi mais aussi pour le paritarisme, abandonné au profit d’une gestion tripartite chapeautée par l’État. Simplement consultés en bilatérale pendant la rédaction des ordonnances, globalement déçus par leur contenu, syndicats et patronats montent déjà au créneau pour exiger un autre mode de discussion sur le dossier brûlant de l’assurance-chômage. Réclamant un calendrier et l’assurance d’être reçus dès le début de la concertation, ils « ont rappelé la nécessité d’un débat collectif et approfondi sur les questions posées, notamment sur le sujet de l’indemnisation des démissionnaires, des travailleurs indépendants ainsi que sur la gouvernance et le financement ». En août, l’Unedic s’était inquiété des effets pervers de cette future refonte, augurant de problèmes de financement et de baisses d’indemnisation pour les chômeurs.

5 des mesures déjà rejetées et condamnées par les Français

On l’a presque oublié, mais confronté à l’imposante mobilisation syndicale et à une pétition signée par plus d’un million de personnes, le gouvernement Valls a été contraint de battre en retraite sur deux mesures phares reprises par les ordonnances Macron : le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif et le périmètre restreint au cadre national pour apprécier la situation économique d’une entreprise qui licencie. Un an plus tard, l’opinion n’a pas changé : ainsi, 62 à 64 % demeurent hostiles au plafonnement des indemnités prud’homales, selon les sondages.

Des manifestations partout en france

Plus de 180 manifestations ont été recensées par la CGT pour la journée d’action d’aujourd’hui. À Paris, le défilé s’élancera depuis la place de la Bastille à 14 heures. Voici quelques-uns des autres rendez-vous de mobilisation prévus en France : à Lyon, 11 h 30 à la Manufacture des tabacs. À Marseille, 10 h 30 au Vieux-Port. À Toulouse, 14 h 30 place Arnaud-Bernard. À Nice, 10 h 30 à la gare Nice-Ville. À Nantes, 14 h 30 place du Commerce. À Strasbourg, 14 heures place Kléber. À Montpellier, 10 h 30 esplanade du Peyrou. À Bordeaux, 11 heures place de la République. À Lille, 14 h 30 porte de Paris. À Rennes, 11 heures esplanade Charles-de-Gaulle. À Reims, 10 heures à la Maison des syndicats. Au Havre, 10 h 30 à l’Arche des containers. À Saint-Etienne à 10 h 30 à la bourse du travail. À Toulon, 10 h 30 place de la Liberté.

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus