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« Les cloches appellent à l’office mais n’y vont jamais »

Posté par laupiesjacques le 14 septembre 2017

 

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Ils ne sont plus que trois, gassouillés, sevrés, donnés à qui voudra les aimer. fainéants peut-être, jaloux un peu mais pas imbéciles du tout. Adorables c’est sur !

Des faineants, des jaloux, des imbéciles, etc.

Décidément on n’a plus de retenu dans les milieux dirigeants, ou les parasites qui les soutiennent, pour qualifier les français qui ne sont pas satisfaits des réformes. On dirait que savoir que 70 % de questionnés dans l’émission de Pujadas sur LCI disent ne pas être d’accord pour faire payer les retraités, rend encore plus  agressifs ces larbins de la grande bourgeoisie au point qu’ils utilisent l’insulte pour argument de leur soutien à Macron !

Mais le phénomène se généralise  puisqu’il n’est pas rare de voir de simples citoyens, pas très contents qu’on leur rappelle leur « instabilité » en cette qualité, même si, ce qui reste à démontrer, ce n’est pas dicté par de petits intérêts mesquins et à courte vue, n’avoir que des mots grossiers pour vous contredire. 

L’exemple vient d’en haut. Quand l’on attribue à une retraitée mécontente qui dispose de 800 € par mois le défaut  de jalousie, qui plus est en tentant de justifier celui qui en face va se voir exonérer de l’impôt sur la fortune, cela à la télé durant une heure de grande écoute, on peut comprendre que par mimétisme soit confortée  toute une caste d’adepte de vilain défaut qui consiste  à « souffrir de voir le pré de son voisin plus vert que le sien »

Sans bien entendu trop se pencher sur les causes sur les causes réelles  de la différence.

Un individu, facile à reconnaître par son allure rabelaisienne, mais non par l’esprit de l’illustre écrivain, m’a interpellé bruyamment et disons le dans un état particulièrement agressif au fait qu’il n’appréciait pas que je mette en doute la sincérité de ses convictions fluctuantes. Ma démarche étant atténuée comme il convient parfois de le faire par une tentative humoristique. Mais  l’humour  malgré les précautions que l’on peut prendre s’avère être, chacun le sait, une arme très efficace qui blesse et provoque des réactions violentes.

Bien qu’il soit difficile d’épargner dans le débat tous ceux que la classe dominante, dans son refus du partage de ce qu’elle possède sans le créer, entraine dans la bêtise et la haine, il faut savoir les ignorer. 

Surtout quand, comme disait Martin Luther (probable référence de l’individu en question)  « Les cloches appellent à l’office mais n’y vont jamais »

 

Code du travail. Dans le cortège parisien, les mots de la colère

Kareen Janselme et Cécile Rousseau
Mercredi, 13 Septembre, 2017
L’Humanité

Plus de 400 000 manifestants recensés dans toute la France, plus de 60 000 dans la capitale hier… Cette première journée d’action est encourageante, avant celle qui est prévue jeudi 21 septembre.

La journée de mobilisation d’hier peut être qualifiée à raison de « réussie » par Philippe Martinez. Étayée sur plus de 4 000 appels à l’action d’entreprises, les plus de 200 cortèges recensés ont vu converger des salariés syndiqués bien au-delà des seules appelantes nationales CGT et Solidaires… En début du cortège des 60 000 manifestants parisiens, l’Ugict, la section cadres et techniciens de la CGT, a recouru au symbole, par un « lâcher de CDI » en images. Une pancarte fluorescente « en solde » autour du cou, et des ballons « non au CDD jetable » à la main, ingénieurs et techniciens voulaient dénoncer la casse sociale en marche que les ordonnances Macron vont accélérer. Un « lâcher de CDI », par ballons gonflables interposés, pour évoquer la fin du contrat de travail, la fin de la protection des salariés, la patte du Medef sur la réforme du Code du travail. Mais il est encore temps d’arrêter ça, estime le syndicat CGT. « Le cow-boy Macron nous ramène avec diligence au XIXe siècle, ironise Daniel Guillemot, informaticien à la Mutuelle sociale agricole. On a vu dans mon secteur ce que le contrat de projet a donné. C’est pire qu’un CDD et maintenant on veut le généraliser. Le salarié ne bénéficie plus de la prime de précarité, reçoit des indemnités minimales et peut être viré du jour au lendemain. »

Affaibli par l’averse, un ballon symbolisant le « CDI » est resté au sol. « Il a pris l’eau », raille Larissa Morvan. Celle qui manifestait comme étudiante en 2006 contre le contrat première embauche continue de marcher, onze ans plus tard, en espérant bien faire reculer l’exécutif, cette fois encore. « Je ne vois pas en quoi fusionner les instances représentatives du personnel va bénéficier aux salariés, s’interroge cette cadre juriste. Les instances auront moins de prérogatives, le nombre de personnes portant le dialogue va diminuer. Déjà le dialogue social en entreprise, ce n’est pas facile. Et comment peut-on emprunter, se loger, sans contrat stable ? C’est la place des personnes dans la société qu’on remet en cause. »

« Je suis là pour la jeune génération qui subit la dégradation »

Derrière des fonctionnaires et des infirmières arborant sur leur blouse un autocollant « Soignantes extrémistes, cyniquement fainéantes », en référence aux provocations verbales du président Macron, une enseignante retraitée s’est déguisée en poubelle pour bien signifier son statut jetable. « Je suis là pour la jeune génération qui subit la dégradation, assure Mimosa Ponsich. Pour ma génération, le travail était fondamental, la reconnaissance importante. On veut nous individualiser en faisant primer les accords d’entreprise sur ceux de branche, diviser en instaurant le référendum, éviter la négociation avec le délégué syndical. Mais je suis fille d’anarchiste espagnol, j’ai une trajectoire de résistance derrière moi. On m’a diagnostiqué un début de Parkinson, mais résister fabrique plus de dopamine que les médicaments ! »

Alors que les premiers gaz lacrymogènes sont lancés peu avant la place d’Italie, certains manifestants n’ont pas encore quitté la place de la Bastille. Comme les dissidents de la CFDT métallurgie qui, contrairement au mot d’ordre confédéral, ont tenu à se déplacer, comme la fédération et plusieurs syndicats l’avaient déjà fait contre la loi travail.

Déjà mobilisés contre la loi el Khomri, des métallos de la CFDT continuent

« Pourquoi les autres CFDT ne sont pas là ? C’est une vraie question, réagit Norbert Raffolt, secrétaire général de la métallurgie CFDT des départements 92-93-95. Les ordonnances Macron sont plus régressives encore que la loi el Khomri. Alors on poursuit le combat. Même Laurent Berger dit que tout est critiquable, mais il ne va pas assez loin. Tout ce qui encadre le licenciement, la forme, la procédure, le recours limité, le périmètre national pour apprécier les difficultés des entreprises : ça va détruire des emplois plus qu’en créer ! »

Même son de cloche du côté des représentants FO. Syndicaliste chez Bureau Veritas, Marc Kocher n’a pas réfléchi deux secondes avant de battre le pavé parisien. « Ça, c’est courageux ! » lui lance d’ailleurs une militante de la CGT à son passage. « Je partage le mécontentement des gens ici, explique-t-il. Ce n’est pas parce que notre secrétaire général n’est pas d’accord que je ne vais pas aller manifester. » Dans l’entreprise de certification, les plans sociaux se sont enchaînés. L’instauration d’une rupture conventionnelle collective pour licencier low cost inquiète particulièrement le syndicaliste. « Il y a un PSE en ce moment chez Bureau Veritas Gsit, en anticipation d’une baisse de la rentabilité ! Avec la rupture conventionnelle collective, il n’y aura même plus besoin de motifs pour réduire le nombre de postes, alors qu’on touche 7 millions de crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) par an ! » tance le représentant FO.

« On se lève à 5 heures du matin, on gagne notre pain »

Derrière une bannière « Non aux licenciements boursiers », une soixantaine d’ouvriers de Semperit, entreprise de fabrication de tapis roulants pour les mines, exigent toujours l’arrêt du projet de délocalisation de leur usine d’Argenteuil (Val-d’Oise). « 95 % des effectifs sont dans la rue, ça fait du bien au moral, sourit Omar Qanboue, délégué du personnel CGT. On refuse de perdre notre savoir-faire, notre CDI et notre bleu de travail. » Les dernières saillies méprisantes d’Emmanuel Macron sur les fainéants lui restent aussi en travers de la gorge : « On se lève à 5 heures du matin, on gagne notre pain alors que lui est né avec une cuillère en or dans la bouche. »

À Pôle emploi, les agents redoutent d’accueillir les futurs naufragés de la flexibilisation des contrats de travail de la loi travail XXL. « On voit déjà beaucoup de chômeurs arriver à Pôle emploi pour des fins de CDD et on n’arrive pas toujours à faire face, déplore Christine Brou, secrétaire de la FSU Île-de-France. Nous n’avons plus le temps d’écouter les gens. Avec la fusion des instances représentatives du personnel (IRP), nous ne savons pas ce que vont devenir les 15 élus du comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT) en Île-de-France… » Chez l’opérateur public, les conditions de travail ne cessent pourtant de se dégrader. « À Pôle emploi de Livry-Gargan, où je travaille, les arrêts pour longue maladie ont explosé de 300 %. » La situation ne risque pas de s’améliorer avec la disparition de 350 contrats aidés chez Pôle emploi en Île-de-France, principalement dédiés à l’accueil et au suivi dématérialisé.

La contestation contre la fin des contrats aidés commence à se structurer un peu partout

Partout, la contestation contre la suppression et le non-renouvellement de ces centaines de milliers de contrats aidés se structure. Le syndicat Asso, affilié à Solidaires, avait posé son stand à l’entrée du pont d’Austerlitz. « Les associations sont le troisième employeur de France, mais comptent aussi le plus de précarité, précise Florence, porte-parole du syndicat. Nous préférons être des morts-vivants en contrats aidés que morts tout courts. Il faut continuer à se fédérer, à gagner en visibilité, même les directeurs d’associations rejoignent le combat. » Confirmant l’opposition quasi unanime au projet de société d’Emmanuel Macron.

Cet article a été publié le Jeudi 14 septembre 2017 à 02:09 et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire. Les trackbacks sont fermés.

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