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La troisième voie à trouver entre sectarisme et opportunisme

Posté par jacques LAUPIES le 15 septembre 2017

 

 

Voila un homme politique qui a l’art de se faire adorer le matin et détester le soir !

Mélenchon joue avec les électeurs d’une gauche dite « radicale » avec son talent habituel qui consiste à tenter de les rassembler sous sa bannière FI en leur indiquant qu’il est le représentant le plus qualifié. Il fustige le PS, égratigne le PCF  dont il s’approprie nombre d’arguments pour finalement se rapprocher de plus en plus d’un républicanisme de bon aloi victime de l’imposture  de la droite depuis belle lurette. 

Il n’est plus l’homme de la gauche mais celui du peuple. Cela nous nous en étions  rendu compte durant la campagne présidentielle. L’idée n’est certes pas mauvaise car très objectivement le peuple doit prendre conscience qu’il a dans son immense majorité un intérêt commun face à une minorité rangée dans le camp des oligarchies financières et économiques de ce pays. 

Le problème c’est que Mélenchon semble rechercher un leadership en effaçant des forces politiques organisées et ayant chacune une spécificité et une culture qui ne vont pas disparaître du paysage politique et doivent, à juste titre, exister pour défendre des concepts et des programmes correspondant au intérêts de certaines catégories. Cette réalité si elle complique la venue au pouvoir des forces progressistes est néanmoins une richesse.

Il faut faire avec et comme en politique, tout est affaire de rapport de force, il n’est pas possible de ne pas d’abord être soi-même tout autant que refuser d’aller à des compromis  le moment venu ! C’est précisément ce qui s’est produit lors de la présidentielle.

J’ai le sentiment que le positionnement de Mélenchon  avec la FI n’est pas exempt d’irresponsabilité, pas plus d’ailleurs que celui de Hamon avec PS, sans omettre celui d’autres organisations de gauche excepté le PCF dont il n’est pas excessif de dire que ses dirigeants ont fait preuve d’une sorte de « naïveté » (au mieux)

Il faut impérativement remettre en cause ces orientations et sortir de ces deux défauts que sont le replis sur soi (sectarisme) et les  ententes sans garanties (opportunisme)

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Sectarisme.htm

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Opportunisme.htm

 

Gauche. Mélenchon souffle le chaud et le froid

Julia Hamlaoui
Vendredi, 15 Septembre, 2017
L’Humanité
Photo : Philippe Lopez/AFP

Tout en tendant la main à Benoît Hamon, qui participera à la marche du 23 septembre, le député de la France insoumise rend responsable l’ex-candidat PS de son échec à la présidentielle.

«Quand je jette le passé à la rivière et tends la main, c’est la main qu’il faut voir. » La précision tweetée jeudi par Jean-Luc Mélenchon fait suite à un entretien dans la Provence. « Benoît Hamon n’a pas été capable de prendre la décision qu’il fallait prendre. S’il avait retiré sa candidature, il serait aujourd’hui premier ministre et moi président de la République », y estime l’ancien candidat à la présidentielle. Début avril pourtant, à quelques semaines du premier tour, le fondateur de FI, interrogé sur sa volonté de voir son concurrent socialiste le rejoindre, répondait qu’il ne « (s’)occup(ait) pas de lui » : « Hamon est une bonne personne. Mais il représente le PS, le parti du discours du Bourget, qui complote encore un accord aux législatives avec Macron, devenu son candidat officieux. Mon défi n’est pas de rassembler la “gauche”, étiquette devenue bien confuse ; il est de fédérer le peuple. Je ne veux pas de tambouilles à l’ancienne. Je ne veux pas de cette indigeste soupe de sigles. » Ses proches ont certes lancé ensuite plusieurs appels au retrait du candidat PS, mais Jean-Luc Mélenchon a également depuis continué de dénoncer les « tambouilles » avec le PS, justifiant notamment ainsi son refus de soutenir les candidats communistes aux sénatoriales de la semaine prochaine. « Non, non, (les grands électeurs insoumis – NDLR) feront comme ils le sentent. Parce que, souvent, il est impossible de voter pour les communistes (car) on est obligé de voter en même temps pour un socialiste, ce que nous ne voulons pas faire », a-t-il répondu dimanche dernier sur le plateau de France 3.

« La vieille gauche à bout de souffle »

Le député insoumis n’est pas tendre avec les anciens frondeurs du PS alors même que le M1717 (le mouvement de Benoît ­Hamon) a annoncé sa participation à la marche du 23 organisée par la FI. « Ils représentaient tout ce que les gens détestent. (…) Nous sommes à l’heure où les feux de la vigilance sont allumés et toutes les mauvaises graisses fondent », juge-t-il. Et d’ajouter « Le Parti socialiste est aujourd’hui le seul zoo de France où les animaux se gardent entre eux. La vieille gauche est à bout de souffle. » Dans la foulée, il promet toutefois de tourner la page comme il l’avait déjà fait en début de semaine sur son blog : « Cela ne m’empêche pas de jeter la rancune à la rivière. Je tends la main à Hamon. » De quoi mieux s’installer dans la qualité revendiquée de « premier opposant » au macronisme : « Je n’ai plus rien à prouver ! La France insoumise a ouvert une nouvelle page de l’histoire de l’émancipation. »

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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