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L’opposition à la politique gouvernementale dans la rue ?

Posté par jacques LAUPIES le 24 septembre 2017

 

Les commentateurs n’ont pas manqué d’interpréter les paroles de Jean Luc Mélenchon insistant sur l’importance des luttes au travers des manifestations de rues.

Nous n’entrerons pas dans ce type de débat que certains voudraient instaurer pour faire peur et d’autres au contraire pour donner des perspectives d’avenir !

Simple remarque qui vaut pour tous les leaders de gauche : la rue pas plus que les élections n’auront d’effet sans une large unité que finalement ils n’ont su ou pu réaliser jusqu’à présent. Que Hamon soit là et représente en quelque sorte ce qu’il reste d’un PS mal en point (je dis bien le PS mais pas la social démocratie et les partisans d’un réformisme de gauche qui semblent se déployer tous azimuts) que le PCF ait aussi sa représentation, cela est la démonstration que personne ne peut ignorer l’effet Mélenchon. Et surtout que des travailleurs sont en lutte…

Mais ill aurait fallu y penser avant, car personne parmi ces doctes dirigeants ne pouvait ignorer que de Fillon à Macron jouant la carte Le Pen pour se faire élire la politique pratiquée aujourd’hui nous pendait au nez.

Et que donc il y avait urgence à se rassembler. Pierre Laurent s’est beaucoup dépensé pour le rappeler. Mais il avait contribué avec sa « direction »,  auparavant, à scier la branche sur laquelle il était assis. Pour aboutir cependant à un parti coupé en deux conceptions stratégiques d’union comme l’a démontré le choix de la candidature Mélenchon.

Je n’ai rien contre Mélenchon comme pourraient le penser certains, et les communistes de ma ville (trop peu nombreux encartés hélas) non plus. Le leader de la FI fait son boulot avec des objectifs communs aux nôtres mais avec aussi avec d’autres marqués par des différences  fondamentales.

Je crois au vu de nôtre participation à la campagne des présidentielles qu’il doit beaucoup, dans notre ville, au travail des communistes (plus de 20 %, c’est pas rien !) Et si une députée macronite a été élue la responsabilité est ailleurs et incombe à tous ceux qui ont refusé le combat (y compris parmi les communistes de la circonscription)

Si le PCF pouvait se marier avec le PS ou avec les insoumis, et autres regroupements au demeurant respectables  cela se saurait

Faire des bouts de chemin ensemble est autre chose et il faut être naïf ou avoir des intentions peu louables pour croire que cela n’est pas une exigence !

Elire des représentants, aller manifester sur des objectifs communs, gouverner ensemble avec de fermes garanties, de clairs engagements pour les uns et les autres cela fait partie de ces bouts de chemin.

Si ce n’est pas le cas on reste à la maison et on en profite pour la réparer si elle en a besoin, plutôt que de la vendre !

 

Casse du code du travail : Jean-Luc Mélenchon s’engage à poursuivre la « bataille » dans « la rue »

Lorenzo Clément avec AFP
Samedi, 23 Septembre, 2017
Humanite.fr
Photo Twitter- @FranceInsoumise
Photo Twitter- @FranceInsoumise

Devant des dizaines de milliers de personnes, réunis place de la République à Paris, Jean-Luc Mélenchon a appelé à poursuivre la mobilisation contre la casse du Code du travail promulguée par ordonnances par Emmanuel Macron.

Si les ordonnances ont été publiées samedi au Journal officiel pour une entrée en vigueur immédiate, elles n’auront pas « force de loi » tant que le Parlement ne les aura pas ratifiées, a rappelé Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumise dans un discours virulent de 45 minutes devant des dizaines de milliers de personnes, place de la République à Paris. D’ici ce passage à l’Assemblée, prévu en novembre, Jean-Luc Mélenchon « souhaite, avec les organisations syndicales, et nous sommes prêts à nous ranger derrière elles, une action forte et dense », en évoquant la possibilité de « déferler à un million sur les Champs-Elysées ». 
« On en a connu d’autres qui se disaient droits dans leurs bottes et à qui on a fini par leur faire retirer », a ironisé le député des Bouches-du-Rhône en allusion au retrait du plan Juppé en 1995. Face à la foule scandant « résistance » et « dégagez », il a appelé « à une « casserolade », faire le plus de bruit possible avec des casseroles » samedi prochain, en référence aux actions menées par le mouvement des Indignés. Pour faire pression sur le gouvernement, il a incité lycéens et étudiants « à se mettre en mouvement ».
« Soyez dignes de votre âge et de ceux qui vous ont précédé sans lesquels vous ne seriez pas protéges par le droit du travail », a-t-il lancé. Jean-Luc Mélenchon a consacré une bonne part de son discours à de violentes attaques contre Emmanuel Macron, « l’accusant de parler du peuple comme de la racaille ». « Jamais auparavant personne n’avait parlé au peuple français de cette façon », a-t-il martelé.  »C’est la rue qui a abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE… », a-t-il répliqué au président de la République pour qui « la démocratie, ce n’est pas la rue ».
Depuis la place de la Bastille, les manifestants ont marché vers la place de la République, à moins de deux kilomètres de là. 
Dans le carré de tête, derrière une banderole « Non au coup d’Etat social », figuraient notamment aux côtés du leader de La France insoumise, les députés France Insoumise, l’ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon. Les militants CGT étaient venus en nombre. Le Secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, est venu sonutenir les manifestants avant de se joindre à la manifestation pour la Paix également dans Paris.
En marge de la manifestation, des militants radicaux du « black bloc » scandaient des slogans contre la police ou encore « Ni Dieu, ni maître… ni Mélenchon ». De brefs incidents ont éclaté entre eux et des « Insoumis » près de la scène.
Après la mobilisation syndicale de jeudi, la manifestation sur un mot d’ordre plus large constituait un test pour le mouvement social et les Insoumis, qui remettent en cause la légitimité politique de l’exécutif. 
« On assume notre rôle et on prend l’initiative », souligne le député LFI Alexis Corbière. « La France insoumise se fait entendre et prend sa place », ajoute-t-il pour expliquer l’originalité d’un appel émanant d’un mouvement politique sur des revendications sociales. Le mot d’ordre a été élargi à l’ensemble des initiatives politiques du gouvernement depuis quatre mois, résumées par l’expression choc de « coup d’Etat social »: augmentation de la CSG, réduction des aides au logement, suppression d’emplois aidés…
 

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