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Le groupe CRC devient au Sénat le principal groupe d’opposition de gauche à la politique Macron (PCF)

Posté par jacques LAUPIES le 26 septembre 2017

Communiqué du PCF

 

Cette élection a une valeur nationale. Avec 13 sénatrices, sénateurs élu-e-s sur les listes soutenues ou présentées par le PCF, le groupe CRC devient au Sénat le principal groupe d’opposition de gauche à la politique Macron. Ont été élu-e-s:

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF à Paris, Eliane Assassi, présidente du groupe CRC (Seine-Saint-Denis), Eric Bocquet (Nord), Dominique Watrin (Pas-de-Calais), Cécile Cukierman (Loire), Laurence Cohen (Val-de-Marne), Pascal Savoldelli (Val-de-Marne), Guillaume Gontard (Isère, DVG), Fabien Gay (Seine-Saint-Denis), Pierre Ouzoulias (Haut-de-Seine), Michelle Greaume (Nord). Ils siégeront avec Christine Prunaud (Côtes D’Armor) et Thierry Foucaud (Seine-Maritime), dont les sièges n’étaient pas renouvelables.

 

Les candidat-e-s présenté-e-s et soutenu-e-s par le PCF ont rassemblé bien au-delà de leur rang, les grand-e-s électeurs, électrices, qui sont issus pour l’essentiel du rapport de force des élections municipales de 2014. Sans surprise malheureusement la droite conserve donc la majorité au Sénat. La République en Marche est stoppée dans ses ambitions. Le FN ne gagne aucun élu.

 

A gauche, Europe Ecologie les verts n’a pas suffisamment d’élus pour constituer un groupe. La France Insoumise ne présentait pas de candidat. Le parti socialiste va continuer de vivre avec de nombreuses contradictions, certains soutenant le gouvernement, d’autres s’y opposant. Dans ces conditions, le groupe Communiste Républicain et Citoyen est le seul groupe d’opposition de gauche à Macron au Sénat. Il travaillera à rassembler le maximum de parlementaires de gauche face aux mauvais coups du gouvernement. Seul le groupe communiste, républicain et citoyen oppose au gouvernement une voix cohérente et combative, défendant des choix alternatifs aux logiques d’austérité. Demain, seul ce groupe, qui pourrait s’élargir à tous ceux et toutes celles qui veulent une opposition claire et porteuse de choix nouveaux, portera une telle voix au Sénat. Sans lui, le Sénat ne serait plus qu’une chambre de négociations entre la droite et le Président. Négociations qui ont un objectif : déconstruire le modèle social français et chercher les 3/5ème des parlementaires pour changer la Constitution en faveur de l’ultra_libéralisme.

 

Les 13 élu-e-s auront à cœur de porter haut et fort les aspirations de celles et ceux qui luttent contre les réformes Macron, pour la qualité des services publics, pour la création d’une COP21 contre l’évasion fiscale, pour d’autres choix environnementaux et écologistes, pour promouvoir l’action des collectivités territoriales et leurs politiques publiques, faire vivre la démocratie, contre la loi de l’argent et pour d’autres modèles économiques prenant en compte le programme l’Humain d’abord et la France en commun.

 

Les sénatrices et sénateurs communistes se mettent sans attendre à la disposition des collectivités, des syndicats, des associations de solidarité, culturelles, sportives, d’élu-e-s, des citoyens pour faire barrage dans l’unité aux mauvais coups, préparer des amendements, des textes de lois… Les communistes et les citoyens peuvent s’appuyer sur leurs élu-e-s pour poursuivre et amplifier les mobilisations contre la politique libérale et droitière de Macron et ouvrir l’espoir.  

Sénatoriales. Macron sanctionné mais une majorité peut en cacher une autre…

 

Maud Vergnol
Lundi, 25 Septembre, 2017
L’Humanité

LREM ne gagnerait qu’une vingtaine de sièges, très loin de l’objectif présidentiel. Mais la droite reste très largement majoritaire avec 200 élus (dont 160 LR). Le groupe communiste, avec treize sénateurs, constituera la seule véritable opposition au gouvernement.

La chute vertigineuse d’Emmanuel Macron dans l’opinion publique s’est concrétisée hier dans les urnes. À l’heure où nous écrivons ces lignes, LREM devrait se contenter de moins d’une trentaine de sénateurs. Cet échec du parti présidentiel s’explique en grande partie par la colère de nombreux élus locaux, qui forment le gros des troupes des grands électeurs. L’annonce de la baisse de 13 milliards d’euros aux collectivités, la suppression de la taxe d’habitation et des emplois aidés avaient déjà suscité une forte inquiétude. Le décret signé en catimini en plein été pour annuler 300 millions d’euros supplémentaires de dotations a fait le reste. « Le gouvernement a accumulé une série de gaffes et il a tout fait pour prendre les élus à rebrousse-poil. C’était un vrai concours Lépine », raille Vincent Capo-Canellas, vice-président du groupe des sénateurs centristes. « Ce résultat montre que les grands électeurs ont envoyé un message au pouvoir. Beaucoup en ont assez qu’on maltraite les collectivités et au travers d’elles les citoyens, analyse la sénatrice communiste de Seine-Saint-Denis Éliane Assassi, réélue hier. Il existe une vraie colère sur le terrain, une grande préoccupation car tout ce qui touche aux collectivités touche au service public et à la mission même des élus locaux. » L’autre raison de ce score médiocre pour LREM est aussi à chercher en interne. Car, une fois de plus, ce « mouvement » qui prétendait rompre avec les « tambouilles » et le fonctionnement de « l’ancien monde » a effectué depuis Paris ses investitures, sans vote des adhérents, et parfois même en passant outre l’avis des élus locaux, provoquant des listes dissidentes dans plusieurs départements. Nombre de candidats estampillés LREM étaient en réalité des militants historiques du PS ou de LR. Quant à la fameuse « société civile », on y retrouvait une majorité de grands patrons et de banquiers, prêts à faire rentrer les intérêts privés dans la Chambre haute.

Les sénateurs LREM pourront compter sur du renfort…

Sur le papier, le président de la République ne bénéficiera donc pas des 3/5 du Parlement (555 députés et sénateurs), nécessaires pour faire adopter ses réformes constitutionnelles sans recours au référendum. Mais, à défaut d’une majorité au Sénat, les macronistes peuvent compter sur des soutiens de poids chez les élus centristes, radicaux, PS ou LR, susceptibles d’apporter leurs voix à un exécutif dont ils partagent, en dépit des postures, les grandes orientations. D’autant que le résultat « brut » d’hier soir sera certainement réajusté par la composition des groupes dans les jours qui viennent, avec des candidats élus sous d’autres étiquettes (LR, PS ou centristes) susceptibles de rejoindre LREM. Dix sénateurs LR ont d’ores et déjà annoncé la création imminente d’un groupe « Les Républicains indépendants », qui serait le pendant sénatorial des « Constructifs » à l’Assemblée. Une force d’appoint non négligeable pour obtenir les 3/5… À laquelle pourrait s’ajouter près d’une cinquantaine d’élus centristes (UC).

Le président sortant du Sénat, Gérard Larcher (LR), favori pour sa succession au « plateau », a été réélu dans les Yvelines pour un cinquième mandat. De son côté, le FN, qui voulait, avec ce scrutin, mesurer la solidité de son ancrage local, ne gagne aucun nouvel élu et devra se contenter des deux sièges non renouvelables (David Rachline et Stephane Ravier) dont il disposait déjà.

Les communistes, seule force d’opposition à Macron

Si, en apparence, le PS « sauve les meubles » avec un groupe estimé à 65 sénateurs, l’implosion guette. En effet, une scission du groupe entre pro-Macron et ceux qui refusent tout « alignement » est évoquée, risquant de réduire un groupe socialiste d’opposition aux politiques de Macron à la portion congrue.

De son côté, la France insoumise avait choisi de bouder ce scrutin en ne présentant aucun candidat et encourageant le vote blanc. Certes, la suppression du Sénat faisait partie de ses propositions, mais ce n’est pas la principale raison. « On est aussi contre la Ve République et on se présente à la présidentielle », concède Manuel Bompard. Et Jean-Luc Mélenchon a été lui-même sénateur de l’Essonne pendant dix-huit ans. « Nous sommes un jeune mouvement qui a été constitué après les élections intermédiaires. Ce corps électoral ne nous permettait donc pas d’avoir des sénateurs », confiait le dirigeant de la FI à Libération début septembre. Quant à des listes communes avec les communistes, « on serait revenus à une politique de tambouille », balaye Éric Coquerel.

Avec onze sénateurs élus ou réélus hier, en plus des deux dont le siège n’est pas renouvelable, les communistes, les seuls à s’être opposés avec cohérence aux projets gouvernementaux, constitueront donc l’unique groupe d’opposition à Emmanuel Macron. Contrairement à l’Assemblée nationale, où quinze élus sont nécessaires, un groupe sénatorial peut être formé à partir de dix. « Face à Macron, nous continuerons d’être la voix du peuple au Sénat », a tweeté le groupe CRC dans la soirée. Sa présidente, Éliane Assassi (Seine-Saint-Denis) a été réélue, ainsi que Pierre Laurent à Paris (voir encadré). « C’est une excellente nouvelle pour tous ceux qui sont mobilisés contre les ordonnances et les sales coups du gouvernement. Le travail du groupe communiste, sa combativité, sa cohérence, sa présence dans les luttes a été récompensée. Les citoyens peuvent compter sur nous au Sénat », s’est félicité le secrétaire national du PCF dès la tombée des premiers résultats.

Les sénateurs communistes conservent leur groupe

À l’heure où ces lignes étaient écrites, les candidats suivants étaient élus ou réélus sénateurs : Pierre Laurent, réélu sénateur de Paris ; Éliane Assassi, réélue sénatrice de Seine-Saint-Denis ; Fabien Gay, élu sénateur de Seine-Saint-Denis ; Cécile Cukierman, réélue sénatrice de la Loire ; Dominique Watrin, réélu sénateur du Pas-de-Calais ; Pascal Savoldelli, élu sénateur du Val-de-Marne ; Laurence Cohen, réélue sénatrice du Val-de-Marne ; Éric Bocquet, réélu sénateur du Nord ; Michelle Gréaume, élue sénatrice du Nord ; Pierre Ouzoulias, élu sénateur des Hauts-de-Seine ; et Guillaume Gontard, élu sénateur de l’Isère (apparenté PCF).
 

 

Cet article a été publié le Mardi 26 septembre 2017 à 01:14 et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Les commentaires et trackbacks sont fermés pour cet article.

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