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Budget. Le Cice, un cadeau fiscal toujours plus coûteux et opaque

Posté par jacques LAUPIES le 31 octobre 2017

 

Sébastien Crépel
Mardi, 31 Octobre, 2017
L’Humanité

Le montant de ce crédit d’impôt aux entreprises atteindra 21 milliards d’euros en 2018, un record. Alors que ses effets sur l’emploi sont quasi nuls, les parlementaires n’ont pas accès aux données qui permettraient de retracer son utilisation.

L’année 2018 sera celle du record absolu des remboursements et dégrèvements d’impôts divers accordés aux entreprises et aux ménages. Au total, 115,2 milliards d’euros, soit une perte sèche pour l’État équivalant à 28,5 % du total de ses recettes brutes, devraient être « restitués » au bénéfice principal des entreprises, celles-ci captant près de neuf 
dixièmes de ces sommes, soit environ 100 milliards. « C’est 5 points de plus qu’en 2013, et 12 milliards de plus que l’an dernier », explique le sénateur communiste Pascal Savoldelli, rapporteur pour la commission des Finances de la Haute Assemblée du chapitre « Remboursements et dégrèvements » du pro
jet de loi de fi nances pour l’an prochain. Si toutes ces dépenses ne sont pas illégitimes, loin de là – à l’instar de mesures soutenant les ménages modestes ou aidant les PME en diffi  culté –, ce poste est le premier budget de l’État alors que « la traçabilité de l’usage que font les entreprises d’une part importante des fonds 
publics fait défaut », indique l’élu du Valde-Marne. Visés dans son rapport, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) et le crédit d’impôt en faveur de la recherche (CIR), qui pèsent ensemble pour 26,8 milliards d’euros, et dont la montée en puissance est responsable dans une large mesure de l’infl ation des remboursements et dégrèvements.

Pour le sénateur Pascal Savoldelli, le Cice et le CIR représentent « 27 milliards de recettes évaporées pour l’État, car on n’en connaît ni l’usage, ni la destination, ni les objectifs. Cela équivaut quand même à deux fois le montant total de l’aide personnalisée au logement (APL), trois fois le budget de la police nationale ou encore au recrutement de 300 000 enseignants chaque année » !

1 Un coût en constante augmentation

Pour l’année 2018, le coût du Cice pour les finances publiques devrait s’élever à 21 milliards d’euros, dont 19,8 milliards de moins-values pour l’impôt sur les sociétés, une hausse de 4,3 milliards d’euros (+ 27,7 %) sur 2017 et de 7,8 milliards sur l’an dernier (+ 65 %). Si on le rapporte à la prévision de recettes nettes de l’impôt sur les sociétés pour 2018 (25,3 milliards), la perte induite par le Cice représente quelque 78 % de ces recettes. Depuis la création de ce crédit d’impôt, le total des « restitutions » d’impôt sur les sociétés (hors indus et contentieux) a été ainsi multiplié par 2,5 en cinq ans, passant de 12,45 milliards d’euros en 2013 à 31,6 milliards en 2018.

La montée en charge du Cice est due non seulement à l’augmentation de son taux (passé de 4 % des rémunérations brutes versées par les entreprises dans la limite de 2,5 Smic en 2013, à 6 % en 2014, 7 % en 2017, puis 6 % à nouveau en 2018), mais aussi au mécanisme complexe du versement aux entreprises, qui peut s’étaler jusqu’à quatre années pour un seul exercice.

Ainsi, en 2018, l’État aura à verser la créance due au titre de l’année 2017 (13,1 milliards), mais également des reliquats des sommes dues au titre des années 2013 à 2016 (6,7 milliards). « Depuis le début de l’opération Cice et jusqu’en 2019 (année de son remplacement par un allégement pérenne de cotisations sociales voulu par Emmanuel Macron – NDLR), ce dispositif aura coûté plus de 70 milliards d’euros aux finances de l’État », calcule Pascal Savoldelli.

2 Un effet plus qu’incertain sur l’emploi

L’emploi était l’une des justifications premières du crédit d’impôt, avec le « redressement de la compétitivité ». Le comité de suivi du Cice, placé sous la responsabilité de France Stratégie (ex-commissariat général au Plan), a lui-même toutes les peines du monde à mesurer son impact réel sur la création ou la préservation de postes, son dernier rapport, en date du 4 octobre, estimant « vraisemblable » un effet de l’ordre de « 100 000 emplois sauvegardés ou créés sur la période 2013-2015 », mais dans une fourchette si large, « allant de 10 000 à 200 000 emplois », que la mesure n’a guère de sens.

Même en retenant le haut de fourchette, rapporté aux 45 milliards versés pour le Cice au titre des années 2013 à 2015, chaque emploi « sauvegardé ou créé » aurait représenté un coût exorbitant de 225 000 euros sur la période. Quant au bas de la fourchette, le coût serait alors multiplié par 20. À ce prix-là, « il eût donc mieux valu – sur un strict plan économique – créer directement des emplois publics », ironisent (ou pas d’ailleurs) les auteurs d’une note sur le budget 2018 au nom des Économistes atterrés.

3 Une traçabilité inexistante

Pascal Savoldelli a fait la cuisante expérience de l’opacité du Cice en tentant d’obtenir la répartition géographique des entreprises bénéficiaires par département pour nourrir son rapport. Impossible de collecter ces données, lui a répondu l’administration des finances publiques. « Je ne demandais pas la levée du secret bancaire mais une simple carte géographique pour faire un comparatif des sommes versées avec la situation de l’emploi par département », relate l’élu du Val-de-Marne. Pour son collègue, le sénateur communiste du Nord Éric Bocquet, « de deux choses l’une : soit les données n’existent pas, soit on refuse de les transmettre à un parlementaire – la deuxième hypothèse me paraissant inquiétante. J’avais adressé un courrier il y a trois ans au préfet de mon département et l’on m’avait répondu que le secret des affaires s’opposait à la transmission d’une telle information »…

Dès juillet 2016, un rapport de l’ex-sénatrice communiste Marie-France Beaufils relevait que « l’insuffisance des données empêche une analyse territoriale fine, pourtant nécessaire, (car) tous les territoires présentent des particularités en termes de concurrence ou de positionnement à l’international », l’une des justifications du Cice étant de cibler en particulier les entreprises exposées à l’export. Or les estimations de l’élue avaient permis d’établir que « les entreprises réalisant plus de 10 % de leur chiffre d’affaires à l’exportation reçoivent seulement un cinquième de la créance », les autres bénéficiaires des quatre cinquièmes n’étant pas confrontées à ce problème.

4 Un défaut de contrôle théorisé

À quoi donc a servi le Cice, si ce n’est pas à l’emploi ou à s’ajuster face à la concurrence ? Savoir si l’argent public a été utilisé à ces fins n’est pas le problème des pouvoirs publics. Sur le site Internet du ministère de l’Économie, on peut ainsi lire noir sur blanc que « l’administration fiscale ne contrôlera pas l’utilisation du Cice », et qu’il « ne fera donc l’objet d’aucune remise en cause » en cas d’usage non conforme. Les entreprises comme Nokia, qui supprime 600 postes en France après avoir touché 67 millions d’euros en Cice et CIR en 2016 – ce qui « revient à dire que les actionnaires de Nokia auront reçu 100 000 euros d’argent public par poste supprimé », note le pôle économique de la CGT – peuvent dormir tranquilles.

« C’est le profit qui commande l’État, dans lequel les fonctionnaires sont réduits au rôle de débiteurs », s’insurge Pascal Savoldelli. Pour lui, cette « omerta organisée » constitue un « déni de démocratie », qui non seulement porte atteinte à la « fonction constitutionnelle des parlementaires de contrôle de l’usage des deniers publics », mais aussi à « la démocratie dans l’entreprise, les salariés et les représentants du personnel devant pouvoir disposer de tous les éléments sur l’utilisation du Cice ».

5 Une demande d’outils de suivi

Au moment où le gouvernement fait de la réduction de la dette et des dépenses publiques sa priorité, le sénateur s’interroge : « La dette publique, on nous en parle tous les jours, mais quid de la dette privée, qui atteint 72 % du PIB pour les sociétés non financières ? On n’en parle jamais, mais nous sommes en train de la payer. Si l’on doit mener l’exercice critique sur les dépenses publiques, il faut aussi le conduire sur les recettes dont se prive l’État. »

Cet exercice critique assumé par le rapporteur a d’ailleurs en partie porté ses fruits. La commission des Finances du Sénat a réservé son vote sur les crédits de ce chapitre du budget dans l’attente de plus amples informations, et le sénateur communiste confie avoir perçu « l’assentiment des membres de la commission à la demande d’outils de suivi du Cice ». Il y a urgence, car si le Cice est intégré de façon pérenne au barème des cotisations, « il n’y aura plus aucune traçabilité » des sommes versées, relève Pascal Savoldelli, celles-ci perdant leur caractère d’aide publique soumise à évaluation.

journaliste

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La liberté d’expression mise à mal : on le savait, Onfray le confirme !

Posté par jacques LAUPIES le 30 octobre 2017

 

 

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Jacques Sauvageot. Mort d’un esprit libre et fidèle aux valeurs de mai 68

Dimanche, 29 Octobre, 2017
Humanite.fr
Jacques Sauvageot est décédé à Paris à l’âge de 74 ans, des suites d’un accident de la circulation survenu en septembre dernier. Il avait été un des grands leaders du mouvement étudiant de Mai 68 avec Alain Geismar et Daniel Cohn-Bendit. 
 
Né à Dijon en 1943, fils d’un employé de la SNCF et d’une femme au foyer, il s’était fait connaître du public lors des événements de Mai 68 alors qu’il était membre des étudiants du PSU (Parti socialiste unifié) et vice-président de l’UNEF. Durant ces semaines de conflit social, il avait été, sur le terrain, le dirigeant effectif du syndicat étudiant dont il prendra la présidence quelques mois plus tard. Un poste qu’il occupera jusqu’en 1971.
Après l’échec électoral et la fin des grèves de 1968, Sauvageot se déplaça beaucoup en province pour porter l’esprit de mai. Il anima en juillet le débat au sein de l’UNEF mais le congrès de décembre souligna les divisions internes. Président de fait par intérim, il devait être confirmé par l’Assemblée générale d’avril 1968 mais l’AJS (Alliance des jeunes pour le socialisme, lambertistes) décréta que cette assemblée ne se tiendrait pas et envoya son service d’ordre, contré par celui de l’UEC : résultat l’AG ne se tint pas. Il devint président en titre au congrès de Marseille de décembre 1968. Son sursis arrivant à terme, le service militaire mit fin à son syndicalisme étudiant. Mobilisé dans une base aérienne en Corse, il fut accueilli par un militant du PSU dont la voiture connut un plasticage. Sauvageot, caporal-chef (refusé aux EOR), décida donc de rester dans sa base. 
À son retour après 15 mois, en juillet 1970, il fut « quasi permanent » du PSU sans salaire. Il écrivit dans Tribune socialiste et dans Que-faire ?. Proche de Marc Heurgon et d’Abraham Béhar il participa à la GOP (Gauche ouvrière et paysanne) interne puis à « Pour le communisme » (fusion de la GOP externe et de Révolution) et à l’Organisation communiste des travailleurs (OCT). Conscient d’avoir créé « un groupuscule de plus », il quitta ce militantisme en 1976. Domicilié à Savenay, son activité se porta vers les Radio libres, particulièrement celle de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). 
 
Sauvageot vécut à Paris jusqu’en 1973 puis à Nantes sans trouver d’emploi durable. Il travailla comme enquêteur agricole à l’initiative de l’élu socialiste de Rezé Jacques Floc’h, puis un temps ouvrier spécialisé (OS) dans une usine de transformateurs électriques, avant d’être recruté comme professeur d’histoire de l’art à l’école des beaux-arts de Nantes, non sans difficultés car le premier concours fut annulé par le ministère de la Culture. Un concours s’étant ouvert pour le poste de directeur de l’école régionale des beaux-arts de Rennes en 1989, il fut sélectionné et occupa cette fonction jusqu’à 2009. Il créa et présida l’Association des directeurs d’écoles d’art. 

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Réinventons un parti révolutionnaire en puisant dans tous les courants qui rassemblent la population

Posté par jacques LAUPIES le 29 octobre 2017

 

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Oubliez les oies et pensez révolution…

Le débat est bien ouvert parmi les communistes et au delà tous ceux qui cherchent à en finir avec des pouvoirs contrôlés par la bourgeoisie et son arsenal de moyens sur le plan économique, politique et médiatique, sans compter l’instrumentalisation des idéologies et religions en particulier.

Avant de réinventer la gauche il faut réinventer le Parti Communiste car il est bien périlleux de croire que l’union peut se réaliser autour d’un regroupement hétérogène au sein duquel perdurent des contradictions mortifères.

Qu’il faille prendre appui sur le peuple en entier et donc lui faire une offre politique pour le rassembler ne peut être contesté en l’état. Estimer que la classe ouvrière de ce fait ne peut-être considérée isolément comme étant le fer de lance de la transformation de la société parce qu’elle n’a rien à perdre, n’a rien de bien nouveau. A moins de considérer que seul un noyau dur, celui des producteurs  de plus value au sens où on l’entend du point de vue marxiste, est le seul apte à porter l’étendard de la « révolution ». D’ailleurs relativiser ce pont de vue n’exclut nullement une organisation politique d’essence essentiellement ouvrière prenant appui sur les éléments les plus conscients  de la société comme notamment les intellectuels. 

Cette vision est théoriquement juste concernant le rôle des ouvriers. Elle prend cependant, aux yeux d’un population prolétarisée à 90 %, n’ayant que sa force de travail à vendre, un tournant plutôt dogmatique. La petite bourgeoisie intellectuelle quant à elle ne s’y retrouve pas plus que ces prolétaires ayant accès à la petite rente !

Que certains prétendent contourner  le dogme  de la classe ouvrière  au pouvoir en faisant appel au peuple leur fait la part belle et conforte la démarche populiste qui consiste  à flatter ledit peuple en répondant à ses aspirations essentielles : de meilleurs revenus (salaires et pensions), une durée du travail réduite, du travail pour tous, un logement, une éducation, une sécurité sociale régénérée et étendue  une fiscalité plus juste, la paix, etc.

Mais chacun sait que, donner satisfaction « aux revendications » ne peut suffire pour asseoir une société plus juste. Il faut répondre à d’importantes questions concernant  la place de la France dans le  monde, l’écologie et ses implication sur la production de l’énergie, la conception de défense nationale, la modifications radicale des institutions et d’une constitution au service des dominants, etc. Et même l’aspect « revendicatif » comporte des formes à définir et dont il faut  débattre !

Les classes dominantes exploiteuses (qu’il convient de mieux cerner et d’analyser) sont à isoler en leur ôtant les pouvoirs exorbitants dont elles disposent notamment en matière de finances.

Actuellement, et là encore ce n’est pas nouveau, trois tendances « politico-idéologiques » apparaissent et émergent électoralement dans la population qui, peu ou prou, ne peut se passer d’une représentation en parti :

- l’une prenant appui sur un réformisme de gauche représenté par les idées social démocrates et social libérale qui se retrouvent aujourd’hui sous d’autres formes que celle d’un PS hégémonique et ne remettent pas fondamentalement en cause la domination capitaliste (LRM en est à ce jour l’expression essentielle et le PS est encore une expression de cette tendance)

- l’autre recourant au réformisme de droite, semblable au précédant mais ouvertement axé sur la démarche libérale  parfois « ultra libérales » (LR et L’UDI incarnent ce courant)

- enfin une tendance prenant appui sur des démarches d’apparence plus radicales ou se retrouvent les catégories les plus défavorisés ou fragilisées qui se perdent dans des offres totalement opposées sur le plan idéologiques et qui ont recours à  un enfumage de gauche, à un enfumage écologique et à un enfumage pseudo patriotique et souverainiste. S’y ajoutent le monde des abstentionnistes. Cette tendance a bien entendu ses composantes révolutionnaires : sans doute les plus importantes mais diluées et dont seul (à mes yeux) le PCF demeure la meilleure représentation.

Sans doute est-il possible de traduire en terme de classe (ou de catégorie de classe) ces trois courants. Sans doute peut-on leur attribuer des dominantes idéologiques voire religieuses ou philosophiques qui les « manipulent » ou tout simplement les influencent.

Mais il est clair qu’en direction de chacun d’eux un travail peut et doit-être fait pour en sortir les éléments les plus motivés sur le plan économique social et culturel et constituer un courant révolutionnaire qui DOIT AVOIR sa propre représentation. 

Pour ma part je considère que le parti communiste a les moyen de s’adapter à cette démarche de transformation profonde de la société et la concrétiser. Il convient donc de « réinventer » (je préfère la formulation « adapter au présent ») d’abord un parti révolutionnaire avant de se perdre dans des compromis illusoires et qui font reculer, sauf quand les conditions imposées par le suffrage universel ou par les mouvements sociaux nous y contraignent « juridiquement ».

 

Livre. « Réinventer la gauche »

Julia Hamlaoui
Jeudi, 26 Octobre, 2017
L’Humanité

Dans un ouvrage à paraître aujourd’hui, Nicole Borvo Cohen-Séat et Patrice Cohen-Séat appellent à « une nouvelle organisation politique ».

Après la tornade politique des derniers mois, Nicole Borvo Cohen-Séat et Patrice Cohen-Séat ont pris la plume pour apporter leur pierre à la gauche qui se cherche. L’ancienne présidente du groupe Communiste du Sénat et le président d’honneur d’Espaces Marx signent un ouvrage à paraître aujourd’hui : Réinventer la gauche – Pour une nouvelle organisation politique des classes populaires. Tous deux signataires, avec d’autres communistes mais aussi des insoumis, des socialistes ou encore des écologistes, du nouvel appel de Front commun qui proclame vouloir « construire une force politique en commun pour transformer la société », ils y développent leur vision de celle-ci après avoir livré leur analyse des bouleversements du paysage politique.

La nécessité d’unifier autour d’un nouveau projet émancipateur

Estimant que l’élection d’Emmanuel Macron, loin du « renouvellement proclamé », est une « recomposition acrobatique des forces libérales », les deux auteurs passent en revue les « crises jumelles de la gauche et de la droite » avant de se consacrer au cœur de leur propos : « l’invention d’une nouvelle force politique capable de conjuguer l’horizontalité et la verticalité, le commun et la diversité, afin de pouvoir rassembler tous les courants émancipateurs autour d’un socle politique commun qui leur permette, sans renier aucune de leurs spécificités, de mener ensemble le combat politique contre les classes dominantes et leurs représentants ». À leurs yeux, les « anciens partis », PS et PCF, respectivement explosé et marginalisé, sont devenus obsolètes et incapables de représenter les classes populaires, faute de s’être adaptés aux bouleversements de notre temps (de l’exigence écologique à celle de démocratie en passant par la révolution numérique). Mais l’exigence d’une nouvelle organisation formulée par les auteurs prend aussi sa source dans la nécessité d’unifier autour d’un nouveau projet émancipateur, non plus seulement, selon eux, la classe ouvrière mais le « peuple ». Un point commun avec Jean-Luc Mélenchon dont la percée et le mouvement sont salués. Mais le recours au populisme comme la centralisation de la décision au sein de la France insoumise sont aussi soumis aux feux des critiques. Comme dans le texte de Front commun, c’est à un « processus constituant » qu’appellent in fine les auteurs afin de définir le « socle politique commun » capable de réunir ce « peuple » comme les forces de transformation déjà existantes.

 

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La Chine et nous ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 octobre 2017

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La Chine est dirigée par un Parti Communiste. 

Son histoire, passée et récente, ne laisse personne indifférent. La forme de son économie dans laquelle l’état pèse fortement mais qui prend appui sur un secteur privé (d’inspiration libérale) cohabitent et ne peuvent laisser à fortiori indifférent un communiste français..

J’en entends certains s’insurger qu’un parti communiste au pouvoir puisse encore s’accommoder des formes d’exploitation du travail qui frappent la population et encore plus de la corruption qui règnerait au sein même de ce parti.

D’où la question : la voie choisie par les communistes chinois contribuera-t-elle à la construction d’une société communiste ? Sinon comment expliquer l’existence d’un parti communiste ?

Et la période de transition actuelle est elle utile, nécessaire, vers cet objectif ?

Trop peu informé sur un sujet de cette dimension je ne peux comme la plupart des citoyens lambda que raisonner sur la base de réalités constatées dans le comportement des dirigeants de ce pays qui laisse à penser que certes le capitalisme y joue un rôle déterminant sur le plan économique et que cela ne peut ne pas ne pas avoir d’incidence politique sur ce comportement.

De là à considérer qu’il faut faire un amalgame avec le système américain ou d’autres pays occidentaux, il y a un pas que je ne franchis pas comme peuvent le faire des gens qui se prétendent acquis au marxisme.

Car si la Chine mène une bataille économique qui lui réussit plutôt bien, en usant de son principal atout que constitue la disposition d’une force de travail dont elle dispose tant dans les secteurs privés que publics, elle dispose également d’un autre atout considérable : un puissant parti communiste qui s’adapte aux nécessités de la concertation, du débat entre les citoyens et les catégories de citoyens.

Sans que cela puisse constituer un modèle pour les autres pays, la voie empruntée par les chinois vers une société nouvelle et l’amorce d’une société socialiste (30 % de l’économie étant sous contrôle direct de l’état) prétendant aller vers une société communiste, ce qui se passe dans la deuxième puissance du monde interpelle. Cela aide à comprendre que les occidentaux, milieux ultra libéraux, américains entre autre, ne cessent de faire toutes sortes de procès à la Chine.

Ce qui prouve bien que de cette grande nation dépend un peu notre avenir et certainement pour une bonne part la paix dans le monde  Et il faut bien le dire si la Chine inspire des inquiétudes quant à la concurrence qu’elle provoque sur les marchés mondiaux, sa manière d’étendre son influence n’a rien d’agressif.

Une bonne raison de respecter ce pays et de comprendre également le souci de protéger ses frontières… 

A nous de trouver notre originalité pour exposer au monde une expérience de construction d’une société socialiste.  

 

 

Chine : pour la nouvelle équipe dirigeante de nombreux défis à relever.

 

Le 18ème congrès du Parti communiste chinois qui s’est tenu à Pékin du 8 au 15 novembre a consacré l’arrivée d’une cinquième génération de dirigeants depuis la fondation de la République populaire en 1949. Ce nouvel exécutif est chargé de négocier un virage social et économique fondamental. Au moment où la crise financière mondiale provoque des ravages considérables, Pékin a décidé de changer de cap de croissance, tablant sur le qualitatif et non plus le quantitatif et de cerner les nouvelles priorités économiques en réponse aux aspirations des Chinois à une meilleure répartition de la richesse nationale. Peu avant l’ouverture du congrès, le China Daily faisait un constat sans appel sur la question des inégalités dont la montée est la préoccupation majeure au sein de la société chinoise. Selon une enquête publiée le 6 novembre par le Quotidien de la Jeunesse, elles sont considérées comme une menace pour l’avenir du pays par 75,4 % des plus de 11 400 internautes interrogés.

Rééquilibrer la croissance économique – encore trop tirée par les exportations et l’investissement, au profit de la consommation intérieure – visant une plus grande justice sociale, est l’axe principal de cette mutation. L’ambition du PCC est de faire de la Chine une société de « moyenne aisance » d’ici à 2020 en doublant le PIB et le revenu moyen par habitant dans les villes et les campagnes par rapport à ceux de 2010. L’«harmonie sociale » avancée par les dirigeants chinois ne pourra être garantie que grâce à cette hausse générale du niveau de vie. Hu Jintao a souligné dans son rapport d’ouverture au Congrès, et adopté à l’unanimité, que « toute la population sera couverte par la protection sociale et bénéficiera des services médicaux et sanitaires fondamentaux » avant la fin de la décennie. De nouveaux investissements dans les campagnes, l’abolition de taxes agricoles, une relance de l’éducation et de l’assistance médicale en milieu rural sont mis en chantier. Un objectif ambitieux, reconnaît la direction chinoise dans le contexte incertain de la crise et de ses effets dans tous les domaines à l’échelle internationale, et même des obstacles qui peuvent survenir en Chine même. Avec lucidité et pragmatisme, le congrès a souligné la « phase critique » dans laquelle le pays poursuit sa quête de modernisation et recherche une voie originale répondant à ses spécificités nationales et à son étape de développement. Le congrès a ainsi révisé les statuts du Parti pour y intégrer le «concept de développement scientifique », qui accorde à la recherche et l’innovation une place prioritaire. Le « progrès écologique » a été également inscrit.

C’est le sens du 12e plan quinquennal (2011-2015) adopté par l’Assemblée nationale en 2011 et dont la nouvelle équipe va devoir dans un premier temps pour suivre la mise en oeuvre. Mais la reconfiguration du modèle de développement implique une « amélioration de l’efficacité économique » relèvent les dirigeants chinois. Quelle en sera la réalité ? On sait qu’un fort courant est favorable aux changements dans l’esprit du rapport Banque mondiale – Chine 2030 – élaboré conjointement avec le Centre de recherche pour le Développement, un think-tank gouvernemental. Il préconise une réduction du secteur d’état et une aide accrue au secteur privé qui emploie 80% des actifs.

Alors que les tensions sociales se multiplient depuis plusieurs années, lors du Congrès, il a surtout été reconnu qu’il fallait agir vite pour éviter un divorce entre le parti et le peuple. à l’instar de son prédécesseur, le nouveau secrétaire général Xi Jinping a lancé a lancé plusieurs avertissements contre la corruption et la bureaucratie : « Notre parti fait face à de graves défis parmi ses membres, il existe des problèmes de corruption, de perte de contact avec le peuple, de bureaucratie, nous devons y répondre ».

Sur le plan international, Pékin a exprimé ses inquiétudes quant aux dangers que font courir les répercussions prolongées de la crise accentuant les déséquilibres mondiaux. La diplomatie chinoise devra déployer tout son talent pour faire pièce à la nouvelle stratégie américaine en Asie et désamorcer les tensions avec Washington.

Dominique Bari, collaboratrice des Relations internationales

 

Le rêve chinois: construction un pays socialiste riche, prospère et démocrate

 

Des 15 au 25 novembre 2016 une délégation* de jeunes cadres du PCF a eu l’occasion de s’immerger dans « l’empire du milieu » à l’invitation du Parti communiste chinois. Chacun au travers des différentes rencontres de hauts cadres du PCC ou élus territoriaux a pu découvrir :

- Les différentes réalités, les écarts importants de développement d’une région à l’autre : la ville de Kunming et la province rurale de Yunnan où s’identifie plus l’idéal d’égalité porté par le communisme, alors que Shanghai ou Pékin sont plus marquées par les stratégies de développement économique, relayant l’humain à un autre niveau.

- Un système politique où il nous faut mesurer et relativiser le sens et le contenu de la démocratie à l’aune de notre culture occidentale, de celle de la culture chinoise, asiatique en général. Un fonctionnement politique plus vertical, plus hiérarchisé, selon la fonction ou l’âge, l’autorité morale est plus ou moins grande et n’a pas la même valeur. Ce qui est contradictoire pour nous ne l’est pas forcément pour eux.

- Un système politique présidentiel fort où les chambres « parlementaires » – comité central et assemblée du peuple – sont sous l’autorité de la direction du PCC. L’assemblée du peuple étant une représentation territoriale des provinces, du pouvoir politique local, de la société civile, des ethnies élue au suffrage universel. Un élément essentiel de la cohésion sociale est le respect de l’identité culturelle et religieuse des 41 ethnies existantes et de leur représentation dans les institutions.

- Un PCC à forts débats internes sur les questions économiques et sociales, sur les questions internationales, traversé par des courants des plus orthodoxes aux plus libéraux, où ce sont les congrès qui tranchent les orientations, qui déterminent les rapports de force internes, qui élisent les dirigeants du parti et du pays. Les 84 millions d’adhérents au PCC et les 87 millions d’adhérents aux jeunesses communistes étant « représentatifs » de la population au sein des instances du parti et donc du pays.

Malgré la crise financière mondiale de 2008 qui ne lui a pas été favorable, ces 30 dernières années ont vu se modifier les structures de la Chine ainsi que les demandes de la société, certains ayant bénéficié des fruits du développement.

Au plan international, la Chine a su faire grandir son influence pour y jouer un rôle prépondérant : membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU, 2e puissance économique mondiale, banquier des Etats-Unis, puissance nucléaire, militaire, industrielle, commerciale, territoriale et démographique dont la zone d’influence dépasse les frontières de l’Extrême-Orient est favorable à un ordre mondial multipolaire où elle serait un pôle incontournable.

Son ambition est d’accélérer le développement économique et social, en renforçant ses accords de libre-échange en partant d’un principe : le besoin que ses partenaires se développent pour trouver des débouchés économiques et commerciaux plus importants dans un rapport gagnant-gagnant.

C’est en ce sens que le dernier congrès du PCC a adopté le « XIIIe plan quinquennal de développement de la Chine » qui anticipe une baisse de la croissance d’ici 2020 à 5 % et s’articule autour de cinq axes essentiels :

Développement de l’innovation : l’objectif étant de dépasser un développement basé sur le seul investissement productif par l’arrivée de capitaux étrangers, notamment des usines d’assemblages de nouvelles technologies venues d’ailleurs. La volonté affichée est donc de diminuer les importations et de développer une politique de formation, d’éducation en investissant massivement dans la recherche scientifique et technique dans une volonté d’indépendance intellectuelle sur des domaines de pointe, produire des marchandises à haute valeur ajoutée (aéronautique, automobile, énergie, haute technologie…) pour exporter.

Développement ouvert : le marché intérieur ne suffisant pas à écouler la production, la Chine cherche à obtenir des accords commerciaux renforcés et s’engouffre dans le libre-échangisme, qu’elle souhaite d’accords de coopérations « gagnants-gagnants ».

C’est ce qu’elle a engagé avec la « nouvelle route de la soie », qui se veut un couloir commercial, fait d’infrastructures routières, maritimes, terrestres, aériennes vers tous les continents. L’objectif étant d’investir fortement dans ces infrastructures en Chine (déjà engagé aujourd’hui) et dans les pays partenaires à la hauteur de cette ambition et de disposer d’infrastructures qui le permette (le rachat du port du Pirée est un exemple, il ouvre la voie au renforcement de son commerce avec l’UE). La Chine est prête à participer dans le cadre de coopérations mutuellement avantageuses.

Développement coordonné : lucide sur les inégalités entre les différentes régions de la Chine, entre les grandes mégapoles et les provinces plus rurales, le plan se veut engager dans un plan coordonné qui encourage, favorise et aide les régions à investir dans le développement en redéployant le tissu industriel.

Développement de partage : en anticipation au risque de baisse de croissance, au-delà des exportations le plan quinquennal se veut prévoir les possibilités d’écouler dans le marché intérieur, d’où le besoin d’augmenter le pouvoir d’achat (1,4 milliards d’habitants) pour maintenir un taux de croissance importants. Par le développement économique et la croissance, des axes forts sont affichés comme construire une véritable protection sociale, éradiquer la pauvreté avec un objectif de sortir de la pauvreté 80 millions de Chinois d’ici 2020. En fait, créer de la richesse par la consommation interne pour la redistribuer afin de construire une forte cohésion sociale et culturelle en élargissant la classe moyenne.

Développement environnemental : après la COP21, le plan veut décliner des réponses aux énormes problèmes environnementaux, notamment dans les grandes villes où se concentrent les principales industries lourdes. Prenant en compte le risque de frapper lourdement ses intérêts économiques par des fermetures massives d’entreprises polluantes et les dégâts sociaux engrangés, la Chine s’engage aujourd’hui dans la planification d’une transition écologique qu’elle veut rapide.

D’autres actions sont engagées comme la lutte contre la corruption, la spéculation immobilière qui sont des armes du capitalisme financier qui investit en Chine. En même temps la Chine poursuit un développement en marche accélérée par le biais de forts investissements publics financés par le pouvoir central et le système bancaire public chinois et par une régulation de l’économie de marché.

Certes de nombreuses questions et interrogations subsistent au vu des contradictions générées par le monde globalisé libéral. Mais il reste cette vision d’espoir, d’autres possibles à mettre en oeuvre pour tenter la transformation sociale. Le rêve chinois est en route dans des chemins tumultueux comme celui qu’est d’ailleurs sa propre muraille.

* La délégation conduite par Laurent Péréa, responsable adjoint des relations internationales du PCF était composée de : Jérémy Giono (Isère), Jérémy Bacchy (Bouchesdu-Rhône), Cédric Latuada (Marne), Loris Fontana (Haute-Savoie), Pedro Maia (Loire-Atlantique), Nathalie Marchand (Somme), Christophe Pouysegur (Haut-Rhin), Gwenn Herbin (Seine-Saint-Denis)

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Prendre en compte le réel dans toutes ses dimensions et anticiper pour sa transformation

Posté par jacques LAUPIES le 27 octobre 2017

A savoir

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Expo Telemann dans la chapelle  de la Trinité en Arles (Bd des Lices)

Prendre en compte le réel dans toutes ses dimensions et anticiper pour sa transformation

La mondialisation, soit dit en passant n’est pas une nouveauté et remonte aux grandes découvertes qui ont précédé le système colonial que la féodalité a légué au développement du capitalisme où se sont combattus mais aussi associés nobles et bourgeois contre un prolétariat en expansion.

Avec cette mondialisation aujourd’hui galopante, en prise directe avec le progrès considérable dans la communication et les transports, l’ensemble des secteurs de l’économie, le capital a pris une forme financière qui facilite la condition de sa survie : l’exploitation du travail à son compte. Plus précisément au compte de ceux qui en détiennent la propriété avec celle des moyens de production.

Rien de ce qui se passe dans le monde politique avec ses implications idéologiques de toutes sortes n’est étranger à cette évolution essentielle et déterminante pour comprendre le monde.

Chaque lutte pour l’émancipation d’un peuple pose la question de sa coopération avec les autres peuples. Toute forme d’association entre ces peuples peut présenter un intérêt si l’on considère que l’on peut l’inscrire, par les luttes et les expressions démocratiques, dans le combat de classe visant à réduire les pouvoirs des possédants.

A l’inverse tout repli sur soi, visant à isoler la nation, présente un danger surtout s’il repose sur des choix politiques émanant, parfois à mots couverts, des classes dominantes ou des fractions et catégories refusant les transformations profondes affaiblissant, réduisant ou dépassant le capitalisme.

C’est pourquoi les peuples ont besoin de s’organiser en partis aguerris, présentant des objectifs à court et moyen terme, ne reniant en quoi que ce soit les objectifs à très long  terme sans pour autant oublier le réel du moment et les compromis qui en découlent.

C’est pour cela qu’il est toujours risqué – pour un parti politique – de ne pas s’exprimer dans la clarté et de se livrer à des manipulations, notamment par de ridicules tripotages sémantiques, qui désorientent les populations qui ne peuvent rester insensibles à des mystifications semblables à celles que pratiquent les classes dominantes…Et qui ne comprennent plus rien aux appellations que l’on donne aux partis d’apparence nouveaux mais qui en réalité ne font que reproduire les grands courants idéologiques que traverse toutes les sociétés. 

Les mots certes ont un impact dans l’expression des idées. Autant donc ne pas en user abusivement et faire en sorte qu’ils gardent leur signification originale.

 

 

 

Livre. Le CETA mis à nu

Lorenzo Clément
Jeudi, 26 Octobre, 2017
Humanite.fr

Dans cet ouvrage précis et détaillé, Patrick Le Hyaric révèle point par point les dangers du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, désormais connu sous le nom de CETA. Ce livre est un outil indispensable et un appel à poursuivre la mobilisation pour faire échouer ce projet et agir pour un monde solidaire et d’égal-échanges.

Voici le livre qui révèle et décrypte le contenu du CETA, un projet d’accord entre l’Union européenne et le Canada préparé depuis des années dans le plus grand secret.  Celui-ci aurait de lourdes conséquences sur nos modes de vie, sur la qualité de nos aliments, nos droits sociaux, l’existence de nos services publics, l’emploi et la rémunération du travail, pire, ce texte ira à l’encontre du droit national et du droit européen, comme le montre cet ouvrage. Il contient les prémices du projet de Grand marché transatlantique, préparé lui aussi dans l’opacité la plus totale. 
La centaine de pages, bourré d’informations inédites, précises et concises de « Le traité avec le Canada mis à nu » sont à lire, faire lire et à mettre entre le maximum de mains. 
A travers le CETA, avertit Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité et député au Parlement européen, « se joue bien plus que la sauvegarde de tel ou tel secteur de notre économie ; c’est le visage même du monde qui vient qui se dessinera selon nos capacités à imposer un commerce « dégal-échange » et de nouvelles règles de coopération en lieu et place d’une concurreence de tous contre tous, du calcul égoïste, et de la soumission des souverainetés populaires au règne de la marchandise. »
 

 

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