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Les monarques servent à rien ? Si à enrichir des parasites et à endormir les autres !

Posté par jacques LAUPIES le 5 octobre 2017

Malgré l’esprit d’ouverture dont je m’efforce de faire preuve pour que coexistent des idéaux différents et souvent  opposés, dans le seul souci de paix et d’entente, je ne comprends pas très bien comment les états peuvent entretenir des familles royales. Outre que cela coûte fort cher  cela devrait inciter à en finir avec ces monarchies constitutionnelles qui ridiculisent ceux qui s’accommodent  de ces pantins d’un autre temps ! A la fois sangsue et opium des peuples.

Tribune libre. Il faut mettre fin à la monarchie espagnole

référendum en catalogne.
Jeudi, 5 Octobre, 2017
L’Humanité

Par François Asensi Maire de Tremblay- en-France et coprésident de l’association des Amis des combattants en Espagne républicaine (Acer)

La répression dont a fait preuve le gouvernement Rajoy est inacceptable. Rappelant la répression franquiste, les forces de l’ordre ont usé des moyens les plus violents pour empêcher la tenue du référendum. Totalement disproportionné, cet usage de la violence ne visait pas à rétablir l’État de droit, mais à imposer l’intimidation par la force. Rajoy a pris le risque de rompre le lien déjà fragilisé entre le peuple catalan et les autres peuples d’Espagne, y compris chez les plus ardents défenseurs de l’unité espagnole. On peut dès lors s’interroger sur la visée de cette politique. Elle est indubitablement animée par le plus profond cynisme. Rajoy espère exciter la radicalisation des positions indépendantistes, en vue de pouvoir les réprimer plus durement. On se rappelle que le gouvernement Aznar avait accusé à tort les indépendantistes basques des attentats de Madrid en 2004, avec le même objectif de pouvoir les écraser. Mais le peuple espagnol n’avait pas été dupe, et l’avait sanctionné dans les urnes. Il est clair que la droite espagnole renoue avec son passé fasciste. Ma position n’a pas changé. On ne devait pas interdire aux Catalans de s’exprimer. On constate cependant que les opposants à l’indépendance ne se sont pas déplacés, rendant l’analyse de ces résultats impossible. Sur cette base très faible, le président de la Généralité commet une grave erreur en lançant immédiatement le processus d’indépendance devant le Parlement.

Il offre à Rajoy ce qu’il voulait : une tentative de séparation que toute l’Espagne vivra intimement comme brutale. Mais l’indépendance de la Catalogne n’est pas la solution, car l’identité ne doit jamais prendre le pas sur la question sociale. D’abord, ce mouvement indépendantiste reste celui d’une région riche qui refuse de « payer pour les autres ». Quelle Europe veut-on ? Laissera-t-on la Flandre se séparer de la Belgique ? L’Italie du Nord de l’Italie du Sud ? Nous aurons à terme une Europe de régions riches, entourées d’une multitude de territoires appauvris. Ensuite, les grandes puissances dicteront leurs lois à ces petites entités politiques, que ce soit la technocratie bruxelloise, les institutions financières, ou l’Otan en matière de défense. Le peuple n’y sera certainement pas plus souverain. En Catalogne indépendante, il n’y aura pas moins de libéralisme ni plus de solidarité. Les mêmes politiques économiques qu’à Madrid y seront conduites par Puigdemont, homme de droite. Sur ce terrain, Barcelone-Madrid, même combat !

La question fondamentale reste la remise en cause du pouvoir central espagnol, symbolisé par le roi. En effet, la monarchie, héritière du franquisme, n’est plus le ferment de l’unité. Le gouvernement central mène des politiques ultralibérales, qu’aucun modèle social ne limite. Ce sont ces politiques spéculatives qui ont conduit à la crise économique. Les cures d’austérité qui saignent les peuples qui composent l’Espagne en sont la conséquence et alimentent les velléités indépendantistes. Mais se séparer de l’Espagne ne résoudra rien. Combattre le pouvoir central est une solution plus juste, en posant clairement la question de l’abdication du roi et en saisissant le drapeau d’une nouvelle République espagnole. Une République fédérale respectueuse des peuples espagnols. Une République sociale et démocratique qui soudera ces peuples. La juste bataille politique est là, rassembleuse, progressiste et solidaire.

François Asensi

Maire de Tremblay- en-France et coprésident de l’association des Amis des combattants en Espagne républicaine (Acer)

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