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Mélenchon en rassure certains et en inquiète d’autres

Posté par laupiesjacques le 1 novembre 2017

 

Présenté comme le principal opposant à Macron, largement  médiatisé,  le leader de la France Insoumise est sous le feu des journalistes qui, tradition puante oblige, fourrent leur nez dans la moindre expression de ses états d’âme et dans sa vie privée.

Ainsi avec tout le sérieux qui les caractérise, ces concierges de la vie politique bavassent sur les plateaux de télévision et dans les journaux écrits ou parlés, pour colporter le moindre fait qui de manière démesurée fera passer JLM pour un révolutionnaire peu scrupuleux, riche, etc. 

En fait il s’agit là d’une manière de faire de la politique, car le but n’est autre que de discréditer un homme qui représente plus que son propre parti. Donc l’encenser parfois est aussi utile que de le démolir.

La droite et une fraction de la gauche très social libérale sont objectivement prises en sandwich entre le FN et une  gauche qu’ils ne vont pas manquer de qualifier d’extrême. Cette attitude qui a toujours constitué un atout pour la droite appelle à son rapprochement avec LRM de Macron et ce qui est à peu près semblable à ces derniers : certains des vestiges du PS.

Il est tout à fait probable que nous aurons de ce fait, localement, dans le cadre des futures élections municipales  notamment, a subir des attaques dirigées contre JLM. Plus de 20 % des suffrages exprimés en sa faveur qui comprennent de nombreux électeurs proches du parti communiste, constituent une force qui sera déterminante.

Il faut considérer que si nous n’avons pas en tous points les mêmes orientations que ce dernier il demeure avec son mouvement  un allié potentiel et que le courant, né localement lors de la présidentielle, qui se rapproche de l’influence que seul le PCF à pu avoir dans cette ville, constitue une force progressiste et donc un obstacle pour la droite, le centre et les macroniens (ex PS pour la plupart)

S’en prendre à Jean Luc Mélenchon c’est s’en prendre à cette force qui représente un espoir face à la droite et à l’extrême droite. Le Parti Communiste poursuivra dans ce sens sa démarche unitaire, sachant que de l’appui de la population dépend une union sur la base d’un programme commun !

 

Mélenchon : « Pour l’instant, c’est Macron qui a le point »

 

Aurélien Soucheyre
Mardi, 31 Octobre, 2017
L’Humanité

Loi travail XXL. Le député FI mesure que « l’avalanche » attendue contre Macron n’a pas eu lieu, même si la mobilisation continue.

Tous les six mois, la presse s’interroge. Jean-Luc Mélenchon connaîtrait-il un essoufflement ? « Serait-il en train de perdre la foi et l’envie ? », écrit le Parisien, quand le Dauphiné libéré se demande si le dirigeant de la France insoumise est victime d’un « coup de mou ou coup de blues ? ». En cause, les propos du député à Athènes, en fin de semaine dernière. « C’est un moment étrange dans le pays. Parce qu’il est en état surcritique. Normalement, l’avalanche devrait avoir lieu. Elle n’a pas lieu », a-t-il mesuré. Celui qui appelait, fin août, à une déferlante contre « le coup d’État social » et espérait des manifestations à même de faire reculer le gouvernement constate que ni la casse du Code du travail, ni la suppression de l’ISF, ni l’attaque d’ampleur contre la Sécurité sociale n’ont suffisamment réveillé le pays. « Il se passe une chose hors du commun en France. Nous étions le dernier pays, de toute l’Europe, qui avait un mécanisme de résistance sociale tel que le dur de la réforme libérale qui est passée sur l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne et même le Portugal, l’Italie n’avait pas atteint la France », a-t-il développé, avant d’ajouter que, « pour l’instant, c’est (Macron) qui a le point. Faut pas chercher à le cacher ».

La FI s’interroge sur la mobilisation

Pourtant, les ordonnances sur la casse du Code du travail n’ont pas encore été ratifiées par l’Assemblée nationale. Une manifestation, avec un arc syndical inédit à la suite de la décision de FO, doit avoir lieu le 16 novembre. Tout n’est donc pas terminé. D’ailleurs, si Mélenchon constate que Macron mène au score, il n’a à aucun moment admis avoir perdu une manche face à lui, comme l’a titré le Monde. Reste à savoir quel rôle compte jouer la FI dans les jours qui viennent, après avoir en outre défilé avec les syndicats le 12 septembre (400 000 personnes dans le pays), puis réuni 150 000 personnes à Paris le 23 du même mois. À l’époque, le mouvement disait envisager une marche « à un million sur les Champs-Élysées ». « On peut espérer reprendre le point et c’est clair que, si la jeunesse se met en mouvement, c’est parti… Mais ce n’est pas le cas », a ajouté Mélenchon, qui avait déjà dit craindre « une défaite du mouvement ouvrier traditionnel » le 16 octobre, critiquant au passage « les directions des corps intermédiaires ». « Ce n’est pas un coup de mou pour les insoumis, a répondu Éric Coquerel. (…) Mais, ce que l’on constate pour le moment, c’est que, du côté de la mobilisation sociale, ou du côté de la mobilisation de la jeunesse, on n’a pas la concrétisation de ce qu’on sent. » CGT, FO, Solidaires, FSU, l’Unef, la FIDL et l’UNL se sont en tout cas donné rendez-vous le 16.

Journaliste

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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