Jack Ralite est décédé à 89 ans

Posté par jacques LAUPIES le 12 novembre 2017

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Automne ton chant n’est pas monotone…

Triste nous le sommes tous. Comment  ne pas l’être ? 

J’ai eu l’occasion de rencontrer Jack Ralite deux fois. Je dirais plus justement « apercevoir » car avaient été organisé la première fois en Arles des manifestations auxquelles il était invité en qualité de Ministre de la santé .

A la question de l’un d’entre nous sur l’insuffisance de la politique gouvernementale en matière de santé : que fait le gouvernement ? Il avait tout simplement répondu : « Et vous que faites-vous ? » rappelant ainsi que la mobilisation n’était pas suffisante pour contraindre le gouvernement à majorité socialiste à satisfaire les revendications que nous portions avec la CGT notamment.

L’autre rencontre ce fut au cours d’un Congrès de la FNMF  ou la Direction de cette Fédération, sous l’impulsion de son Président qui fut plus tard Ministre Socialiste, était combattue le principe de double affiliation pour exclure la Fédération de Mutuelles de Travailleurs. Nous fûmes quelques uns à dénoncer cette orientation à la tribune. 

La présence de François Mitterrand accompagné des Ministres Communistes, dont  Jack Ralite, ne fut certainement pas sans effet sur le recul de cette idée de division des mutualistes puisque les congrès ne l’adopta pas !

C’était une époque où, pour le moins, quelques avancées sociales furent réalisées parce que le libéralisme n’avait pas tout à fait gangrené  la politique du PS. Et que les communistes malgré le premier recul de 1981 pesait fortement.

Les temps ont changé…Mais il en viendra d’autres. Meilleurs !

 

Lorenzo Clément avec AFP

Dimanche, 12 Novembre, 2017
Humanite.fr
Photo Patrick Nussbaum.

L’ancien ministre communiste Jack Ralite est décédé à l’âge de 89 ans, a annoncé dimanche Meriem Derkaoui, maire de la ville d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) qu’il a dirigée de 1984 à 2003.

« C’est avec une grande tristesse et une profonde émotion que nous apprenons le décès à l’âge de 89 ans de Jack Ralite ce dimanche 12 novembre. Son état de faiblesse avait conduit à son hospitalisation il y a deux semaines », écrit la maire sur le site internet de la ville. M. Ralite fut notamment l’un des ministres communistes du gouvernement de Pierre Mauroy de 1981 à 1984.

Né le 14 mai 1928 à Chalons-sur-Marne (Marne), Jack Ralite avait adhéré au PCF en 1947. Journaliste à l’Humanité puis à L’Humanité-Dimanche, cet autodidacte passionné de culture est élu pour la première fois au conseil municipal d’Aubervilliers en 1959. Il devient ensuite premier adjoint au maire puis maire en 1984. En novembre 2002, il avait annoncé qu’il abandonnerait son mandat au printemps 2003 pour laisser la place à un maire plus jeune, restant alors conseiller municipal jusqu’en 2008.

Député de Seine-Saint-Denis de 1973 à 1981, Jack Ralite avait démissionné de son mandat parlementaire en juillet 1981 pour entrer dans les gouvernements Mauroy comme ministre de la Santé (1981-1983) puis comme ministre délégué chargé de l’Emploi (1983-1984). Depuis 1995 et jusqu’en 2011, Jack Ralite, conseiller régional d’Ile-de-France de 1986 à 1992, avait été sénateur de Seine-Saint-Denis.

Jack Ralite, spécialiste des questions culturelles au PCF, a été membre du comité central, puis national de 1979 à 2000. Ce passionné de culture, notamment de théâtre, a été administrateur du Théâtre national de la colline (TNC). Il a été également administrateur de l’établissement public de la Cité de la Musique (1996-2006).

Jack Ralite était aussi membre du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, du Conseil national de l’innovation pour la réussite scolaire, et du conseil politique de la fondation Agir contre l’exclusion, lancée par l’ancienne ministre socialiste Martine Aubry.

 

 

a réagi sur Twitter la sénatrice CRC de Seine-Saint-Denis Eliane Assassi. 

« Tristesse et émotion à l’annonce du décès de J.Ralite. (…) Il était passionnément engagé pour la culture, exigeante et populaire. Attaché à la Gauche rassemblée, il défendait la banlieue avec sensibilité », a réagi Stéphane Troussel, président du département de la Seine-Saint-Denis.

A Aubervilliers, dès ce dimanche, « les drapeaux seront mis en berne et un hommage lui sera rendu dans les prochains jours », a précisé Mme Derkaoui.

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