Qui sont les inquisiteurs ?

Posté par jacques LAUPIES le 12 novembre 2017

Alors que le système de protection sociale est ouvertement mis en cause, la plupart des médias ne réagissent  que lorsque la rue s’en mêle et pas nécessairement à l’avantage de cette dernière. Par contre ces mêmes médias se complaisent dans les polémiques nées de sujets sociétaux en les relatant généreusement voire en les alimentant.

S’agissant du harcèlement sexuel qui frappe dans tous les milieux  il est aisé de s’en servir pour démolir des personnalités au gré de ses choix et des opportunités qu’offrent une multitude de dénonciations dont il est difficile de croire qu’elles sont toutes désintéressées.

Mais dire cela conduit évidemment à s’attirer les foudres des dogmatiques du féminisme et autres défenseurs de causes semblables très respectables (les causes). A tel point que celui qui veut nuancer certaines mise en accusation – même non confirmée par une décision judiciaire – se voit ranger du côté du pseudo délinquant.  Dupont Moretti et de Edwy Plenel,   qui se voient rangés du côté des islamistes par une certaine populace issue de milieu prétendant à une hauteur intellectuelle, sont deux exemples qui démontrent cette dérive.

Si l’on voulait empêcher  que des personnalités ou même de simples citoyens soient de  véritables avocats ou journalistes, on ne ferait pas mieux ! Que veulent ces inquisiteurs qui refusent la nuance, la contradiction ou disons simplement la réalité dans sa profondeur et non dans son apparence ?

Ces gens qui accusent facilement les autres de totalitarisme en sont finalement les adeptes. Leur  souffrance innommable, lorsqu’ils sont victimes ne leur donne pas ce droit de condamner avant la justice, de jeter l’anathème sur qui prend le parti de comprendre l’accusé, voire de le défendre en sa qualité de professionnel.

Bref l’article ci dessous le dit mieux que moi ! Je suis heureux de voir la réaction du Directeur de l’Humanité et je souhaiterais que tous les communistes fassent pruve d’autant de perspicacité !

Le débat oui, le discrédit NON !

Samedi, 11 Novembre, 2017
Humanite.fr

Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité. Le cadre du débat démocratique est allègrement franchi par les mises en accusation violentes du directeur de Mediapart Edwy Plenel.

En toute chose le débat, la confrontation démocratique est nécessaire, y compris entre journaux. Mais, le cadre du débat démocratique est allègrement franchi par les mises en accusation violentes du directeur de Mediapart Edwy Plenel. Autant il est sain, normal, voire essentiel de confronter des jugements raisonnés sur les positions des uns et des autres dans le débat public, autant rien ne justifie la violence des attaques qu’il a à subir, notamment celles, infamantes, d’avoir couvert des viols ou d’être un agent du terrorisme islamique.

La tentative de discréditer des oppositions par de tels arguments outranciers et calomniateurs porte un lourd préjudice au débat public, déjà bien grevé par les postures, polémiques stériles et les bavardages qui ne sont qu’un miel couvrant les spasmes d’un système producteur d’inégalités, destructeur des biens communs, menaçant pour la planète et fauteur de guerres.
Je rajoute concernant cette affaire que les prises de positions de E.Plenel et les contacts, somme toute relatifs et critiques, qu’il a pris avec M. Ramadan s’inscrivent dans le nécessaire combat antiraciste. En discuter l’opportunité et les modalités est indispensable. Mais lui porter le discrédit par des coups bas, inacceptable.
 dans POLITIQUE
Directeur de l’Humanité

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