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C’est le système qui produit les riches et les pauvres qu’il faut abattre !

Posté par jacques LAUPIES le 31 décembre 2017

Il faut avoir été pauvre ou l’être pour comprendre la pauvreté. Ce qu’elle apporte d’humiliation, de résignation, de soumission, de fatalisme mais aussi d’incompréhension pour ce qui la connaissent. Fort heureusement elle ne suscite pas que cela car confronté à la richesse elle fait naitre des sentiments d’injustice, de révolte mais aussi de violence contre la violence subie.

C’est bien connu la révolte et la violence ne sont cependant pas une bonne chose si elles ne se tournent pas vers des solutions, des propositions, des stratégies pour réduire cette pauvreté, la détruire, autrement dit faire la révolution. Pour cela il faut le savoir mais les pauvres en sont éloignés. Ils n’nt que le savoir de leur souffrance pas des causes profondes de cette souffrance qui résulte du combat pour vivre et survivre.

Malgré les religions, les philosophies, la nature solidaire de l’homme qui sait parfaitement qu’il dépend des autres, les riches ne partagent pas. Tout au plus ils acceptent le principe de charité que daignent pratiquer certains d’entre eux. Mais cela ne les conduit pas à partager les richesses accumulées. Bien au contraire ils suraccumulent.

Il n’y a donc d’autre issue pour combattre la pauvreté que d’élaborer les systèmes de solidarité le permettant, de faire en sorte que des lois imposent non seulement la répartition des richesses mais les conditions de création de celles-ci.

La révolution française – et ben d’autres – ont mis un terme (et ce n’est pas encore achevé) à l’aliénation des individus et de leur force de travail mais les féodaux qui s’égorgeaient entre eux afin d’exercer cette tyrannie ont cédé la place aux bourgeois qui s’égorgent entre eux pour une autre tyrannie : celle du libre choix de disposer à leur guise du salariat. Le monde entier a subi ces violences !

Des conflits inévitables qui en ont  résulté  sont nées des idées nouvelles, des lois nouvelles, des rapports sociaux nouveaux réduisant les pouvoirs des dominants mais ces derniers existent, usant du génie (travail, sciences et techniques etc.) de l’humanité dont ils constitueront toujours – si on ne les élimine pas en tant que classe – le cancer qui peut la tuer.

Si nous ne parvenons pas à éradiquer les systèmes  d’exploitation qui gouvernent notre planète, alors les générations futures pourraient bien en crever ! 

Mais ne comptons pas trop sur les riches qu’ils produisent pour faire le travail, comme le démontre l’article ci dessous. 

Serge Paugam : « Le regard des riches sur les pauvres signale un danger pour nos sociétés »

 

entretien réalisé par Lucie Fougeron
Jeudi, 28 Décembre, 2017
Humanité Dimanche
Photo : Hubert Raguet / CNRS Photothèque

Photo : Hubert Raguet / CNRS Photothèque

Ce que les riches pensent des pauvres : cet intitulé, faussement anodin, recouvre une vaste et novatrice enquête sociologique. Dans le contexte de la concentration croissante des richesses et de l’aggravation des inégalités, les travaux sur la pauvreté et ceux sur les catégories supérieures ne s’étaient pas encore croisés. 

C’est à l’exploration de ce lien qu’est consacrée l’enquête comparative menée par les sociologues Serge Paugam, Bruno Cousin, Camila Giorgetti et Jules Naudet. Ils ont interrogé les riches des beaux quartiers de trois métropoles – en France, au Brésil et en Inde – pour analyser leur perception des pauvres et des inégalités. Et, partant, leur vision de la société en régimes démocratiques, à l’heure de la globalisation. Entretien avec Serge Paugam, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EHESS.

HD. Pourquoi consacrer aujourd’hui une enquête sociologique à « ce que les riches pensent des pauvres », et la mener à Paris, São Paulo et Delhi ?

Serge Paugam. Dans de nombreuses métropoles on constate une augmentation de la ségrégation spatiale du fait de la concentration de la richesse dans certains espaces : les riches vivent dans des territoires de plus en plus repliés sur eux-mêmes, coupés des autres couches de la population. Au-delà d’un processus d’agrégation affinitaire déjà bien renseigné, cela ne correspondrait-il pas aussi à une attitude de distanciation à l’égard des catégories les plus défavorisées, aboutissant à une ségrégation discriminante ? Nous avons alors choisi d’explorer le rapport à l’altérité dans ces quartiers. En nous demandant aussi si perdurait l’identification montrée par Louis Chevalier des « classes laborieuses » à des « classes dangereuses » par l’élite bourgeoise de la France du XIXe siècle, et qui fondait leur mise à distance. Pour cela, étudier non seulement la métropole parisienne, mais aussi des métropoles de pays émergents, où les inégalités sont encore plus fortes, est intéressant : la richesse y est très concentrée, la globalisation les conduit à une certaine uniformisation, ce sont des métropoles mondiales et elles connaissent des flux importants de migrations.

HD. Quelle vision des pauvres les riches de ces trois métropoles ont-ils en partage ?

Serge Paugam. A partir des entretiens qui y ont été menés, la méthode comparative a permis d’observer, sur la base de ce qui est récurrent chez les riches des quartiers les plus exclusifs, comment se construit le processus de stigmatisation des pauvres et de leur discrimination. A partir de questions sur le choix du quartier, la façon dont elles y vivent, etc., ces personnes ont en fait abordé d’elles-mêmes ce qui les distingue de ceux qui vivent dans les autres quartiers et, à partir de là, la représentation qu’elles ont des pauvres.

Apparaît tout d’abord la production d’une « frontière morale » : les interviewés sont persuadés d’être porteurs d’une supériorité morale, à préserver de toute contamination pouvant venir du contact avec les autres couches sociales, qui sont donc à mettre à distance. Leur quartier auto-ségrégué constitue cette protection. Ainsi, quand la mairie de Paris a décidé d’implanter un centre d’hébergement pour des SDF et des réfugiés à la lisière du XVIe arrondissement, cette angoisse du contact a violemment ressurgi.

Second élément récurrent : la répulsion physique. Elle est d’abord liée à  l’insécurité : à São Paulo et à Delhi, cette angoisse sécuritaire conduit à vivre dans des condominiums ultra sécurisés interdisant toute intrusion, à craindre les déplacements en voiture et à sélectionner les lieux où se rendre. Si les riches parisiens éprouvent également ce sentiment d’insécurité, il reste toutefois moins intense. La répulsion renvoie aussi à la peur d’être contaminé par le contact du corps du pauvre, porteur de maladies, etc. A São Paulo et à Delhi, ces riches ne prennent pas les transports en commun, ne touchent pas le mobilier dans les lieux publics… Ils expriment un profond dégoût à l’égard des pauvres, de leur apparence, etc., et n’évoquent jamais la possibilité de politiques pour changer les conditions de vie dans les bidonvilles.

En France, on n’en est pas à ce niveau de répulsion, mais la racialisation est frappante chez ces élites pourtant dotées d’un art du contrôle social. La menace est celle des pauvres venus d’ailleurs, soupçonnés de manquement « culturel » aux savoirs élémentaires d’hygiène : les Roms, les réfugiés… La saleté des quartiers est associée à un comportement jugé non civilisé de « certains » types de populations.

HD. Dans ces situations d’inégalités criantes, comment la représentation qu’ont ces riches des pauvres s’articule-t-elle avec leur perception d’eux-mêmes?

Serge Paugam. Cela les amène au besoin de justifier leurs privilèges, qui passe par la justification du sort des autres, et donc de ces écarts. On remarque alors deux tendances. Les pauvres sont perçus comme n’ayant d’autre destin du fait de différences d’aptitudes, quasi génétiques, et ce ne sont pas des programmes sociaux qui pourront changer leur sort. C’est la naturalisation de la pauvreté et des inégalités, qui est une évidence pour les interviewés de Delhi : les classes inférieures constituent une humanité différente. 

En France, les riches tiennent compte de l’imprégnation des principes républicains, de ce qu’ont pu apporter la société salariale et les programmes sociaux au bien-être de la population. Mais s’ils reconnaissent des déterminismes sociaux, ils recourent, en la dévoyant, à l’idée du mérite comme justification des privilèges : les riches sont riches parce qu’ils ont… plus de mérites que les autres, faisant fi de ce qui relève largement d’inégalités sociales. Le terme « injustice » n’est jamais prononcé. 

HD. Peut-on voir dans ces entretiens l’empreinte d’un discours néolibéral globalisé ?

Serge Paugam.  Dans les trois métropoles reviennent les mérites vantés par le néolibéralisme : prise d’initiative et de risque, responsabilité individuelle à laquelle est liée la valorisation du mérite, au détriment de la responsabilité sociale. A ceux qui ne réussissent pas, on attribue des comportements paresseux, une incapacité à faire les bons choix, etc. A Delhi et à São Paulo, ces arguments s’ajoutent à ceux de la naturalisation : ils sont compatibles. On observe ainsi une convergence idéologique néolibérale.  Je constate d’ailleurs dans la société française que  la richesse est de plus en plus valorisée en tant que telle comme idéal de réalisation de soi. Le problème de ce discours décomplexé est qu’il s’accompagne très souvent d’un mépris à l’égard des pauvres et d’une justification idéologique de leurs échecs ou de leurs malheurs.

HD.  Les résultats de votre enquête interrogent frontalement la notion de solidarité… Quelles conséquences en tirez-vous ?

Serge Paugam. Dans les pays très inégalitaires, les riches s’organisent entre eux, les pauvres survivent entre eux, les liens s’expriment en termes d’utilisation des services des seconds par les premiers. La comparaison entre ces trois métropoles montre que dans une société salariale comme la nôtre, où il y a eu des conquêtes sociales, où on a appris que la solidarité nationale est un effort de chacun pour faire face aux aléas de la vie à travers des systèmes de protection au profit de l’ensemble du corps social, les risques de fragmentation sociale sont de plus en plus visibles. Ce qui faisait tenir ensemble des individus au sein d’une société démocratique et ouverte à tous s’affaiblit au profit de solidarités organisées à l’intérieur de groupes restreints. C’est tout à la fois la mixité sociale, la notion d’espace public, la confiance mutuelle qui risquent d’être emportés par ce processus. Cette logique d’entre-soi progresse et est terriblement menaçante, elle interroge le potentiel de cohésion de nos sociétés. C’est ce que montre l’écart entre le besoin de se considérer comme des citoyens solidaires les uns des autres et cette réalité que nous dévoilons – là réside la dimension critique du travail sociologique – et analysons.

POUR EN SAVOIR PLUS

Ce que les riches pensent des pauvres, de Serge Paugam, Bruno Cousin, Camila Giorgetti, Jules Naudet, éditions du Seuil, 2017, 352 pages, 23 euros.

C'est le système qui produit les riches et les pauvres qu'il faut abattre ! dans POLITIQUE riches

 
 

Si les inégalités sont désormais reconnues comme « risque mondial » jusque dans les plus hautes sphères de décideurs – à l’instar du Forum de Davos en 2017 –, apprendre la façon dont les élites les envisagent vraiment est un questionnement original. Cette enquête sociologique en est une première étude, fructueuse. Fondée sur une démarche scientifique – dont la méthodologie est précisément exposée, rappelant utilement ce qu’est le travail sociologique –, elle aboutit, à partir d’entretiens approfondis menés dans trois métropoles mondiales, à établir des invariants dans les perceptions de la pauvreté qu’ont les riches refusant la mixité résidentielle, défendant âprement la frontière de classe. À l’heure du néolibéralisme globalisé, leur convergence idéologique dans la justification des inégalités vient percuter le principe de solidarité au cœur de la citoyenneté dans les sociétés démocratiques. Ces entretiens et leur analyse dévoilent une réalité qui tend à progresser dans nos sociétés et les menacer. Aux acteurs du débat public de s’en saisir.

Humanité Dimanche

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Tout le monde en prend pour son grade !

Posté par jacques LAUPIES le 30 décembre 2017

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Deux spécimens de la pensée unique sous son aspect le plus réactionnaire

 

Ce soir je ne vous ferai pas le commentaire traditionnel sur le thème la bourgeoisie fait son beurre.

Même la télé vous le dit en appelant au secours économistes de son camp et journalistes du système. Mais évidemment ils ont beau triturer les chiffres, créditer le gouvernement de bonne volonté, vanter le mérite du Président nouveau  qui tient ses promesses électorales, expliquer en long et en large que la reprise est là en forçant un peu leur « conviction » pour nous rassurer.

Bien évidemment, pour les plus réalistes, on ne se mouille pas trop mais l’inquiétude les fait transpirer. Les mots « bulle » « crack » sont souvent prononcés. La plupart des français n’y comprennent rien, comme moi, mais évidemment ils commencent à faire leur compte, d’autant que pour certains avec les fêtes, la bourse se vide et les rentrées diminuent.

Rien de dramatique, pour le retraité que je suis : 36.61 € de moins par mois (CSG) sauf que sur un an cela fait 440 €.

Une paille comme disait l’autre. Si j’y ajoute les augmentations programmées des factures d’électricité, de téléphone, des assurances, des impôts, et tout le reste (nourriture et entretien, aides et soutiens divers, essence, Mutuelle, etc.)

Pour les actifs, ils attendront un peu pour bénéficier des allègements de cotisations. Mais par contre ils ne tarderont pas à subir les conséquences des restrictions budgétaires concernant les collectivités locales, comme la plupart des citoyens dans nos villes.

Un certain nombre d’entre tous ont voté pour LREM. Il faudra un certain temps pour que leur érosion provoque un séisme   du type « effondrement de l’électorat PS en 2017″ d’autant que c’est la mobilisation médiatique générale qui maintient à flot le sous-marin de la finance, ses « jeunes bourgeois dont la « révolte » comme a écrit Romain Gary, « est condamnée au canular  ou au fascisme.

Ici où la certains se plaignent de l’indifférence et de la mollesse des français qui ne bougent pas et bien que largement majoritaires à désavouer la politique antisociale du pouvoir, s’installent dans la routine. Mais un certain Emile de Girardin * ne disait-il pas : « La routine, cette préface des révolutions »

(*) https://fr.wikipedia.org/wiki/Émile_de_Girardin#Combats_et_idées_politiques

 

Fortunes. La valse des milliards du gotha mondial

Clotilde Mathieu
Vendredi, 29 Décembre, 2017
L’Humanité
Le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, est devenu l’homme le plus riche du monde avec 83/milliards d’euros. M. Applton/The New York Times/REA<br /><br /><br /><br /><br />

Le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, est devenu l’homme le plus riche du monde avec 83/milliards d’euros. M. Applton/The New York Times/REA
 

Bloomberg a publié son classement des 500 plus grosses fortunes mondiales, lesquelles ont progressé de 23 % en un an. Le patron d’Amazon s’élève à la première place.

Elles se sont particulièrement gavées cette année. Les 500 personnes les plus riches du monde ont accumulé pas moins 1 000 milliards de dollars (838 milliards d’euros) en 2017. Selon Bloomberg, leur fortune a progressé de 23 % pour s’élever à 5 300 milliards de dollars (4 442 milliards d’euros), soit environ deux fois la richesse produite en France en une année… Des chiffres qui donnent la nausée. Quand il faudrait seulement 30 milliards de dollars (25,1 milliards d’euros) chaque année pour éradiquer la faim dans le monde, selon les calculs des Nations unies.

En haut du podium, le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, est devenu l’homme le plus riche du monde, avec une fortune de 99,6 milliards de dollars (83 milliards d’euros). Un patrimoine colossal qui a progressé de 34,2 milliards de dollars (29 milliards d’euros) en 2017. De telle sorte que, chaque minute, le milliardaire du e-commerce gagne 65 000 dollars (54 482 euros). Et ce grâce à l’envolée des marchés et du cours d’Amazon (dont il détient 16,4 %), lequel a bondi de 57 % cette année, mais aussi à celle des actions qu’il possède dans Uber et Airbnb. L’insolence ne s’arrête pas là. En juin dernier, l’expert de l’évasion fiscale avait demandé sur Twitter de l’aide, après avoir vendu pour près de 1 milliard de dollars d’actions d’Amazon, pour trouver des moyens de dépenser sa fortune.

L’envolée des Bourses mondiales a fortement accru le patrimoine des actionnaires

À l’instar de Jeff Bezos, les 57 milliardaires du secteur des technologies figurant dans le classement, particulièrement à la fête cette année, ont vu leur fortune grimper de 35 %, empochant à eux tous la modique somme de 262 milliards de dollars (219 milliards d’euros) de plus en un an. Ainsi, avec un pactole de 22,6 milliards de dollars (19 milliards d’euros) pour 2017, Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, reste à la 5e place du palmarès.

L’envolée des Bourses mondiales a fortement accru le patrimoine des actionnaires des grandes entreprises. C’est le cas des trois Français présents dans le top 30 des plus grandes fortunes mondiales. Avec 62,6 milliards de dollars (52,4 milliards d’euros), Bernard Arnault, propriétaire de LVMH, est 6e, devant Françoise Bettencourt-Meyer, héritière du groupe L’Oréal, qui, depuis le décès de Liliane Bettencourt, a fait son entrée à la 18e place. Suit François Pinault (Kering), qui se hisse sur la 30e marche. Ils sont en tout 13 super-riches hexagonaux à faire partie du club des « 500 », amoncelant une fortune de plus de 200 milliards de dollars (170 milliards d’euros). Seuls 58 parmi ces 500 ont vu leur fortune rétrécir, pour un montant total de 46 milliards de dollars (39 milliards d’euros) en totalité. Le Français Patrick Drahi, patron d’Altice-SFR, est un des « losers ». Il a perdu près de 39 % de sa richesse depuis que son empire, construit sur une montagne de dettes, s’effrite.

« Tout va très bien pour les riches, nous n’avons jamais été aussi prospères… »

Au-delà des aléas individuels, cette orgie des fortunes confirme la tendance observée depuis la fin des années 1980. À savoir que les 1 % les plus riches ont profité deux fois plus de la croissance des revenus que les 50 % les plus pauvres. Et pour ceux qui sont entre les deux (les classes moyennes, pour faire simple), les revenus ont soit stagné, soit baissé, explique le rapport mondial sur les inégalités publié à la mi-décembre et réalisé par plus d’une centaine d’économistes. 3,5 milliards d’individus (la moitié de la population mondiale) gagnent 9 % des revenus dans le monde, soit 267 euros par mois et par personne en moyenne. Le rapport souligne que les inégalités de revenus ont augmenté rapidement en Chine, en Russie et aux États-Unis, les pays qui comptent le plus de milliardaires. Soit 159 pour les États-Unis, leur fortune ayant augmenté de 315 milliards de dollars (264 milliards d’euros). La Chine compte 38 milliardaires, qui ont encaissé 177 milliards de dollars (148 milliards d’euros) de plus en 2017, le premier d’entre eux étant Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, qui détient 45,5 milliards de dollars (38 milliards d’euros) d’actions. Quant à la Russie, elle en compte 27.

Jusqu’ici, rien ne change. Et la phrase célèbre de Warren Buffett, deuxième fortune mondiale, résonne on ne peut plus en cette fin d’année : « Tout va très bien pour les riches, nous n’avons jamais été aussi prospères. C’est une guerre de classes, et c’est ma classe qui est en train de gagner. »

Les treize plus grosses fortunes françaises

La France compte 13 noms dans le top 500 des fortunes mondiales de Bloomberg. Outre les trois premiers (Bernard Arnault, Françoise Bettencourt-Meyers et François Pinault, voir ci-contre), figurent dans le classement : Serge Dassault (39e, 18,3 milliards d’euros), Alain Wertheimer (103e, 10,6 milliards), Gérard Wertheimer (104e, 10,6 milliards), Xavier Niel (189e, 6,9 milliards), Emmanuel Besnier (196e, 6,7 milliards), Patrick Drahi (261e, 5,3 milliards), Vincent Bolloré (270e, 5,2 milliards), Pierre Bellon (317e, 4,8 milliards), Alain Mérieux (355e, 4,4 milliards) et Jacques Saadé (441e, 3,7 milliards).

Journaliste à la rubrique social-économie

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Penser c’est agir…

Posté par jacques LAUPIES le 29 décembre 2017

 

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Bruno Morel : « Si par malheur un enfant meurt à la rue, l’opinion publique demandera des comptes au gouvernement »

Posté par jacques LAUPIES le 28 décembre 2017

 

eugenie barbezat
Vendredi, 22 Décembre, 2017
Humanite.fr
Bruno Morel :

DR
Reçues à Matignon le 21 décembre, les associations de solidarité qui s’étaient mobilisées contre la circulaire du 12 décembre leur intimant de trier leurs publics, sont sorties déçues. Edouard Philippe, qu’elles ont tenté d’alerter sur les dangers d’une telle politique de traque des exilés, refuse toujours de retirer le texte et n’a fait aucune proposition concrète, comme l’explique Bruno Morel, le directeur général d’Emmaüs Solidarités.

Bruno Morel, le directeur général d’Emmaus solidarité en témoigne. Il affirme que « les associations regrettent le maintien de la circulaire et restent déterminées et unies dans la bataille pour le maintien du principe d’accueil inconditionnel et de non violation du domicile provisoire de leurs résidents. »

 

Même son de cloche chez le directeur d’Emmaus solidarité qui redoute lui ausi un drame car « si la confiance est rompue, les plus fragiles vont fuir nos centres d’hébergement et risquer le pire dans la rue. »

Au delà de cette circulaire très décriée de toutes parts, Bruno Morel  réaffirme son indignation quant à la guerre faite aux pauvres, notamment au travers de dispositifs urbains « anti SDF » alors que « c’est le mal-logement et la pauvreté qu’il faut combattre ». 

 

 

Enfin, un peu plus d’un an après l’ouverture du centre d’accueil d’urgence de la Chapelle, à quelques réserves près Bruno Morel, directeur général d’Emmaüs Solidarité qui gère ses structures, estime qu’avec celui d’Ivry ils ont assuré leur misson de mise à l’abri et de protection des exilés contre les violences de la rue.

Journaliste

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SNCF : un chien dont on dit qu’il a la rage

Posté par jacques LAUPIES le 27 décembre 2017

Ce n’est pas nouveau dira-t-on, la SNCF -entreprise nationale – est attaquée de toutes parts. Cette entreprise est toujours dans le collimateur des libéraux et cela depuis des décades malgré qu’elle ait été un fleuron des transports ferroviaires dans le monde et continue d’être considérée comme performante.

Mais rien n’est éternel en la matière et tout dépend évidemment des choix stratégiques, des investissements que l’on accorde  à la maintenance, au développement, à l’innovation, de la politique commerciale, du service que l’on entend apporter aux usagers, etc.

L’état actionnaire majoritaire  est responsable de tout cela, en un mot de la gestion. Donc le poids politique de ceux qui dirigent la nation va peser. Dans un premier temps nombre d’entreprise ont été nationalisée (1938) pour palier l’incapacité du privé à investir pour doter le pays d’une infrastructure et d’un matériel ferroviaire à  hauteur des besoins de l’industrie et du service public en général.

La SNCF est donc une jeune entreprise lorsque survient la guerre (1939-45) et sera donc confrontée avec le pouvoir de l’état de Vichy et l’occupant allemand nazi à l’obligation de servir ce dernier. Ce que nombre de cheminots de toutes catégories refuseront en organisant la résistance au sein de laquelle la CGT et le Parti Communiste furent très impliqués.

Un ouvrage publié par la Vie du Rail est consacré à décrire cette période qui explique en partie l’évolution de cette entreprise issue des sociétés ferroviaires déjà fortement marquées par l’empreinte des luttes ouvrières et de grandes conquêtes obtenue parfois au prix de sacrifices des syndicalistes cheminots.

Le combat social a donc été très fortement imbriqué au combat patriotique puis au combat pour défendre l’entreprise au service de la nation. D’où une certaine conscience de classe qui se transmet de génération en génération parmi les cheminots.

D’où également une obstination des forces libérales ce pays pour satisfaire une bourgeoisie nationale et tous ses suppôts à tenter de disloquer la SNCF pour se l’approprier pleinement et en faire un instrument de profit.

Comme elle le fait d’autres secteurs de l’économie (communication, énergie, autres secteurs vitaux des transports, de la santé, etc)

Un des moyens pour aboutir à la privatisation est de laisser entendre que l’entreprise, fonctionne mal et est mal gérée, mais au point qu’indique la campagne médiatique actuellement en cours relève de la caricature car il est fait feu de tout bois. Mauvaise organisation, défauts d’investissement sont en partie  vrais mais sont paradoxaux dans la mesure ou ce sont les incendiaires qui tentent de jouer les pompiers et refusent d’apporter les solutions proposées par les forces progressistes de ce pays (syndicats notamment)

Il est bien établi pourtant que ce sont les gouvernements de droite et des sociaux libéraux qui n’ont pas pris les mesures indispensables, déstructurant l’entreprise et la mettant à la merci de financements privés et parfois même étrangers, s’en prenant au statut du personnel et aux effectifs.

Comme dit le proverbe : quand on veut tuer son chien on dit qu’il à la rage…

 

 

Aménagement. Paris-Normandie, polémique à grande vitesse

 

Grégory Marin
Jeudi, 21 Décembre, 2017
L’Humanité
«	La LNPN oui, mais pas à n’importe quel prix	», tel est le leitmotiv du collectif du même nom fondé en 2015, qui regroupe 200 élus, des associations, des agriculteurs... Benoit Decout/REA<br /><br /><br /><br />

« La LNPN oui, mais pas à n’importe quel prix », tel est le leitmotiv du collectif du même nom fondé en 2015, qui regroupe 200 élus, des associations, des agriculteurs… Benoit Decout/REA
 

Malgré le consensus sur l’utilité de la ligne nouvelle Paris-Normandie, prévue pour 2030, les communes rurales qu’elle traversera, entre Rouen et Yvetot, se sentent déconsidérées.

La ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN) est selon ses détracteurs au mieux un « éléphant blanc » – on en parle mais on ne le voit jamais -, au pire un « serpent de mer » porteur de désastre économique et écologique. Il s’agit pourtant sur le papier de mettre les grandes villes de la région à portée de train de la capitale. Mais dans les campagnes on s’interroge. Plus spécialement dans les communes situées entre Rouen et Yvetot, qui se sentent déconsidérées…

Le projet de 1,1 milliard d’euros lancé en 2009 aborde des préoccupations partagées par la métropole rouennaise et la région Normandie, explique Pascal Mabire, chargé de mission LNPN pour SNCF Réseau : « L’objectif est de répondre au besoin de développement de l’offre périurbaine (une “ville respirable”). En termes ferroviaires, cela se traduit par un besoin de capacité accru et donc par deux voies supplémentaires au nord de Rouen. » C’est exactement là que cela « coince ». Élus et habitants situés sur le fuseau de passage, « large d’un à trois kilomètres » même si « le tracé final ne mesurera pas plus de quelques dizaines de mètres de largeur », affirme Pascal Mabire, sont inquiets.

Les élus locaux pointent une « injustice » faite à la ruralité

« La LNPN oui, mais pas à n’importe quel prix », tel est le leitmotiv du collectif du même nom fondé en 2015, qui regroupe 200 élus, des associations, des agriculteurs sur une partie du pays de Caux, les vallées de l’Austreberthe et du Saffimbec… « L’autoroute (A150, inaugurée en début d’année – NDLR) avait des retombées », commence le député Nouvelle Gauche Christophe Bouillon, qui préside le collectif. « Là, on dit aux habitants : “Vous aurez les inconvénients, les avantages c’est pour les grandes villes et vous regarderez passer les trains…” » La critique, sévère, est commune aux « petits » maires de Seine-Maritime que l’Humanité a rencontrés. « Demain nous aurons des trains plus rapides, abonde Nicolas Octau, maire (sans étiquette) de Fresquiennes, 1 000 habitants, mais qui ne s’arrêteront pas chez nous. » Les élus locaux pointent une « injustice » faite à la ruralité : « La préfecture m’a dit d’arrêter de construire car on rognait sur des terres agricoles, et après l’A150, ce projet va encore en raboter ! » s’emporte le maire de Fresquiennes.

Le président du Syndicat mixte du bassin versant de l’Austreberthe et du Saffimbec (SMBVAS), Michel Cortinovis, rappelle que les 31 communes affiliées sont classées parmi les 122 territoires à risque important d’inondation. « L’A150 a déjà eu un impact négatif sur notre bassin. Cette nouvelle construction va aggraver le risque. » En 2000, la crue de mai a fait un mort, devant la mairie de Barentin, 180 entreprises et 1 200 maisons ont été inondées. Depuis, la topographie a encore été modifiée. « On ne mesure pas encore toutes les conséquences de la réorganisation du foncier agricole avec l’A150 qui coupe le territoire. Il y a des terrains où on est passé de cinq parcelles avec cinq propriétaires à une seule. Résultat, il n’y a plus de frein aux écoulements, explique Mya Bouzid, la directrice du SMBVAS. C’est l’accumulation qui risque d’être dramatique. Le terrain est très sensible à l’érosion, sans compter la construction de deux viaducs sur des zones humides… »

« Même si aujourd’hui on ne connaît pas le tracé exact de la ligne, il y a déjà un impact », estime Jean-Pierre Chemin, le maire (divers gauche) de Limésy, 1 480 habitants, qui craint que sa commune soit coupée en deux quelle que soit l’implantation finale des voies… Comme d’autres élus, il se plaint d’un projet qui « gèle » toute action. « J’ai un projet de lotissement bloqué », avance justement René Sagnot, vice-président de la communauté de communes d’Yerville-Plateau de Caux, et maire (divers droite) de Cideville, 313 habitants. Son village est déjà traversé par la voie ferrée actuelle, il devrait être bordé par la nouvelle. « Gel des constructions, des ventes d’immobilier, de terres agricoles… On n’a pas envie de garder cette épée de Damoclès au-dessus de la tête pour vingt ans », lance Nicolas Octau. C’est à cet horizon que la ligne est prévue. « Notre mission est de réfléchir au coup d’après, à ce que sera le réseau Normandie en 2030 », explique Pascal Mabire.

En attendant, tous s’accordent à dire qu’il faut investir dans le ferroviaire en Normandie. « On met plus de temps à faire Rouen-Paris qu’il y a cinquante ans », ironise la conseillère régionale PCF Céline Brulin. Son groupe politique est plutôt pour le projet, mais affiche la crainte « que seul le tronçon Paris-Rouen soit acté. Nous voudrions que ce soit l’arête centrale qui desservirait toute la Normandie ». Car la SNCF, par la voix de Guillaume Pepy, a beau eu dire qu’elle avait « une dette » envers la région, la convention signée entre elle et le président centriste du conseil régional, Hervé Morin, ne rassure pas. Fermeture de gares envisagées, de guichets, systématisation des bornes automatiques, « on nous prépare un service dégradé », estime Céline Brulin. De grosses craintes subsistent également sur le fret, le maintien de plusieurs TER (voir encadré) et l’état du réseau.

Le collectif LNPN oui…, qui pointe le paradoxe entre le projet et la doctrine privilégiant « la régénération de l’existant » dictée par la ministre des Transports, Élisabeth Borne, a ressuscité une étude de la SNCF datant de 1998. On y parle de « la modernisation du réseau entre Rouen et Le Havre », qui « aboutit à un gain de temps de 6 minutes, sans bouleverser les paysages ni consommer des terres agricoles », nous a expliqué Christophe Bouillon. Pascal Mabire ne le conteste pas. Cette étude d’infrastructure sur les conditions de relèvement de la vitesse, qui « implique une modification de la voie », « va dans le sens de la sécurité », plus précisément sur le plateau de Caux « puisqu’elle relèvera la vitesse au-delà de 160 km/h et induira de supprimer les passages à niveau ». Mais « les capacités d’exploitation n’avaient pas été regardées à l’époque », précise-t-il. Et « entre Rouen et Yvetot on ne gagnerait rien, moins d’une minute sur le temps de parcours ». SNCF Réseau a proposé au comité de pilotage interministériel rattaché à Matignon de l’intégrer dans le schéma directeur… pour le tronçon Motteville-Harfleur. Le dossier n’est d’ailleurs pas clos : « Les assises de la mobilité décidées cet été examineront à partir du début d’année prochaine ce projet, au même titre que tous les autres grands projets. Pendant les dix ans qui viennent, la priorité de SNCF Réseau va à la modernisation du réseau », assure Pascal Mabire. Pour rappel, rénover 1 kilomètre de réseau ferré coûte 1 million d’euros, le construire 25 à 30 millions…

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