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Deux causes à nos reculs mais pas insurmontables

Posté par jacques LAUPIES le 4 décembre 2017

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Agir au sein et hors le syndicat, et oser y trouver de nouvelles forces d’engagement politique

Le Parti Communiste peut il espérer retrouver son influence passée ou va-t-il stagner ? Cette question taraude nombre de militants – de la « base » au « sommet » et il est bien difficile pour les uns et les autres d’avoir une  quelconque certitude dans un sens ou à l’inverse

Sur la cause qui parait l’une des plus plausible : les revers d’appellation communiste à l’échelle internationale..

Ceux qui attribuent sa chute électorale à l’effondrement de l’URSS et à quelques autres échecs  ou impostures qui ont pollué l’idée communiste pensent qu’il suffirait de changer de nom pour régler la question alors que d’autres au contraire se plaignent de n’avoir pas suffisamment œuvré pour que le mot « communiste » retrouve sa vraie signification.

Beaucoup moins nombreux sont ceux imputent à l’adversaire de classe une lourde responsabilité dans les difficultés qui ont généré des déviations dont les effet, aussi insupportables soient ils, ne tiennent pas compte des contextes dans nombre de pays socialistes : degré de développent industriel insuffisant, maturité politique des masses non prolétarisées inadaptées à des réformes  profondes, boycotts de toutes sortes quand ce ne sont pas interventions militaires d’origine interne ou externe qui ont constitué des facteurs d’affaiblissements. Le tout conforté par les évolutions ayant permis au capitalisme mondial de s’adapter pour porter à un niveau supérieur la planification mondiale de l’exploitation du travail – grâce notamment aux évolutions de sciences et des techniques.

De ce point de vue il nous semble, malgré les moyens considérables dont dispose l’idéologie, issue de la classe dominante, qu’un tel raisonnement tient peu compte de capacités des classes opprimés et (ou) mises en situation de dépendance, à prendre conscience de leurs intérêts pour peu qu’une force politique révolutionnaire apporte des explications et trace la voie à suivre pour l’émancipation. Un moment viendra ou lutte de classe et conscience de classe permettront le changement de société. Ce moment  sera celui ou le capitalisme sera soumis à des contradictions extrêmes sur le plan économique.

Sur la cause secondaire résultant en grande partie de la précédente : notre incapacité à n’avoir pu  créer dans notre pays les conditions des transformations sur le plan économique, politique et social

On ne peut en effet malgré le compromis établis avec la social démocratie plus défensifs qu’offensifs vis a vis du capital, considérer que nous ne devons pas les remettre en cause et réexaminer nos stratégie de rassemblement. Des stratégies qui au fil des élections nous affaiblissent !

A ces deux causes brièvement évoquée nous devons répondre en prenant soin de faire preuve d’imagination, de créativité pour que nos programmes soient clairement identifiés comme étant notre spécificité. Pour ce faire nous devons évidemment utiliser les médias et plus particulièrement internet mais aussi et surtout porter au plus près de la population nos propositions.

 

 

Deux causes à nos reculs mais pas insurmontables dans POLITIQUE

en kiosque rue  Monge à Tarascon

 

Hommages à un penseur qui a influencé l’économie

Clotilde Mathieu
Lundi, 27 Novembre, 2017
L’Humanité
Un penseur exigeant «utile pour comprendre le monde». Patrick Nussbaum<br /><br /><br />

Un penseur exigeant «utile pour comprendre le monde». Patrick Nussbaum
 

D’Henri Sterdyniak à Philippe Herzog, de Dominique Plihon à Jean Magniadas, rappels des facettes diverses et fécondes de Paul Boccara.

«Beaucoup d’économistes qui ont fait leurs études dans les années 1970, 1980 ont été influencés par les travaux de Paul Boccara. » Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, en fait partie. Ils sont nombreux à louer ce « grand théoricien » qui a marqué la pensée économique, note l’économiste keynésien. Un homme « doté d’une grande clairvoyance, d’une réflexion rigoureuse mais aussi un militant qui a su influer des idées au-delà des frontières du PCF et de la France », ajoute Dominique Plihon, universitaire et responsable scientifique d’Attac. « Il fait partie de ces économistes bien utiles pour comprendre le monde, mais qui, dans une science économique dominée par les mathématiques et au service de la finance, n’auront jamais la reconnaissance qu’ils méritent », résume Henri Sterdyniak. Avec Paul Boccara, c’était aussi le « renouveau du marxisme » et la rupture avec les thèses sclérosées du « socialisme réel ».

Alors que la France est en pleine phase de croissance, Paul Boccara révèle un système en crise, dont la structure du capital est en pleine transformation et dans lequel l’État, son intervention sont au service des intérêts de ce dernier. « Il y a une telle domination, une telle force économique, idéologique, morale des règles d’exploitation d’accumulation du capital dans toutes les entreprises et dans la vie, qu’on ne peut, en prenant le sommet, faire des transformations révolutionnaires », résumait, en 1985, l’économiste marxiste pour l’Humanité. C’est en partant de ce constat qu’il introduit le concept de « nouveaux critères de gestion ». L’époque est féconde mais c’est aussi celle où « le marxisme est combattu à mort », tient à rappeler Philippe Herzog, économiste et ancien responsable de la section économique du PCF dans les années 1970 et 1980. C’est sans doute ce qui explique son ostracisme dans les milieux académiques.

« La section économique était à la fois un centre de réflexion de la théorie économique, mais également un centre de réflexion pratique qui a abouti au programme commun », souligne Henri Sterdyniak. « Lors de discussions au sommet pour la construction du programme commun, rappelle Philippe Herzog, la section économique était entendue en premier. Nous avions développé une pensée théorique très élaborée permettant de ne pas céder au développement de la facilité théorique sociale-démocrate. »

Outre le milieu académique et politique, l’économiste communiste a continué de « dépasser les frontières ». C’est ainsi que la théorie sur les nouveaux critères de gestion fait écho chez les militants de la CGT. « Il y a eu une influence certaine de la pensée de Paul Boccara, bien qu’insuffisante, sur les militants syndicaux parce qu’elle convergeait avec ce que vivaient les travailleurs dans les entreprises », se remémore Jean Magniadas, responsable de la section économique de la CGT au cours des années 1960 à 1990. « Le stimulant de la création théorique, ce sont les exigences présentes de la vie, des luttes. Et le plus important, c’est la persévérance », disait Paul Boccara. S’il a marqué de son vivant le monde intellectuel et militant, il y a dans ses travaux de quoi poursuivre… Et qui sait, peut-être un jour un jeune économiste montera sur les épaules de Paul Boccara pour tenter à son tour d’y voir plus loin.

Journaliste à la rubrique social-économie

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