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Jesus notre pote !

Posté par jacques LAUPIES le 3 janvier 2018

Inventé ou pas qu’importe : Jésus est un produit social comme nous le sommes tous.

En dehors des sornettes concernant la virginité de Marie, ses miracles et sa résurrection, destinés probablement à endormir les fidèles pour en faire un être supérieur envoyé par Dieu pour nous sauver, il reste la possibilité que cet homme ait existé et inspiré par son « talent » tous ceux qu’il a côtoyés.

Comme tant d’autres hommes célèbres il aurait marqué une époque ou la pensée de l’humanité avait suffisamment progressé pour qu’il en retire des préceptes concernant la justice, la paix.

Pourquoi pas ?

 

Jean Mouttapa : « Jésus était d’abord et avant tout subversif et provoquant »

 

Entretien réalisé par Stéphane Aubouard
Vendredi, 29 Décembre, 2017
L’Humanité
Jésus Christ, peinture de sir Anthony van Dyck. SuperStock/Leemage<br /><br /><br />

Jésus Christ, peinture de sir Anthony van Dyck. SuperStock/Leemage
 

Pour la première fois en France, une encyclopédie retrace la vie du fondateur du christianisme. Jean Mouttapa, directeur du département spiritualités des éditions Albin Michel, insiste sur l’historicité et la modernité de l’homme.

Dans cet ouvrage Jésus : l’encyclopédie  (1), vous avez laissé une place à l’aspect subversif du personnage.

Jean Mouttapa Dans plusieurs chapitres : « Jésus et les puissants », « Jésus et les riches », « Jésus et Rome », nous parlons de l’homme d’action et de la personne publique, pas seulement de Jésus-Christ. Si l’on s’attache aux Évangiles eux-mêmes et qu’on les lit pour ce qu’ils sont et non pas pour ce que l’Église en a dit par la suite, on s’aperçoit que c’est d’une subversion invraisemblable. Même sur le plan moral. Un de nos chapitres a failli être intitulé : « Y a-t-il une morale chrétienne ? » Nous ne l’avons pas fait. Mais la réponse est sans ambiguïté : il n’y a pas de morale chrétienne ! Jésus n’est pas un législateur, ce n’est pas Moïse. Il ne donne pas de règles de vie. Il donne l’exemple d’une certaine attitude dans la vie qui est une forme d’absolu en rapport à la culture juive – et qui d’ailleurs peut être critiqué ou critiquable, notamment sur l’acte d’amour absolu qui, à bien des égards, nous est impossible et relève pour beaucoup de l’idéalisme et de l’utopie. J’invite à relire ces Évangiles dans leur acception première pour découvrir l’homme Jésus tel qu’il était dans sa réalité, à savoir subversif et provoquant. Par exemple, Jésus était beaucoup plus radical sur le plan de la famille nucléaire que le furent la grande majorité des penseurs et hommes politiques socialistes du siècle dernier, chez qui il y a un attachement très conservateur à l’idée de famille. Jésus est un électron libre, un libre-penseur. Il ne défend aucun dogme. Et comme le narre Dostoïevski dans les Frères Karamazov, s’il revenait aujourd’hui, il serait considéré comme fauteur de troubles et serait de nouveau condamné.

En quoi Jésus est-il d’actualité ?

Jean Mouttapa Il y a quelque chose d’unique dans cet homme, qui pour moi est essentiel, c’est l’attention qu’il porte non pas aux seuls pauvres mais à ceux qui sont marginalisés dans la totalité de leur être social, physique et psychique. Je pense aux aveugles, aux lépreux. La maladie, ou la différence, était jusqu’alors considérée comme une forme de malédiction parfois héréditaire. Jésus stoppe cette spirale. Il ne dit pas d’où vient le mal, il prend en charge le fardeau des plus faibles. C’est une dimension humaine nouvelle qui me paraît essentielle. À l’heure où l’on rejette par milliers sur les rivages de la Méditerranée des hommes et des femmes en quête d’une vie meilleure, Jésus serait allé à Lampedusa, comme François d’ailleurs l’a fait. Mais cela demande une certaine dose d’utopie. Le message de Jésus n’est pas de nous apprendre à gérer une société, et de trouver un modèle économique parfait, il nous dit : le Rom qui est là, regarde-le, si tu le regardes vraiment, ta vie et la sienne en seront changées.

Après tant de livres déjà écrits sur le sujet, quel intérêt aujourd’hui de publier une encyclopédie sur Jésus ?

Jean Mouttapa Il y a eu jusqu’ici, c’est vrai, une myriade d’ouvrages sur le thème. Le Jésus des chrétiens, celui des francs-maçons, celui des athées, des juifs, des musulmans. Nous avons pris le parti du Jésus historique. Ce livre est une synthèse des acquis de l’exégèse historico-critique sur les textes évangéliques. Des techniques de recherche ont fait leurs preuves pour évaluer ou identifier l’historicité de Jésus, basée sur la critique littéraire et la narratologie. Ces techniques qui amènent de nouvelles interprétations, ni les athées ni le public chrétien n’en ont vraiment connaissance. Cela change le regard sur un personnage qui, qu’on le veuille ou non, a révolutionné notre monde et notre temps.

Cette partie scientifique, supervisée majoritairement par des exégètes catholiques, revient notamment sur les manuscrits de Nag Hammadi en Haute-Égypte, trouvés en 1945 et pour certains très éloignés de la doxa vaticane…

Jean Mouttapa Certains de ces textes remettent en cause le célibat de Jésus, ou la virginité perpétuelle de Marie. Sur la famille de Jésus, des éléments linguistiques forts appuient la thèse de frères et de sœurs pour Jésus. Le choix de l’Évangile de Luc qui scande tout le livre n’est pas innocent non plus, car c’est le texte qui est le plus attentif aux femmes. Certainement pour des raisons pastorales mais pas seulement. Contrairement aux autres évangélistes, Luc propose des paraboles parallèles liées au monde féminin. La parabole du berger qui lâche son troupeau pour aller à la recherche de la brebis égarée a pour écho celle de la femme qui part à la recherche d’une drachme perdue dans sa maison. Ces textes ont énormément apporté à la figure moderne de Jésus. Les chercheurs ont pu l’étudier au travers d’éléments géographiques, sociologiques et économiques de la Galilée et de la Judée d’alors. Parler des apocryphes, c’est aussi rappeler aux catholiques et aux autres confessions chrétiennes que ce terme ne signifie pas « condamné » par telle ou telle église mais simplement « caché ».

(1) Jésus : l’encyclopédie, collectif sous la direction de Joseph Doré, 843 pages, 49 euros.
Carte blanche aux intellectuels

Jésus : l’encyclopédie a été rédigée sous la direction de l’ancien archevêque de Strasbourg, le théologien Joseph Doré, et coordonnée par Christine Pedotti, directrice déléguée de la rédaction de Témoignage chrétien. Mais l’ouvrage laisse la part belle aux non-chrétiens et aux athées. Un système de carte blanche cadence l’ensemble de l’ouvrage avec 27 contributions de philosophes, comme Edgar Morin, Marcel Gauchet, André Comte-Sponville, et écrivains, comme l’Israélien Amos Oz, ou encore la Franco-Algérienne Karima Berger.

Journaliste

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