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Soutien sans faille aux cheminots en préparation de lutte

Posté par jacques LAUPIES le 28 février 2018

L’affrontement qui s’annonce prendra nécessairement une tournure historique et lorsque l’on connaît l’histoire des cheminots. on sait bien que tous les travailleurs de ce pays seront concernés.

Cet affrontement a bien entendu un profond caractère de classe et on va y trouver les enjeux essentiels qui le justifient pour les cheminots et doit les déterminer. Autre chose est qu’ils en aient conscience.

Il ne s’agit pas de défendre et d’améliorer seulement des salaires mais de défendre un statut  auquel chaque travailleur de ce pays devrait pouvoir prétendre : garantie de l’emploi, droit à une retraite à un âge qui tient compte des conditions de travail de la profession, régime de sécurité sociale supérieur, extension de droits à la famille et en particulier aux veuves , etc.

Mais l’essentiel est de créer les conditions pour éviter la destruction d’une entreprise nationale dont le but est d’assurer à l’économie de notre pays qui s’est construite est devenu un fleuron  peu à peu remis en cause sous la pression des politiques libérales françaises et européennes.

Les cheminots doivent mesurer l’importance pour eux mais aussi pour tous les français de l’action qui se profile !

Sans doute les opérations de diversion ne vont pas manquer. Le gouvernement  veut employer l’arme des ordonnances mais celle – ci est à double tranchant et peut se retourner contre lui en provoquant l’obligation pour les syndicats réformistes de réagir. Toutefois certains d’entre ces derniers  peuvent s’en servir en se limitant à un combat prenant plus appui sur la forme que sur le fond.

Libre de toute appartenance syndicale, je fais évidement  confiance à la CGT sein de laquelle j’ai exercé des responsabilité et ai assuré des mandats de Délégué du personnel pendant plus de 20 ans, recueillant jusqu’à plus de 80 %¨de voix aux élections professionnelles avec les camarades de mon collège électoral.

Je  m’autorise devant la gravité de la situation à m’impliquer dans un affrontement où chaque retraité est concerné et j’entend m’adresser à tous dans le secteur de Tarascon et Beaucaire toutes organisations syndicales confondues

L’ argument selon lequel les actifs actuels et les retraités ne seront pas concernés par la mise en coupe envisagée par le gouvernement est une tentative pour les  « soudoyer » indirectement ! Encore qu’à y regarder de près rien n’est garanti sur le maintien des droits actuels des retraités, et des veuves notamment. De toute façon il est abject et amoral de dire « toi tu ne perdras rien mais tes enfants et petits enfant seront privés d’une statut fruit des combats des ainés depuis plus d’un siècle ».

Que penser de la décision s’accorder aux cheminots une prime de 350 à 450 €, annoncée hier soir par le Directeur de la SNCF si ce n’est une tentative pour les amadouer. En tout cas c’est reconnaître un du ! 

L’intérêt pour les transports, comme pour l’énergie, les télécommunications, les services de santé, l’éducation est d’être soustraits au secteur privés lequel veut  non seulement exploiter plus librement les salariés mais aussi priver les entreprises publiques des investissements nécessaires à leur développement : infrastructure, recherche, formation, respect des besoins écologiques notamment.

Les cheminots plus particulièrement concernés par ce risque comme l’ensemble de la population, dans son propre intérêt, doivent se mobiliser.

Les communistes doivent s’impliquer dans l’organisation de ce soutien et, pour ce qui nous concerne, nous ne faillirons pas à ce  devoir certes de solidarité mais aussi  d’auto défense fussions nous retraités:

 

Service public. Le gouvernement accélère la casse du rail par ordonnances

Marion d’Allard
Mardi, 27 Février, 2018
L’Humanité
L’ouverture totale à la concurrence du service public ferroviaire fait figure de ligne directrice des annonces d’Édouard Philippe. Ludovic Marin/REA<br /><br /><br />
L’ouverture totale à la concurrence du service public ferroviaire fait figure de ligne directrice des annonces d’Édouard Philippe. Ludovic Marin/REA
 

Édouard Philippe a annoncé hier le recours aux ordonnances pour réformer la SNCF. Casse du statut des cheminots, ouverture à la concurrence, le premier ministre a validé la plupart des préconisations du rapport Spinetta. La CGT se prépare à « un mois de grève ».

Pour Édouard Philippe, « le statu quo n’est pas une option ». Et « pendant trop longtemps », enchaîne le premier ministre, personne n’a « osé réformer la SNCF ». Alors, du rapport Spinetta remis le 15 février dernier, tout est bon à prendre pour l’exécutif. Tout, ou presque. Seule la préconisation de fermeture de près de 9 000 kilomètres de voies ferrées dites « secondaires », grandes oubliées des politiques de réhabilitation du réseau, n’a pas retenu l’attention du gouvernement.

Dans un souci d’apaisement, sans doute, face à la colère des élus locaux montés au front contre le réenclavement des territoires ruraux et l’incohérence d’une telle mesure en matière d’aménagement du territoire et de service public, Édouard Philippe a affirmé que « le gouvernement ne suivra pas les recommandations » de Jean-Cyril Spinetta concernant « “les petites lignes” les moins circulées ». Édouard Philippe annonçant dans la foulée une enveloppe de 3,6 milliards d’euros sur dix ans consacrée à la rénovation du réseau, sans toutefois donner plus de détails quant à sa répartition à l’échelle du territoire. En somme, la question reste entière, mais est renvoyée, pour l’heure, à plus tard.

« Un scénario déjà appliqué à EDF, GDF ou France Télécom »

Mais pour le reste, la feuille de route rédigée par l’ancien PDG d’Air France est suivie à la lettre. En quatre grands axes, le « nouveau pacte ferroviaire français » consacre ainsi la casse du statut de l’entreprise publique, la fin de celui des cheminots, l’exigence d’un « alignement des coûts de la SNCF sur les standards européens » et la volonté d’« organiser l’ouverture à la concurrence » du réseau domestique.

En ce qui concerne le statut du groupe public, Guillaume Pepy, président de la SNCF, l’avait affirmé la semaine dernière, et Édouard Philippe a enfoncé le clou hier : « En aucun cas, il ne peut s’agir d’une privatisation. » Pourtant, en transformant la SNCF, découpée en trois Epic (pour établissement public industriel et commercial) depuis la dernière réforme ferroviaire, en 2014, en « société nationale à capitaux publics », l’État, actuellement propriétaire, deviendrait actionnaire unique de la nouvelle structure. « Et qui dit actions dit possibilité de les vendre en ouvrant le capital de l’entreprise à des investisseurs tiers », note Laurent Brun, secrétaire général de la CGT cheminots. « C’est le scénario qui a été appliqué à Air France, EDF, GDF ou France Télécom », toutes passées du statut d’Epic à celui de société anonyme à capitaux publics, avant d’être privatisées, rappelle le syndicat.

Pour ce qui est du statut des cheminots, Édouard Philippe l’a annoncé sans ambages ni possibilité de négociation : « Il n’y aura plus de recrutement au statut. Les futurs recrutés de la SNCF bénéficieront des conditions de travail de tous les Français, celles du Code du travail. » Si les cheminots actuellement au statut ne sont pas concernés par la mesure, c’est bien la destruction complète de celui-ci qui se dessine dans les prochaines années. Et quant aux « contraintes spécifiques aux métiers du ferroviaires » (horaires, travail de nuit, mobilité, sécurité…) qui ont d’ailleurs justifié, historiquement, la mise en place d’un statut à part entière, Édouard Philippe renvoie la négociation d’éventuelles « contreparties » au niveau de la branche. Fermez le ban.

« Faire rouler un train en France coûte 30 % plus cher qu’ailleurs », a en outre déclaré le premier ministre, qui y voit là la marque non seulement du vieillissement du réseau, mais également le poids du « fonctionnement interne de l’entreprise ». « Polyvalence », « souplesse », « agilité », « efficacité industrielle », les mots-clés s’enchaînent avec, derrière, les fameuses exigences de « productivité ». Et en la matière, Matignon s’en remet à la direction de la SNCF, qui devra rendre un « projet stratégique d’entreprise » à l’exécutif et lui remettre, « avant l’été », une « feuille de route définissant modalités et calendrier ».

Proposition de grève avant le 22 mars

L’ouverture totale à la concurrence du service public ferroviaire, largement plébiscitée par ce gouvernement, fait figure de ligne directrice des annonces d’Édouard Philippe. À ce chapitre, le locataire de Matignon a évoqué au détour d’une phrase la nécessité « d’organiser » cette libéralisation, « notamment pour définir les conditions de transfert des salariés, et donner de la visibilité à tous sur les nouvelles règles du jeu ». À ce « jeu »-là, les syndicats de cheminots n’entendent pas passer leur tour et préparent une réponse au cours magistral de libéralisme auquel s’est livré le premier ministre hier.

Les quatre organisations représentatives – CGT, Unsa, CFDT et Sud rail – ont prévu de se revoir aujourd’hui. Le calendrier de la mobilisation, fixée au 22 mars à l’appel de la CGT et de Sud rail, pourrait être resserré. L’Unsa, deuxième organisation syndicale de la SNCF, a d’ores et déjà annoncé qu’elle proposerait à l’intersyndicale une grève « avant le 22 mars ». De son côté, Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT cheminots, prévient dans le Parisien : « Pour faire plier le gouvernement, il va sans doute falloir un mois de grève. Nous allons relever le défi. On est sûrement parti pour l’un des plus importants mouvements sociaux de l’histoire de la SNCF. »

journaliste

 

 

 

 

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Communiqué de la CGT : http://www.cheminotcgt.fr/actualites/

Posté par jacques LAUPIES le 27 février 2018

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Les différents gouvernements qui se sont succédés ont crée les conditions des difficultés rencontrées par la SNCF. L’objectif de ces politiques désastreuses en matière de transports ferroviaires n’est ni plus ni moins que la privatisation et pour la préparer au mieux des intérêts du capital la liquidation du statut des cheminot et s’assurer des profits (y compris en faisant payer les usagers)

Depuis des années il en est ainsi. C’est clair et ceux qui tergiversent à ce sujet arguant que les français doivent payer pour maintenir l’entreprise et qu’il faut en finir avec le statut actuel de la SNCF sont des pompiers pyromanes.

Macron et Philippe veulent donner l’estocade à l’entreprise malmenée et blessée. Ils tentent le coup de poker avec l’usage des ordonnances.

A cela il n’y a d’autre réponse que la grève et un blocage des transports. Les cheminots eux n’ont que cette carte au stade où en est cette parti qui dure depuis des décades.

Mais une action d’une telle ampleur a besoin d’unité même si la CGT est déterminée.

Egalement il va falloir  gagner l’opinion qui sera confrontée à la manipulation des médias favorable au gouvernement et  à la classe dominante.

Toutefois, et en premier lieu, c’est de la détermination des cheminots mais aussi d’autres catégories confrontées à la régression sociale organisée au pas de course par un gouvernement que dépend la mise en échec du pouvoir.

Ce gouvernement se heurtera rapidement à des forces politiques qui, bon gré mal gré, ne pourront ignorer la lutte qui s’annonce et peut aller au delà de la défense d’une entreprise qui demeure encore un fleuron des transports français. Partout où ils se trouvent les communistes doivent s’engager pour soutenir ces luttes en s’adressant à la population.

Les futurs recrutés  (donc la jeunesse) voient  se profiler la disparition d’un modèle social avec garantie de l’emploi, conditions de mise à la retraite plus favorables, protection maladie,  gratuité des transports, etc.

Cette bataille qui s’annonce est doit être la bataille des jeunes et si les cheminots la gagnent avec leur aide ils seront les premiers vainqueurs pour leur avenir  de cheminot ou pas !

 

Pour agir pour une véritable entreprise nationale au service de la population garantissant le statut actuel des cheminots

- Section PCF de Tarascon : 06 45 47 03 90

- jacques laupies@orange.fr

DE LA CONTINUITÉ DANS LA CASSE

Réforme SNCF

26.02.2018 | Espace presse 

Le 26 février 2018, le Premier Ministre a présenté les principaux axes et la méthode envisagés concernant la réforme de la SNCF.

Ces éléments confirment la volonté d’un passage en force, sans avoir pris en compte les remarques des Organisations Syndicales.

Les annonces du Gouvernement reprennent l’intégralité du rapport Spinetta. En cela, cette réforme s’inscrit dans la continuité des précédentes. Le Gouvernement est donc dans le statu quo.

OUVERTURE À LA CONCURRENCE

La CGT est fermement opposée à l’ouverture à la concurrence.

Nous réaffirmons que l’ouverture à la concurrence n’est pas gage d’efficacité et de développement pour le mode ferroviaire. Les exemples multiples dans d’autres pays le démontrent.

L’ouverture à la concurrence n’est pas obligatoire.

Le Règlement OSP européen cité à maintes reprises par le Gouvernement prévoit, art. 5 § 4 bis :

« L’autorité compétente peut décider d’attribuer directement des contrats de Service Public relatifs à des services publics de transport de voyageurs par chemin de fer :

a/ Lorsqu’elle considère que l’attribution directe est justifiée par les caractéristiques structurelles et géographiques pertinentes du marché et du réseau concernés (…)

b/ et lorsqu’un tel contrat aurait pour effet d’améliorer la qualité des services ou le rapport coût-efficacité, ou les deux, par rapport au précédent contrat de Service Public attribué. »

La France entre dans ce cadre.

Le rapport « recommande » l’ouverture à la concurrence pour les TGV et TER en 2023. Pourtant, en Île-de-France, il renvoie celle-ci à 2039 pour certaines lignes. Le Gouvernement n’est donc pas face à une « obligation », mais fait un choix !

Ces éléments démontrent qu’il est possible de faire autrement.

DETTE, FINANCEMENT

Comme en 2014, le Gouvernement renvoie cette question à plus tard.

Pour la CGT, le Gouvernement doit reprendre intégralement la dette et apporter des sources de financement pérennes pour le développement du Service Public ferroviaire fret et voyageurs.

AVENIR DES LIGNES RÉGIONALES

Le Gouvernement ment en affirmant que ce n’est pas une réforme des « petites lignes ». En ne finançant pas les régénérations et en ouvrant à la concurrence, il met fin à la péréquation, se désengage et laisse la responsabilité aux Régions de décider du maintien ou non des lignes régionales du Réseau Ferré National.

Les restrictions budgétaires dans les Régions augurent mal de leur capacité à financer ces lignes. Par ailleurs, le Gouvernement confirme les menaces sur certaines dessertes TGV et maintient sa volonté de recentrer ses investissements autour des métropoles.

STATUT DE L’ENTREPRISE SNCF

Le Gouvernement préconise le passage du Statut d’EPIC, où l’État est propriétaire, à celui de « Société Nationale à Capitaux Publics », où l’État est actionnaire.

En clair, le Gouvernement s’offre la possibilité d’ouvrir le capital et de privatiser la SNCF à court terme. C’est le scenario qui a été appliqué à Air France, EDF/GDF…

La CGT exige le retour à une entreprise publique unique et intégrée : la SNCF.

AVENIR DU FRET SNCF

Malgré une situation catastrophique après plus de 10 ans d’ouverture à la concurrence dans le transport de marchandises, rien n’est dit sur le Fret SNCF.

Le Gouvernement veut liquider purement et simplement le Fret SNCF.

STATUT, CONDITIONS SOCIALES DES CHEMINOTS

Le Gouvernement annonce la fin des recrutements à Statut pour les futurs embauchés.

Le Statut des cheminots permet une continuité et une stabilité dans le fonctionnement du Service Public. Il permet également un niveau de qualification, de formation initiale et continue pour assurer un haut niveau de technicité et de sécurité.

La Fédération CGT des cheminots réaffirme qu’elle n’acceptera pas la fin du Statut pour les futurs embauchés, de même qu’elle exige une amélioration de la situation des cheminots contractuels.

La Fédération CGT des cheminots agit depuis plusieurs mois pour la modernisation et le développement du service public ferroviaire ainsi que pour l’amélioration des conditions sociales, de vie et de travail des cheminots.

Face à l’ampleur des attaques annoncées, la CGT va proposer, dans un cadre unitaire le plus large possible, la construction d’une riposte à la hauteur pour pérenniser l’entreprise publique SNCF, les trains publics et les conditions sociales des cheminots.

La Fédération CGT des cheminots présentera, dans les prochains jours, un rapport CGT sur « l’avenir du transport ferroviaire public et contre le statu quo du Gouvernement ».

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Méfions nous des recompositions politiques locales : soyons nous mêmes !

Posté par jacques LAUPIES le 26 février 2018

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La tradition c’est bien, le progrès social, c’est mieux et cela fera la tradition de demain !

 L’article ci dessous publié dans l’Humanité de ce jour ne manque pas de perspicacité ?

Localement on peut déjà faire une approche de la situation dans nos villes et villages du Nord des Bouches du Rhône. 

Ne soyons pas naïfs, demeurent en présence des forces identifiables  au sein desquelles vont se retrouver, chacune pour ce qui les concerne, l’expression de catégories de  classes et de catégories sociales confrontées à des difficultés grandissantes.

Si les intérêts des différentes couches de la population sont différents, ils ont un sens commun qui fait que le grand capital réduit leurs revenus pour pouvoir poursuivre une politique de démolition de tout ce qui ne lui assure pas des profits suffisants et, comme nous le disions ici même hier , dont le taux tend à baisser. 

Les municipalités sont au cœur de cette question et les priver de moyens, tenter de faire des économies en investissements logements sociaux, services scolaires, transports, etc.) et en dépenses de gestion (réduction d’effectifs de personnel, nous fait  imaginer  ce qui se passerait si Macron et son parti s’implantait dans les communes à qui il  a ôté une dizaine de milliards de dotations.

Afin d’éviter qu’une telle catastrophe se produise il convient que le Parti Communiste reconstitue une force déterminante pour ensuite permettre le rassemblement de la gauche et les républicains.

Cela concerne évidemment l’ensemble de ceux qui ne veulent pas que les communes tombent entre les mains de la droite et de l’extrême droite mais aussi des sociaux libéraux qui ont contribué, localement à la naissance de LREM. Le PS et ses différents réseaux ne vont pas manquer de semer le trouble et tenter d’entrainer des électeurs dans le seul but de faire du PCF une force d’appoint.

Brandir l’épouvantail du FN ne peut que donner des ailes à ce dernier. Ce qu’il faut, c’est prouver de manière concrète que les politiques de Sarkozy, de Hollande et de Macron font le nid du FN et qu’en aucun cas les programmes municipaux ne peuvent ni s’aligner sur elles, ni d’alliance avec ceux qui en sont les représentants.

Ensuite il convient d’appeler la population à s’emparer de nos propositions et à tous ceux qui sont prêts à s’investir pour les défendre et nous soutenir

 A deux ans des élections c’est cela qu’il importe de réaliser. Viendra le moment venu la question des alliances et de l’Union qui seront indispensable pour « sortir » la plupart des commune des difficultés auxquelles elles sont confrontées.

Permanences PCF Tarascon : 35 rue Monge le lundi de 17 à 19 h 00

Élections. En marche ! prépare les municipales

 

Aurélien Soucheyre
Lundi, 26 Février, 2018
L’Humanité
Le délégué général de LREM a annoncé que son parti « n’a pas vocation » à se présenter dans toutes les villes de France en 2020. Alain Jocard/AFP<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />

Le délégué général de LREM a annoncé que son parti « n’a pas vocation » à se présenter dans toutes les villes de France en 2020. Alain Jocard/AFP
 

Le parti présidentiel a créé des comités chargés de dresser la liste des maires « macron-compatibles » déjà en place, notamment dans les grandes villes.

C’est en 2020, mais c’est déjà demain. La République en marche, qui a franchi les portes de l’Élysée « par effraction », selon les propres mots d’Emmanuel Macron, avant de se tailler une majorité sans précédent à l’Assemblée nationale, vise déjà les prochaines municipales. Christophe Castaner, délégué général du parti, a nommé fin janvier quatre « délégués nationaux aux élections et aux territoires ». François Patriat, président du groupe LREM au Sénat, l’ancienne sénatrice Bariza Khiari et les députés Marie Guévenoux et Pierre Person (soit trois anciens socialistes et une ex-LR) se sont vu fixer cette feuille de route : « Où veut-on être ? Quelles sont les villes stratégiques ? »

Sans surprise, les métropoles, où Emmanuel Macron a généralement obtenu de hauts résultats à la présidentielle, sont tout particulièrement dans le viseur. De nombreuses villes gérées par le PS sont convoitées : Lille, Rennes, Brest, Rouen, Strasbourg, Nantes, où pourrait se présenter le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, et bien sûr Paris, où les candidats macronistes ont raflé 14 des 18 circonscriptions aux législatives. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, ne cache pas ses vues sur la capitale, dans laquelle les militants En marche ! déclarent que le « travail programmatique a commencé ».

Sauf que LREM, qui dispose de très peu d’élus locaux, n’est pas parvenu à séduire les grands électeurs lors des sénatoriales de 2017 (les effectifs de son groupe, composé de transfuges à sa création, ont diminué après les élections), et ne dispose que rarement d’une implantation militante conséquente. Christophe Castaner a d’ailleurs reconnu que le parti présidentiel « n’a pas vocation » à se présenter dans toutes les villes de France. Des « comités politiques » ont ainsi été créés dans chaque département, où les responsables et les élus (essentiellement des députés) ont pour mission de dresser la liste des maires « macron-compatibles » déjà en place et à séduire.

« On n’a pas 36 000 Macron à disposition »

C’est le cas à Bayonne, où le maire UDI Jean-René Etchegaray a soutenu Macron à la présidentielle. Idem pour l’ex-PS Jean-François Fountaine à La Rochelle, sans oublier Christophe Béchu, à Angers, et David Robo, à Vannes, qui ont tous les deux quitté « Les Républicains ». À cette liste non exhaustive s’ajoutent Ludovic Jolivet, à Quimper, et Jean Dionis du Séjour, à Agen, qui se sont d’ores et déjà déclarés « macron-compatibles ». Enfin, les maires d’Angoulême, du Havre et de Reims, par exemple, sont des proches du premier ministre, Édouard Philippe, et le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, regarde de près la situation à Lyon.

Reste à savoir si ce grand travail de recyclage d’ex-socialistes et d’anciens membres de LR laissera aussi la place à de nouveaux visages, partout en France, comme cela a été le cas à l’Assemblée nationale. Plusieurs élus macronistes en doutent, et s’amusent à déclarer de concert que le parti n’a pas « 36 000 Macron à disposition ». En attendant, des députés LREM se verraient bien tenter l’aventure, peut-être en prévision de la diminution d’un tiers du nombre de parlementaires annoncée par Macron, dont Coralie Dubost à Montpellier et Barbara Pompili à Amiens. Quand à Christophe Castaner, il se déplace avec assiduité à Marseille. Mais tout cela peut encore bouger : 2020, c’est encore loin.

Journaliste

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Évasion fiscale. Attac 1 – Apple 0

Posté par jacques LAUPIES le 25 février 2018

Lorenzo Clément avec AFP
Samedi, 24 Février, 2018
Humanite.fr
CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
La justice a débouté vendredi à Paris le groupe américain Apple, qui lui demandait d’interdire à Attac de pénétrer dans ses magasins français pour des actions militantes, ce que l’association altermondialiste dénonçait comme une « procédure bâillon ».

Le groupe américain avait déposé l’assignation fin décembre, trois semaines après l’occupation de son magasin proche de l’Opéra de Paris par une centaine de militants d’Attac, qui venaient y dénoncer « l’évasion fiscale massive pratiquée par la marque à la pomme ».  »Deux jours plus tôt, nous avions été reçus par la direction d’Apple France, mais cela a été un dialogue de sourds, tout ce qui les intéressait était de savoir si nous comptions poursuivre nos actions », a déclaré le porte-parole d’Attac, Raphaël Pradeau.

Afin de justifier son assignation, la marque à la pomme avait souligné le « risque imminent pour Apple, ses employés et ses clients » que feraient courir les actions de l’association.
Le « dommage imminent » invoqué par Apple pour justifier cette demande n’est « pas caractérisé », a expliqué le tribunal de grande instance (TGI) de Paris.  »Attac menace de réitérer des actions qui ont déjà causé un préjudice à Apple et qui aboutiront à vandaliser les magasins exploités par Apple, à mettre en péril la sécurité de ses employés et de ses clients et à causer un préjudice commercial à Apple », affirmait alors le géant technologique dans sa demande au TGI.
« La simple pénétration de militants dans l’enceinte du magasin (…) ne suffit pas à caractériser un dommage imminent », a au contraire estimé le juge vendredi.
« Le tribunal reconnaît la légitimité de nos actions et va jusqu’à dire que nous sommes d’intérêt général et que nous sommes en droit de mener ces actions, même s’il ne se prononce bien entendu pas sur le sujet de fond », s’est félicité Raphaël Pradeau pour l’ONG.

Attac avait notamment conduit plusieurs actions le 3 novembre, date de la sortie du dernier smartphone Apple, l’iPhone X, aux magasins de Paris-Opéra et d’Aix-en-Provence, dans le cadre de sa campagne #ApplePayeTesImpôts. Plusieurs militants d’Attac avaient également envahi le magasin de Paris-Opéra le 2 décembre, dans le cadre de cette campagne.
Revenant en particulier sur l’occupation du 2 décembre, le tribunal estime que « la pénétration a eu lieu sans violence » et que l’évacuation du magasin s’est déroulée « spontanément, sans intervention des forces de l’ordre ».  »Aucune dégradation n’est invoquée par Apple, qui parle des « actes de vandalisme » ou des actions ayant mis en péril la sécurité des employés et des clients dans les extraits de journaux cités, sans préciser ces dommages dans son assignation, et sans en justifier par la production de pièces probantes », ajoute le tribunal.
L’association altermondialiste, qui a déjà mené une série d’actions contre Apple pour « dénoncer l’évasion fiscale » pratiquée selon elle par le groupe, ne compte pas en rester là.  »Même condamnés, nous aurions poursuivi nos actions contre l’évasion fiscale d’Apple, nous les aurions simplement adaptées. Apple s’inquiétait d’une montée en puissance, cette décision nous donne justement envie de poursuivre, » a assuré M. Pradeau.

 

 

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Le scandale de la sous évaluation des produits de l’agriculture

Posté par jacques LAUPIES le 24 février 2018

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Lorsque j’étais jeune militant j’apprenais que le maintien des prix bas dans l’agriculture était fait pour atténuer les revendications ouvrières qui ainsi voyaient leur pouvoir d’achat moins amputé.
Bien entendu le contexte était différent (dans les années 60) à tel point que le PCF allait jusqu’à dire qu’il fallait augmenter les coût des produits agricoles et de ne pas craindre de demander à  la classe ouvrière d’accepter cette mesure. En lui conseillant par ailleurs de lutter pour de meilleurs salaires.
Dans l’industrie comme dans l’agriculture le capital subit ce que l’on appelle « la baisse tendancielle du taux de profit » qui découle du fait que le capital accumulé grandit et ne trouve plus la même  rentabilité à cause notamment du fait qu’il subit le contre coup des réductions d’effectifs. Dans l’exploitation familiale agricole la quasi absence de mains d’œuvre salariée laisse l’exploitant  seul pour reproduire son capital. Il en résulte une atomisation qui « …est en opposition avec les règles de fonctionnement de l’entreprise  capitaliste » (page 66  de l’ouvrage : « quelle agriculture pour la France »  – éditions sociales  1974)
Cela évidemment n’a aucun attrait pour le grand capital  qui a préféré intervenir en aval et a disposé ainsi des moyens de pression sur les agriculteurs aggravant leur auto-exploitation provoquant un assistanat qui n’a fait qu’aggraver la situation de ces derniers.
Ce qui a conduit les communistes à ne jamais faire l’amalgame entre la propriété foncière et celle des grands groupes qui interviennent dans l’agro alimentaire et la distribution. 

Agriculture. À quand l’éclaircie pour le revenu paysan ?

 

Olivier Morin
Vendredi, 23 Février, 2018
L’Humanité
Pour le Modef (Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux), «	la loi portera sur les ventes à perte et l’encadrement des promotions abusives, sans mesure concrète pour les paysans	».<br /><br /><br /><br /><br /><br />
Pour le Modef (Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux), « la loi portera sur les ventes à perte et l’encadrement des promotions abusives, sans mesure concrète pour les paysans ».
 

À la veille de l’ouverture du 55e Salon de l’agriculture et malgré un projet de loi prétendant rééquilibrer la répartition de la valeur ajoutée, les paysans sont toujours la variable d’ajustement des négociations commerciales.

Quand un artisan réalise un devis, il y intègre ses coûts de production et la rémunération de son travail. Rien de tel pour la majorité des agriculteurs. Si quelques-uns d’entre eux peuvent fixer leurs prix en pratiquant la vente directe (y compris avec les grandes surfaces), pour la majorité des volumes commercialisés, ce sont les acheteurs qui fixent les prix. Une situation ubuesque que ne résout pas le récent projet de loi issu des états généraux de l’alimentation et proposé par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert. C’est que les négociations commerciales annuelles, qui prennent fin dans quelques semaines, tiennent davantage de la fosse aux lions que de relations d’égal à égal.

Contrairement à ce qui est parfois sous-entendu, les producteurs ne sont pas directement invités à négocier avec la grande distribution. « Pour la viande bovine, ce sont les sociétés comme Bigard ou la SVA Jean Rozé qui discutent avec les enseignes », détaille Éric Chapelle, directeur de la Fédération nationale bovine (FNB), liée à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA). « En bout de chaîne, les producteurs sont véritablement la variable d’ajustement des prix », ajoute-t-il. Et c’est le cas pour la majeure partie des produits agricoles qui subissent une transformation, notamment pour le lait. « Ce qui occasionne une pression énorme sur les producteurs, estime éric Chapelle. Des éleveurs ont déjà été blacklistés par Bigard pour avoir témoigné des conditions de leurs rémunérations. Comment peuvent-ils vendre leur viande ensuite ? » Une omerta qui peine à se fissurer, d’autant que la concentration des capitaux des sociétés de transformation comme de distribution se fait de plus en plus forte.

Dans le secteur laitier par exemple, Sodiaal et Lactalis règnent toujours en maîtres sur la collecte et la transformation du lait français et les quatre centrales d’achat de la grande distribution se partagent le gâteau de la consommation.

« Pour nous, les négociations se font avant le début de chaque campagne »

Si les producteurs de fruits et légumes frais n’ont pas à traiter avec l’industrie de transformation, ils ne siègent pas non plus dans les négociations commerciales annuelles. « Pour nous, les négociations se font avant le début de chaque campagne, explique Luc Barbier, arboriculteur et président de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF). Par exemple, pour la cerise, dont la récolte débute en mai, on commence à négocier en mars ou avril. » Mais là encore, le compte n’y est pas. « Comme il n’y a pas de régularité des marchés, les jeunes hésitent à s’installer. Nous souhaitons un encadrement des prix, avec un plancher et un plafond, mais, pour l’instant, c’est toujours l’offre et la demande qui font les prix », déplore Luc Barbier.

La majeure partie de ceux qui négocient avec la grande distribution sont en fait les entreprises agroalimentaires. Tous les ans, celles-ci envoient leurs conditions générales de vente début décembre. Puis les discussions s’ouvrent avec les enseignes, pour finir début mars. Des milliers de fournisseurs défilent dans des box au mobilier minimal, dignes d’un parloir, pour défendre leurs produits. Face à eux, des centrales d’achat qui n’en finissent pas de se regrouper, frisant le monopolisme. Valérie Weil-Lancry, directrice juridique à l’Association nationale des industries agroalimentaires (Ania), parle de la violence des négociations commerciales entre les 17 600 entreprises alimentaires et les quatre centrales d’achat de la grande distribution, « où les produits ne sont même pas évoqués et où seuls les prix comptent ». L’obsession des enseignes étant de baisser les prix pour gagner des parts de marché. À tel point, que cette année, Valérie Weil-Lancry parle de déflation « stratosphérique » pour les prix payés aux industriels, de l’ordre de 2 % à 8 % par rapport à l’an dernier. Résultat, « la majorité des entreprises, qu’elles soient petites ou grandes, n’a pas encore signé d’accord ou très peu, mais presque toujours en déflation avec la grande distribution », s’inquiètent conjointement l’Ania, Coop de France, la FNSEA et l’Institut de liaisons et d’études des industries de consommation (Ilec). Dans ces conditions, que peut-il bien rester aux fournisseurs de matières premières que sont les agriculteurs ?

Si l’affichage du projet de loi dite « pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable » entend inverser la formation des prix en partant des coûts de revient à la production, certains syndicats agricoles dénoncent un coup de communication sans effet réel, et qui s’intéresse seulement au maillon industrie-distribution. Pour le Modef (Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux), « la loi portera sur les ventes à perte et l’encadrement des promotions abusives, sans mesure concrète pour les paysans ». Même écho du côté de la Confédération paysanne, qui estime que « lorsque le texte aborde, à demi-mot, la question des coûts de production, c’est pour laisser la place aux industriels de multiplier les indicateurs ». Pour Sébastien Jumel, député PCF, qui a analysé attentivement le texte de loi, « le grand soir des états généraux de l’alimentation risque d’accoucher, avec cette loi, d’un petit matin ».

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Les doutes sur les réformes du pouvoir, engentrés par les pressions médiatiques : un facteur de division

Posté par jacques LAUPIES le 23 février 2018

 

 

L’interrogation des français sur le fait que les caisses de l’état sont vides et que de ce fait les dépenses sociales doivent-être réduites est bien une réalité. Tout autant le doute peut s’installer sur la réalité de la dette, sur la gestion des services publics.

Les français n’ont pas en main tous les éléments  pour vérifier ces données. Ils  sont cependant nourris par une opinion publique (leur opinion diffuse) conditionnée que l’on détourne, en leur présentant des  bouc-émissaires, en dissimulant les vrais coupables. 

Ainsi dès qu’une question  vient à l’ordre du jour ils sont divisés pour la recherche des causes et l’analyse des conséquences du problème posé par tel ou tel sujet. Il ne reste plus  aux gestionnaires et aux politiques qu’à enfoncer le clou dans le sens des intérêts qu’ils représentent. Et le passage à l’action revendicative  est d’autant compliqué que l’entreprise de division agit.

Ainsi procède t on dans les milieux de la classe dominante pour imposer la plupart des « réformes » suggérées notamment a propos des entreprises nationales, des grandes institutions comme la Sécurité Sociale, des administrations régaliennes, et d’une manière générale partout ou l’état intervient financièrement. Bref partout ou le capital veut diminuer les dépenses à caractère social, les salaires…

La SNCF n’a pas échappé à ce processus destructeur qui consiste à provoquer ou exploiter des  dysfonctionnements dont par ailleurs la Direction est responsable contrainte par l’état lui-même à des choix économiques inadaptés (défauts d’investissements structurels, compression des effectifs, privilégiant le route u ferroviaire, etc.)

Mais la pilule ne passe pas et les cheminots, autant que chez nombre d’usagers, qui subissent par ailleurs les attaques au système de santé et de sécurité sociale, les atteintes au code du travail, le poids écrasant du chômage et de la précarité, tous se posent la question de l’injustice des réformes envisagées. 

Faudra-t-il que le recours aux ordonnances deviennent un catalyseur et donne réalité à ce « tous ensemble » qui devient une nécessité incontournable et pas seulement pour les cheminots.

 

Propositions de loi. Les députés PCF face au « oui mais non » d’En marche !

Aurélien Soucheyre
Jeudi, 22 Février, 2018
L’Humanité
Les députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine ont proposé des mesures «	vertueuses	» selon la majorité, qui les a pourtant rejetées. Michel Baucher/Panoramic<br /><br />

Les députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine ont proposé des mesures « vertueuses » selon la majorité, qui les a pourtant rejetées. Michel Baucher/Panoramic
 

Le député PCF Fabien Roussel a défendu hier une nouvelle proposition contre la fraude fiscale. Elle a été rejetée en commission, tout comme l’ensemble des textes présentés par les élus GDR dans le cadre de leur niche parlementaire.

Il est possible d’ouvrir un compte bancaire dans un paradis fiscal en quelques clics. Fabien Roussel l’a rappelé hier en commission des Finances, en diffusant une vidéo promotionnelle de la société SFM-Offshore, autoproclamée « leader mondial » dans son domaine. Le député PCF présentait une proposition de loi afin de renforcer la liste noire française des paradis fiscaux, qui ne compte que sept États… « Déterminés » à lutter contre le « fléau » de la fraude fiscale, dont le coût est estimé chaque année à 1 000 milliards d’euros en Europe, dont 80 milliards en France, les députés LREM membres de la commission ont finalement rejeté ce texte. « Je voulais vous remercier pour cette proposition de loi. Quel que soit le sort qui lui sera réservé, il y a une nécessité absolue que son esprit puisse être inscrit dans le droit français », a mesuré Joël Giraud pour la majorité. Oui, mais pas tout de suite. Idem pour Romain Grau, du même groupe : « Il est nécessaire que nous nous montrions intraitables sur le sujet. Nous sommes donc pleinement d’accord sur l’objectif et le principe de cette liste. » Mais cette loi arrive trop tôt, ou trop fort, ou pas du bon côté de l’Hémicycle pour En marche ! « Elle ne propose pourtant que de retenir les critères d’établissement des paradis fiscaux qui sont déjà ceux de l’Union européenne, en les traduisant dans le droit français, et en excluant tous petits arrangements et toute liste grise. Nous proposons aussi de réévaluer la liste tous les ans devant le Parlement. Cela devrait faire consensus ! » regrette Fabien Roussel.

« Je doute de la volonté politique réelle de la majorité »

La majorité, parfois embêtée, a plaidé que les critères en question amèneraient à inscrire des pays membres de l’Union européenne sur la liste noire française, et craint une limitation de l’activité des banques françaises dans les pays listés, contraire à la « liberté d’entreprendre ». Surtout, conformément à une méthode éculée, les députés LREM ont renvoyé la question aux conclusions de la mission parlementaire en cours sur le verrou de Bercy, de celle dédiée à l’évitement fiscal qui démarre aujourd’hui, et au « plan d’action du gouvernement contre la fraude fiscale », qui doit être présenté avant l’été. « Je doute de la volonté politique réelle de la majorité. Un signal très fort aurait pu être envoyé en commission, observe Fabien Roussel. Mais je ne désarme pas. Le combat avance. Cette proposition arrivera le 8 mars dans l’Hémicycle et pourra toujours être adoptée. Celle qu’Alain Bocquet avait fait voter en 2017 sur une COP fiscale a d’ailleurs été reprise dans une résolution du Parlement européen mardi. Les députés LREM freinent souvent de façon politicienne quand cela ne vient pas de chez eux. Toutes nos propositions ont d’ailleurs été repoussées, comme l’avaient été celles de la France insoumise. »

De fait, les cinq projets de loi présentés entre hier et mardi par les communistes dans le cadre de leur niche parlementaire ont été rejetés en commissions. Souvent avec les mêmes arguments. La gratuité des transports scolaires ? Pas finançable en l’état, et puis la loi « mobilité » doit bientôt arriver. Le projet de lutte contre les marchands de sommeil ? Contient des mesures « vertueuses », mais mieux vaut en reparler dans le cadre de la loi Elan sur le logement. La reconnaissance sociale des aidants familiaux ? Les fonds manquent, et une réforme des retraites est en préparation… Quant aux pistes de lutte contre la précarité professionnelle des femmes, elles sont intéressantes, mais ne distinguent pas assez temps partiel « subi » et temps partiel « choisi », en plus de faire planer un risque d’augmentation du « coût du travail ».

« Tout cela est révoltant. On nous dit qu’il y a de vrais sujets, et ils sont bloqués, constate le député PCF Pierre Dharréville. Mais on ne se résigne pas. On va continuer à pousser jusqu’au 8 mars. Des députés de tous bords, dont des élus LREM, ont voté nos propositions en commission, et d’autres sont encore à convaincre. Nos mesures sont très précises, très concrètes et peuvent être adoptées de suite. Si elle ne bouge pas, la majorité devra assumer devant le pays de ne pas vouloir agir sur des sujets essentiels. »

Journaliste

 

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Tout va bien, ça continue…

Posté par jacques LAUPIES le 21 février 2018

 

J’ai pris l’habitude lorsque je fais des achats ou simplement me renseigne sur un produit que je n’ai pas nécessairement envie d’acheter, de taquiner le vendeur en lui disant que le  prix de la marchandise qu’il me propose me parait hors de portée depuis que Macron a provoqué la réduction de ma retraite.

Et d’ajouter « je n’ai pas voté ni pour lui ni pour la Députée qu’il parrainait ! »

Je suis assez étonné de la franchise de pas mal de commerçants ou d’employés de commerce qui avouent au contraire avoir accordé leur suffrage au Président et bien entendu à sa troupe de candidats. Non moins étonné quand ils me disent pour un grand nombre qu’ils ne sont pas prêts de recommencer mais que leur choix était dicté par une réelle absence de confiance en qui que ce soit. Bref un vote par dépit qui hélas n’a pas entrainé le changement qu’ils espéraient.

Parallèlement se développent des luttes pour de meilleurs salaires, de meilleurs service publics, qui constituent une des réponses à la perte de pouvoir d’achat et donc l’aggravation de la crise du système (laquelle est permanente et non passagère comme le prétendent les commis du système capitaliste)

Mais Macron et son gouvernement ne lâchent  pas pied dans l’aggravation du rapport capital/travail au détriment de ceux qui portent le travail. Cela continuera-t-il longtemps ? La prise de conscience des causes profondes des difficultés et le positionnement de classe vers un tous ensemble nécessaire se fera-t-il ? 

Pourquoi pas ? J’étais au cœur du combat en 1968 et je vais paraître bien prétentieux en vous disant que durant toute l’année 1967 je sentais venir ce vent de ce qui a été  une immense lutte sociale victorieuse pour les salariés dont le déclencheur fut la lutte étudiante. Il est vrai que responsable local de la CGT, je pouvais prendre le pouls de chacune des entreprises locales parfois fraichement dotées d’un syndicat CGT majoritaire.

L’histoire ne se répète pas dit-on. C’est sans doute vrai mais il est des signes qui ne trompent pas… 

Cela risque de surprendre qui se contente de jouer à carnaval  (voir le texte ci-dessous)

Christian Salmon. « L’homo-politicus est en voie de carnavalisation »

 

Entretien réalisé par Pierre Duquesne
Mercredi, 21 Février, 2018
Humanite.fr
Photo : Philippe Desmazes/AFP

Photo : Philippe Desmazes/AFP

A l’heure où le débat public a perdu toute crédibilité, à l’heure du discrédit du personnel politique,  la seule manière d’exister, c’est d’enchaîner les transgressions, quitte à plonger dans une ère de post-vérité. Les déclarations de Laurent Wauquiez, délibérée ou non, ressemblent beaucoup à la stratégie adoptée par Donald Trump, explique Christian Salmon, auteur de la Cérémonie cannibale (éditions Fayard) et de Storytelling. La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits (La Découverte). Entretien.

L’entretien de Laurent Wauquiez sur BFM TV a été suivi mardi soir par 786 000 téléspectateurs en moyenne, dont un pic à 969 000 spectateurs. Un record pour la chaîne. Le président du parti Les Républicains a refusé de s’excuser à propos de ses déclarations chocs faites lors d’un cours donné sur les « enjeux de société » à l’EM Lyon, ancienne école de management devenue l’école des « Early Makers ». 
 
« J’assume les propos qui ont été les miens, je n’ai pas de double langage », a expliqué le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il ne regrette que les mots prononcés au sujet de  Nicolas Sarkozy, accusé d’espionner le conseil des ministres lorsqu’il était président. Valérie Pécresse qui ne fait « que des conneries », Alain Juppé qui a « totalement cramé les caisses » à Bordeaux et les « guignols d’En Marche » apprécieront.
 
Que ces propos aient été sciemment prononcés ou non, ils dénotent d’une transformation profonde de la vie politique, estime Christian Salmon, membre du Centre de recherches sur les arts et le langage (EHESS/CNRS). Le buzz provoqué par les outrances de Laurent Wauquiez, qui dure depuis près d’une semaine, témoigne selon lui d’une évolution du langage et de la communication politique. 
 
Il y a le « bullshit» que Laurent Wauquiez réserve sur les plateaux TV et ses vérités en coulisse, qui s’apparentent à des outrances et des provocations. Du « trash talk », pour reprendre un autre terme anglo-saxon. Ce double discours, voire ce cynisme, sont-ils une nouveauté ?
Christian Salmon. Il faut toutefois se garder de personnaliser des phénomènes qui sont devenus systémiques. La vie politique s’est transformée en une suite de provocations et de chocs. On est passé de l’incarnation de l’homo-politicus à son exhibition, et de son exhibition à sa carnavalisation. Lorsque la parole politique et le débat public ont perdu toute crédibilité, la seule manière d’exister sur cette planète du discrédit, c’est d’enchaîner les provocations et les transgressions. Quoi de plus transgressif que de dire à des étudiants : « vous savez les dés sont pipés, l’avant scène politique c’est l’univers du mensonge, une fake « politics » et moi je vais vous dire la vérité nue, sans détours, la vérité- trash. Fake news, alternative facts et trash-talks sont les nouveaux paramètres de la scène du discrédit politique.
 
Beaucoup de commentateurs comparent Laurent Wauquiez à Donald Trump. Existe-t-il une filiation, un lien, entre ces deux dirigeants de la droite contemporaine, au moins dans les mots choisis ? 
Christian Salmon. Wauquiez essaie de se faire une place sur le champ de ruines de la droite en singeant Trump. Donald Trump représente une sortie du politique et une chute dans le carnaval.  Mais cette sortie du politique a sa logique et son monde : le carnaval trumpiste animé par une haine radicale de  « Washington ».  Au premier rang,  le clown, le bonimenteur, capable de capter l’attention des américains de base et des exclus du système qu’il divertit et venge par ses rodomontades et ses grossièretés et ses tweets compulsifs… mais derrière lui s’activent les déconstructeurs, animés d’une passion de la dérèglementation politique et administrative. C’est toute la trame institutionnelle de l’Etat fédéral qui est détricoté, département par département, règlement après règlement. L’ancien stratège de la Maison Blanche, Steve Bannon, appelle cela avec gourmandise la «déconstruction de l’État administratif». Au milieu du scandale incessant, il est facile de perdre de vue ce que cette administration réussit parfaitement et se révèle spectaculairement disciplinée, calculatrice et efficace. « Ma vie a été bouleversée par son élection, c’est un cauchemar national », explique Carter Goodrich, l’auteur de la une du New Yorker du 30 octobre dernier qui transforme Trump en clown maléfique. « Je suis toujours aussi abasourdi maintenant qu’il y a un an, la nuit des élections. » Et il ajoute :  « C’est difficile de parodier cet homme… Il marche, parle déjà comme une caricature de lui-même. » « On ne peut pas  protester à chaque décision; on ne ferait plus que ça », écrit aussi l’éditorialiste Michelle Goldberg. « Après l’élection de Trump, de nombreux libéraux s’étaient engagés à ne pas « normaliser » Trump. Mais une des leçons de cette année c’est que nous ne pouvons pas décider à quoi ressemble ce qui est normal. »
 
Peut-on dire aujourd’hui qu’un nouveau langage politique de post-vérité est en train de voir le jour ?
Christian Salmon. La confiance dans le langage s’est effondrée comme lors d’un krach boursier, ouvrant la voie à un nouveau régime d’énonciation qui maintient tous les énoncés sur le mode de l’indécidabilité. Et Trump a bâti son succès sur ses ruines.  Ce n’est pas tant que le mensonge soit devenu la norme et que la vérité soit interdite ou exclue, c’est leur indifférenciation qui est désormais la règle. Ce nouveau régime de véridiction est d’ailleurs celui là même qui a cours sur les marchés financiers, alimentés autant par la rumeur que par les faits et où le cours d’une action n’a plus rien à voir avec la performance réelle d’une entreprise. De même que les gestionnaires de portefeuille ne se soucient pas du cours des actions de la veille, le président n’avait à se soucier de ce qu’il avait  tweeté le jour précédent. L’essentiel étant d’alimenter la volatilité créée par des avis imprévisibles – une volatilité qui peut être dévastatrice pour ceux dont la réputation est en jeu, mais peut être extrêmement lucrative pour ceux qui savent comment la rentabiliser.
 
« L’affaire Wauquiez » est-il un épiphénomène ou signifie-t-il que le débat politique est de plus en plus réduit, voire condamné, à une succession de réactions en chaîne à des phrases chocs, de « punchlines » et de révélations accessoires ? Une sorte de parapolitique où le débat devrait se résumer à l’analyse de la mise en scène du personnel politique et des « fact checking » de fausses informations ?
Christian Salmon. Vérité et mensonge. « Bulshit » et « trash talk ». Raison et Folie. Original et Parodie. Toutes ces oppositions rassurantes ont été dynamitées par l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Une nouvelle ère politique caractérisée par la simulation généralisée, le paranormal et la post vérité. Wauquiez pratique ce que Trump appelle l’« hyperbole vraie », « une exagération qui est une forme efficace de promotion ». Et dans la ruche des réseaux sociaux, c’est l’« hyperbole vraie » qui règle les échanges, avec ses bulles informationnelles indépendantes les unes des autres qui créent une sorte de huis clos informationnel, propice aux rumeurs les plus folles, au complotisme et au mensonge. Trump s’adresse via Twitter et Facebook à ses petites républiques du ressentiment qu’il réussit à fédérer en une masse survoltée. Une partie de la société a fait sécession aux États Unis et s’est retourné contre le système de représentation qui est devenu une parodie de lui même. Trump est leur héros. Wauquiez aspire à ce rôle. A coups de transgressions et de provocations Wauquiez est entrain de tracer sa route sur le chemin du post politique tel que l’avait dessiné Baudrillard. Selon lui, l’hégémonie ne s’affirmait plus seulement par l’exportation des techniques, des valeurs et des idéologies, mais par l’extrapolation universelle d’une parodie de ces valeurs. Il soulignait la puissance symbolique de la dérision et de la profanation des valeurs, cette impiété totale d’un peuple qui fascine tout le monde, vulgarité phénoménale, d’un univers (politique, télévisuel) enfin ramené au degré zéro de la culture. Mais qui est aussi le secret de l’hégémonie mondiale…. Je le dis sans ironie, et avec admiration : c’est ainsi, par la simulation radicale, que l’Amérique domine le reste du monde, à qui elle sert de modèle.
Juste avant l’investiture de Donald Trump, on a demandé à Newt Gingrish, son ex-meneur de claque, ce qu’il pensait de la décision du président de conserver son poste de producteur délégué de Celebrity Aprentice. Sa réponse en dit long. Il affirme que Trump commet une erreur parce qu’il va être le producteur délégué de quelque chose qui s’appelle  le gouvernement des Etats Unis. Il aura la responsabilité d’un immense show télévisé intitulé « Diriger le monde ».
Journalist

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Tout va bien, ça continue…

Posté par jacques LAUPIES le 21 février 2018

D’évidence point n’est besoin d’une grande imagination pour faire un commentaire sur ce blog qui a une connotation politique. Il suffit de prendre en exemple  un article qui évoque une question d’actualité et d’y adjoindre une vision plus personnelle des évènements et faits qu’il décrit.

Le déroulement d’une journée nous rappelle que la politique est présente dans nos moindres gestes et cela suffit à nous inspirer.

En décrivant une journée faite de simples gestes et préoccupations quotidiennes et sans grande portée on peut mettre en évidence ce mal être qui s’installe dans notre environnement et les causes qui le génèrent !

Je l’ai fait hier mais facile de reproduire cela chaque jour.

Aujourd’hui est un autre exemple.

Après le réveil rituel accompagné de l’écoute des infos du jour, lesquelles ne diffèrent guère de ce que j’ai entendu hier tout au long de la journée, je fais le même constat sur l’exploitation des faits divers, l’insistance sur les déclarations de Wauquiez  à qui l’on accorde la primeur sur les antennes, ce qui confirme que la pseudo maladresse de l’intéressé lui permet de se constituer une certaine popularité, tout en mettant à l’écart la concurrence interne dont on peut considérer  qu’il n’a plus rien à en faire !

Ce n’est pas sans risque pour lui mais cela entre dans les processus actuels de recomposition politique et il serait bien naïf de croire  que la bourgeoisie de ce pays se désintéresse de la manœuvre en cours. Pour ce qui est de la réaction de ses « compères » de droite de LREM au FN en passant par ceux de son propre parti les Républicains évidemment le « crime » ne leur profite guère ! Mais l’avenir se prépare y compris pour le MEDEF malgré les égratignure du leader de LR.

Passons et revenons à une autre réalité. En ballade de fin de marché je rencontre un tarasconnais qui m’interpelle car il est en difficulté avec la banque postale qui le relance pour un prélèvement mensuel de 140 euros lequel ajouté à d’autres prélèvements (environ 370 €) ampute son revenu mensuel avoisinant les 1000 € ce qui lui laisse a peine de quoi payer logement et nourriture. Impuissant je constate ce qui au fond devient banal !

Il me faut prendre rendez-vous avec mon cardiologue. Son secrétariat d’accueil me propose le 22 mai, impossible avant pour ce qu’il considère comme un contrôle. Trois mois d’attente ! Le Secrétaire me dit : voyez avec le gouvernement ! Autrement dit si entretemps j’ai un accident cardiaque je recommande à ma famille de porter plainte pour défaut de prévention imputable à quelque Ministre qui ne forme plus assez de médecins et maintien le fameux « numérus clausus »

L’après midi se passe et me voila en réunion avec des communistes  de ma Section pour faire le point sur notre activité, notre stratégie, notre organisation et son renforcement.

Très important mais pas simple du tout. On en reparlera ! 

 

Hôpital public. L’action, remède à la souffrance

Sylvie Ducatteau
Mardi, 20 Février, 2018
L’Humanité
À Lyon, les services d’urgences des deux CHU sont en grève. Guillaume Atger/Divergence<br /><br /><br /><br /><br /><br />

À Lyon, les services d’urgences des deux CHU sont en grève. Guillaume Atger/Divergence
 

Ici, c’est un service qui se mobilise. Ailleurs, une profession, praticiens hospitaliers, soignantes, secrétaires médicales…Grèves, pétitions, lettres ouvertes se multiplient contre l’austérité imposée aux hôpitaux publics et à leurs personnels.

«En l’absence de rendez-vous, nous envisagerons toutes les actions utiles pour être reçus et entendus ! » Cet avertissement très ferme vient d’être adressé à Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, par 1 300 médecins hospitaliers de toutes disciplines signataires d’un courrier resté lettre morte depuis plus de six mois. Le 18 septembre, soutenus par l’ensemble de la commission médicale d’établissement, 168 médecins de l’un des plus grands établissements psychiatriques de France, le Vinatier, à Lyon, avaient lancé un cri d’alarme face à la dégradation des établissements publics, très vite relayé par leurs confrères des hôpitaux généraux de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Et puis ce cri s’est répandu partout, repris « de Colmar à Pointe-à-Pitre », précise le docteur Bruno Caron, l’un des porte-parole de la pétition des praticiens hospitaliers, qui se réjouit « de l’élargissement du mouvement » pour un moratoire sur les fermetures de lits et de services ainsi que sur les regroupements hospitaliers.

Samedi dernier, accueillis par la sénatrice communiste Laurence Cohen, une cinquantaine des signataires de la lettre à Agnès Buzyn se sont retrouvés au palais du Luxembourg, à Paris, plus remontés que jamais : « Face à la situation catastrophique des hôpitaux, nous considérons que les annonces du 13 février faites par Édouard Philippe sont une poursuite de la politique du rouleau compresseur qui écrase l’hôpital public et a motivé notre mobilisation. Il est nécessaire de mettre un coup d’arrêt à cette politique qui ne nous permet pas de prendre en charge correctement nos patients », écrivent-ils dans leur communiqué.

La première grève victorieuse des secrétaires médicales

L’hôpital public est en souffrance, « à bout de souffle ». Pour autant, les personnels de toutes catégories, agents techniques, administratifs, soignants et médecins, se mobilisent pour continuer à offrir des soins de qualité, voire d’excellence, pour tous. C’est le cas des secrétaires médicales de l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne), premier centre européen de lutte contre le cancer. Elles viennent de vivre leur première grève, victorieuse. À Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), soutenus par les patients dont une pétition a recueilli des centaines de signatures en quelques jours, les personnels dénoncent la transformation des lits de médecine interne en lits polyvalents aboutissant à la disparition de ce service. À Lyon, les services d’urgence, des deux CHU sont en grève. À Toulouse, outre les ouvriers chargés du transport des prélèvements sanguins en grève depuis octobre (voir ci-contre), les soignants des services traumato, médecine interne et infectiologie ont cessé le travail depuis plus d’un mois. Ils ont été précédés par les aides-soignantes et infirmières du pôle psychiatrie. À Lannion (Côtes-d’Armor), les soignants sont mobilisés contre l’austérité qui leur est imposée alors que le déficit de l’établissement s’envole. À Clamart (Hauts-de-Seine), les assistantes sociales de l’hôpital Antoine- Béclère étaient en grève la semaine dernière pour exiger le renforcement de leur équipe. Sous-effectifs, restructurations, fermetures de services voire d’établissements, partout les personnels posent le même constat de « mise à mal de l’hôpital ». Et ils sont de plus en plus nombreux à quitter leurs blouses blanches pour s’y opposer.

Lien coordination-nationale des hopitaux et maternité de proximité

Journaliste

 

 

 

 

 

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Belle journée : tout va bien : intox à tout vent !

Posté par jacques LAUPIES le 20 février 2018

 

 

Je me  lève un peu tard. Normal car je me couche très tard. Mais comme je dors relativement bien me voilà prêt à encaisser  la première épreuve de la journée : l’actualité du jour sur l’une des chaînes d’info. Peu importe laquelle puisqu’elles  « disent » toutes la même chose 

Bref un peu d’info sur l’affaire d’héritage Johnny Halliday revue et corrigée au gré des jours qui se suivent pour  nous faire pleurer sur les déshérités et détester l’héritière privilégiée. Sordide et qu’est ce qu’on s’en fout ! Puis on nous sert les dernières mises au point concernant l’assassin Nordahl Lelandais qui, comme le non moins célèbre, sur un autre registre, Tariq Ramadan le pseudo violeur, se trouve en consultation psychiatrique. Pas de quoi s’étonner de l’évolution médicale qui va évidemment faire enrager les justiciers des cafés du commerce !

Pour clore la rubrique faits divers, nous est signalé  un accident mortel provoqué par une avalanche. Cela nous rappelle que dès qu’une mort accidentelle survient et est « exploitable » elle va hanter les médias.

Côté politique le débat « s’élève » avec la mise à l’index de Vauquiez dont certains prétendent que l’enregistrement de ses propos n’était pas aussi clandestin qu’on le dit mais qui, en tout cas nous confirme ce que tout le monde, ou presque, sait. Bref si l’on y ajoute  les hostilités entre  Le Pen et Phillipot on peut s’interroger sur le but de la médiatisation de ces querelles droitières et extrêmes droitière qui occupent un terrain que semble bouder la « droite modérée »  et le centre et que le macronisme occupe gaillardement en répondant aux vœux du patronat ! 

Enfin les infos du jours vont se consacrer, toutes télés confondues à préparer l’opinion sur la mise en pièce de la SNCF dont elles ont le culot de dire que le statut de son personnel serait la cause de sa mauvaise gestion et de ses difficultés.

Cheminots debout, debout, la déraison tonne !

Tout va bien ! Me voilà dispo pour la douche, avaler les médicaments et boire un café, prendre la route pour rendre visite à une amie qui craint de se faire arnaquer par un opérateur de téléphone qui lui a suggéré la connexion au réseau « fibre » gratuitement et lui a donné rendez-vous à cet effet. Tout va bien !

Sur la route pas de surprise sauf que pas mal d’automobilistes me doublent à plus de cent à l’heure. Histoire sans doute de se défouler avant que la limitation portée à 80 KMH ne les appelle à plus de modération. Comme d’habitude ils n’en feront rien et je continuerai à payer pour eux si par malheur je dépasse les 85 kmh. Tout va bien !

Arrivé sur les lieux je découvre que les techniciens et moi même se sont déplacés pour rien car les boites de connexion sont trop éloignées du répartiteur téléphonique de l’immeuble. Du coup rien à faire. Tout va bien je reviendrai !

J‘en profite pour aller acheter une paire de chaussures, alléché par un magasin qui solde à 50 %. Bien que l’arnaque soit évidente je dépense 58 euros pour une paire qui ne vaut guère mieux et qui est affichée à 116 euros. Tout va bien je ne suis pas dupe malgré ce que doit penser la vendeuse qui doit assurer son salaire et payer charges et loyer !

Sur le chemin du retour toujours autant de « pressés » qui se foutent bien des limitations de vitesse. Arrivé je retrouve le super marché  pour acheter des éponges. Au milieu des rayons les quatre valent 2,50 euros, en bas de l’étal les mêmes sont vendues 0.55. La caissière me dit que c’est une différence de marque. Tout va bien j’ai gagné 2 euros !

 

 

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Depuis plusieurs jours et même avant la publication du rapport sur l’état de la SNCF journalistes et commentateurs croupions ne cessent de discréditer l’entreprise et d’en rendre les cheminots coupables. Seule la CGT mène la bataille pour démentir cela !

 

Syndicalisme. 300 luttes victorieuses en 2016 et 2017 pour la CGT

Clotilde Mathieu
Lundi, 19 Février, 2018
L’Humanité
Paris, en 2015. Manifestation des travailleurs sans papiers pour l’obtention du permis de séjour. CrowdSpark/J. Seddiki/AFP<br /><br /><br />

Paris, en 2015. Manifestation des travailleurs sans papiers pour l’obtention du permis de séjour. CrowdSpark/J. Seddiki/AFP
 

Le syndicat tenait, la semaine dernière, une journée des « luttes gagnantes ». Philippe Martinez appelle à rendre partout visibles les victoires des salariés.

Après sept jours de grève, les salariées du secrétariat médical de l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne) ont obtenu une prime mensuelle de technicité de 60 euros brut pour les assistantes médicales et les secrétaires médico-administratives, mais aussi les aides-soignantes, plusieurs postes en CDI, le paiement des heures supplémentaires. Ce même jour, le 14 février, la CGT organisait une journée des luttes gagnantes. Une victoire de plus à mettre au compteur.

Après l’échec des dernières mobilisations contre les ordonnances ou la loi El Khomri, la CGT cherche à dynamiser, positiver l’image des luttes. Et donner à voir une « CGT qui gagne » au moment où de nombreuses batailles se préparent, dans la fonction publique, dans la santé, chez les cheminots. « On nous montre souvent l’image de salariés qui pleurent parce que leur boîte ferme et qu’ils n’arrivent pas à l’empêcher, et non ceux qui luttent et qui gagnent, a affirmé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Or, lorsqu’on gagne, trop souvent, on ne le dit à personne. Car les salariés sont modestes. Alors qu’un plus, même un tout petit plus, est loin d’être misérable. »

Entre 2016 et 2017, « plus de 300 luttes » ont été gagnantes, a compté son organisation. Et ce « dans tous les secteurs d’activité ». Les nombreux témoignages qui ont jalonné cette journée, au côté des luttes emblématiques comme celles du salon de coiffure du boulevard de Strasbourg de Paris 10e, de la clinique de l’Ormeau à Tarbes (Hautes-Pyrénées), ou encore des routiers, puis de la fonction publique pénitentiaire, ont montré la diversité des modalités d’action. Comme en Haute-Garonne, où la mobilisation citoyenne, l’implication des élus locaux et le soutien de députés ont permis, au bout de six mois, la réintégration d’une femme de ménage travaillant pour Onet, sous-traitant de la SNCF. Et ce « sans aucune journée de grève », rapporte un cheminot. Idem aux douanes d’Évreux (Eure), où la mobilisation des élus syndicaux, en refusant de donner un avis dans les instances du personnel, a bloqué le processus de fermeture du bureau des douanes et a rendu possible la bataille juridique.

Parfois, la naissance d’un syndicat CGT est une condition suffisante à l’obtention de nouveaux droits. C’est le cas dans cette usine de textile, où le patron décomptait les « RTT, les jours fériés ». « Nous sommes allés voir la CGT pour demander quels étaient nos droits, explique un jeune militant. En un mois, avec l’aide de nos structures, nous avons monté un syndicat, une liste. Nous avons tous été élus. Trois mois plus tard, un nouveau calendrier sur les RTT était négocié. Et un quart des salariés se sont syndiqués », raconte-t-il.

Autre lutte, nouvelle histoire, dans cette entreprise de la métallurgie spécialisée dans la rénovation de matériels roulants. « Nouveaux dans le syndicalisme », les cégétistes se sont rendu compte rapidement que leur organisation « était partout ». Un « véritable atout ». « Nous avions les informations avant notre patron », comme lorsque la RATP décide de mettre fin au contrat. « Nous n’avons pas fait de grève, la direction était avec nous. » Leur revendication : obtenir un contrat pour éviter la fermeture. Avec des administrateurs salariés dans les deux groupes de transport public et l’appui de la fédération syndicale auprès des ministères, ils ont obtenu « au final la rénovation des lignes 7 et 8 du métro parisien ».

Philippe Martinez appelle à multiplier la compilation de ces témoignages dans « les territoires, les départements » et à poursuivre le travail de syndicalisation. Et le dirigeant de conclure : « Imaginez si la CGT était partout. »

Journaliste à la rubrique social-économie

 

En témoigne

 

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Petit aperçu. La « pensée Marx » à tous les étages et de toutes les générations

Posté par jacques LAUPIES le 19 février 2018

https://www.facebook.com/humanite.fr/videos/10156139812133695/

 

 

Pierre Chaillan et Jérôme Skalski Photos de Julien Jaulin/Hanslucas
Lundi, 19 Février, 2018
L’Humanité
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Durant plus de douze heures, la trentaine d’intervenants invités par l’Humanité au Forum Marx ont nourri les échanges autour d’une pensée en mouvement. La forte affluence affirme un appétit rehaussé pour la politique. À suivre.

Plus de 2 000 personnes ont participé, dans la journée de samedi, qui avait pris des allures printanières, au Forum Marx organisé par l’Humanité en ce lieu mythique du monde du travail et de la création, la Bellevilloise. Des centaines de visiteurs par arrivées successives. Attentifs, curieux, discutant, débattant, annotant, prenant la parole, interpellant, tous s’interrogeant à la rencontre de la trentaine de personnalités intellectuelles invitées par le journal fondé par Jean Jaurès pour s’entretenir de l’actualité de la pensée de Marx. Beaucoup de jeunes aussi, qui avaient pris place jusque dans les travées de la grande salle chargée d’histoire, aujourd’hui baptisée « le loft ». Un lieu où Jean Jaurès prononça un discours en 1906. Au fil de la journée, l’événement prend la forme d’un rendez-vous populaire où un large public envahit les différents lieux de rencontre : deux salles de débat, un espace dédié aux partenaires de l’événement (1), un véritable petit « village du livre », sans oublier le stand de l’Humanité où le hors-série Marx, un coup de jeune, présenté en avant-première, et l’Humanité des débats du week-end sont partis… comme des petits pains.

Intervenant pour lancer le forum et sa dizaine de rencontres et de débats, Patrick Le Hyaric n’a pas caché sa satisfaction devant la foule rassemblée malgré l’heure matinale. Le directeur de l’Humanité, soulignant l’étonnement des organisateurs de ce premier pas d’une année Marx engagée par le journal avec le collectif Marx 2018, y a vu un encouragement « à faire preuve d’encore plus d’audace ».

Bon augure pour ce bicentenaire

De son côté, l’historien Jean-Numa ­Ducange, membre de l’animation du collectif Marx 2018, a salué cette affluence comme augure d’« une dynamique » pour ce bicentenaire. Cet élan nouveau pour Marx, qui s’est traduit en amont par la participation de nombreux jeunes ­chercheurs, se confirme et s’amplifie donc en aval par une participation aux débats digne des meilleurs crus de la Fête de l’Humanité.

Marx à tous les étages, dans tous ses états et sur tous les fronts des débats actuels. Au forum (rez-de-chaussée), c’est la découverte du philosophe à la plume littéraire acérée souvent méconnue, grâce à Pascale Fautrier, Jean Quétier et Jean-Pierre Lefebvre (2). De profil sur la couverture de plusieurs parutions et rééditions de référence au stand des Éditions sociales ou du Temps des cerises, c’est encore Marx qui est mis en discussion dans les ouvrages présentés par la librairie de la Renaissance qui donne au « sas » de la Bellevilloise des allures de « village du livre ». Au loft (deuxième étage), Jean Marie ­Harribey, Michael Löwy et Alain Obadia argumentent sur les analyses marxistes d’aujourd’hui, ainsi que sur la nécessité, pour le mouvement social, d’une prise en compte de la nature et des enjeux environnementaux. Lors de la table ronde intitulée « Marx et la France », Françoise Blum, Marie-Cécile Boujou, Jean-Numa Ducange et Stéphanie Roza explorent la « pensée Marx », entre hier et aujourd’hui pour construire « demain au présent ». La puissance de la critique du capitalisme par Marx et les ressources à y puiser pour comprendre les évolutions du travail et du capital traversent aussi les interventions de Frédéric Boccara, Anne Eydoux et Bernard Friot ou encore l’échange, fructueux, sur les luttes des classes, entre Pierre Khalfa, Saliha ­Boussedra et Nasser ­Mansouri. Et toujours, des jeunes à la tribune ou dans la foule, même si ce sont toutes les générations qui investissent les salles archicombles.

Le temps des révolutions ?

Au regard de ce succès éclatant, ce moment fort de rencontres pourrait bien décrire un appétit rehaussé pour la politique. Marx et le communisme retrouvent des couleurs, une pertinence dans les enjeux actuels (crise écologique, sociale et financière) et la recherche d’« une visée » qui s’appuie sur la pensée de Marx, comme l’explique le philosophe Lucien Sève dans son entretien filmé, présenté en primeur. Le temps des révolutions serait-il dépassé ? Mathilde Larrère, Guillaume Roubaud-Quashie et Pierre Serna, en tout cas, mettent en garde tous ceux, momifiés dans leurs préjugés, qui souhaiteraient imposer une date de péremption aux aspirations révolutionnaires. Un peu auparavant, Jacques Bidet, Isabelle Garo et Michèle Riot-Sarcey avaient ouvert l’atelier « Penser un monde nouveau avec Marx ». Un chantier à ciel ouvert des révolutions à comprendre et à mener.

À tous, maintenant, d’en faire autant pour cette année Marx. « Vous vous demandez sans doute comment je suis arrivé jusqu’ici ? » demande le Marx d’Howard Zinn aux spectateurs médusés. « Il est des morts qui font germer les fleurs des champs », chantait Léo Ferré.

(1) Espaces Marx, la Fondation Gabriel-Péri, l’Institut CGT d’histoire sociale, la Fondation Copernic, les revues Cause commune, la Pensée et Économie & Politique, les Cahiers d’histoire, Livres en lutte. (2) Raoul Peck, le réalisateur du Jeune Karl Marx, et le philosophe Étienne Balibar se sont fait excuser.

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