Jour de fête pour Monsieur Hulot

Posté par jacques LAUPIES le 9 février 2018

 

Je ne sais vraiment pas quel sujet relater ce soir. A priori je ne pensais pas évoquer « l’affaire Hulot » tant elle laisse transpirer la recherche du sensationnel de la part de ceux qui en font état, le goût du règlement de compte politique, le mépris à l’égard de la présomption d’innocence, l’exploitation  de la crédulité du public, et ce qui me parait le plus plausible la diversion à n’importe quel prix.

Je ne me prononcerai évidemment pas sur la réalité ou non des faits reprochés à ce Ministre qu’auparavant  tous les partis politiques ont plus ou moins courtisé et qui finalement a surtout servi le pouvoir social libéral  et macronien qui est une forme plus aggravée de la fidélité à l’argent.

Mais la question n’est pas là ce jeudi bien que, quelque part, certains puissent ne puisse remettre de ses choix politiques même s’ils baignent dans le compromis.

La question qui me taraude est de savoir comment un homme politique peut échapper des lors qu’il accède à des responsabilités à un déshabillage complet de sa vie privée (sexuelle et financière notamment) sans que le moindre aspect transgressif en fasse un banni à perpète.

Dès lors qu’un pouvoir est exercé il se heurte à la violence des opposants politiques, ce qui peut se comprendre mais aussi aux jalousies morbides des médiocres autant que de sujets supposés brillants. Les paranos d’en haut craignant pour leur autorité, les paranos d’en bas attendant que vienne l’opportunité de dégommer celui ou celle qui lui fait ombre.

Point n’est besoin d’être grand clerc pour constater que la fin justifie les moyens pour tous les envieux de l’inhumanité. Une expérience de vie  d’octogénaire suffit !

 

 

 

Ce que révèle l’ »Ebdo » sur Nicolas Hulot

Paris Match| Publié le 08/02/2018 à 18h01 |Mis à jour le 08/02/2018 à 18h02

Nicolas Hulot en septembre 2015.
Nicolas Hulot en septembre 2015. Charles Platiau / Reuters

Les deux affaires évoquées -et niées- par Nicolas Hulot jeudi matin sur BFMTV sont détaillées dans le nouveau numéro de l’«Ebdo».

Le nouvel hebdomadaire «Ebdo» livre les révélations sur Nicolas Hulot, que le ministre de la Transition écologique a décidé de devancer, jeudi matin sur BFMTV. Dans son enquête titrée «Nicolas Hulot : la parole d’une famille, la conscience d’un homme», le journal évoque deux épisodes successifs. D’abord le cas d’une «jeune femme de 31 ans, ancienne salariée de la Fondation Hulot (FNH) et aujourd’hui chargée de mission à l’Assemblée nationale» qui selon «Ebdo» avait évoqué des faits de harcèlement sexuel «dans un emploi précédent» alors qu’elle était entendue dans le cadre de l’affaire Baupin. Le journal indique que plusieurs sources au sein de l’ancien groupe écolo de l’Assemblée auraient désigné Nicolas Hulot. «Ebdo» précise que la jeune femme «dément « complètement »» tout lien avec l’écologiste. Sur BFMTV, jeudi, Nicolas Hulot a également nié : «La réponse est non et je le dis avec autant de force que la personne vous dira exactement la même chose.» Une réponse qu’il a également faite dans «Ebdo».

 

Dans un communiqué diffusé jeudi après-midi, la FNH -devenue Fondation pour la nature et l’homme- affirme découvrir «dans la presse des allégations mettant en cause l’honneur et la probité du Ministre de la transition Écologique et Solidaire». «Pendant plus de 25 ans, la FNH a partagé l’engagement écologique, l’action et les convictions de son ex-président. Tout au long de ces années, la FNH n’a eu connaissance d’aucun agissement répréhensible ou conduite inappropriée de la part de Nicolas Hulot. Elle a travaillé avec lui dans la plus grande confiance et transparence», est-il précisé.

Une seconde affaire, qui date de 1997

L’hebdomadaire entre plus en détails sur une seconde affaire plus ancienne, qui a donné lieu à une plainte. Sans révéler l’identité de la victime présumée, «Ebdo» précise avoir «recoupé» l’histoire «auprès de l’intéressée et de trois membres de sa famille». L’affaire date de l’été 1997, alors que Nicolas Hulot était encore animateur de télévision. La jeune femme, âgée alors de 20 ans, rencontre Nicolas Hulot chez lui. Le journal décrit la «pudeur» et la «colère» de la famille quant aux faits qu’elle reproche à Nicolas Hulot. Et cite le père de la victime présumée : «Ma fille n’a jamais utilisé le mot “viol” devant moi. Elle a toujours préféré parler d’acte sous contrainte.» Elle attendra 2008, après l’expiration du délai de prescription, pour faire dresser un procès-verbal. «J’ai tenu à ce qu’il sache la façon dont j’avais vécu les choses, et je lui ai fait savoir», explique notamment la victime présumée, qu’«Ebdo» a interrogée. Nicolas Hulot rappelle de son côté que «la prescription des faits a été constatée par le parquet». Il assure encore que l’enquête a permis de constater «l’absence de tout agissement répréhensible».

Jeudi, avant même la parution de l’article, Nicolas Hulot avait reçu le soutien de plusieurs personnalités, dont le Premier ministre, Edouard Philippe. L’Elysée a indiqué qu’une démission ne sera pas envisagée sans mise en examen.

 

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