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Disparition. Yvon Taillandier est entré dans son monde Maurice Ulrich

Posté par jacques LAUPIES le 7 mars 2018

Hommage Ange-Jacques Gabriel

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Mercredi, 7 Mars, 2018
L’Humanité

Le peintre de la figuration libératrice, rêveur actif et infatigable autant qu’homme engagé, est mort samedi à 92 ans. Le directeur de l’Humanité lui a rendu hommage.

En 2004, ses petits personnages à têtes et membres multiples avaient envahi, dessinés sur des pages du journal, le hall de l’Humanité. C’était son cadeau d’anniversaire pour ses cent ans. Une manière bien à lui d’exprimer un compagnonnage de plusieurs décennies. Yvon Taillandier est mort samedi dernier à Avignon, entouré de ses proches, à qui Patrick Le Hyaric, le directeur du journal, a exprimé son émotion au nom de tous : « Figure incontournable et tutélaire de l’art figuratif de la seconde moitié du siècle dernier, Yvon aura été un fidèle ami et soutien de l’Humanité, partageant ses luttes et ses combats émancipateurs. “L’humanité n’est pas faite. Elle est encore à faire”, avait-il déclaré dans notre journal, en écho aux mots de Jaurès. »

Né en 1926, Yvon Taillandier avait inventé la « figuration libératrice ». Les peintres d’une autre génération, Hervé Di Rosa, Combas, s’y retrouveront pour partie avec la figuration libre. Dans un entretien réalisé par Dominique Widemann, il décrivait avec verve sa manière « littéraire » de peindre dans ce monde imaginaire qu’il avait appelé le Taillandier-Land, avec ses habitants, les Taillandier-Landais : « Par exemple, sur une toile, vous voyez ce personnage dichotomique avec des sortes de racines en prolongement de ses pieds. Il est donc “racineux”, comme je l’écris. Sinon, il serait “branchu”. Ce mot-là existe mais je ne me gêne pas pour en inventer. Je travaille à un dictionnaire du Taillandier-Land. J’ai le Z de “zoprofin”. Zone à profondeur indéterminée. Comme la zone de cette tache rouge sur le dossier de l’une de mes chaises peintes. Voici l’un des fondements de l’abstraction tels que me les a expliqués Poliakoff. Cette zone rouge, est-ce le ciel ? Alors elle s’en va très loin. Est-ce un mur ? Elle se rapproche. C’est une tache sur mon tableau ? Voilà qui change encore la situation. C’est ma manière d’absorber l’abstraction. »

Yvon Taillandier n’avait pas toujours été peintre. S’il avait une première fois exposé à Lyon en 1942, il avait opté à partir des années 1950 et pendant une quinzaine d’années pour la critique, en particulier à Connaissance des arts et la revue XXe siècle. Il avait signé durant cette même période plusieurs monographies consacrées à de grandes figures de la peinture et de l’art, Giotto, Cézanne, Miro, Monet, Rodin… Secrétaire du Salon de mai pendant quarante-quatre ans, sans doute un record, il était proche de nombreux artistes de premier plan, Giacometti, Picasso, Jean-Pierre Raynaud, Saura, Tapies, Kijno, mais aussi de poètes, comme André Pieyre de Mandiargues, qui disait de lui, « en paraissant s’amuser à peindre, Taillandier donne des leçons de peinture à bien des gens ».

Engagé dès 1943, avec le Salon de mai, contre le fascisme, il avait participé à de nombreuses expositions individuelles ou collectives pour le Mouvement de la paix, le PCF, l’Humanité, l’Union des femmes françaises, la commémoration de la Commune de Paris en 2001, contre la guerre en Irak en 2003, pour Femmes solidaires en 2005 avec une expo au titre ayant valeur de programme ou de profession de foi, « Résister c’est créer ». À plusieurs reprises, à Cuba comme à New Delhi, il avait eu des activités d’enseignement de l’histoire de la peinture. Il avait aussi, en les collectionnant avec son épouse, donné ses lettres de noblesse aux objets d’art populaire. Sculpteur, il avait réalisé un totem de onze mètres pour l’hôpital Robert-Debré, à Paris. Yvon Taillandier était un rêveur actif et infatigable : « Je voudrais que mes tableaux disent aux spectateurs “nous vous aimons et la vie que nous vous montrons mérite d’être vécue avec ingéniosité et allégresse”. »

 

 

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