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Convergences, pollution idéologique, conscience de classe et luttes sociales

Posté par jacques LAUPIES le 8 avril 2018

Photo du jour (captée sur télé)

DSC_1069-1 Peuple Birmanie

Nous payons parfois très cher les progrès de l’humanité : dégradation du rapport avec la nature ! Doit-on le regretter ? Surement pas d’autant que nus devrions et pouvons l’éviter

 

 

 

L’idée de travailler à une convergence des luttes est évidemment présente dans l’esprit de tous les travailleurs dotés d’une « conscience de classe » c’est à dire mesurant qu’ils sont, avec leur différence, des exploités par un adversaire qui dispose de tous les pouvoirs essentiels : économique; politique, médiatiques.

La grande difficulté des classes salariées est d’identifier cet adversaire de ne pas le confondre avec des catégories particulières dont la position dans la société semble être en concurrence avec celle qu’ils occupent. La notion de revenu, son montant, celle de sécurité sociale (garantie de l’emploi, de déroulement de carrière, de formation, de retraite) font nécessairement l’objet de comparaison.

Les classes dominantes, non salariées,  elles aussi doivent-être repérées mais elles ne manquent pas de diversité et leur revenu varie considérablement. Pour autant elles n’en sont pas moins solidaires entre elles. Ce qui conforte cette solidarité est généralement concrétisé par la propriété de moyens de production, de l’immobilier, du foncier, donc de l’accès à la rente que leur procure directement ou indirectement le capital que cela représente.

Il y a là deux positionnements dans l’économie qui suscitent une contradiction d’intérêt fondamentale entre  ces deux catégories (ou classes). Les salariés ont le nombre mais théoriquement pas les pouvoirs, les non salariés ont le pouvoir mais pas le nombre.

Mais cette séparation n’est pas aussi nette car, rien de bien original à faire ce constat, le positionnement économique dans le système de production génère une grande diversité de couches sociales qui rend moins lisible, si on retient seulement le critère de revenu, l’appartenance de classe.

Ainsi est « polluée » la réalité des  deux classes fondamentales et cette pollution est accélérée et entretenue par une pression idéologique visant précisément à détruire la conscience de classe des victimes du système que les économistes marxistes ont globalisé dans la notion de prolétariat (dont le sens a été largement galvaudé au point que nombre de salariés, et plus particulièrement les plus aisés, ne s’y reconnaissent pas)

Les méfaits de cette pollution idéologique est considérable à tel point que si, de l’avis de la plupart des spécialistes, 1% de la population de notre planète dispose en gros de plus de la moitié de la richesse produite, la moitié de cette population – les 99 % – lorsqu’elle est consultée, adopte des positions et soutien aux « politiques » favorables à cette extrême minorité de 1%.

Les conflits sociaux sont révélateurs d’un manque de conscience de classe des salariés mais en même temps ils permettent de faire progresser celle ci  car ils sont en prise directe avec la réalité sociale et même si se poursuit la pollution idéologique des médias généralement maitrisées par la classe dominante.

Mon commentaire manque d’exemples concrets, vécus et révélateurs, j’y reviendrai.  A demain. J’ai sommeil !

 

Rail. Les cheminots préparent leur résistance « depuis un an et demi »

Sébastien Crépel
Samedi, 7 Avril, 2018
Humanite.fr
Convergences, pollution idéologique, conscience de classe et luttes sociales dans POLITIQUE

AFP

Lors d’un meeting en soutien à leur lutte organisé vendredi soir à Paris par Attac et la fondation Copernic, Laurent Brun, secrétaire général de la CGT cheminots, est revenu sur le sens d’une grève « deux jours sur cinq ». 

Au travers des cheminots, le gouvernement d’Emmanuel Macron s’attaque à tous les salariés. C’est la conviction qu’ont voulu faire partager les participants au meeting organisé par Attac et la fondation Copernic, vendredi soir, dans une salle de la Bourse du travail de Paris, en solidarité avec la grève des travailleurs de la SNCF. Economistes, historiens, sociologues (Aurélie Trouvé, Henri Sterdyniak, Michèle Riot-Sarcey, Laurence De Cock, Mathilde Larrère, Frédéric Lebaron, Bernard Friot, Willy Pelletier…) ont apporté leur éclairage sur le conflit en cours et appelé à une convergence des luttes pour faire reculer Emmanuel Macron, aux côtés de représentants syndicaux des cheminots et de la fonction publique. 

« La difficulté à laquelle on s’est heurtée, c’est le fatalisme »

Parmi ces derniers, le secrétaire général de la CGT Cheminots, Laurent Brun, est revenu sur le sens de l’offensive gouvernementale contre le service public ferroviaire et sur la stratégie mise en place par les cheminots pour « tenir » et mener la bataille de l’opinion. La détermination et la combativité des cheminots, qui ont surpris de nombreux observateurs en ce début de conflit, sont le fruit d’un long travail de mûrissement de la lutte, a exposé Laurent Brun. « Il y a un an et demi, nous avons commencé à organiser la résistance », a expliqué le responsable de la CGT, dans la perspective de l’ouverture à la concurrence ferroviaire à laquelle les partis de la droite traditionnelle (LR, UDI) se préparaient en pensant revenir au pouvoir en 2017. Le signal est venu de la proposition de loi Maurey-Nègre, mise en chantier par ses auteurs au mois de février précédant l’élection présidentielle. « La difficulté à laquelle on s’est heurtée, c’est le fatalisme, a poursuivi le syndicaliste. Partout, les cheminots étaient mécontents, mais ils disaient : « On ne nous aime pas, on ne peut rien faire ». Il a fallu casser l’image d’isolement des cheminots en créant des liens avec les usagers, en provoquant des rencontres. » Pour le secrétaire général de la CGT Cheminots, « c’est l’un des enjeux de la bataille avec le gouvernement. L’idée, c’est de ne jamais lui laisser la main ». Les différents sondages parus ces dernières semaines montrent d’ailleurs une opinion publique partagée et non encore cristallisée sur le conflit des cheminots. Et Laurent Brun d’insister sur « l’enjeu de la démocratisation » des transports publics, en encourageant « les usagers à définir leurs besoins de transport ».

« Ils ne pourront pas s’en sortir par le pourrissement »

Les modalités de la grève participent de cette stratégie, avec le choix des « deux jours sur cinq » arrêté par la majorité de l’intersyndicale. Pour le cheminot cégétiste, il s’agit certes de « déstabiliser » le gouvernement et la direction de la SNCF, mais aussi de « faire la démonstration que l’on peut maintenir le rapport de forces et qu’ils ne pourront pas s’en sortir par le pourrissement » du conflit. Pour lui, la durée de trois mois de la grève est donnée à titre d’illustration de la volonté de « tenir » : « La question n’est pas d’aller jusqu’aux trois mois, ni de s’y limiter ». Enfin, souligne Laurent Brun, le fait de se donner les moyens de « tenir » donne la possibilité à d’autres acteurs, dont les mobilisations « ne sont pas toutes au même niveau », de les « raccrocher » à celle des cheminots, car ces derniers « ne peuvent pas se battre tout seuls » contre la remise en cause du service public. 
« On a affaire à un projet global de ce gouvernement, qui s’attaque aux éléments fondamentaux de la cohésion sociale » que sont la fonction publique et le service public, a rappelé à sa suite le délégué général de Solidaires fonction publique, Denis Turbet-Delof. Quant à Didier Bourgoin, secrétaire national de la FSU, il a estimé que la construction d’« un mouvement social large doit être un objectif collectif, avec les usagers ». Même tonalité chez Mathieu Borie, représentant Sud rail, pour qui la « bagarre de l’opinion est importante », et celle-ci implique donc d’associer et d’informer « les usagers et les autres secteurs » professionnels. 

La convergence des luttes en débat 

Reste que, si « le gouvernement craint beaucoup une convergence des luttes », selon le secrétaire général de la CGT service publics Baptiste Talbot, il ne faut « pas sauter d’étape » : « Les organisations syndicales ont un rôle majeur et central » pour « construire un mouvement social puissant » qu’il s’agit de « conforter », avant de prendre des initiatives politiques. De fait, la question de la coordination des actions s’est invitée dans le débat entre les participants, alors que les dates de mobilisation se multiplient (le 10 avril dans les universités, le 14 à Marseille, le 19 avril au niveau interprofessionnel à l’appel de la CGT, le 1er Mai des syndicats, le 5 mai proposé par le député FI François Ruffin). « Les convergences sont difficiles à organiser, il ne faut pas se le cacher, a estimé Pierre Khalfa, de la fonction Copernic. Il faut que tout le monde se réunisse autour d’une table pour discuter, car si les forces se divisent, on aura du mal à gagner. »

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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