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Ils font les canards…

Posté par jacques LAUPIES le 9 avril 2018

Les écolos (enfin certains de plus en vue genre Hulot) font les canards, d’autres sensés adversaires de la pollution routière ne se préoccupent pas des conséquences catastrophiques de la « réforme en reculons » que veut et défend Macron, champion de l’autocar. Tous se cachent derrière la prétention à vouloir détruire ce qui a été et demeure un fleuron de notre économie, a été délaissé par un état désengagé de ses responsabilités d’investisseur public.

Si les transporteurs routiers qui usent et abusent de nos routes et autoroutes avaient été soumis au même régime et dû supporter la construction des infrastructures routières, leur compétitivité et leurs bénéfices connaitraient sans doute quelques difficultés à se réaliser !

Quant aux « défenseurs » des usagers du rail ils ne semblent pas trop mesurer que leurs meilleurs soutiens sont précisément les travailleurs du rail que l’on appelle « cheminots » tout simplement parce que depuis des décades ces derniers plaident pour des lignes rénovées, plus de  personnel pour les entretenir et faciliter leur usage en toute sécurité. 

En résumé, fermer sa gueule à cause de quelqu’un que l’on craint comme voudrait le dire l’expression  « faire le canard » prend tout son sens si l’on substitue aux canards nombre d’élus du centre, de droite et des commis  genre De Closets et autres volatiles des officines médiatiques  de la bourgeoisie, confrontés à un maitre exigeant : le capitalisme malade de la baisse tendancielle du taux de profit.

Une baisse qu’il veut transformer en hausse en s’en prenant aux cheminots, aux, hospitaliers, aux salariés en général, aux retraités et pire que tout, à la jeunsse que l’on prive du droit à apprendre, même lorsque cette dernière, en partie abandonnée à l’ignorance,  est condamnée à une soumission inconsciente.

Ne me dites pas que j’exagère, que le monde est truffé de plus pauvres que nous, d’affamés, de sacrifiés, de torturés et d’assassinés. Je le sais mais ce que je sais aussi c’est que nous sommes victimes des mêmes truands que sont tous ceux qui pour le moins entretiennent le mécanisme d’exploitation et pour le plus s’enrichissent inconsidérément sur notre dos.

Alors pas trop envie de jouer au canard. Ni au prophète, ne s’agit que d’exiger la justice sociale…

 

Résultat d’images pour canard

Que signifie l’expression « faire le canard »?

Faire le canard, c’est fermer sa bouche, ne pas protester… obéir bêtement à sa moitié. En l’occurrence il s’agit bien plus que de la moitié …

 

Les mauvais films de Guillaume Pépy, copies conformes de ceux d’Emmanuel Macron

Gérard Le Puill
Vendredi, 6 Avril, 2018
Humanite.fr
Le PDG de la SNCF Guillaume Pépy en est réduit à motiver les gilets rouges désormais sur les quais de gares sans trains. Photo : Stéphane de Sakutin/AFP

Le PDG de la SNCF Guillaume Pépy en est réduit à motiver les gilets rouges désormais sur les quais de gares sans trains. Photo : Stéphane de Sakutin/AFP

Alors que le second épisode de la grève perlée des cheminots commencera ce samedi soir à 20 heures pour se poursuivre le 8 et le 9 avril, un jeu de rôle assez pervers a été mis en place depuis le sommet de l’Etat. Hier soir, la séquence d’information connue sous le titre « l’œil du 20H » sur France 2 a révélé que la direction de la SNCF empêchait les journalistes de faire leur travail en toute indépendance sur les quais des gares. Ce fut aussi le cas lors du déplacement du chef de l’Etat à Rouen.

Ainsi donc la SNCF veut désormais fournir aux journalistes des images et des commentaires de voyageurs tournés par les communicants de Guillaume Pépy, le patron de la SNCF depuis 2007. L’ancien directeur de cabinet de Martine Aubry voilà un quart de siècle, semble, dans le cadre de la grève en cours, limiter sa fonction de PDG de la SNCF à celle du petit chef des gilets rouges chargés de renseigner les voyageurs sur les rares trains disponibles.

Hier soir aussi, toutes les télévisions ont diffusé la même image d’un dialogue poli entre le président Macron et une soignante qui, à Rouen, se plaignait de manquer de moyens pour travailler convenablement au service des malades. Comme d’habitude désormais à chaque déplacement du chef de l’Etat, ces images préalablement visionnées par le service communication de l’Elysée sont fournies aux médias audiovisuels qui ne sont plus autorisés à produire leurs propres images dans le sillage direct du président de la République.

Lors de ce déplacement, Emmanuel Macron a refusé de répondre à toute question relative à la grève des cheminots et à leurs revendications. Selon les propos d’un communicant de l’Elysée diffusés par le Canard enchaîné de cette semaine, « le Président n’est pas impliqué au quotidien dans la gestion du conflit. Il laisse le Premier ministre en première ligne… ». Mais nous dit le même journal, il « dispose   ’une ligne directe avec le nouveau directeur général,  car il est issu comme lui de la promotion Senghor de l’ENA et est resté l’un de ses bons camarades … ». Voilà probablement pourquoi Guillaume Pépy en réduit à motiver les gilets rouges désormais sur les quais de gares sans trains.

En 2015 déjà, un cheminot sur quatre travaillait pour rembourser la dette

Hier , aucune avancée n’a été constatée hier au terme de la rencontre entre les syndicats de cheminots et la ministre des transports, pas plus sur  la reprise par l’Etat de la dette de 54,5 milliard d’euros que traîne la compagnie ferroviaire que sur les autres revendications des cheminots. Elisabeth Borne, dont la carrière professionnelle est constituée depuis vingt ans d’incessants allers-retours entre des cabinets ministériels occupés par des ministres socialistes et des postes bien payés dans des entreprises publiques et privées n’a visiblement aucun mandat de négociation au point que son argumentaire et se limite à tenter d’opposer les usagers aux cheminots.

Dans une tribune publiée par le Monde daté du 5 avril 2018, Bernard Thibault, secrétaire général des cheminots CGT au moment de la grève des cheminots en 1995,  relève que « la SNCF est curieusement la seule entreprise où l’on demande aux responsables à l’origine des échecs de définir les mesures pour en sortir. La ministre des Transports, pendant des années à la direction de la stratégie de la SNCF, aux côtés de son PDG, a assurément toute l’expertise  pour expliquer pourquoi elle s’est trompée. Le gouvernement, comme d’autres avant lui, fait l’impasse sur l’origine principale des défaillancess et la dégradation du service public : un endettement massif et historique du transport ferroviaire généré par des choix d’investissement contestables et supportés par la seule entreprise publique et ses usagers. Déjà en 1995, le travail d’un cheminot sur quatre servait à payer les intérêts de la dette contractée pour la construction des lignes TGV que l’Etat commandait mais refusait de payer directement ».

Bernard Thibault rappelle aussi que la SNCF n’a cessé de créer des filiales en France et dans le monde, y compris et surtout pour concurrencer le transport ferroviaire par la route. Selon l’ancien secrétaire général de la CGT, ces filiales sont au nombre de 1.300 dont certaines perdent beaucoup d’argent dans des pays lointains comme l’Australie et les Etats-Unis.

L’étrange silence de Nicolas Hulot à propos des transports

Dans l’intitulé de sa fonction, Elisabeth Borne est « ministre auprès du ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports ». Nicolas Hulot est donc de ministre de tutelle de la ministre en charge des Transports. Il est étrangement silencieux depuis le début du conflit. Comment se fait-il qu’il n’ait rien à dire sur le sujet alors que le bilan carbone du transport par le rail est de loin le plus faible de tous les modes de transport avec 2%  de CO2 émis pour 11% des voyageurs et marchandises transportés en France ? Nicolas Hulot fut à l’origine du Grenelle de l’environnement en 2007, suite à l’élection de Nicolas Sarkozy. Dans sa tribune du Monde, Bernard Thibault pose à ce propos les questions suivantes : « Les Français sont-ils satisfaits que 9 tonnes de marchandises sur 10 circulent sur les routes ? Sont-ils informés que, si rien ne change, compte tenu des prévisions de trafic marchandises à venir, il faudrait se préparer à un doublement du nombre des camions d’ici 2050?  L’objectif assigné par la loi à la suite du Grenelle de l’environnement de passer de 14% à 25%  de marchandises par fer et voies fluviales est inatteignable si rien de change», pronostique fort justement Bernard Thibault.

La réforme de la SNCF voulue par Emmanuel Macron, défendue bec et ongles par Edouard Philippe et Elisabeth Borne, tourne de dos aux objectifs du Grenelle de l’environnement comme à ceux du texte adopté au Bourget en décembre 2015 en conclusion de la Cop 21. Nicolas Hulot peut-il continuer de se taire face à ce reniement des engagements écologiques alors qu’on nous dit, en même temps, que le prochain « projet de loi constitutionnel inscrira l’impératif de lutte contre le changement climatique à l’article 34 qui définit le domaine de loi », selon le Premier ministre?

Journaliste et auteur

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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