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Qui sont les voyous, qui sont les imbéciles ?

Posté par jacques LAUPIES le 10 avril 2018

Toujours bien intentionnés et à la recherche de l’objectivité – je rigole – les chaines de télé nous servent de temps à autre des scènes de trottoir pour nous donner la température qui règnerait à propos de la grève des cheminots.

Ainsi je vois le matin sur l’écran  un militant de la CGT là pour expliquer les raisons de sa position de gréviste interpellé par un usager et traité de voyou. Ledit militant répondant « et vous vous êtes un imbécile »

J’ai trouvé ça effectivement plutôt significatif même si les apostrophes de ce genre ne devraient pas avoir cours !

Etre traité de voyou quand on combat tous les suppôts du grand capital, qui veulent s’approprier demain le marché des transports public, est un peu dur à avaler quand on  défend le statut des futurs embauchés de la SNCF. Ainsi que son entreprise vouée à être mise en coupe et rendue encore plus chère avec la concurrence aux contribuables et aux usagers tel celui que nous l’a montré un reportage sur les chemins de fer anglais ce jour !

Les voyous ne sont pas ceux que pense notre usager car les voyous sont des voleurs et non des volés (exploités comme tous les travailleurs) Quant on n’a pas compris çà on mérite bien de se voir traité en retour d’imbécile (personne stupide qui manque d’intelligence) ou encore d’un synonymes du genre : abruti, incapable, ignorant, bête, crétin, andouille, con

 Je vous laisse le choix mais mieux vaut se pencher sur le dossier de « la réforme »

Ce qui est curieux c’est que dans la soirée la diffusion du même reportage  s’en est tenue à relater l’insulte à l’égard du cheminot et s’est bien gardé de relater la réplique de ce dernier.

Comme quoi les « monteurs du reportage révisé »  eux ne sont pas des imbéciles, même pas des voyous, mais de simples propagandiste au service de Macron.

Mais vous me direz : « si ça ce n’est pas être imbécile et voyou… ? »

Rail. Les cheminots augmentent la pression sur le gouvernement

Lola Ruscio
Mardi, 10 Avril, 2018
L’Humanité
Rassemblement interprofessionnel, hier, à Paris, pendant les travaux de l’Assemblée nationale sur la réforme de la SNCF. Nicolas Cleuet<br /><br /><br /><br />

Rassemblement interprofessionnel, hier, à Paris, pendant les travaux de l’Assemblée nationale sur la réforme de la SNCF. Nicolas Cleuet
 

Tandis que débute l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi pour un « nouveau pacte ferroviaire », un demi-millier de salariés de la SNCF se sont réunis hier sur l’esplanade des Invalides, à Paris, pour s’opposer à la casse du service public.

Alors que s’ouvrent lundi les débats à l’Assemblée nationale sur le projet de loi « pour un nouveau pacte ferroviaire », plus de 500 cheminots ont tenu un rassemblement hier sur l’esplanade parisienne des Invalides, à l’appel de la CGT cheminots et de l’union régionale de la CGT d’Île-de-France. « C’est un moment fort du mouvement social, il est important de montrer que nous sommes au rendez-vous », a lancé au micro Alexandre Boyer, secrétaire général CGT cheminots de Paris Sud-Est. Une détermination encouragée par une forte mobilisation en cette quatrième journée de grève : 43 % de grévistes, dont 74 % parmi les conducteurs de trains.

« Les cheminots sont en colère, on ne se laissera pas faire », scande une foule compacte de manifestants CGT, FO et SUD rail qui marchent d’un pied ferme vers l’Assemblée nationale. Pour Nathalie, une cheminote de la CGT, « on est en train de montrer au gouvernement que cette réforme ne passera pas comme une lettre à la poste, on doit continuer de se mobiliser ». Elle espère que les débats feront basculer l’opinion du côté des grévistes, car elle estime ce projet de loi « dangereux » pour l’avenir du service public ferroviaire.

Un vote solennel est programmé en première lecture le 17 avril

La fin du statut des cheminots nourrit les inquiétudes et les mécontentements. « Comment imaginer que les trains arriveront à l’heure ou que le service sera amélioré si on casse notre statut ? » font mine de demander quatre agents de maintenance FO, sur fond de fumigènes, pétards et sirènes. « On nous fait passer pour des privilégiés, alors que nos salaires sont gelés depuis des années et que nos paies ne sont pas énormes », poursuivent-ils.

Tous comptent sur les députés de gauche pour porter leurs revendications dans l’Hémicycle. « Ils seront les seuls à faire vivre le débat, les députés de la majorité sont des godillots », peste une cheminote de la CGT. Preuve en est, les élus de la République en marche (LREM) ont donné leur feu vert en commission à une série d’amendements du gouvernement sur l’ouverture à la concurrence. Un vote solennel est programmé en première lecture le 17 avril, deux jours avant la journée d’action nationale interprofessionnelle appelée par la CGT.

L’intersyndicale CGT, FO, Unsa, CFDT et SUD souhaite que les lignes bougent sur la réforme SNCF. Des syndicats ont soumis une série d’amendements aux groupes de l’opposition (PS, PCF et FI) et à certains élus LREM. « Nous avons pris contact avec le député PS Luc Carvounas et plusieurs parlementaires du PCF, de FI pour partager notre vision du service public ferroviaire », nous assure Alexandre Boyer, de la CGT cheminots. De son côté, l’Unsa et la CFDT ont transmis respectivement une dizaine et une vingtaine de propositions, qui portent notamment sur le maintien de la structure juridique des Epic (établissements publics à caractère industriel et commercial) SNCF Mobilités et Réseau, et sur les modalités du transfert des personnels. « Des députés de la majorité commencent à gémir et semblent vouloir jouer leur rôle », nous affirme Rémi Aufrère-Privel, le secrétaire général adjoint de la fédération CFDT transports et environnement, qui a tenu à participer au rassemblement.

« Il s’agit de réunions pour amuser le corps social »

« On attend que les députés abordent enfin les questions de fond », affirment à l’unisson les syndicats. Le projet de loi fourre-tout ne « répond pas aux besoins du service public ferroviaire », selon Rémi Aufrère-Privel. Des séances de « concertation » vont également se poursuivre avec la ministre des Transports, Élisabeth Borne. « Il s’agit de réunions pour amuser le corps social », s’agace Florent Monteillet, négociateur pour l’Unsa, également présent à la manifestation. Selon lui, il est nécessaire que l’État fasse des annonces concrètes sur la reprise de la dette de SNCF Réseau, qui gère les voies ferrées.

Ce premier rassemblement annonce une belle manifestation le 19 avril, affirment les participants. « Nous commençons doucement à mettre la pression sur le gouvernement, assure Alexandre Boyer, de la CGT. La mobilisation va se durcir côté cheminots si le gouvernement ne retire pas son projet de loi. » Son adoption définitive est souhaitée avant l’été par le gouvernement.

La caisse de grève de la cgt fait le plein de solidarité

« J’ai 78 ans, gaulliste dans l’âme, je ne vous ai jamais rejoint, mais là, il s’agit de sauver le service public ! » Voilà le genre de messages qui accompagnent les dons reçus par la CGT et qui alimentent la caisse de solidarité mise en place par le syndicat pour soutenir les cheminots. Une caisse qui affiche déjà plus de 50 000 euros. « Des tas d’enveloppes n’ont pas encore été ouvertes », précise-t-on du côté de la Confédération. Nombreux sont ceux qui soutiennent ce mouvement, « tout en précisant qu’ils ne sont ni syndicalistes, ni militants politiques ». La cagnotte mise en œuvre par plusieurs personnalités a dépassé les 500 000 euros.

 

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Avocats, magistrats, greffiers, personnels dans la rue pour l’accès à la justice pour tous

Posté par jacques LAUPIES le 10 avril 2018

 

 

Daniel Roucous avec SAF
Lundi, 9 Avril, 2018
Avocats, magistrats, greffiers, personnels dans la rue pour l'accès à la justice pour tous dans POLITIQUE

SAF

Nouvelle Journée « Justice morte » à l’appel de tous les syndicats, mercredi 11 avril. Une manifestation nationale est prévue à 14 heures place du Châtelet à Paris.

Après la Journée Jusrice morte le 30 mars (photo SAF ci-contre), l’ensemble des syndicats des magistrats, greffiers, avocats, personnels appellent à une manifestation nationale le 11 avril voici pourquoi ?

« La ministre de la justice demeure sourde à la large mobilisation des professionnels de la justice contre son projet de « chantiers ».

Elle promet qu’« aucun lieu de justice ne sera supprimé », comme si nous nous battions pour protéger des bâtiments, et non la justice qui se rend en leur sein.

A notre mouvement suivi depuis plusieurs semaines sur l’ensemble du territoire, elle ne répond que par une communication usée : nous n’aurions pas compris ce texte, il faudrait nous l’expliquer.

Nous sommes les professionnels de terrain. Chacun dans nos professions assurons et participons avec dévouement au fonctionnement d’une justice dont nous subissons l’indigence au quotidien. Nous n’avons pas besoin de nous faire expliquer le sens d’un texte que nous avons parfaitement compris.

Nous refusons ce projet dont le véritable objectif est de permettre le maintien de la justice dans son état de misère budgétaire en sacrifiant toute notion de qualité au nom de la productivité.

Nous refusons ce projet d’une justice illisible, déshumanisée et privatisée.

La justice mérite une réforme ambitieuse mue par un idéal à la hauteur des besoins des justiciables et non un simple démantèlement.

Puisque la ministre n’entend pas la mobilisation du terrain, nous viendrons la lui exprimer jusqu’aux portes de la place Vendôme.

Le mercredi 11 avril, nous manifesterons tous ensemble pour une justice de qualité et pour les droits de tous.

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